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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 04:55

Âgé de trente-cinq ans, Tony Perdudo est un célibataire napolitain myope. Son principal métier est journaliste, mais il arrondit ses fins de mois en bricolant pour un site Internet, et en donnant des cours au petit Carletto. Sa meilleure amie Marinella est docteur dans une polyclinique de la ville. Si les amours de la jeune femme manquent d'équilibre, Tony reste un copain fidèle. Parmi les casse-pieds l'entourant, il y a la mère du journaliste, ainsi que son rédacteur en chef, ne lui ayant jamais rien confié d'intéressant depuis dix-sept ans qu'il exerce ce métier. Tout ça peut expliquer les insomnies de Tony, qui se retrouve souvent tôt le matin à se balader dans les rues des quartiers espagnols de Naples.

C'est ainsi que ce 21 juin, à cinq heures moins le quart, via Speranzella, Tony découvre le cadavre d'un ours. Entre la foule et les carabiniers, ça ne tarde pas à créer de l'animation dans cette rue. Les pompiers vont bientôt enlever cet animal mort. Ce qui doit clore le problème pour l'adjudant Fallone, que Tony connaît bien. Le rédac-chef veut un véritable scoop, mieux que les photos circulant déjà sur le web. Selon les vieux voisins sollicités par Tony, ce peut être un ours échappé du zoo désormais fermé. Pourtant, ce zoo est assez éloigné d'ici. Marinella va beaucoup aider son copain Tony : on a décelé trois impacts de pistolet sur le cadavre du vieil ours de type marsicain. Ayant de son côté retrouvé des douilles via Speranzella, Tony écrit son article qui va passer à la "une".

Compte-tenu des révélations du journaliste, l'adjudant Fallone doit lancer une enquête, sous la direction de la procureur Cristina Principe. Dès le départ, la juge est convaincue de sa propre hypothèse : c'est forcément un avertissement entre clans rivaux de la Camorra. Via Speranzella, une commerçante relance l'idée du zoo. Ce qui incite Tony à tenter une visite clandestine dans l'ancien parc. Très rapidement repéré, il est tabassé par des sbires expérimentés, avant d'être interrogé par les propriétaires du zoo. Il s'en sort en jouant au naïf. Son journal lui demande un article sur la "smorfia", loterie traditionnelle de quartier, un truc bien folklorique mais qui ne fera sûrement pas avancer l'affaire.

En présence du médecin légiste, la conférence de presse de la procureur Cristina Principe n'a d'autre but que de classer l'affaire. L'autopsie n'apporte pas d'élément nouveau. Et la thèse de la juge concernant la Camorra semble confortée par le fait qu'un des mafieux impliqués fut surnommé l'Ours, étant enfant. Explication plutôt boiteuse, selon Tony. Puisqu'on tient à fermer le dossier, il se consacre à son élève, Carletto. Ce dernier écrit une rédaction étonnamment bien rédigée, qui produit un déclic chez le journaliste. Il y est question d'un cirque où personne n'est vraiment joyeux, celui de Renato Orfeo. Or, celui-ci ressemble beaucoup à un des hommes que Tony a aperçus durant sa visite au zoo.

Le directeur du cirque recommande au journaliste de se mêler de ses oignons. D'ailleurs, on le lui fera comprendre en incendiant son scooter. Voilà quelques temps que Tony a remarqué par ici une énigmatique jeune fille brune en jeans et aux yeux bleus. Il se renseigne sur cette Tiziana Martino, dont l'aïeul fut un caïd apprécié dans le quartier. Après un article de commande sur les cafards qui pullulent en cette saison, Tony va explorer les dessous de Naples. Ce qui n'est pas sans danger pour lui…

Antonio Menna : L'étrange histoire de l'ours brun abattu dans les quartiers espagnols de Naples (Ed.Liana Levi, 2015) — Coup de cœur

Cette comédie à suspense renoue avec la meilleure tradition du polar. D'abord, il s'agit d'un roman parfaitement bien construit. Un mystère singulier, l'apparition d'un ours en pleine ville, conduit à plusieurs pistes plausibles. Bien sûr, il n'est pas question de croire une seconde à l'hypothèse de la Camorra. Et l'on verra que la vérité est diablement moins simple, donc beaucoup plus excitante.

Ensuite, nous avons là un "anti-héros" attirant la sympathie. Du moins celle des lecteurs, car il passe pour un homme sans grand relief au sein de son quartier. Tout juste le met-on en garde de ne pas trop chercher de secret dans une ville telle que Naples, mais le bonhomme est obstiné. Sa "partenaire" Marinella joue un rôle non négligeable à ses côtés.

Au final, l'impression générale est extrêmement agréable, car c'est le genre de livre qu'on dévore en douceur. Une histoire riche en bizarreries, dont on a franchement envie de découvrir les péripéties suivantes. D'une certaine façon, c'est également le portrait d'un quartier populaire napolitain, avec ses coutumes et ses habitants. Avec son omerta autant qu'à travers son quotidien. Ce remarquable suspense souriant mérite, à l'évidence, un chaleureux Coup de cœur.

- Disponible dès le 5 mars 2015 -

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 05:40
Un million de fois “merci”

Je n'ai pas l'œil fixé quotidiennement sur les statistiques de fréquentation d'Action-Suspense. L'essentiel est, pour moi, de partager avec les visiteurs le plaisir de lire des polars. Présenter bon nombre de nouveautés me semblant intéressantes, évoquer des titres plus anciens souvent à redécouvrir, voilà tout ce qui motive l'existence de ce site. La fréquentation mensuelle est stable et plutôt haute, c'est très bien ainsi. Je n'irai pas racoler à travers la blogosphère, pour faire croître les chiffres, pour attirer de nouveaux visiteurs.

Je viens juste de m'apercevoir qu'en cette fin février, le cap du million de “pages vues” venait d'être franchi, 1.001.447 pour être précis. Depuis mi-janvier 2008, près de 645.000 visiteurs ont eu l'amabilité de consulter Action-Suspense, pour y lire une à deux pages (1,55) à chaque passage. Je ne vais pas le cacher : ça me fait très plaisir. Merci à toutes et à tous de cette fidélité, qui me touche beaucoup. Si vous le voulez bien, nous allons essayer de continuer ensemble le plus longtemps possible à défendre la “culture polar”.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 04:55

Poplar Bluff est une ville de vingt mille âmes, dans le Missouri. Âgé de trente-quatre ans, le lieutenant Dany Myers est le moins bien intégré de la police locale. Si son père fut flic autrefois ici, lui n'apparaît que tel un parachuté, imposé par sa mère, femme autoritaire. Dany manque autant de caractère que d'ambition. Il est vaguement ami avec Beth, serveuse de bar qu'il connaît depuis l'enfance. Quand le chef de la police Sean Elliot et son épouse sont retrouvés morts chez eux, Dany pourrait viser sa succession. Mais c'est Ben Rooster qui est nommé capitaine par le maire. Selon la version du médecin légiste, la frêle et soumise May Elliot aurait tué et mutilé son mari, avant de se suicider. Explication douteuse aux yeux de Dany, mais que les faits semblent confirmer.

Quelques temps plus tard, c'est la famille Dugan qui est exterminée à son domicile. Le fils David les a tous empoisonnés avec de l'antigel, avant de se donner la mort. Selon le légiste, c'est plausible : l'effet lent de ce poison était souhaité par l'assassin, voulant se venger des siens. Bien que ce soit Dany qui ait établi la vérité, c'est une fois encore Ben Rooster qui en tire bénéfice auprès de la mairie. Cette série de mort se poursuit, avec accident ferroviaire où l'on frôle la catastrophe. Selon des témoins, dont un diacre, il ne peut s'agir que d'un suicide. Dans leur voiture ayant heurté le train, les Jenkins père et fils sont les deux victimes. Même si Ben Rooster n'y croit pas, Dany pense avoir affaire à un troisième cas similaire. À chaque fois, en effet, c'est un policier ou ex-policier qui a été visé par un de ses proches, lequel s'est suicidé dans la foulée.

Dany reste la cible des vexations de Ben Rooster, soutenu par les autres de l'équipe. En fouillant dans les archives, il s'aperçoit qu'aucune enquête sur les dérapages passés des trois flics victimes n'a jamais été menée. Pourtant, leurs comportements étaient loin d'être sains et honnêtes. Dany retrouve les noms d'autres policiers, qui furent en poste au temps de son père. Les morts de deux d'entre eux, Ned Taggert et de Jack Farrow, auraient dû apparaître beaucoup plus suspectes que ce ne fut le cas. Ils ont été victimes de proches, également. De même qu'Alvin Jordan, qui a survécu à une agression par son fils, lequel s'est supprimé à cette occasion. Trop de coïncidences : “Et de six ! Avec la disparition de son père en 1986, pas un seul membre du département de police de cette période n'a été épargné par cette vague vengeresse...”

Le maire Dwight Ackerwood, ami de sa mère, reste hermétique aux hypothèses de Dany. Celui-ci risque fort de perdre son job dans la police. En déplacement à Jefferson City, il consulte des archives concernant Poplar Bluff. Certains cas criminels furent mal traités par les flics, à l'époque de son père. Dany rencontre Alvin Jordan, qui lui confirme que la corruption régnait dans tout le service en ce temps-là. Il lui fait de terribles révélations au sujet de son père. Dany va suivre la piste de Sam Wood, un gamin kidnappé durant cette période, qui eut la chance de s'en sortir…

Claire Favan : Miettes de sang (Éditions du Toucan, 2015)

Claire Favan a été récompensée par le Prix VSD du polar pour son premier titre, “Le tueur intime” (2010). Elle a publié depuis “Le tueur de l'ombre” (2011) et “Apnée noire” (2014), des romans disponibles en format poche. Il s'agit ici de son quatrième roman. Ce qui frappe dès le départ, c'est la fluidité du récit. L'auteur a souhaité donner un vrai tempo à son intrigue. Au centre, Dany Myers est un personnage de solitaire, “protégé” par une mère directive, ne cherchant pas à s'imposer dans la vie. Son portrait est suffisamment nuancé pour éviter le caricatural : il est le candide de l'affaire. Ne sachant rien ou n'ayant rien compris jusqu'à là, il est confronté aux secrets de sa ville natale.

Quand un auteur français raconte une histoire se déroulant aux États-Unis, on peut hésiter à adhérer. Mais, puisque Claire Favan nous présente une petite ville américaine typique, sans chercher à renchérir sur les décors et l'ambiance, on se laisse aisément convaincre. L'essentiel, c'est la ligne de l'intrigue, ce “fil rouge” qui conduit le héros vers la vérité. En sortira-t-il plus fort, sûr de lui ? Le dénouement le dira. Voilà un thriller qui s'inscrit dans la bonne tradition des romans à suspense, se lisant avec un plaisir certain.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2015 Livres et auteurs
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 04:55

A l’hôpital Lariboisière, un homme-grenouille armé d’un harpon surgit dans une salle d’opération. Il est venu voler une vésicule biliaire, que le jeune chirurgien Benjamin Chopsky a retiré du corps d’un patient pakistanais. Chargé de l’affaire, le policier Cush Dibbeth est un bon copain de Chopsky. Les circonstances dans lesquelles le malade fut opéré peu de temps avant, à Karachi, sont obscures. Il a gardé dans le corps un “bouchon”, qui est analysé : on y trouve un microfilm, un poil de chat, et une poudre – qui s’avérera être de purs bacilles d’anthrax. Autre indice, le patient est tatoué d’un énigmatique signe BM.

Cush Dibbeth contacte des médecins étant intervenus sur des cas assez singuliers. A chaque fois, les patients ayant le même tatouage possédaient à leur insu un petit objet dans le corps. Un nom revient toujours : le docteur Dupont, chirurgien compétent effectuant des missions à l’étranger. Après plusieurs pays arabo-musulmans, on retrouve sa trace à l’hôpital Bouffart de Djibouti, quelques années plus tôt. On sait de lui qu’il aimait les chats abyssins, et qu’il créa le réseau Caméléon. Il s’agissait de faciliter le changement de sexe des transsexuels. Le policier apprend finalement que Dupont mourut dans un accident à Djibouti.

Le lien avec le terrorisme international est évident : sans le savoir, des opérés transportent des messages. Quelqu’un a-t-il pris la suite du défunt Dr Dupont, mêlé à ce trafic ? Ce pourrait être le Dr Verrier, mari d’une collègue médecin de Chopsky. A la Clinique des Lys, Cush Dibbeth découvre de troublants indices. De retour d’un congrès tropical, le couple Verrier est l’objet d’une arrestation mouvementée. Le mari n’avoue rien. Bientôt, la preuve est établie que le couple finançait l’association Caméléon en opérant les Body Mails. Le policier devine la vérité sur Dupont.

Philippe Kleinmann – Sigolène Vinson : Bistouri blues (Ed.Le Masque, Prix du Roman d’Aventure 2007)

Un policier métis d’origine éthiopienne, plieur de cocottes en papiers et autres origamis ; son efficace adjoint ; son ami chirurgien à l’allure particulière, mélomane aimant jazz et classique ; une séduisante infirmière assassinée, qui était née garçon… Des personnages insolites peuplent ce roman d’enquête en milieu médical. Ils apportent une tonalité souriante, bienvenue dans un tel univers. Si l’on comprend vite le rôle des patients, d’autres questions alimentent le suspense. En toile de fond, le terrorisme n’est pas encore visible à cette époque. Riche en investigations et en péripéties, ce "Bistouri blues" est plutôt convaincant. À redécouvrir, à l'occasion de cette réédition.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 04:55

Paul Viennot et Simon Granville sont deux amis quinquagénaires. Paul est un photographe professionnel. Époux de Marianne, originaire de Montreuil, Simon est policier. Parce que son ami est malade et endetté, Paul a accepté de participer avec lui au braquage d'une joaillerie parisienne. Leur vieux copain Bernard, comédien, fournira un alibi à Paul. Durant l'opération, deux femmes voilées aux airs de Saoudiennes interviennent, abattent Simon, et filent avec les bijoux volés. S'il s'en sort vivant, Paul est dépassé par la situation. Il contacte Marianne, qui ignorait les projets de son compagnon. Aux obsèques de Simon, quelques-uns de ses collègues sont présents, bien que sa mort se soit passée lors d'un braquage. Paul remarque une jolie femme brune. Ce n'est que plus tard qu'il retrouvera la policière Dominique, avec laquelle il deviendra intime. 

La même semaine, plusieurs morts suspectes se produisent. Celle de Bernard, poignardé de douze coups de couteau dans les jardins du Palais-Royal. Celle de Georges Duchesnay, qu'on pense d'abord être un suicide car il semble s'être jeté sous le métro. Et puis il y a Guillaume Chauvain, industriel en viandes, égorgé et mutilé après avoir fait visiter son abattoir à un inconnu. Et aussi Alain Gentil, employé précaire, surtout un marginal vivant dans son Combi aménagé, supprimé par un couple d'assassins. À chacun d'eux, les tueurs ont récité quelques vers de Rimbaud, de Verlaine. Bien que toujours dans le brouillard, Paul explore la piste du Club des vilains bonshommes. Il s'agissait d'un groupe d'artistes, peu avant le temps de la Commune de Paris. On sait qu'Arthur Rimbaud, jeune rebelle désargenté débarquant à Paris, fit partie de ces esthètes.

Grâce à Gallet, prof passionné de la Commune, Paul obtient quelques détails sur l'épisode historique en question. Et sur “la Semaine Sanglante” qui servit de conclusion à cette folle période, en mai 1871. Paul ne voit toujours pas le lien pouvant exister entre ces faits si anciens et sa propre vie, celle de ses amis, exécutés depuis plusieurs jours. Le mythe de Rimbaud excita certainement leurs jeunes années romantiques, comme pour beaucoup d'amateurs de poésie. Quand Paul est à son tour agressé dans une ruelle, sur quelques rimes rimbaldiennes, la policière Dominique fait fuir ses attaquants. C'est bien dans son passé, vers le Sud de la France, où vit son copain d'autrefois Pierrot, que Paul doit fouiller pour comprendre tout cela. Avec la concierge Madame Jeannette et Gallet, le passion de la Commune, ils iront jusque vers l'Oural pour faire la vérité sur ces crimes…

Gilles Verdet : Voici le temps des assassins (Éditions Jigal, 2015)

Le titre est emprunté au poème d'Arthur Rimbaud “Matinée d'ivresse”, dont “Voici le temps des assassins” est le vers conclusif. Ce texte évoque le lendemain d'une nuit de débauche, où le haschich lui offrit un sentiment de plein accomplissement et de liberté. Expérience enthousiasmante pour le poète. Quant aux quinquagénaires présentés dans ce roman, le bilan de leurs existences serait plus mitigé. Et, probablement, quelqu'un estime-t-il le moment venu de se venger d'eux. Une thématique classique du polar, s'il en est. Ce qui importe, c'est évidemment la manière de raconter l'histoire, d'exploiter l'intrigue.

Ce que l'on retient d'abord dans ce roman, c'est une écriture empreinte d'un véritable style : “Le jour pendant ce temps-là était venu presque entièrement. Un ciel plus clair allumait maintenant le marché. J'ai commandé un autre ballon de vin blanc. L'acidité du sauvignon devait stimuler les synapses. Griller les mauvaises connexions comme des graisses superflues. Me donner l'illusion de l'essentiel. J'ai pensé que Mai allait s'achever bientôt. Mai, le mois des abus. Des excès, des révoltes et du sang.” Voilà ce qui offre sa tonalité au récit, entre mystère inattendu et une certaine dose de mélancolie. Une ombre criminelle plane, tandis que le héros s'efforce de décrypter l'énigme. On se laisse bientôt subjuguer par l'ambiance que cultive Gilles Verdet, qui nous entraîne dans l'univers de ses personnages. Un suspense franchement séduisant, d'une très belle originalité.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2015 Livres et auteurs
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:50
Le prochain Maigret sera-t-il Anglais ?

En France, le commissaire Jules Maigret fut incarné pour la télévision par Jean Richard dès la fin de la décennie 1960, puis par Bruno Cremer jusqu'en 2005. "Maigret" n'est pas un inconnu au Royaume-Uni. La chaîne britannique ITV a annoncé qu'elle allait débuter en septembre prochain le tournage de deux téléfilms adaptés de deux romans de Georges Simenon, "Maigret tend un piège" et "Maigret et son mort".

Pour incarner le commissaire Maigret, la chaîne a fait appel à Rowan Atkinson, l'interprète de "Mr. Bean" à la télévision et au cinéma dans les années 1990 et 2000, et également de "Johnny English" entre autres. Le tournage, prévu à la rentrée prochaine, devrait se dérouler à Paris. Rowan Atkinson a déclaré être particulièrement fan des romans de Georges Simenon. "J'ai dévoré les Maigret pendant plusieurs années. J'ai vraiment hâte de jouer ce personnage aussi intrigant, durant une période fascinante de l'histoire de Paris", a-t-il confié. Affaire à suivre.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:30

Pour les retardataires n'ayant pas encore goûté aux aventures de Mémé Cornemuse, une formation accélérée permettra de situer le personnage : “Plus que le pognon dont elle n'avait jamais été l'esclave, Cornemuse aimait foutre la pagaille. S'éclater était son but principal et l'avait toujours été. Au cours de sa vie tumultueuse, elle avait navigué entre la pauvreté et la richesse, prouvant que "bien mal acquis profite souvent". Mais elle était capable de tout plaquer pour rester libre. "Ni Dieu, ni maître", comme Carmen Cru. Et pas de morale, non plus. Enfin, elle avait la sienne. Une sorte de logique à l'envers. Un peu pareil à un vieux réveil qui continue à faire tic-tac mais qui ne donne jamais l'heure exacte...” Vous voyez la farfelue, vous situez l'excentrique, vous cernez l'extravagante ?

Mémé Cornemuse, c'est comme le phœnix capable de renaître de ses cendres. Fabuleux drôle d'oiseau qui a fini en captivité, internée chez les dingos, quand même. Comme une pause, avant de rebondir sur le trampoline de son imagination. L'intrépide Mémé a d'abord mis le grappin sur Gilberto Van Pinderlok, un vieux qui avait l'air riche à millions, avant de s'échapper ensemble de la cage aux chtarbés. Direction Saint-Amand-sur-Fion, charmant village du département de la Marne. Voilà où se trouvait le château féerique de son pigeon du moment, Gilberto. Pas la première fois qu'elle doit déchanter, Mémé Cornemuse. C'est de la bâtisse déclassée, du prestigieux vermoulu, le soi-disant palais de son prince décati. Bah, s'il lui reste encore quelques tableaux de maîtres à fourguer, on doit pouvoir refaire la toiture et rénover tant bien que mal le manoir.

Tant pis si Jules Pignet, le maire, avait eu d'autres projets. Qu'il s'occupe de sa femme Ramona et de son fils Kéké, celui-là. Mémé Cornemuse, c'est l'Attila du progrès villageois. On fait comme elle dit, et on s'écarte de son chemin. Le “jeune couple” s'est offert un voyage de noces, entre-temps à Étretat ─ jolie allitération, non? On voit mal Mémé qui s'encombrerait longtemps d'un conjoint, une fois pompé l'essentiel de sa fortune. Petite photo en bord de falaise, et la voici accidentellement veuve. Elle aurait juste dû prendre le temps de vérifier l'état du cadavre de Gilberto, mais Mémé Cornemuse est une fonceuse qui ne jette jamais un œil dans le rétro. Retour sous le doux climat de Saint-Amand-sur-Fion. S'agirait maintenant que son parc d'attraction, The Kingdom of Bimbo Land, lui fasse gagner un peu de fric.

Nadine Monfils : Maboul Kitchen (Éd.Belfond, 2015)

Mémé ne tarde pas à trouver une famille fortunée à racketter, les Duprez de la Tour. Vrai-faux kidnapping de leur gamin, Yanus, le temps d'une virée explosive ensemble chez Euro Disney. Après cette parenthèse hallucinée, Mémé rend le môme à ses parents, fait accuser le maire, et voit le curé local s'envoler avec la rançon. Tout est en ordre, donc. Et si on transformait le domaine en imitation de Lourdes, avec sa grotte miraculeuse et tout le bizness que ça entraîne ? C'est bien pour la notoriété de l'endroit, mais rien ne vaut un bon vieux lupanar pour attirer la clientèle. Déjà, Mémé Cornemuse a d'autres idées qui fusent dans son esprit obsédé par Jean-Claude Van Damme. Et voilà un chirurgien esthétique se nommant Mickey Spillane, comme l'écrivain de polar, et Jackie Stallone en guise de marraine. Y a que la mort qui pourrait un jour arrêter cette Mémé Cornemuse…

 

Avec leurs péripéties foisonnantes et des brochettes de personnages originaux, les romans de Nadine Monfils appartiennent à la catégorie du polar. Néanmoins, on est loin du petit suspense balisé, ou même de l'intrigue noire sur fond social. C'est un univers perso que développe depuis une vingtaine d'années cette romancière. Ses héros s'exposent aux situations les plus insensées, ne sont excités que par l'excès, ne sont jamais loin d'une démence capable d'atteindre des sommets.

Depuis qu'elle a créé le personnage de Mémé Cornemuse (Les vacances d'un serial killer, La petite fêlée aux allumettes, La vieille qui voulait tuer le Bon Dieu, Mémé goes to Hollywood), Nadine Monfils s'en donne à cœur-joie. La vie est trop courte pour les “prises de tête” permanentes, pour ne pas goûter les plaisirs qui s'offrent à nous. L'auteure nous invite a une philosophie Carpe Diem, la plus rigolote possible. Amusons-nous une fois de plus avec cette fort sympathique comédie.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 19:30
Abdel-Hafed Benotman est mort à 54 ans

Né en 1960, Abdel-Hafed Benotman était un repris de justice et un créatif artistique. Pour connaître son parcours de délinquant, il suffit de consulter Wikipedia. Hafed n'a jamais rien renié de cette expérience, qui le fit passer une bonne partie de sa vie derrière les barreaux. Mais, parce qu'il l'aurait sûrement voulu ainsi, on se souviendra d'Hafed pour ses livres, et pour son caractère positif.

Je me souviens de notre première rencontre, sous le chapiteau de Rue des Livres, à Rennes, au pied des HLM. Hafed lisait le journal, et on a sympathisé illico. Par la suite, je me souviens de lui à Lamballe (Noir sur la Ville). La veille, il avait discuté à bâtons rompus avec des scolaires. Ça lui avait fait un plaisir fou : Hafed en avait encore des étoiles plein les yeux. Une autre fois, c'était à Mauves-sur-Loire. À propos de son livre Coco, illustré par l'amie Laurence Biberfeld, publié par Cyril Herry aux Editions Ecorce. Hafed était heureux qu'on parle de ce livre, dont les bases remontaient à un de ses séjours en prison. Il avait inventé cette histoire délirante pour ses codétenus. C'était publié, et ça c'était un vrai bonheur pour lui.

La dernière fois, c'était à Penmarch, au Goéland Masqué. Un petit défi entre nous, concernant l'argot. Hafed était sans doute le dernier à savoir traduire l'expression « brûler le dur ». La santé d'Hafed ne lui a pas permis d'aller plus loin. Les jérémiades, ce n'était pas son truc, lui qui avait subi la noirceur de l'univers carcéral. Il n'empêche, penser que je ne croiserai plus Hafed au hasard d'un festival polar, ça me fait venir une larme de rage.

Abdel-Hafed Benotman est mort à 54 ans

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 07:30

Dans une affaire criminelle sans cadavre, le doute doit légitimement bénéficier à l'accusé. En 1924, le procès de Guillaume Seznec aurait donc dû connaître un verdict plus clément qu'une condamnation au bagne. Pourtant, suivre aveuglément le slogan “Seznec innocent” ne serait pas juste, non plus. Car la réalité des faits établis reste bien plus solide que les discours jouant sur l'affectif, l'émotionnel. Tous les Bretons natifs gardent en mémoire cette affaire, une grande partie de la population française aussi. L'excellent téléfilm d'Yves Boisset, en 1993, y a contribué. Néanmoins, répéter la chronologie détaillée des éléments est nécessaire, comme le fait ici Denis Langlois de façon vive et illustrée.

Guillaume Seznec, né en 1878, entrepreneur de sciage mécanique à Morlaix, et Pierre Quéméneur, né en 1877, négociant domicilié à Landerneau, conseiller général du Finistère, entreprennent le vendredi 25 mai 1923 un voyage en Cadillac de Rennes à Paris. Quéméneur a rendez-vous le lendemain avec un certain "Sherdly" ou "Chardy" pour traiter une grosse affaire de vente de véhicules d’occasion. Leur Cadillac appartient à Seznec, tout en étant gagée au profit de Quéméneur pour garantir un prêt. Seul, Seznec regagne Morlaix avec l’automobile, dans la nuit du 27 au 28 mai 1923. À la famille Quéméneur inquiète, Seznec explique qu’en raison de pannes répétées tout au long du voyage, il a dû regagner Dreux, à la nuit tombante, pour y déposer Quéméneur à la gare. Depuis lors, il ne l’a pas revu, ni n’a pas obtenu de nouvelles de lui. Le 10 juin, la disparition est signalée à la 13e brigade de police mobile de Rennes. Le 26 juin, Seznec, entendu à son domicile sur commission rogatoire par le commissaire rennais Cunat, confirme son récit.

Entendu à nouveau le 28 juin 1923, cette fois à Paris par le commissaire Vidal, Seznec fournit davantage de précisions sur les pannes qui entravèrent la progression des voyageurs et conduisirent à leur séparation à la gare de Dreux (en réalité, à Houdan). Par arrêt du 28 juillet 1924, Guillaume Seznec est renvoyé devant devant la cour d’assises du Finistère, siégeant à Quimper, pour avoir : - du 25 au 26 mai 1923, volontairement donné la mort à Pierre Quéméneur et ce, avec préméditation et guet-apens ; - courant juin 1923, commis un faux en écriture privée en fabriquant ou faisant fabriquer un acte sous seing privé aux termes duquel Pierre Quéméneur était censé lui consentir une promesse de vente d’une propriété dite Traou Nez, sise à Plourivo (Côtes-du-Nord). Guillaume Seznec frôle la condamnation à mort. Il sera envoyé à Cayenne.

Très vite, en partie grâce aux initiatives de son épouse, il se trouve beaucoup de gens voulant innocenter Guillaume Seznec. Parmi les témoins, il y a aura un certain François Le Her, dont on verra le manque de fiabilité au procès. Le plus halluciné entre tous est sans nul doute l'ancien juge Charles-Victor Hervé, mobilisant les foules autour du cas Seznec. Des pistes imprécises mal exploitées, souvent par impossibilité, il y en eût. Des témoignages clairs, contrairement à certaines allégations, on en produisit aussi. Retenir le détestable nom de l'inspecteur Pierre Bonny, en tant que “grand truqueur de l'enquête”, ne serait pas sérieux ; nous sommes en 1923-24, pas quinze-vingt ans plus tard. Une institutrice sincère, Françoise Bosser, amena la Ligue des Droits de l'Homme à s'engager.

Après-guerre, Seznec revient en métropole, gracié. S'il affiche une image de patriarche, il reste très actif avec sa fille Jeanne, mariée entre-temps à François Le Her. Il ne faudrait pas confondre le taiseux Gaston Dominici avec Guillaume Seznec, qui a de la répartie. En légitime défense, Jeanne abat son marie, mais êtes innocentée. Un nouvel excité apparaît alors dans leur univers, le journaliste Claude Bal. Sa demande de révision du cas Seznec est truffée d'inexactitudes. Juste avant le décès de Seznec, on tente de vaines fouilles dans la propriété de Plourivo. Puis, tandis que la famille de Jeanne vivote, l'affaire connaît moins d'écho jusqu'au milieu des années 1970.

Denis Langlois : Pour en finir avec l'affaire Seznec (Éd.La Différence, 2015)

Connu pour son militantisme au sein de la Ligue des Droits de l'Homme, Denis Langlois est contacté par la famille Seznec. Commence pour lui un travail de fond, afin d'obtenir une révision du procès. Mais il sent les rivalités familiales, en particulier entre Denis Le Her et son frère aîné Bernard. À cette époque, s'il entend déjà devenir seul défenseur de son aïeul, Denis Le Her n'en est pas encore à “ce merveilleux grand-père” qu'il va ensuite parer de toutes les vertus. Dès 1979, la médiatisation s'intensifie grâce à un programme de Pierre Bellemarre sur Europe1. Denis Le Her contrôle tout ça d'un œil jaloux. Tandis que l'avocat Denis Langlois cherche les meilleures hypothèses, Denis Le Her s'enfonce dans une stratégie du “100 % innocent”. Ça porte ses fruits dans les médias, mais c'est catastrophique sur le plan judiciaire, annulant tout espoir de révision.

Bernard Le Her confie à l'avocat le secret détenu par Petit-Guillaume, un des fils Seznec, frère de Jeanne Le Her. Dès lors, on ne peut plus du tout considérer l'affaire de la même façon. Et des témoignages annexes non-retenus prennent tout leur sens. Piste probable, que Denis Le Her ignore avec mépris. Bientôt, les désaccords incessants avec l'avocat (resté bénévole) conduisent à une séparation. Le secret de famille a été gardé, dissimulé, jusqu'ici. Après un long temps de recul, Denis Langlois l'étale au grand jour, afin que chacun puisse y réfléchir en toute justice.

Une certaine démesure accompagne l'ensemble de l'affaire. D'ailleurs, le projet initial de ventes de voitures de Quéméneur apparaissait déjà démesuré. L'enquête policière tous azimuts autour d'un unique suspect est tout aussi énorme. Il suffit d'observer la galerie de personnages qui exploitent l'affaire criminelle, pour éprouver le même sentiment d'excès. Si “l'erreur judiciaire” est dramatique, voire monstrueuse, les moyens de la démontrer ne doivent assurément pas friser l'hystérie. On n'en était pas loin, il faut le dire, lors des dernières demandes en révision de Denis Le Her. Ne pas admettre que Guillaume Seznec ait été un combinard et un magouilleur, oublier que même au bagne il s'arrangea pour ne pas être trop mal traité, jouer sur l'image positive du brave grand-père sans tache, c'est abuser l'opinion publique. Ça n'en faisait pas forcément un assassin.

Denis Langlois nous présente une sorte de “bilan final” de l'affaire Seznec. Si son premier livre, en 1988, nous offrait les bonnes clés, en incluant les plus infimes détails, celui-ci est carrément une référence sur ce dossier. Un ouvrage absolument remarquable !

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 04:55

En ce mois de mai 1983, c'est dans le Haut-Quercy que séjourne Séraphin Cantarel, conservateur en chef des Monuments français. Toujours accompagné de son assistant, le jeune et dynamique Théo Trélissac. Cité médiévale à flanc de falaise et citadelle de la Foi, où l'on vient prier la Vierge Noire protectrice des marins du monde, Rocamadour est un site que Cantarel apprécie tout particulièrement. Pour ses trésors, autant que pour ses jardins magnifiques, dus à Vincent Alvignac, un jeune homme très inspiré qui s'en charge à l'année. Certes, le confort est un peu rudimentaire dans cette Chambre de l’Évêque, rarement ouverte, où loge Séraphin Cantarel. Il s'en accommode, le temps de sa mission.

Il n'a pas commencé sous de bien gais auspices, le voyage dans le Lot de Cantarel et de Théo. Le cirque Di Cantelloni annonçait un spectacle de féerie et de frissons. En effet, le principal numéro présenté par un couple d'artistes s'avéra plein de fascinant suspense, dans une tension palpable. On pouvait croire le partenaire en danger, jusqu'à la fin. Alors que le numéro semblait fini, un drame étrange se produisit. Séraphin Cantarel ne peut pas totalement gommer ces cruelles images. Ce matin-là, c'est un des joyaux du musée local qui vient de disparaître. “La Pomme d'or” contient huit-cent-cinquante grammes d'or pur, ce qui représente un beau pactole. L'objet par lui-même n'est pas monnayable, mais le métal précieux trouve toujours acquéreur.

Il ne semble pas y avoir d'effraction. La châsse contenant l'objet précieux n'a pas été fracturée. Rien d'autre n'aurait été volé. Avant même l'arrivée des gendarmes, plusieurs notables locaux se mêlent de l'affaire. À commencer par le père Pechmalbec, responsable religieux, et le prétentieux colonel Delmont de Gay-Lussac, président des Amis du musée d'Art sacré. Cantarel laisse les enquêteurs opérer non sans éprouver, comme à chaque fois qu'il est face à un mystère, une certaine excitation. En partie due à l'orage aussi, qui sait ? Conservateur du musée, l'historien Christian Lasourre ne serait pas fâché que l’État soit le futur propriétaire des lieux. Mais une anonyme lettre de menace vient de lui parvenir, qui doit être l'œuvre de quelqu'un de connaissance. Il devrait probablement prendre la chose au sérieux. Déjà, la presse s'empare de l'affaire. Cantarel et son entourage n'en sont qu'au début de leurs tribulations...

Jean-Pierre Alaux : La Pomme d'or de Rocamadour (Éd.10-18, 2015)

Voici la cinquième aventure mettant à l'honneur Cantarel et Trélissac, hommes de culture et détectives amateurs. C'est durant les décennies 1970-80 que se situent les intrigues présentées. Un très bon choix de l'auteur permettant de restituer des ambiances moins technologiques, quant aux enquêtes. Certes, les lieux choisis connaissaient déjà un tourisme de masse, bien exploité. Pourtant, on échappait encore à un désolant “calibrage” parfois observé depuis dans les lieux touristiques populeux. Ces années-là, Rocamadour se visitait agréablement, je peux en témoigner. Un site effectivement singulier.

Coauteur par ailleurs avec Noël Balen de la série Le Sang de la Vigne, Jean-Pierre Alaux n'a nul besoin d'éloges pour souligner sa maîtrise des histoires. Le récit est émaillé de multiples références – précises et bienvenues – sur les facettes diverses des lieux, du passé, de faits plus ou moins récents. Bonne occasion de s'instruire, bien sûr. Dans le même temps, l'énigme est fortement présente, peut-être teintée d'étrangeté, avec ses protagonistes à surveiller. Notons encore que le jeune Théo trimballe toujours ses petits secrets personnels, au fil des épisodes. Et que l'ironique Mme Cantarel apparaîtra, elle aussi. Encore un très bon suspense dans cette série, qu'on prend grand plaisir à lire.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2015 Livres et auteurs
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