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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 05:55

Gallois d'origine, sir Owain Gwyn quitte son poste d'ambassadeur de Grande-Bretagne aux États-Unis. Ce brillant diplomate regagne ses propriétés de Glastonbury, en Angleterre. Il restait en Amérique des problèmes à régler, que son agent George Dalton ne sut résoudre. Mais sir Owain peut aussi bien s'en occuper de chez lui, avec son adjoint Lance Beaufort. Car il est le plus éminent membre de l'Ordre Secret et Sacré des Arthuriens, l'OSSA. Il fait partie du premier cercle, celui de la Lignée de Sang, héritier des Chevaliers d'antan. Ceux qui sont proches du mage Myrddin, gardien des traditions dans sa tour galloise. Si leurs activités sont officieuses, elles sont connues des autorités anglaises. D'ailleurs, même le Prince de Galles voudrait appartenir à leur confrérie. L'OSSA intervient partout où, dans le monde, se présente un danger menaçant un certain équilibre religieux.

Owain Gwyn traque de longue date Josep Mardrid, trafiquant d'arme influent en Afrique. La principale cible de l'OSSA est actuellement Angelo Marchetti. Celui-ci a fait partie de leur confrérie, avant de les escroquer. S'il n'est pas impossible de le pister, on sait qu'il dispose d'hommes de main sans pitié. Ce sont certainement deux de ces tueurs qui ont assassiné dans le Maryland l'antiquaire Goldman. On lui a volé une croix religieuse, plus recherchée par les initiés pour son symbolisme que pour sa valeur marchande. C'est le policier Fitzgerald, dit “Irish”, qui est chargé de l'enquête. Cet alcoolique, dépressif depuis une horrible affaire sanglante, a découvert le cadavre du jeune complice du tueur. Selon des voisines, un véhicule étranger a stationné devant chez Goldman. La vidéosurveillance montre que c'est un 4x4 de l'ambassade de Grande-Bretagne.

Mitzi Fallon, trente-neuf ans, élève seule ses deux filles ados en Californie. Elles viennent de s'installer chez la sœur de Mitzi et son mari, à San Francisco. La jeune femme a intégré le HRI, service des crimes Historiques, Religieux et Inexpliqués, du FBI. Très vite, Mitzi va devoir rejoindre “Irish” à Washington, pour le meurtre de l'antiquaire. On se montre fort peu coopératif avec le duo à l'ambassade anglaise. Mitzi obtient de l'employée de Goldman une clé USB codée, dont le décryptage s'annonce difficile. “Irish” étant victime d'un grave accident, c'est Mitzi qui est obligée de poursuivre l'enquête en Angleterre. Sir Owain Gwyn et l'OSSA espéraient éviter un attentat d'Al-Qaïda aux États-Unis, grâce à un infiltré dans la cellule terroriste. Mais l'explosion meurtrière a bien lieu à la gare centrale de New York. Tandis que le danger qui entoure Mitzi risque de s'étendre à sa famille, l'OSSA poursuit ses missions. Parmi lesquelles, la protection du pape...

Sam Christer : Les héritiers de Camelot (MA Éditions, 2014)

Avec “Les héritiers de Stonehenge” (2011), Sam Christer avait connu un beau succès. Il y a de grandes chances que les amateurs de thrillers soient séduits une fois encore. Ici, l'intrigue est également basée sur la légende, s'inspirant des Chevaliers de la Table Ronde. De même qu'on prétend que Templiers et Cathares n'ont peut-être pas disparu, le roi Arthur et ses compagnons ont pu laisser une descendance à travers les siècles. Par exemple, Lancelot du Lac aurait les traits de Lance Beaufort, français d'origine, et Jennifer Gwyn, l'épouse de sir Owain, serait la reine Guenièvre. Le personnage de Mardid vient du perfide Mordred, tandis que Myrddin n'est autre que le célèbre Merlin.

Toutefois, s'il transpose ces héros, Sam Christer élargit l'action. C'est dans le contexte mondialisé du 21e siècle qu'ils combattent. Aux puissants ennemis traditionnels, s'ajoute un groupuscule new-yorkais d'Al-Qaïda. C'est un feu d'artifice de péripéties entraînantes, qui nous font voyager de la Californie jusqu'au Pays de Galles en passant par bien d'autres lieux. L'enquêtrice du FBI Mitzi Fallon apparaît quelque peu fragile dans cette tourmente meurtrière. Malgré tout, sa détermination à surmonter les évènements la rend rapidement sympathique. Pour elle, pas si facile d'identifier d'éventuels alliés. Et puis, restant une mère inquiète pour ses filles, elle devra affronter directement l'infâme Marchetti. Suspense et aventures mouvementées, pour une histoire rythmée aux scènes courtes et vives. Belle réussite, que ce nouveau roman franchement captivant de Sam Christer.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2014 Livres et auteurs
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commentaires

Philippe 11/02/2014 07:32

Rebonjour M. Le Nocher, Yv,

Je sais bien que vous n'accrochez pas aux enquêtes de l'ex-inspecteur Higgins par Christian-Jacq, que vous dîtes qu'on en trouve des pelletées dans les brocantes, que les aventures de ce buveur de thé ne sont pas votre tasse de thé. Moi-même il y a quelque temps que je ne m'y suis pas replongé.
Il ne m'échappe pas qu'on peut trouver agaçant le fait que le coupable s'avère toujours être l'un des personnages que le lecteur n'avait pas de raisons de suspecter, puisqu'il n'est que peu apparu et ne parlait pratiquement pas jusqu'au clou de l'histoire.
Ceci en non-respect de l'une des 20 règles du polar édictées par S.S. Van Dine en 1928 ( je ne les connaîs pas par coeur toutes les vingt, ce sont toujours les mêmes auxquelles on pense : l'enquêteur n'est pas le coupable ; pas plusieurs enquêteurs ; pas de jumeaux ; recours au fantastique permis mais avec modération ; si un Watson est utilisé, qu'on connaisse son avis ; pas ( trop ) de passages secrets ; le coupable doit entrer en scène assez vite, pas à la fin ; il me serait facile de trouver sur Internet les autres règles qui ne me reviennent pas en tête, je m'en dispense pour la présente .

Mais c'est histoire de dire qu'il me revient d'avoir lu une enquête de Higgins, " Meurtre chez les druides " , paru en 1987 aux éditions du Rocher ( Monaco ), à l'époque comme nous le savons sous pseudo de JB Livingstone, et se passant à Stonehenge.

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Je ne crois pas l'avoir lu celui-là, mais il y a aussi " L'Assassinat du roi Arthur " en 1992.

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J'ai vu avant-hier qu'était sorti en janvier 2014 le tome 12 des enquêtes de Higgins ( celles publiées aux éditions J et sous le vrai nom de Christian-Jacq ), " L'assassin du pôle Nord " .
Il est dans mes prévisions d'en faire l'emplette.
J'ai acheté au moins les derniers titres parus chez J et qui sont des inédits, tels que " Le Profil de l'assassin " , " Crime Academy " , " Mourir pour Léonard" ( de Vinci ) ou " Le crime de Confucius " .

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Cordialement

Claude LE NOCHER 11/02/2014 11:55

En effet, Van Dine est restrictif au possible.
Là où il n'a pas tort, c'est sur l'utilisation abusive de certains artifices. Je pense à l'exemple de la couverture couvrant un cadavre (puis enlevée) pour fausser l'heure supposée du décès. Le principe est assez relatif dans la réalité, même s'il n'est pas faux. Mais c'est le genre de chose qui doit être compris très vite par l'enquêteur. De même, les messages codés (on a en vu beaucoup encore dans des histoires de serial killers) sont souvent mal crédibles... sauf si on laisse entendre qu'il y a là une fausse piste. Pour revenir sur les intrigues sur le thème des disparitions, je vous recommande "Absente" de Megan Abbott. Il est vrai que quelques romans traitant ce sujet sont moins réussi, les héros tâtonnant davantage faute de corps.
Amitiés.

Philippe 11/02/2014 09:34

J'avoue avoir plutôt un faible pour les dix droits du lecteur selon Daniel Pennac ( là je les connaîs presque par coeur sans les énoncer ici ).
Van Dine argumente très bien, mais son ton est un peu trop impératif, n'admettant guère la contradiction, sonnant comme un oukase ou les Dix Commandements.
Plusieurs des règles de Van Dine sont inconciliables avec la réalité des enquêtes policières, où l'on fait appel à la police scientifique. Où ce qui paraissait être un meurtre peut s'avérer être un suicide ou un accident. N'est-ce pas réjouissant parfois de découvrir qu'il n'y a pas eu de crime du tout ?
Dans la " Figure jaune " , Sherlock Holmes trouve qu'aucun crime n'a eu lieu.
Une fois, Fantômas met à profit la technique des empreintes digitales : il tue un homme, prélève la peau de ses mains pour s'en confectionner une paire de gants afin qu'à chacun de ses meurtres ce soient les empreintes de cet homme qu'on trouve.
Relire le poème de Robert Desnos ( " Fantômas, spectre aux yeus gris qui étend son ombre sur Paris " ) qui parle de cette astuce.

Claude LE NOCHER 11/02/2014 08:59

Ci-dessous, la totalité de ces règles de S.S.Van Dine...
Bien sûr, elles peuvent être contournées sans que ce soit dérangeant. Par exemple dans le cas de jumeaux/sosies, il s'agissait d'éviter que l'un utilise l'identité de l'autre pour tuer, ce qui fausse le jeu criminel, on l'admettra... "Pas de roman policier sans cadavre" dit encore Van Dine. Or, il arrive que des romans sur des disparitions soit assez réussis, même sans corps. Et quand il dit "Pas d'intrigue amoureuse" on peut compléter "...qui implique le/la coupable, séduisant le/la détective"... etc.
En un mot, oui le roman d'énigme reste un jeu, mais veillons à ce qu'il ne soit pas trop théâtral...
Amitiés.

1. Le lecteur et le détective doivent avoir des chances égales de résoudre le problème.2. L'auteur n'a pas le droit d'avoir recours, vis-à-vis du lecteur, à des ruses et des procédés autres que ceux utilisés par le criminel à l'égard du détective.3. Le véritable roman policier ne doit pas comporter d'intrigue amoureuse. En introduire une reviendrait, en effet, à fausser un problème devant rester purement intellectuel.4. Le coupable ne doit jamais se révéler être le détective lui-même ou un représentant de la police.5. On doit déterminer l'identité du coupable par une série de déductions, et non par accident, par hasard ou à la suite d'une confession volontaire.6. Tout roman policier exige, par définition, un policier. Ce policier doit faire son travail, et il doit le faire correctement. Il lui faut réunir les indices qui nous conduiront à la personne ayant commis le crime au premier chapitre. S'il n'arrive pas à une conclusion satisfaisante par l'analyse des indices qu'il a ainsi réunis, il n'a pas résolu le problème.7. Pas de roman policier sans cadavre. Ce serait trop demander à un lecteur de roman policier que de lui faire lire trois cents pages sans lui offrir un meurtre.8. Le problème policier ne doit être résolu que par des moyens appartenant au domaine de la réalité.9. Il ne doit y avoir, dans un roman policier qui se respecte, qu'un seul véritable détective. Réunir les talents de trois ou quatre détectives reviendrait non seulement à disperser l'attention et à compromettre la clarté du raisonnement, mais aussi à s'assurer un avantage indu sur le lecteur.10. Le coupable doit toujours être quelqu'un ayant joué un rôle véritable dans le roman, que le lecteur connaisse suffisamment pour s'y être intéressé. Accuser du crime, au dernier chapitre, un personnage qu'il vient de faire apparaître et qui a joué un rôle trop minime auparavant reviendrait, de la part de l'auteur, à un aveu d'impuissance vis-à-vis du lecteur,11. L'auteur ne doit jamais prendre le coupable parmi le personnel domestique : valets, croupiers, cuisiniers ou autres. Il y a là une objection de principe, car c'est une solution trop facile. Le coupable doit être un personnage méritant l'attention.12. Il ne doit y avoir qu'un seul coupable, quel que soit le nombre des meurtres commis. Toute l'indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur un seul traître.13. Les sociétés secrètes ou les mafias n'ont pas leur place dans un roman policier. L'auteur qui y a recours sombre dans le domaine du roman d'aventures ou du roman d'espionnage.14. La méthode selon laquelle le crime est commis et les moyens devant permettre de démasquer le coupable doivent être rationnels et scientifiques. La science-fiction, avec ses instruments dus à la seule imagination, n'a pas sa place dans un véritable roman policier.15. La clé de l'énigme doit être apparente tout au long du roman, à condition, bien entendu, que le lecteur soit assez perspicace pour la déceler. J'entends par là que, relisant le livre après que le problème a été élucidé, le lecteur doit pouvoir constater que, d'une certaine façon, la solution était apparente dès le début, que tous les indices pouvant permettre de déterminer l'identité du coupable étaient réunis et que, s'il avait été aussi perspicace que le détective lui-même, il aurait pu percer le mystère avant le dernier chapitre. Il serait d'ailleurs vain de nier que cela arrive assez souvent, j'irai jusqu'à soutenir qu'il est impossible de dissimuler jusqu'au bout à tous les lecteurs la solution d'un problème policier honnêtement exposé. Il y aura toujours des lecteurs pour se montrer aussi astucieux que l'auteur. C'est là, précisément, que réside l'intérêt du jeu.16. Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longues descriptions, d'analyses psychologiques subtiles ou de souci de créer une atmosphère. Ces éléments ne feraient qu'encombrer le terrain, alors qu'il s'agit de présenter clairement un crime et d'en rechercher le coupable. Ils ralentissent l'action et dispersent l'attention, en détournant le lecteur de l'objet principal du livre qui est de poser un problème, de l'analyser et de lui trouver une solution satisfaisante. J'estime que lorsque l'auteur est parvenu à donner une impression de réalité et à retenir l'attention du lecteur sur les personnages comme sur le problème lui-même, il a fait assez de concessions à la technique purement littéraire. Le roman policier est un genre bien précis. Le lecteur n'y recherche ni des fioritures littéraires, ni des exercices de style, ni des analyses trop approfondies, mais une stimulation de l'esprit et une excitation intellectuelle comparable à ce qu'il éprouverait en assistant à une rencontre sportive ou en s'attelant à un problème de mots croisés.17. L'auteur doit éviter de choisir son coupable parmi les criminels professionnels. Leurs méfaits intéressent la police et non les auteurs et les détectives amateurs.18. Ce qui a été présenté à l'origine comme un crime ne peut se révéler, à la fin du livre, un accident ou un suicide. Imaginer une enquête longue et difficile pour la conclure de cette façon reviendrait à mystifier le lecteur de façon impardonnable.19. Le mobile du crime doit toujours avoir un caractère strictement personnel. Le roman doit refléter les expériences et préoccupations quotidiennes du lecteur et offrir en même temps un exutoire relatif à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.20. Enfin, je voudrais citer quelques procédés auxquels n'aura recours aucun auteur policier qui se respecte :a) la découverte du coupable par comparaison entre un bout de cigarette trouvé sur les lieux du crime aux cigarettes que fume l'un des suspects,b) la séance de spiritisme truquée au cours de laquelle le criminel, saisi de terreur, se dénonce,c) les fausses empreintes digitales,d) l'alibi établi à l'aide d'un mannequin,e) le chien qui n'aboie pas, indiquant ainsi que l'intrus est un familier de l'endroit,f) le coupable frère jumeau du suspect ou lui ressemblant à s'y méprendre,g) la seringue hypodermique et le sérum de vérité,h) le meurtre commis dans une pièce fermée en présence des policiers,i) l'emploi d'associations de mots pour découvrir le coupable,j) le déchiffrement d'un cryptogramme par le détective.

Yv 09/02/2014 08:57

Salut Claude, j'avais abandonné Les héritiers de Stonhenge, le genre medievalo-légendaire n'est pas trop mon truc, et puis, franchement, les livres des éditions MA sont assez dépouillés et à la limite d'enlever du plaisir de lire.
Amicalement,

Claude LE NOCHER 09/02/2014 10:39

Salut Yves
Je n'accroche pas à toutes leurs productions, témoin le nouveau roman de P.Y.Tinguely qui ne me correspond guère (la base d'ésotérisme, bof). Et le genre thriller glacial à leur catalogue, pas pour moi. Par contre, "Les Justes" de Michael Wallace était très réussi. "Chambre froide" de Tim Weaver et "La vengance de Baudelaire", aussi. Quant à la "manière" de Sam Christer, où action et suspense s'inspirent du légendaire, j'apprécie plutôt. Il y a bien un tri à effectuer.
Amitiés.

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