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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 04:55

Veuf, Mark Walpen élève ses jumeaux Zoé et Elliott, aidé de son amie intime Anook, et de son père Ralph, ex-diplomate. C'est Barbara Apfelbaum qui a succédé à Ralph Walpen à la tête du réseau Ambassador assurant l'interface avec les autorités. Le Sword, un service de renseignements géostratégiques indépendant et neutre basé en Suisse, a été créé par Mark Walpen, qui dirige cet organisme. Le Sword s'est doté d'unités d'action, les Faucons, intervenant dans le monde entier. Notre époque étant toujours davantage troublée, Mark Walpen et son équipe se doivent d'être sur tous les fronts. Bien qu’ils soient parfaitement entraînés, les Faucons ne sont pas à l’abri de lourdes pertes en opérations.

Quand des imams salafistes sont visés aussi bien en Égypte qu’à Londres, à Brest ou à Istanbul, on peut craindre que soit en train d’émerger des islamistes encore plus radicaux que les djihadistes actuels. Quand se produisent le même jour un attentat à Berne, et un détournement d’avion à l’aéroport de Genève-Cointrin, il serait hasardeux d’y voir un lien direct. Si la police locale est capable de prendre d’assaut l’avion, il vaut mieux compter sur les Faucons du Sword pour régler le problème. Par ailleurs, le président du Comité International Olympique et son épouse ont été enlevés. C’est un proche du chef de l’État russe, qui n’aurait pas du tout apprécié que ses athlètes dopés soient sanctionnés.

Malgré la sécurisation optimale du domicile de Mark Walpen, les jumeaux Zoé et Elliott ont été kidnappé, et l’agent qui les protégeait a été sauvagement assassiné. Même si ses enfants sont assez forts pour rester vivants, Mark est conscient qu’ils sont en péril. Après un détour par l’Égypte, leurs ravisseurs les ont envoyés au Pakistan. C’est l’agent Rebecca et ses coéquipiers qui vont suivre cette piste jusqu’au Waziristan, la région la moins sûre du monde. La mort y guette les Faucons, mais la juive Rebecca est tenace. Pendant ce temps, deux autres dossiers internationaux s’avèrent préoccupants. La Corée du Nord de Kim Jong-un, soutenue par la Chine, reste au premier plan des inquiétudes occidentales.

On craint que les Nord-Coréens lancent une guerre bactériologique contre leurs ennemis. Pour l’heure, ils envoient des commandos dans les ports voisins, en Corée du Sud, afin de détruire trois tankers. Si l’affaire est en partie un échec, elle accentue la tension entre la dictature de Corée du Nord et ses adversaires… L’autre dossier qu’étudie Mark, c’est la disparition en Afrique d’un médecin de l’OMS, le Professeur Ayer. C’est un expert du virus Ebola, qui cause ponctuellement quantité de morts. Il n’est pas interdit de penser que ces épidémies sont voulues par certains laboratoires secrets. Une équipe du Sword se rend au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, les pays touchés par le virus…

Mark Zellweger : Xtrême Préjudice (Éd.Eaux Troubles, 2017)

Les pirates de l’air ne parurent pas si soucieux que cela et les laissèrent entrer en leur indiquant les hôtesses qui attendaient derrière eux à la hauteur des toilettes. Pendant ce temps, l’équipe de Paul et Rebecca s’avançait. La porte avait été déclenchée très discrètement par une hôtesse dès l’arrivée de Pasang dans l’avion. Quatre Faucons manipulaient délicatement l’échelle mobile pour la repositionner dans l’axe de la porte. Les autres grimpèrent avec des chaussures en caoutchouc. Ils s’immobilisèrent à l’entrée de la porte, mais encore sur la plate-forme d’accès de l’échelle.
Paul laissa Rebecca prendre le commandement de l’assaut, celle-ci ayant une parfaite mobilité et une meilleure souplesse que le chef des combattants qui portait son exosquelette. Le colonel attendait le feu vert de Sven, qui devait leur signaler que le moment était propice pour une attaque arrière simultanée avec celle de l’avant…

Après “L’envol des Faucons”, “Panique au Vatican”, “Double jeu”, c’est déjà le quatrième épisode des aventures internationales de Mark Walpen et de son entourage. Analyser les faits saillants de l’actualité mondiale, comprendre sur le terrain les réalités présentes, avant que n’entrent en action les Faucons exposés à des dangers mortels, tels sont les rôles que le Sword s’attribue. Cette fois, on s’attaque même aux enfants de Mark, lequel doit conserver son sang-froid flegmatique et toute sa lucidité. Des solutions, il en existe toujours pour quelqu’un comme lui. Toutefois, les différentes branches de son équipe sont confrontées à des situations extrêmement critiques.

Ce qui est séduisant dans les romans de cette série, c’est le parallèle avec les véritables faits : Corée du Nord agressive, attentats islamistes, épidémie Ebola… Y compris avec une incursion au Waziristan, zone géographique contrôlée des groupes talibans afghans et pakistanais ainsi que par Al-Qaïda. Mark Zellweger manie avec un très beau savoir-faire cet ensemble d’éléments, dans une intrigue mouvementée et captivante.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 04:55

Gustave Flicman est un jeune policier de la Grosse Cité, une métropole géante. Depuis ses récents exploits, il a été engagé dans le service de sécurité du Président. Ça le change du commissariat. Surtout, ça devrait logiquement l’éloigner des Lutins Urbains de l’Université d’Onirie. Le Professeur B., Loligoth et toute leur clique l’ont trop souvent entraîné dans des aventures non désirées. À cause de leurs pouvoirs, Gustave ne maîtrisait plus rien. Déjà qu’en famille, avec sa flopée de sœurs, il n’a guère de tranquillité. Agent de la sécurité présidentielle, ça sera certainement plus cool. Même si, ce jour-là, c’est le chef d’État du Pépettochistan qui est reçu au Palais. Avec son fiston, un caractériel infernal. Mais bon, il s’agit d’un pays-ami, vu qu’ils possèdent de grosses ressources en pétrole.

Évidemment, la cérémonie a été perturbée ! Un géant gris seulement vêtu d’une culotte de peau, armé d’un gourdin, a dérobé le jouet fétiche (un serpent en peluche) du prince-héritier, le fils du dictateur du Pépettochistan. Le voleur a des airs de Yéti, d’Abominable Homme des Neiges. Il disparaît bien vite. Aïe, c’est le genre d’incident qui n’est pas sans conséquence, peut-être une 3e guerre mondiale. Le chef de la Brigade de Répression de l’Onirisme, le "Supérieur Inconnu" de Gustave, exige que soit résolu le problème. Facile à dire. Voilà le Professeur B. et ses Lutins qui s’invitent à leur tour, Gustave aurait dû s’en douter. Qui le policier retrouve-t-il à l’Université d’Onirie ? Le fameux Yéti, qu’on appelle Groumf. Il s’exprime comme les humains, mais il est doté de pouvoirs étonnants.

Pour récupérer le serpent en peluche, Gustave est bien obligé de suivre Groumf et son petit ami, Le Troll. Il doit même leur servir de chauffeur, au volant de son 4x4. Les ennuis ne tardent pas : le duo cause quelques incidents dans un fast-food. Il vaut mieux prendre la poudre d’escampette. Ils se retrouvent dans une station-service au milieu de nulle part. Le vieux Skell et ses quatre fils ont l’air de zombies. Là encore, ça risque de tourner au pugilat. Puis, les voilà aux prises avec un camion-citerne ante-diluvien qui les pourchasse. Le conducteur est sûrement un agent secret au service du président du Pépettochistan. Il y a vraiment danger, pour Gustave, Groumf et Le Troll. Le jeune policier espère un peu de répit dans l’hôtel tranquille où ils font une pause. Sauf que c’est un hôtel hanté.

Gustave a le sentiment que le duo de joyeux compères si facétieux est en train de faire de sa vie une épouvantable hallucination perpétuelle. Son "Supérieur Inconnu" ainsi que le Professeur B. seraient bien avisés de venir lui donner un coup de main. D’autant que les voici maintenant menacés par un hélicoptère de combat. À force de semer la pagaille, Groumf s’est attiré un tas d’ennemis. Peut-être faudra-t-il que Don Quichotte et Sancho Panza interviennent dans la bataille ?…

Renaud Marhic : Le péril Groumf – Les Lutins Urbains, tome 4 (Éd.P’tit Louis, 2017)

Gustave se retourna. Le Groumf serrait dans sa patte une énorme valise de cuir d’où dépassaient une manche de chemise et une jambe de caleçon à pois. Sur son dos, on apercevait un large sac supportant une paire de skis, une gourde, des godillots, un club de golf, cinq ou six casseroles et une pompe à vélo. (Pour sa part, Le Troll tenait sur une épaule un bâton au bout duquel pendait un balluchon ainsi qu’un superbe filet à papillons).
Gustave n’eut pas le temps de se frotter les yeux. Déjà, le Professeur B. l’attirait à lui.
— Ah, mon jeune ami… Je crois que nos deux compères sont sur le départ. Il me semblait justement qu’ils préparaient un grand voyage.
— Hein ? Sursauta Gustave. Et dans ce cas-là, je fais quoi ?
— Mais… précisément ce que vous êtes en train de faire : leur emboîter le pas.

Cette série de romans endiablés s’adressent aux jeunes lecteurs. Les trois premiers tomes (“L'attaque du Pizz'Raptor”, “Le dossier Bug le gnome”, “Les lutins noirs”) ne manquaient ni de fantaisie, ni de péripéties agitées. Il en est de même avec “Le péril Groumf”, aussi entraînant et amusant que les précédents. L’ambiance peut rappeler les westerns ou les road-movies, avec des rencontres toutes plus surprenantes les unes que les autres. Clins d’œil au camion-fou du film "Duel" de Spielberg, aux héros de Cervantès, ainsi qu’à cet "Hotel California" du groupe Eagles peuplé de fantômes captifs. Le brave Gustave Flicman est toujours autant dépassé par les événements. Mais on l’excuse, ce n’est franchement pas de sa faute. Et surtout, ses mésaventures sont très drôles. Le "Petit Reporter de l'Imaginaire" raconte tout cela avec beaucoup d’humour. Des romans vivement conseillés aux enfants (et, pourquoi pas, aux plus grands).

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 04:55

Fils unique d’une institutrice et de père méditerranéen inconnu, le jeune Skander Corsaro tient la rubrique culturelle du journal Le Courrier du Sud-Ouest. Grâce à son article sur la Vénus datant de quinze mille ans découverte dans la grotte de Combéjac, son rédacteur-en-chef lui fait de plus en plus confiance. Il invite Skander à s’intéresser à un village de la région, Mont-Rouquel, sur les pentes de la montagne éponyme, au sud du Massif Central. Cette bourgade pittoresque n’exploite guère ses atouts touristiques et culturels. Pourtant, cinq ans plus tôt, le défunt maire avait lancé un projet en ce sens, qui a disparu avec son décès. Pharmacienne et maire de Mont-Rouquel, Mme Gaulimot s’est empressée de se débarrasser de l’idée. Par contre, la secte des Sentinelles du Mystère s’est développée ces dernières années dans le secteur. Janusz Cazrninski, dit le Pasteur Jean, en est le gourou.

À moto, Skander Corsaro part découvrir ce village, niché dans un paysage naturel à l’état brut. Il sympathise bien vite avec la gouailleuse épicière Liza, et avec le vieux couple qui tient l’auberge locale. Quant à la maire-pharmacienne, elle a tout l’air d’une chieuse. Près du donjon, cette nuit-là, Skander assiste à un rendez-vous secret. Anatole Klimbert, treize ans, rencontre son amie Ludivine Galard, douze ans. Le journaliste connaît déjà la gamine, la môme-écureuil, qu’il a prise en stop sur sa moto. D’origine polonaise, Anatole a été adopté par des adeptes de la secte, et il s’avère clairement que son père le maltraite. Peu après, Skander apprend que Ludivine semble avoir disparu. Il réussit à entrer en contact avec Anatole, qu’il va bientôt retrouver nuitamment dans le cimetière. Le garçon ignore ce qui s’est passé et apparaît plutôt inquiet quant au sort de Ludivine.

Dans cette contrée, Skander croise des personnes sympas et d’autres énigmatiques. Le bibliothécaire Félix, un grand Noir s’interrogeant sur l’avenir de l’Humanité, entre dans la première catégorie. Il est conscient de la dualité des opinions existant à Mont-Rouquel. Le projet culturel du défunt maire, par exemple, créa de grosses tensions. Singulier, l’Indien qui rôde dans les parages l’est certainement. Celui que l’on peut l’appeler Robinson vit dans un grotte, un véritable foutoir. Heureusement qu’il est intervenu quand Skander s’est retrouvé face à un sanglier. Un autre villageois, venu d’ailleurs, laisse perplexe le jeune journaliste. Ce comédien surnommé MacBeth est capable de prendre de multiples visages. Se familiarisant avec Mont-Rouquel, Skander se dit que l’ambiance y est shakespearienne par certains aspects. Félix ne fait-il pas penser à Othello ?

Le journaliste comprend bientôt les liens familiaux, très orageux, entre quelques habitants du cru. À son tour, Anatole paraît avoir disparu. Est-ce pour fuir son père infect ? Celui-ci va être victime d’une flèche mortelle, peut-être tirée par Robinson. L’épicière Liza raconte à Skander que l’actuelle maire mise beaucoup sur le projet d’implantation ici d’un groupe pharmaceutique, ce qui rapporterait une manne financière. En compagnie de ses amis Tonio et Nigel, Skander s’est inscrit à un stage d’archéologie dans la grotte de Combéjac. Non loin de là, la veuve anglaise de l’ancien maire habite dans un pavillon assez exotique. Nul doute qu’elle connaisse des détails intéressants sur la vie locale. Sur la piste des deux enfants disparu, le commissaire Dubourg entre finalement en scène. Skander compte surtout sur lui-même pour éclaircir toute cette affaire…

François-Henri Soulié : Un futur plus que parfait (Le Masque, 2017)

Mais je crois qu’on est lecteur comme on est alcoolique. Avant même d’avoir rencontré sa première bouteille ou son premier livre. La passion des bouquins m’est revenue très vite. Comme dit le proverbe favori de Tonio : "Chassez le naturiste, il revient au bungalow". Avec ses 891 volumes, ma bibliochambre est à la fois mon île et mon trésor. J’ai toujours eu davantage de chance avec les livres qu’avec les filles. Il suffit que j’entre dans une librairie pour tomber direct sur l’auteur qui a écrit pour moi. C’est une espèce de flair quasi infaillible. Je renifle le bouquin qui fera mon bonheur à des mètres à la ronde. Alors qu’avec les filles, j’ai toujours le nez plus ou moins bouché.

François-Henri Soulié a été récompensé en 2016 par le Prix du premier roman au Festival de Beaune, pour “Il n’y a pas de passé simple” (Le Masque). Voici une deuxième aventure mettant en scène le même héros. Il n’est évidemment pas indispensable d’avoir lu le précédent roman. Malgré son faciès typé, Skander Corsaro parvient à gagner la confiance de quelques habitants d’une bourgade endormie, confinée dans un repli identitaire guère justifié. Il est vrai que l’on est en présence de toute une galerie de personnages originaux, à Mont-Rouquel. Un couple d’aubergistes qui préfère revisionner des épisodes de Columbo plutôt que d’accueillir des clients, un duo de mômes en mauvaise posture, ou une épicière dont la compagne n’est plus tout-à-fait elle-même, pour ne citer que ces exemples.

Le scénario multiplie les péripéties autour du jeune et dynamique journaliste. S’il s’agissait d’un film, il nous paraîtrait "entièrement tourné en décors naturels" dans cette bourgade, avec de majestueux paysages dans les environs. On est là dans des sites pouvant évoquer l’Aubrac, le Quercy ou les Causses avoisinants, sans les situer trop précisément. L’intrigue est énigmatique à souhaits, sur une tonalité entraînante et enjouée (il y a même un poisson rouge de couleur jaune dans son bocal). Ce qui n’empêche ni des passages plus émouvants, ni des moments plus sombres. Entre autres, il est question de l’avenir des êtres humains, d’un transhumanisme pas si idyllique. Du suspense, des rebondissements, des portraits souriants, pour une histoire sans le moindre temps mort. Excellent roman.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 05:55

Cicéron Angledroit est l’héritier naturel du détective Nestor Burma dans le Val-de-Marne. Du moins exerce-t-il la même profession, mais avec un dilettantisme certain. Le qualifier de fin limier serait très exagéré. Il passe moins de temps en filatures et enquêtes, qu’à boire le coup avec ses amis René et Momo, rois des tire-au-flanc, des bras-cassés hors-catégorie. Cicéron consacre ponctuellement quelques heures à sa fille en bas-âge, Elvira Angledroit, dont s’occupe la mère du détective. Pour les galipettes, il ne choisit pas entre la pharmacienne mariée Brigitte et la fliquette sexy Vanessa. Il se laisserait volontiers tenter par d’autres donzelles, si ça se présentait. Son emploi du temps est assez chargé.

Le commissaire Théophile Saint Antoine, le supérieur de Vanessa, confie une mission au détective. Chaque jour, une femme mystérieuse débarque du train en gare de Vitry à 8h15 en modifiant quotidiennement son aspect. Elle a été repérée par une caméra sophistiquée. La suivre, c’est à la portée de Cicéron. D’autant que l’énigme va être bien vite résolue. Sa ravissante notaire lui soumet un autre problème. Elle est très inquiète au sujet de Gérard Manvussa, son mari, producteur-télé d’émissions débiles, pléonasme. Cet hyperactif n’a plus donné signe de vie depuis quelques jours. On peut craindre un enlèvement autant qu’une simple fugue. Cicéron promet de s’occuper de l’affaire, dès que possible.

De son côté, le commissaire Saint-Antoine écope d’un noyé, retrouvé dans la Seine près du Port-à-l’Anglais. Il est rapidement établi que le cadavre n’est pas celui de Gérard Manvussa, l’inconnu ne semblant pas être recherché par des proches. Faute de mieux, le commissaire demande à Vanessa et à Cicéron d’enquêter en binôme public-privé. On sait juste que la victime a été tuée dans une baignoire, avant d’être jetée à la Seine, dans "un coin à brochets". S’il devient incollable sur les brochets, pas sûr que ça fasse tellement avancer l’enquête du détective. Par ailleurs, il contacte au studio de télévision l’assistante de Manvussa. Les derniers échanges téléphoniques du disparu peuvent offrir des indices.

Il n’est pas impossible que le grand patron d’une chaîne de télé soit impliqué dans cette histoire. Pas le genre de bonhomme haut-placé qu’on suspecte sans preuve. Pas mort du tout, Gérard Manvussa s’adresse à la police pour expliquer qu’il était juste en voyage à l’étranger. Tout s’explique ? Pas exactement. Le détective reste troublé par “la simultanéité des faits. Manvussa disparaît pour rencontrer un type mystérieux venu de loin et que personne ne connaît dans le coin, et un autre mystérieux mec que personne ne connaît dans le coin est repêché dans le même coin.” Drôle de sac-de-noeuds à démêler…

Cicéron Angledroit : Hé cool, la Seine ! (Éd.du Palémon, 2017)

J’appelle le commissaire :
— Vous avez du nouveau pour votre cadavre ?
— Pas vraiment. Le légiste a juste confirmé qu’il était bien mort noyé. Il y a environ quarante-huit heures. Il a reçu un coup sur la tête mais ça peut aussi venir de la chute. On n’est pas très avancés. Aucune disparition, à part la vôtre, n’a été déclarée. Et comme ça ne correspond pas. Au moins on sait qu’en quarante-huit heures, il n’a pas pu venir du Mont Gerbier de Jonc, c’est déjà ça. Ça limite le périmètre.
— Surtout que c’est la Loire qui prend sa source au Mont Gerbier de Jonc.
— Faites pas chier !

Six aventures au compteur pour Cicéron Angledroit, vaillant détective vitriot (de Vitry-sur-Seine, qui se trouve "logiquement" dans le Val-de-Marne). Tous ces titres sont disponibles aux Éditions du Palémon, désormais. C’est de la pure comédie sur fond d’intrigue policière, que nous propose l’auteur. Le héros doit davantage à San-Antonio qu’aux grands "privés" de la littérature polar. Récit fluide et tonalité enjouée, on respecte les caractéristiques du genre. Avec une galerie de personnages prêtant à sourire. En tête desquels, l’alter-ego de Bérurier, en la personne de René, un homme qui ne mourra pas de soif. Momo, handicapé en recherche d’un statut social, n’est pas mal non plus. Quant au policier Saint-Antoine, ce sympathique pantouflard vieillissant délègue plus qu’il agit. Ce roman, qui ne manque pas de péripéties, fait partie des agréables divertissements qu’on apprécie pour leur bonne humeur. Quand polar et humour vont de pair, ne boudons pas notre plaisir.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 05:55

Le week-end des 11 et 12 mars 2017, le festival Polar’Encontre était organisé à côté d’Agen, à Bon-Encontre. Une manifestation culturelle qui semble devenir plus locale, plus confidentielle, puisque ses organisateurs n’ont transmis aucune info la concernant cette année. Regrettable pour les auteurs invités, et sûrement pour des lecteurs de la région. C’est surtout quelque peu dommage pour le lauréat du prix Calibre 47, qui est attribué lors de ce festival.

Rappelons que les précédents récompensés furent Séverine Chevallier, "Clouer l'Ouest" (La Manufacture de Livres); Franck Bouysse, "Grossir le ciel" (La Manufacture de Livres); Elena Piacentini, “Le cimetière des chimères” (Éd.Au-Delà du Raisonnable); Ingrid Astier, “Angle mort” ("Série noire"); Romain Slocombe, “Monsieur le commandant” (NIL, "Les Affranchis"); Alexandra Schwartzbrod, “Adieu Jérusalem” (Stock); Anne Secret, “Les Villas rouges” (Ed.Seuil); Benoît Séverac, “Les Chevelues” (TME); Claude Mesplède pour le “Dictionnaire des littératures policières” (Ed.Joseph K).

Ahmed Tiab : Prix Calibre 47 – 2017 pour “Le désert ou la mer”

Cette année, c’est Ahmed Tiab qui a reçu le prix Calibre 47 pour “Le désert ou la mer” (Éd. l’Aube noire). Ce titre figurait dans ma sélection des meilleurs polars 2016. Né en 1965 à Oran, en Algérie, Ahmed Tiab y a vécu jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Il a obtenu une licence de traducteur à l'université d'Oran en 1988. En 1990 il émigre à Paris et s'inscrit en maîtrise d'Espagnol à Paris IV Sorbonne. Il obtient la nationalité française en 1995. Il s’est fixé dans la Drôme où il est devenu enseignant contractuel, en langues étrangères. Dans la collection l’Aube noire, il a déjà publié trois romans : “Le Français de Roseville” “Le désert ou la mer” “Gymnopédie pour une disparue”.

En outre, "Le Français de Roseville" vient d'être récompensé par l'ENS Cachan (Ecole Normale Supérieure Paris Saclay)...

On peut lire mes chroniques en cliquant sur les liens ci-dessous.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 05:55

On ne trouverait pas un seul Français qui ne connaisse cette adresse mythique, le 36 quai des Orfèvres, siège de la Police Judiciaire parisienne. Le commissaire Maigret y est pour beaucoup, assurément. Et bon nombre d’affaires criminelles évoquées dans les médias ont été confiées aux enquêteurs de ces services. Exiguïté et vétusté des locaux entraînent le déménagement des policiers, à l’automne 2017. Pourtant, le "36" restera dans la mémoire collective, c’est certain, car c’est un lieu chargé d’histoire.

Chaque citoyen porte un regard personnel sur la police. Non pas "pour ou contre", mais selon l’image que nous nous forgeons de ce métier. C’est en les côtoyant dans leur quotidien que Patricia Tourancheau nous permet ici de rencontrer quelques-uns de ceux qui ont appartenu à la PJ depuis une quarantaine d’années.

Si l’on n’oublie ni le criminologue Alphonse Bertillon (1853-1914), ni les installations façon musées recelant encore des objets liés aux affaires criminelles ou sexuelles d’autrefois, la police dont nous parle l’auteure est celle d’aujourd’hui. Au cours de la décennie 1970, une nouvelle génération de policiers est arrivée. Des flics de choc, pour répondre à un grand banditisme percutant, violent. Il serait impossible de faire l’impasse sur Jacques Mesrine, sa confrontation avec le commissaire Broussard, sa mort prévisible. Parmi les tireurs, il y avait l’inspecteur Fiamenghi – qui ressemblait beaucoup à Belmondo, étant jeune. Il témoigne des circonstances. Toutefois, la notion de "super-flic" est à relativiser. Surtout quand on constate que des ex-cadors de la police se sont reconvertis dans la politique ou dans le privé, cadres supérieurs à des postes de "conseillers".

Le "36" fait aussi dans le VIP. Lorsque, dans le cadre de l’affaire Marković, Alain Delon et son entourage sont impliqués dans ce meurtre nébuleux. À cette occasion, on chercha à atteindre Georges Pompidou et son épouse Claude. En particulier à travers des photos la montrant nue, grossiers trucages. L’un des habitués du "36" fut Serge Gainsbourg. En tant qu’ami de la Maison, où il avalait des apéros bien tassés dans les bureaux directoriaux. Il eut également besoin des policiers quand sa fille Charlotte faillit être kidnappée. Et quand sa compagne junkie Bambou fut sous l’emprise d’un dealer envahissant. Les addictions de l’écrivaine Françoise Sagan, qu’elle ne contestait pas, lui valurent de fréquenter le "36". Mais les missions ordinaires de la PJ ne se résument pas aux célébrités du show-biz.

Patricia Tourancheau : Le 36 – Histoires de poulets, d'indics et de tueurs en série (Éd.Seuil, 2017)

On comprend aisément que les relations entre la police et le banditisme soient complexes. Il n’y a pas d’action policière possible sans indics, sans renseignement, sans infiltration de milieux interlopes. Certains flics bien sapés font la tournée des cabarets, glanant des infos çà et là. D’autres entretiennent un copinage douteux pouvant provoquer leur chute, tel le cas de Michel Neyret. Du flic modèle au fric qui gangrène, il n’y a qu’un pas. Franchir la frontière, c’est ce que fit le policier "John" en volant 52 kilos de cocaïne au cœur du "36", en juillet 2014. On ne sait ce qu’est devenu ce conséquent lot de drogue. On se demande encore comment ce membre de la PJ crut tromper ses collègues.

Dans d’autres cas, ce sont des indiscrétions profitant à des truands, qui firent tomber des "grands flics". Tel Philippe Féval, descendant du romancier Paul Féval, qui se retrouva derrière les barreaux. Leur avocate Anne-Laure Compoint a intérêt à être une battante, malgré ses airs de Barbie.

Les hauts responsables de la police sont généralement conscients de l’aspect politique de leur fonction. Un changement à la tête du pays amène des mutations, des nominations de nouveaux venus. Ça reste des professionnels, souvent respectés par les commissaires qui étaient en poste avant eux. Même si le cas de Frédéric Péchenard peut donner à réfléchir. Quant aux ministres Roland Dumas ou Dominique Strauss-Khan, d’anciens responsables de la PJ se souviennent parfaitement d’eux. L’occasion d’évoquer le parcours de Christine Deviers-Joncour, et le scandale de l’affaire ELF. Même éloignés du premier cercle du "36", la plupart des ex-commissaires semblent toujours les bienvenus. Notamment lors des multiples "pots" faisant partie de la tradition du siège de la police.

Aux commandes de la brigade criminelle, le divisionnaire Riou se rend compte – une fois de plus – qu’il faut "se méfier de ses premières impressions", des évidences et de ses intuitions, "ne pas orienter l’enquête dès le départ, mais explorer toutes les pistes pour refermer une à une les portes", les hypothèses. Il a déjà vu un mari jaloux ayant maquillé le meurtre qu’il avait commis en agression fatale. Il a démonté un simulacre d’accident de voiture par un autre époux ayant supprimé sa femme pour toucher l’assurance-vie. Il a même été confronté, incrédule, à un "suicide de deux balles dans la tête ! Le deuxième coup avait été déclenché par une réaction nerveuse" […] Rompu aux crimes violents, Patrick Riou, que ce compagnonnage avec la camarde incommode, encaisse mal les drames de la solitude. Comme ce décès naturel d’un veuf des Hauts-de-Seine, ignoré pendant six ou sept mois…

Patricia Tourancheau consacre une large place à la Mondaine, les brigades luttant contre le proxénétisme. Il est vrai que Paris compta quelques figures notables en ce domaine. Qui ne se souvient de Fernande Grudet (1923-2015), plus connue sous le nom de Madame Claude. Son cheptel se composait uniquement de très jolies femmes. Pensait-elle vraiment donner ses lettres de noblesse au "plus vieux métier du monde" ? Elle fut protégée par les autorités durant longtemps. Tout comme Lucienne Goldfarb, dite Katia la Rouquine. Tous les renseignements qu’elle transmettait aux enquêteurs étaient précieux, c’est exact. Il y eut également Madame Simone qui, comme ses consœurs, poursuivit clandestinement ses activités malgré les interdictions. Elle aussi apporta d’importants témoignages aux flics. Le proxénétisme, ce sont principalement des affaires bien plus sales et sordides.

Dans ce livre, est retracé en détail un cas criminel jamais élucidé, celui du "Grêlé". Tout commença avec le meurtre de la petite Cécile Bloch, onze ans, au troisième sous-sol d’un immeuble du 19e. Il y aura d’autres agressions sur des mineures autour de cet âge. La police établit bientôt un portrait-robot crédible du suspect. Au fil du temps, les enquêteurs se disent que le visage du suspect n’était peut-être pas si "grêlé" qu’on l’a cru. Et que ce prédateur insaisissable était probablement moins marginal dans sa vie que l’on pouvait le penser. Des avancées plus ou moins directes, il y en eût dans cette affaire. Malgré des investigations sérieuses et fouillées, pas de résultat probant en trente ans.

La plupart des livres sur le "36" sont très intéressants. Celui de Patricia Tourancheau s’avère véritablement passionnant. En grande partie, parce que c’est la police actuelle ou récente qui est à l’honneur. Au-delà de l’aspect documentaire et des portraits, c’est du vécu des policiers dont il est question. Si l’on retrouve ces "personnages" dans de brèves présentations au final de l’ouvrage, c’est en les suivant dans leur rôle de policiers que l’on se sent au plus près de leurs réalités. Un flic, fût-il au top-niveau, reste un être humain entre force, lucidité et (parfois) faiblesses. Un des meilleurs livres sur la PJ, pas de doute.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 05:55

Le quadragénaire William Carvault est agent immobilier à Bourges, métier qu’il exerce avec un dilettantisme certain. Ce Berruyer fut naguère policier, viré à cause de méthodes exagérées. Il s’essaya comme détective privé, mais les écarts adultérins finirent par lasser cet homme d’action. Aujourd’hui, Wiliam est en couple avec Heike Ziegler, commissaire de police à Bourges. Ils viennent d’avoir un bébé, Jan. Originaire d’Alsace, sa compagne reste très alémanique par son caractère affirmé. Quant à William, l’esprit jeune père de famille, ce n’est pas tellement son sujet. Tiraillements sévères dans le couple, donc. Du côté de son meilleur pote, ça ne va guère mieux. Depuis que sa petite amie l’a largué, Roger a du vague à l’âme. Un peu de mouvement dans sa vie, de violence même, lui ferait du bien.

Tandis que Heike enquête sur une série de meurtres de femmes, martyrisées avant d’être tuées, William est contacté par Youssef Bekkouche et Djamila, qui habitent non loin de chez lui. Mourad, le demi-frère de la jeune femme, a récemment disparu avec un ami. Il est à craindre qu’il soit parti pour le djihad en Syrie. Lorsque William explore l’ordinateur de Mourad, il y retrouve des vidéos de tortures infligées à leurs ennemis par des islamistes. Les inquiétudes de Djamila et Youssef semblent se confirmer. Avec Youssef, William s’invite à la mosquée. Il est fort possible qu’un imam autoproclamé, El Zarbi, ait incité Mourad à partir en guerre. L’influence de ce "religieux" (qui se prénomme Killian, en réalité) est assez relative, il a plus l’air d’un ringard que d’un spécialiste des sourates.

Bonne occasion pour Roger de se remonter le moral, en aidant William à secouer quelque peu l’imam El Zarbi. S’il n’est pas sans lien avec des djihadistes, il ne connaît guère Mourad et son ami. Par contre, grâce à une photo, une piste se dessine du côté de la Belgique. Heike étant absente pour cause d’enquête, voilà William contraint de s’occuper du petit Jan. Djamila et Youssef souhaitent qu’il poursuive ses investigations à Bruxelles, quitte à ce qu’eux-mêmes se chargent du bébé. Il vaudrait mieux que Heike n’apprenne jamais cette initiative, effectivement assez hasardeuse. Direction l’outre-Quiévrain pour Roger et William, qui n’ignorent pas que des bases arrières du terrorisme se situent en Belgique.

Mis à part un énergumène tatoué rencontré dès leur arrivée, William et Roger trouvent sans tarder un témoin, l’employée d’hôtel Maria, qui a croisé – et même donné un coup de main à – Mourad et son ami. Elle ne les a pas trouvés dangereux, animés de motivations terroristes. Il semble que le tueur de femmes sévissant dans la région de Bourges ait, lui aussi, fait le voyage jusqu’à Bruxelles. Malgré son courage, Roger ne peut l’intercepter ; il est même blessé par le criminel. Si son pote (qui a dégoté une copine pour l’héberger) ne peut rentrer immédiatement en France, William est prié de retourner dans son pays. Il a encore des questions à poser au pseudo-imam El Zarbi…

Luc Fori : Vade retro Satanas (Pavillon Noir, 2017)

Je préfère ignorer pour ne pas relancer les hostilités. Le tatoué n’a rien entendu et se croit maintenant obligé de nous faire la conversation dans un sabir personnel où il mélange joyeusement le français, l’anglais et le batave agricole. C’est assez dur à suivre et je dois parfois me reculer un peu pour éviter son haleine acidifiée par les nombreuses bières qu’il a dû ingurgiter. Si j’ai bien compris, il est question d’un voyage unique – et inique – qu’il a fait en France dans sa jeunesse… Il est arrivé Gare du Nord, et là… terrific, mijn god, des putains et des negers partout. Comment tu supportes ça ? Zonde overal… le péché partout !

On n’est pas convaincus que des terroristes, quel que soit leur combat, soient dotés d’un grand sens de l’humour. On est "priés" de ne pas plaisanter sur leurs croyances. Il est vrai que le sujet n’a rien de comique, s’agissant d’attentats barbares. Néanmoins, Luc Fori montre qu’il est possible de traiter la question avec le sourire. C’est donc sous forme de "comédie policière" qu’il évoque les djihadistes. Que des fanatisés soient extrêmement dangereux, c’est sûr. Ceux-là trouveraient n’importe quel prétexte pour pratiquer la guérilla et exterminer des gens, dans un esprit kamikaze, on le sait. La riposte ne peut qu’être aussi "radicale" que leurs attaques.

Problème ultra-sensible, personne ne dira le contraire. On peut également présenter les choses avec une drôlerie sympathique, dans un roman à suspense où prime l’action avec ses péripéties débridées. L’auteur revendique une poésie à la Prévert, l’idée rabelaisienne de jouir de la vie, et des aventures agitées héritières de Frédéric Dard/San-Antonio. Le précepte qu’il a adopté est donc “Faites l’humour, pas la guerre”. Évoquer des thèmes très sérieux et le contexte actuel de cette façon amusée, c’est une excellente chose. Voilà un roman à conseiller !

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:00

Charles Berry était né à Saint-Louis (Missouri) le 18 octobre 1926. La police de Saint-Charles (Missouri) est intervenue le samedi 18 mars 2017 à 12h40 pour une urgence médicale au domicile de Chuck Berry. Après des tentatives de réanimation infructueuses, le chanteur est déclaré mort à 13h26 par les secours. Chuck Berry fut un des principaux créateurs du rock’n’roll (que lui-même appelait plutôt rythm’n’blues). Il a influencé la majeure partie des artistes anglo-saxons, de John Lennon à Bruce Springsteen (entre autres).

Il est infiniment rare que je m’autorise des entorses au thème d’Action-Suspense, le polar sous toutes ses formes. Mais Chuck Berry était un musicien que je vénérais depuis toujours. Sachant qu’il a eu plusieurs fois des ennuis avec la justice américaine (lire ses biographies), qu’il affichait souvent une désinvolture sympathique, on pourrait d’ailleurs l’imaginer sous les traits d’un héros de polar. Là n’est pas la question, cet homme-là fut un génie de la musique. Respect, Mr Chuck ! Reposez en paix, tous vos admirateurs continueront à s’éclater avec vos chansons.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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