1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:50

L'été 2014 se termine, place à la Rentrée ! Il est possible que les lectrices et les lecteurs aient été moins attentifs aux sorties de livres depuis fin juin, ainsi qu'aux premières nouveautés de fin août et début septembre. C'est même probable, en ces temps où le farniente est roi. Je vous propose une petite séance de rattrapage : il vous suffit de cliquer sur les liens pour retrouver les chroniques concernées.

De l'été à la rentrée 2014, sélection de huit polars parmi les meilleurs
De l'été à la rentrée 2014, sélection de huit polars parmi les meilleurs

Ensuite, quatre romans parus à la fin du printemps ou en tout début d'été, qui méritent d'être découverts (si ce n'est pas encore le cas) :

« Le jour des morts » de Nicolas Lebel

http://www.action-suspense.com/2014/07/nicolas-lebel-le-jour-des-morts-marabout-2014-coup-de-coeur.html

« Trois morts sinon rien » de Jérôme Zolma

http://www.action-suspense.com/2014/07/jerome-zolma-3-morts-sinon-rien-editions-wartberg-2014.html

« Pur sang » de Franck Bouysse

http://www.action-suspense.com/2014/07/franck-bouysse-pur-sang-ed-ecorce-2014.html

« Les risques de l'improvisation » de Delphine Solère

http://www.action-suspense.com/2014/06/delphine-solere-les-risques-de-l-improvisation-michalon-ed-2014.html

 

Terminons avec un inédit en poche paru cet été :

« Dernière conversation avec Lola Faye » de Thomas H.Cook

http://www.action-suspense.com/2014/06/thomas-h-cook-derniere-conversation-avec-lola-faye-points-2014-inedit-coup-de-coeur.html

Bonne lecture à toutes et à tous.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 05:56

Aux États-Unis, Cleveland est une grande ville de l'Ohio située sur la rive sud du lac Érié. Âgé de trente-cinq ans, Nick Stella est un journaliste sans employeur fixe. Boxeur à ses heures, il est plutôt fauché, et même endetté. Besoin d'argent pour lui, et pour son aïeul Louie, nonagénaire en maison de retraite. Il apprend par son cousin prêtre qu'un double décès suspect s'est produit à la paroisse Saint-François. Le père John Angelino est mort d'overdose, tandis que la prostituée avec laquelle il se trouvait a été défenestrée. L'info a été minimisée par la hiérarchie catholique. Nick Stella y voit une lucrative occasion de vendre des articles au grand quotidien de Cleveland. D'autant qu'il a gardé contact avec deux flics, surnommés Birdman et Willie T, coutumiers des affaires glauques.

Mère de la petite Maddie, Amelia Saint-John appartient à la haute société locale. Elle est mariée à Roger, un avocat aussi infidèle que voyageur. Si son frère Garth Randolph, âgé de trente-neuf ans, oscille entre richesse et ruine, les parents et l'entourage d'Amelia sont plus stables. À l'image de sa meilleure amie, Paige, qui a ouvert une librairie. Envisageant l'écriture d'un roman, Amelia maîtrise encore mal l'informatique. Ainsi, quand elle reçoit une pièce-jointe spéciale, elle doit la faire décrypter par un duo d'experts. Il s'agit d'un poème écrit à la main, sûrement un texte de T.S.Eliot (1888-1965, Nobel de Littérature 1948). Sans doute pas un envoi de Shelley Roth, maîtresse supposée de son mari. Ce texte s'accompagne de cinq noms, dont celui de Roger Saint-John.

Nick Stella a exploré la piste chinoise dans l'affaire John Angelino. Ce qui l'a mené à Rat Boy Choi, un dealer habitué des fumeries d'opium. Il a affirmé ne pas être concerné. Mais il va pourtant être éliminé peu après. Le meurtre du docteur Benjamin Crane a fatalement un lien avec celui d'Angelino. La veuve du médecin paraît plutôt insensible. L'ordinateur du défunt prêtre révèle à Nick le même poème de T.S.Eliot et la fameuse liste de cinq noms. Dont celui du bijoutier Geoffrey Coldicott, avec lequel Nick essaie d'entrer en contact. Ce commerçant, obsédé sexuel, est déjà sous l'emprise du tueur. Avant de le supprimer, il l'oblige à se souvenir de leur groupe d'étudiants nommé AdVerse, et d'une funeste soirée d'Halloween, vingt ans plus tôt. Et de Julia Raines, qu'il est en train de venger.

Nick renoue avec Ivan Kral, le flic de la Criminelle surnommé Birdman. Kral aurait voulu être le premier à arrêter l'assassin. Mais un tel cas de tueur en série intéresse le FBI, qui s'est déjà emparé de l'affaire. L'assassin utilise parfois la prostituée mineure Tafy Kilbane pour œuvrer contre ses cibles. L'universitaire Sebastien Keller fut témoin des évènements à l'époque du groupe AdVerse. Atteint d'un cancer, il pourrait soulager sa conscience. Amelia Saint-John a fait la connaissance de Nick Stella. La jeune femme et ses proches ne sont pas à l'abri de l'implacable vengeance du criminel…

Richard Montanari : 300 mots (Cherche Midi Éd., 2014)

Tous les romans à suspense, étiquetés thrillers ou pas, devraient être écrits comme ceux de Richard Montanari. En effet, c'est un polar impeccable qu'il propose ici aux lecteurs. On remarque d'abord une parfaite construction du récit. Nous suivons le journaliste Nicky, mais aussi Amelia et son entourage, tout en croisant le tueur dans certaines scènes. Si nous n'avons pas son identité, l'assassin ne cache pas son but, mortelles représailles qui visent d'anciens étudiants. Cinq morts à venir, plus des victimes collatérales.

Le deuxième atout favorable, ce sont les personnages et leur vécu. Fils du flic Vincent Stella, Nick se veut aussi opiniâtre que le fut son père, quels que soient ses soucis personnels. Cocufiée, Amelia s'organise afin d'aller vers une vie nouvelle. Les fraternités d'étudiants aux États-Unis, surtout prétexte à faire la fête, sont bien connues. L'auteur a raison de limiter les descriptions au sujet de celle appelée AdVerse. Quelques minces indices aident le reporter, tandis que la menace devient plus présente, et que le suspense monte crescendo. Une ambiance sous tension, pour un polar qui captive ses lecteurs.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 06:00

Du 2 au 5 octobre 2014, à Pau, le salon “Un Aller-Retour dans le Noir” revient pour sa sixième édition. Cette année, le thème du salon sera Noir tropiques.

Dans son ouvrage Tristes tropiques, Claude Lévy-Strauss, nous fait le récit de ses rencontres avec les indiens du Brésil, et s’interroge sur le sens du progrès et les ravages qu'une civilisation mécanique produit sur son environnement et les différentes cultures avec lesquelles elle entre en contact. C’est ainsi qu'a été détourné le titre de son ouvrage : Noirs Tropiques.

Dans la lignée des pionniers, tels Arthur Upfield, avec son inspecteur Napoléon Bonaparte à la double culture, et Tony Hillerman qui situe ses romans dans la réserve Navajo, ce festival propose une plongée dans le polar ethnologique. Car au-delà du voyage et du dépaysement, il y a quelque chose à apprendre. Les dimensions géographiques et ethnologiques viennent enrichir le polar, et donnent des clés inédites pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Pau : “Un Aller-Retour dans le Noir” du 2 au 5 octobre 2014

Le parrain sera l’auteur français Caryl Ferey. Il sera entouré de grands noms comme Deon Meyer (l’auteur sudafricain présentera à Pau son dernier ouvrage en sortie nationale), et de l’anglais Tim Willocks, ainsi que d’auteurs français multi-primés en 2014, tels Olivier Truc et Ian Manook, et d’auteurs de premiers romans enthousiasmants : outre les deux auteurs cités, seront présents Samuel Gaileys, auteur américain dont le roman Deep Winter paraîtra aux éditions Gallmeister en août 2014, et Emmanuel Grand, auteur de Terminus Belz aux éditions Liana Levi.

Ils seront présents à Pau, Pavillon des Arts (entrée gratuite - samedi 14h30/18h30, dimanche 10h/18h) :

Deon Meyer (Afrique du Sud), Sam Millar (Irlande), Olivier Truc, Tim Willocks (Grande-Bretagne), Jean-Bernard Pouy, Hervé Claude, Lalie Walker, Pascal Dessaint, Dominique Sylvain, Emmanuel Grand, Jean-Hugues Oppel, Marin Ledun, Samuel Gailey (États-Unis), Mako, Ian Manook, Alan Duff (Nouvelle-Zélande), Wilfrid Lupano, Claude Mesplède, Gilles Vincent, Sylvie Allouche et Charlotte Bousquet, Ohazar, José Correa et Clémentine Thiébault.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 05:55
Toulouse : Polars sur Garonne, des rendez-vous d'automne

Initiée par Claude et Ida Mesplède, l'association Polars sur Garonne invite cet automne les Toulousains à plusieurs rendez-vous. Accueillie par le Festival International du Film Grolandais de Toulouse, Polars sur Garonne reçoit :

-Samedi 20 septembre à partir de 14 heures dans la cour de l'ESAV, rue du Taur : Patrick Raynal, Jean-Bernard Pouy, Éric Maravélias ("La faux soyeuse" Série Noire) et Nicolas Mathieu ("Aux animaux la guerre" Actes Noirs).

Débat à 16 h sur le thème "Le social dans le roman noir doit-il toujours être traité avec sérieux?"

Musique, cinéma, ambiance déjantée assurée grâce au Fifigrot, l'inénarrable et bienheureux festival de cinéma toulousain. http://fifigrot.wordpress.com/

-Vendredi 3 octobre à 18 heures, à la librairie Ombres Blanches, rencontre débat/signatures avec Olivier Truc pour "Le détroit du loup" (Métailié)

Espace Roguet de Toulouse :

-Vendredi 17 octobre à 18 heures vernissage des expos Planète Polars et des portraits des Pictographistes

Planète Polar est une exposition de la Médiathèque Départementale de la Haute-Garonne écrite par Claude Mesplède qui donnera une conférence à cette occasion. Les Pictographistes exposent des portraits géants, noir et blanc, d'’auteurs de polars.

-Jeudi 23 octobre à 20h30, concert littéraire. Les mots de Marcus Malte extraits de son roman "Les Harmoniques" (Série Noire)  mis en bouche par l’auteur lui-même, accompagné par deux magnifiques musiciens de jazz, Virginie Teychené (chant) et Gérard Maurin (contrebasse, guitare). Un mélange musical et littéraire subtil et émouvant. http://les-harmoniques.wix.com/les-harmoniques

Par ailleurs, à noter la visite d'un ami de Polars sur Garonne  : le romancier sud-africain Deon Meyer sera l'invité du festival de Pau, le 1er week-end d'octobre. Deux jours plus tard, il présentera ses livres à la librairie Ombres Blanches, de Toulouse.

Deon Meyer et Claude Mesplède

Deon Meyer et Claude Mesplède

Toulouse : Polars sur Garonne, des rendez-vous d'automne

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 05:55

La guerre 1914-1918, on en parle beaucoup en cette année commémorative. Et si l'on redécouvrait la décennie qui va suivre ? Avec les séquelles du conflit mondial et les débuts de la psychanalyse, comme dans le roman d'Odile Bouhier. Avec les jeux secrets et meurtriers qui imposeront bientôt les dictatures, comme dans celui de Romain Slocombe. Ces deux romans sont disponibles en format poche dès le 4 septembre.

Odile Bouhier : La nuit, in extremis (Éd.10-18, 2014)

À l'automne 1921, la terrible guerre qui s'est achevée trois ans plus tôt reste dans tous les esprits, et dans les corps meurtris des combattants. En ce mois de novembre, c'est le procès de Landru qui intéresse surtout la population. À Lyon, la vie apparaît paisible, sans crime notoire. Ce qui déplaît à l'ambitieux procureur Pierre Rocher, qui rêve de briller dans la politique. Ces anarchistes qui prépareraient des attentats, voilà une affaire susceptible de lui apporter un certain prestige. Il charge Julien Legone, policier des Brigades du Tigre, d'infiltrer ces réseaux. Loin d'être honnête, avec ses trafics pornographiques, l'inspecteur se grime pour fréquenter le jeune anar cinéphile Romain et ses amis. Le professeur Hugo Salacan, criminaliste renommé, accueille quant à lui deux hôtes. Il s'agit d'un confrère scientifique et du policier américain Craig Copper. Cet Irlandais d'origine vient observer les méthodes du commissaire Kolvair. Ce dernier est fort occupé, en ce moment.

Âgé de vingt-et-un ans, Anthelme Frachant a pourtant participé à la guerre de 1914-18. à l'issue de laquelle, il fut incarcéré à la prison Saint-Paul. On vient de le libérer, d'autant que sa conduite semblait exemplaire. Néanmoins, le commissaire Kolvair soupçonne ce jeune homme d'un meurtre, sur le Front. À cause du temps des combats, il n'a jamais pu prouvé que Frachant a tué son ami, le lieutenant Bertail. Puisque son suspect s'installe dans une pension de famille à Oullins, Kolvair fait la même chose afin de le surveiller de près. Entre-temps, le premier contact entre le policier Copper et le commissaire Kolvair est plutôt agité, mais les deux professionnels sympathisent rapidement. L'Américain est prêt à suivre l'affaire Frachant avec son collègue. Peu après, un triple crime est commis à la pension de famille. Le couple de logeurs et un client ont été sauvagement assassinés. Kolvair pense d'emblée que la femme a été décapitée à la baïonnette. Rien n'a été volé, mais une profusion d'indices désignent Anthelme Frachant. Comme si son suspect espérait une sorte d'impunité…

C'est la troisième aventure mettant en scène le commissaire Kolvair et le professeur Hugo Salacan. Autour d'eux, on retrouve les protagonistes impliqués dans les deux précédentes affaires. Tels Jacques Durieux, l'assistant de Salacan, ou l'infâme inspecteur Legone. Pas de soucis pour les lecteurs découvrant cette série : l'auteure nous présente chacun dans son contexte, jusqu'à la page quarante. Ainsi que le policier Craig Copper, qui accompagne ensuite les investigations de Kolvair. Toutefois, ce n'est pas un strict roman d'enquête qui nous est proposé. Loin d'être balisé ou linéaire, le récit offre des incursions dans la vie privée des personnages. Par exemple, le mariage du légiste Damien Badou s'annonce fort houleux. Procédé narratif qui permet aussi, grâce aux souvenirs des anciens combattants Salacan et Kolvair, d'évoquer le conflit mondial encore récent. À l'image de la séduisante Bianca, les psychiatres d'alors se doivent d'être opiniâtres. L'article 64 du Code Pénal est très contesté, on le verra ici. Quant à ce diable de Landru, on suit aussi son retentissant procès, en parallèle de l'histoire. Un roman riche, confirmant l'excellente impression que nous donne cette série.

Polars poche : Odile Bouhier (10-18) et Romain Slocombe (Points)

Romain Slocombe : Première station avant l'abattoir (Éd.Points, 2014)

En avril 1922, Ralph Exeter est le correspondant à Paris du journal anglais Daily World. On le voit fréquenter les milieux culturels de Montparnasse, sans négliger une actualité plus politique. Marié à une épouse russe vivant en Grande-Bretagne, Exeter a été engagé par le patron du Daily World, journal de gauche, pour ses sympathies soviétiques. Son rôle va plus loin, puisqu'il est censé transmettre aux bolcheviques des infos secrètes émanant d'un dirigeant français. En réalité, c'est pour lui une combine afin d'empocher une prime mensuelle. La conférence économique internationale qui va se tenir à Gênes est un sujet plus sérieux. En cet après-guerre, c'est à cette occasion que l'équilibre des forces en Europe doit s'affirmer. Une foule de journalistes témoignera des travaux de la conférence, qu'on imagine décisive. La région de Gênes va grouiller d'infos capitales. Ralph Exeter s'y rend par le train, chargé de remettre un document à la délégation soviétique.

Durant le trajet, il va sympathiser avec son confrère américain Herbert Holloway. Un type quelque peu exubérant, mais expérimenté et réactif. Ils vont croiser un nommé Moselli, à l'allure inoffensive, qu'il faudra écarter de leur route. En Italie, outre les carabiniers, ils remarquent la grande présence des Chemises Noires. Si Benito Mussolini, qu'Exeter a déjà rencontré à Cannes, n'a pas encore pris le pouvoir, ses troupes sont visiblement prêtes. Les délégations de chaque pays sont à pied d'œuvre. Celle de la Russie semble encore plus sécurisée que les autres, à quelques kilomètres de Gênes. Exeter y prend contact avec le diplomate Rakovsky, lui avouant qu'il a perdu le document à transmettre. Chef des services secrets, le colonel Yatskov charge Exeter de repérer un certain Rosenblum. Cet aventurier meurtrier aurait berné les autorités bolcheviques dans une transaction. Parmi les nombreuses personnes venues à Gênes, Exeter tombe bientôt sous le charme d'une belle photographe américaine, Melicent Teydon-Payne...

Avec ses méandres politiques, l'entre-deux-guerres reste une fichue époque. Certes, les historiens en ont exploré beaucoup d'aspects. Ce sont généralement les grandes lignes de ces années 1920 et 1930 qu'on nous présente. Implantation du communisme, du fascisme et du nazisme, face aux démocraties européennes faibles. On devine les noirs arcanes et secrètes embrouilles qui eurent lieu en ces temps-là. Voilà ce que Romain Slocombe entreprend d'illustrer, et même de décrypter, dans ce riche roman d'espionnage. Il s'agit de restituer le climat délétère qui régnait alors. Slocombe s'inspire de son grand-père pour camper le journaliste Ralph Exeter. Mais on va aussi côtoyer d'autres personnages se référant à la réalité. Évidemment, le plus cocasse est Herb Holloway, “jumeau littéraire” d'Ernest Hemingway. Mussolini apparaît également ici avec ses contradictions, à la veille de la dictature. Quant aux apparatchiks, on les sent proches de ceux qui existaient au début du régime communiste. Un noir roman d'aventure, avec une belle dose de péripéties et de suspense. Encore une belle réussite à l'actif de Romain Slocombe.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 05:55

En ce mois d'avril 1948, ce qui fait la Une de l'actualité, ce n'est certainement pas la mort du jeune Jeannot, treize ans. Il habitait à Gagny dans les locaux du Patronage de l'Enfance Orpheline, œuvre reconnue d'utilité publique. Jeannot a fugué, faisant une chute mortelle dans la carrière voisine de l'établissement. Ce n'est pas le premier incident de cette sorte au Patronage. L'inspecteur Ferdinand Freuglie croit remarquer des marques d’une sévère correction sur le corps du gamin. Pourtant, son supérieur se charge de conclure à un banal accident. Ce qui fera plutôt les grands titres du journal Paris-Soir, en ce mois d'avril, c'est l'arrestation d'un étrangleur. Une info exclusive de ce quotidien. C'est d'ailleurs pourquoi Philippe Crélard, le patron de Paris-Soir, a organisé une soirée mondaine.

Devant faire un détour par chez lui, Crélard trouve sa femme alitée, ivre, comme souvent. Peu après, il est mortellement agressé par un homme masqué. Son assassin lui défonce la tempe à coups de talons pour l'achever. On pourrait penser à un crime de rôdeur, commis par un émule de l'étrangleur récemment arrêté. Mais Crélard est un haut personnage de la nation. En présence des plus importantes autorités, ses obsèques soulignent l’influence exceptionnelle du défunt, homme de pouvoir et de réseaux. “Il a été enseveli avec son cortège de qualités. Pas le poids d’un défaut dans le cercueil… Un ange” conclut assez cyniquement le commissaire principal Pasquet, qui dirige l'enquête. On interroge un petit truand de Pigalle, un garagiste véreux, la concierge de Clélard, sans grand succès.

Pasquet apprend que Clélard fut, de 1940 à 1943, directeur de la publication d'un obscur journal collabo. Une vengeance lui paraît improbable. C'est grâce à un chauffeur de taxi coopératif que l'affaire pourra rapidement progresser. Il se souvient de ce client, qui avait l'air de surveiller Clélard. À son hôtel, on identifie ce Kozor. C'est un contorsionniste qui assure le spectacle durant les entractes au cinéma Lux, non loin de là. Quand les policiers interviennent, il tente de fuir. Sa maîtresse Lucie, une droguée, l'aide à se débarrasser des flics. Ça ne portera pas chance à la jeune femme, ni à Kozor bientôt arrêté. En mars 1949, l'ombre de la guillotine plane sur son procès. Encore et toujours, Kozor se dit innocent. En effet, il n'est qu'un lampiste auquel on a fait endosser la responsabilité de ce crime. Qui n'est pas sans lien avec la mort du jeune Jeannot à Gagny…

 

Sur un scénario de Didier Daeninckx, son vieux complice le dessinateur Mako nous plonge dans la France d'après-guerre. Celle où circulaient les Tractions 15CV de la police, ainsi que des 203 Peugeot ou des 4CV Renault. C'était le temps des grands dossiers criminels, alimentant la presse en pleine renaissance, passionnant le grand public. L'occupation n'est pas si loin, et certaines gloires du moment sont moins propres qu'il y semble. Le poids des institutions est terriblement lourd, en cette époque où aucun scandale ne doit nuire à la nouvelle ère qui débute. On peut compter sur Daeninckx pour restituer cette ambiance, et sur Mako pour la suggérer en images. Il s'agit d'une authentique bédé-polar, dotée d'une intrigue très solide. Un album one-shot à ne pas manquer.

Daeninckx – Mako : La chute d'un ange (Casterman, 2014)

Durant l'été 2014, le duo Daeninckx–Mako a également publié “Les pigeons de Godewaersvelde”, une bédé dans la collection des Petits polars du Monde. En voici le résumé-éditeur :

C'est par un simple communiqué, fin 2003, que la société Metaleurop SA avait annoncé la fermeture de son site de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), laissant brutalement sur le carreau plus de 800 salariés. C'est par un SMS tout aussi expéditif que les ouvriers de Nord-Métal apprennent la liquidation de leur usine. Stéphane Kowalski en fait partie. La cinquantaine grisonnante, l'homme a peu d'espoir de retrouver du boulot, ce qui le préoccupe, certes, mais pas autant que sa femme, Anne, avec laquelle il s'entend de moins en moins. Celle-ci ne supporte plus sa passion pour la colombophilie et lui demande de choisir entre elle et sa “volaille”.

Stéphane redevient du coup célibataire car rien n'est finalement plus important que ses champions de pigeons. L'un d'eux, vainqueur d'un titre mondial, s'appelle Raoul, en référence à Raoul de Godewarsvelde (1928-1977), chanteur ch'ti à casquette des années 1960 et 1970, interprète de La Petite Tonkinoise et de La mer monte. Raoul et sa congénère Lucienne s'avèrent des victimes collatérales de la fermeture de la fonderie, où était installé leur pigeonnier. Qu'à cela ne tienne : ils continueront de voler dans le ciel, mais pas à des fins sportives. N'en disons pas plus. De la casse sociale à la délinquance, le pas est plus vite franchi qu'on ne croit. Stéphane va le vérifier à ses dépens.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 05:52

En ce début des années 2000, André Pastrella est âgé de vingt-deux ans. Suisse d'origine italienne habitant Genève, il ambitionne une carrière d'écrivain. Vivotant grâce à des jobs incertains et de courte durée, André garde l'espoir de publier ─ s'il parvient à venir au bout d'un premier livre. Ces derniers temps, il s'est trouvé le modèle parfait. “La volonté portait désormais un nom : Arturo Bandini, alias John Fante. J'avais trouvé mon alter ego. Les mots n'étaient plus une supposition, ils existaient, on pouvait les écrire comme ça.” Il dispose même d'un semblant d'univers stable, en la personne de sa voisine âgée aveugle. Mais celle-ci va être bientôt hospitalisée. André engage une jeune femme pour lui faire la lecture. Il s'avoue ne pas être insensible à la belle Karla, une Polonaise.

Le décès de la vieille voisine correspond à la fin de son job du moment. André voudrait bien rester en contact avec l'attirante Karla. Un soir, quand son voisin Bernard – un foutu taré qui parle de lui à la troisième personne, Bébert – est agressé par deux Colombiens, André intervient. Ce qui lui vaut quelques bosses : “Je me sentais comme Philip Marlowe quand il est amoché. Le style en moins.” Pour éviter d'autres ennuis, Bébert cache chez lui un paquet de drogue. Voilà André receleur, encore qu'il se sente surtout pigeon. Tandis que s'installe à côté une nouvelle voisine, la jeune pianiste Juliette, André gagne quelques sous comme figurant sur un tournage. C'est dans un club à strip-tease qu'il retrouve “sa” Karla. Mais elle fuit tout rapprochement avec lui, ne montrant aucun sentiment.

La jeune femme ayant vite disparu du club, André aidé par Bébert doivent secouer le personnel pour obtenir des infos. Hélas, Karla est déjà en partance. En manque de femme, André va rencontrer des prostituées toutes nommées Cindy. La manière directe est plus efficace et excitante que la mélancolie avec les putes, il s'en aperçoit. Car ce n'est pas dans ses boulots qu'il peut s'éclater, ni avec sa voisine Juliette. Des soirées traînassantes, où ils ne partagent que de l'alcool et des joints, ça ne fait guère évoluer leur improbable relation intime. On a cru Bébert mort, il s'est réfugié sous le soleil de Miami. Laissant ainsi son paquet de drogue à la disposition d'André. Le pactole ? Après une hospitalisation pour occlusion intestinale, les galères continent pour l'écrivain en herbe…

Joseph Incardona : Le cul entre deux chaises (BSN Press, 2014)

Avec des romans noirs singuliers tels que “Remington” (2008), “220 volts” (2011), “Trash circus” (2012) ou “Misty” (2013), Joseph Incardona s'est taillé une belle réputation chez les lecteurs de polars. L'éditeur suisse BSN Press a l'excellente idée de rééditer son tout premier titre, datant de 2002, dans une version entièrement révisée. C'est un bon moyen de redécouvrir les débuts de cet auteur plein de talent. De la fantaisie, il n'en manquait déjà pas, on pourra le vérifier ici.

André Pastrella, l'anti-héros, est quelque peu le double d'Incardona (comme Bandini, pour John Fante). Il serait très facile de le qualifier de loser, de ne voir qu'une facette, celle de l'éternel perdant. Avec son voisin Bébert, ils font la paire dans le genre vaincus d'office. En réalité, André accumule les expériences de vie, certes rarement florissantes. Dans ses boulots de grouillot, ça ne va jamais très loin. Avec les femmes, ce n'est pas une réussite. La seule qui l'aimait bien était aveugle, c'est dire. Ces ratages divers et variés, voilà ce qui rend évidemment sympathique le pauvre André, circulant dans sa Fiat hors d'âge. Et ça nous fait beaucoup rire. Par exemple, quand il se retrouve à l'Hôpital Cantonal, il espérait mieux : “Je ne sais pas, moi, la clinique Rothschild, l'hôpital Beaulieu, un truc classe, des infirmières roulées comme des pin-up et des mousses diététiques au dessert.” Un roman animé diablement agréable, aucun doute.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 05:55

Le thème principal du n°18 de L'Indic étant “Polar en balade”, rien ne vaut un guide pratique pour explorer les circuits-découvertes proposés par votre tour-operator, l'association Fondu au Noir 44.

Voici donc le sommaire de ce numéro :

Dossier Polar en balade (par  Jocelyne Hubert [qui produit un remarquable article], Emeric Cloche, Caroline de Benedetti, Julien Védrenne et Eric Maneval) - À lire et à voir : les souvenirs de Nicolas Mathieu, Ian Manook, Nicolas Jaillet et Marie Vindy - Sévices : Les mots-croisés de Jacques Mailhos - Garde à vue : Heinrich Steinfest - La musique adoucit les moeurs : Tocqueville et Dovrak, par Emeric Cloche - Dernière séance : Ciné Club Clouzot (par Julius Marx)

Verdict : Le chant des morts, Jean-Paul Demure - Meurtre à Tombouctou, Moussa Konaté - Clouer l'Ouest, Séverine Chevalier - L'assassinat d'Hicabi Bey, Alper Canigüz - Révélation brutale, Louise Penny - Country blues, Claude Bathany - Dernier refrain à Ispahan, Naïri Nahapétian - Ombres et soleil, Dominique Sylvain - Crimes sans importance, Dave Zeltserman - L'emprise, Marc Dugain - Le léopard, Jo Nesbo - La faux soyeuse, Eric Maravélias - Date limite, Duane Swierczynski - Le détroit du loup, Olivier Truc - Un mensonge explosif, Christophe Reydi Gramond - Le dévouement du suspect X, Keigo Higashino - Le zoo de Mengele, Gert Nygardshaug - Yeruldelgger, Ian Manook - Ce qui n'est pas écrit, Rafael Reig - Police, Jo Nesbo

Comparution immédiate - Photo 4e de couv', "Bibliothèque", série Superposition par Emeric Cloche

Le n°18 du noir-magazine L'Indic est disponible.

Pour rester en contact avec L'Indic, abonnez-vous ! Tout juste imprimé, il sera dans votre boîte aux lettres. Abonnement annuel de 3 numéros 18 Euros. Frais de port offerts. Paiements par chèque à l'ordre de Fondu Au Noir :

Fondu Au Noir - 2 rue Marcel Sembat - 44100 NANTES

(n'oubliez pas de préciser votre adresse postale)

Pour toute question : fonduaunoir44@gmail.com

Si vous voulez commander d'anciens numéros, faites nous simplement suivre un chèque du montant correspondant, à l'ordre de Fondu Au Noir, en précisant les numéros qui vous intéressent : Fondu Au Noir - 2 rue Marcel Sembat - 44100 Nantes

- À compter du numéro 14 : 18 euros les 3 numéros - Pour les numéros 5 à 13 : 5 euros par magazine - Pour les numéros 1 à 4 : 4 euros par magazine (attention, le n°1 et le n°8 ne sont plus disponibles!)

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 05:45
Fouras (17) : Festival Tribus Polars les 6 et 7 septembre 2014

Première édition du festival de littérature policière les samedi 6 et dimanche 7 septembre à Fouras-les-Bains (Square Carnot – Entrée libre) :

La marraine de ce festival est Danielle THIERY, première femme à avoir accédé au poste de Commissaire divisionnaire en France, une vingtaine de polars à son actif, prix du "Quai des Orfèvres 2013", une quarantaine d'auteurs, six libraires, deux éditeurs ainsi que la Société des Auteurs de Poitou-Charentes seront présents à cette grande fête du livre. Au programme, polar (adulte et Jeunesse), BD et dessins d'humour, musique, cinéma et exposition. Plusieurs animations animeront cette manifestation (débats, slam, lecture, scène de crime, concerts)…

Renseignements : 06 47 60 83 88 ou Office de Tourisme Rochefort Océan à Fouras : 05 46 84 60 69 - fouras@rochefort-ocean.com

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 05:55

Jean-Baptiste Rolant est marié depuis vingt-quatre ans à Mylène. Ils ont eu deux enfants, désormais adultes. Leur fille est mariée, en Irlande. Leur fils est étudiant. Le couple habite à Issy-les-Moulineaux. Ils possèdent aussi une maison à Étretat. Encore que ces dernières années, Mylène préfère qu'ils séjournent à Deauville ou à Honfleur. Elle est journaliste pour un magazine, Paris-Monde. Jean-Baptiste s'est associé avec son ami Max. Tous deux dirigent une agence de communication fonctionnant très bien. Jean-Baptiste est conscient que vingt-quatre années de mariage se sont écoulées. Plutôt dans l'harmonie, selon lui, puisqu'il se répète qu'il n'a jamais cessé d'être amoureux de sa femme.

Vendredi de printemps en fin de journée, un nouveau week-end en Normandie s'annonce pour le couple. Quand Jean-Baptiste rentre chez eux, il trouve un mot de son épouse sur la table : “Je ne rentrerai pas”. Ça ne ressemble pas à une formule d'adieu, estime-t-il. Dans un premier temps, il éprouve de l'incompréhension, mais pas encore de l'inquiétude. Il essaie de joindre Mylène par téléphone, laissant des messages sur son répondeur. Est-elle juste trop occupée pour répondre ? Jean-Baptiste s'en va rôder autour des locaux du magazine. Dans un bar voisin, il rencontre deux employées de Paris-Monde connaissant sa femme, Babeth et Caroline. Babeth suggère que Mylène peut avoir un problème de santé.

Le samedi matin arrive. Contacter des copines de son épouse ? Elle n'en a pas qui soient vraiment intimes. Jean-Baptiste téléphone à ses enfants et à ses beaux-parents. Après la visite de Max, c'est dans les rues de Montparnasse, dans les boutiques fréquentées par Mylène, que Jean-Baptiste tente vainement de retrouver sa trace. Recherches illusoires, et pourtant nécessaires à ses yeux. Il dîne même dans le restaurant où ils avaient, tant soit peu, leurs habitudes. Entre-temps, Mylène a téléphoné à leur fille. Elle est donc en vie, ce qui est pour l'heure l'essentiel. Jean-Baptiste déniche une adresse dans les papiers de son épouse. Il semble bien que ce soit celle d'une psychologue pour couples.

Le dimanche, Jean-Baptiste se rend à Deauville et à Honfleur, passe par leur maison d'Étretat. Ce n'est visiblement pas sur la Côte Normande que se cache Mylène. Celle-ci a appelé ses enfants, affirmant que Jean-Baptiste la cocufiait effrontément. Il s'insurge, nie avoir eu la moindre maîtresse. Le lundi, chez eux, il trouve dans la comptabilité de Mylène des traces de rendez-vous médicaux. Si elle avait besoin de soins, elle n'en a jamais parlé. Le premier contact entre Jean-Baptiste et la psy pour couple consultée par son épouse s'avère tendu. Il a l'occasion de recroiser la brune Caroline, attentive à ses confidences. Si leur couple se reformait, Mylène se serait jamais plus la même. Mais est-ce possible ?…

Gilles Bornais : J'ai toujours aimé ma femme (Éd.Fayard, 2014)

C'est le dixième roman de Gilles Bornais, qui s'est fait connaître par des romans noirs et des polars historiques très vivants. Il change de registre, présentant un suspense intimiste qu'il qualifie de “roman d'amour noir”. On peut même dire qu'il s'agit d'une intrique basée sur l'introspection. Pas d'action tonitruante, ni de péripéties spectaculaires au programme. Néanmoins, c'est un récit animé de multiples questions. Principalement sur les rapports entre épouse et mari, entre femme et homme aux aspirations différentes : “Si ma vie de couple avait été un long parcours en voiture… disons un aller entre Paris et Nice, alors j'aurais songé en arrivant à destination que le trajet avait été agréable parce que l'autoradio avait passé de la bonne musique. Et c'est ici qu'il est, le mirage ! Si j'avais fait bonne route, c'est d'abord parce que la voiture avait bien roulé.”

Séparations, divorces, simples faits de société qui finissent par paraître naturels. Certains en attribuent commodément la faute à la “société”, étant responsable de la dégradation de la famille. On parlait autrefois de “ménages”, on dit aujourd'hui “couples”, ce qui n'a pas le même sens, en effet. Parfois, un conformisme bourgeois créait une usure. De nos jours, la part d'égocentrisme de chacun n'est-elle pas ce qui domine entre conjoints ? Moi d'abord, et regardez comme nous sommes heureux. Sauf que l'un(e) s'en va, quand même. “Qu'avais-je fait pour être puni ?” malgré les tentations “à chaque fois mes sentiments me rappelaient à l'ordre et au bonheur” s'interroge le héros, doublement myope. Illustration d'un couple moins parfait qu'en apparence, cette histoire explore avec réussite la relation homme-femmes.

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