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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 04:55

Le public français s'est passionné pour la Coupe du Monde de football en 1998, qui vit la victoire de l'équipe de France. Le capitaine de cette équipe mythique qui a battu le Brésil en finale, Didier Deschamps, est le sélectionneur de celle de 2014. On verra si c'est de bon augure. Voici l'occasion d'évoquer quelques romans ayant trait au football.

Certes, on trouverait quelques titres étrangers, tel celui de David Peace “44 jours” (Rivages, 2010) : Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l’équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d’une carrière qui s’annonçait exceptionnelle. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l’équipe de Derby à la victoire en championnat d’Angleterre. Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l’un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare : Leeds ne doit ses victoires qu’à la tricherie et aux manœuvres de son prédécesseur. Désormais, l’honnêteté et le beau jeu régneront sans partage. Mais c’est sans compter avec l’hostilité de l’équipe et des dirigeants : ce qui s’annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar...

Il faudrait aussi évoquer le roman d'Alfred Draper : A mort l'arbitre (Série Noire, 1973), pionnier du thème. Une grande partie de la planète parlant plutôt de soccer que de football, intéressons-nous donc à une poignée de polars français abordant, de près ou de loin, ce sujet. Citons l'épisode du Poulpe (n°128) signé Frédéric Prilleux et Michel Pelé : Kop d'immondes (Baleine, 1998). Une version bédé de ce roman a été publiée aux éditions 6 pieds sous terre, en 2004. Par ailleurs, Frédéric Prilleux a concocté un recueil de nouvelles, réunissant 17 auteurs : Les hommes en noir (Les Contrebandiers, 2011). Marcus Malte, Caryl Férey, Jérôme Leroy, Dominique Sylvain, Marc Villard, Thierry Crifo, Jean-Hugues Oppel figurent parmi les auteurs ayant contribué à ce recueil sur les arbitres de football... Revenons sur quelques autres titres.

Mondial 2014 : Football, suspense et polar

Marc Villard “Ballon mort” (Série Noire 1984, Le Castor Astral 2008)

François Bertolini, 34 ans, a fait une belle carrière de footballeur. Voilà une dizaine de jours qu’il a disparu. Il avait souscrit une assurance-vie pour une forte somme. Enquêteur de la compagnie, Stéphane Miller est lui aussi natif d’Orlandeaux. Adolescent, il a souvent joué au foot avec Bertolini sur le vieux stade de la ville. Avec son jeune fils Freddy, expert absolu en cinéma, Miller va séjourner sur place chez son père, le temps d’éclaircir l’affaire. Doumicq, l’agent d’assurance local, ne voit pas vraiment la nécessité d’une enquête. La famille Bertolini ne parait pas se tracasser pour la disparition du joueur. Après un pèlerinage sur le terrain de foot de sa jeunesse, Miller interroge l’épouse de François Bertolini. Mal vue de la famille de son mari, elle apparaît sur la défensive. Certain que son ami est mort, Miller cherche l’endroit isolé ou dangereux pouvant receler son corps.

C’est au fond des Grottes de Caliante qu’il découvre le cadavre de Bertolini, enseveli sous des roches. Accident ou simulation masquant un meurtre, ce ne sont pas les “pedzouilles zélés” de flics du coin qui sont capables de répondre. Désormais, Miller en fait une affaire personnelle. Le cas de Lou Simonin, catho traditionaliste, qui dirige l’association “Les amis de la Plaine”, intrigue toujours Miller. L’enquêteur et Freddy sont la cible d’une camionnette non identifiée…

Ce fut un des premiers succès de Marc Villard. On a tort d'opposer sportifs et intellectuels. Car nos images d’enfance, nos admirations et nos plaisirs, restent ancrées en nous. Foot, cinéma, rock et jazz, telles sont les références indélébiles de l’auteur. Mais il n’oublie pas de nous proposer une vraie intrigue, sombre sans être trop noire.

Caryl Férey “Raclée de Verts” (Suite Noire 2007, Pocket 2013)

Admirateur de la grande époque des Verts, l’équipe de foot de Saint-Étienne, Michel habite dans la banlieue stéphanoise. Il vit seul avec son vieux chien Janvion. Étant interdit de stade, il suit les matches de l’actuelle équipe de Saint-Étienne à la télé. Ce gros supporter raciste n’aime ni les colorés de diverses origines, ni les femmes qui sont toutes nulles. Il se moque d’avoir des amis, les Verts constituant son unique univers. Chaque soir de match, l’adrénaline monte en lui. Il profite de cette excitation pour agresser chez elles des vieilles dames qu’il a repérées. Il les identifie aux anciens adversaires de sa glorieuse équipe. Le chien Janvion est son partenaire lors de ces braquages, qui leur permettent de subsister financièrement. Que le butin soit faible ou plus rentable, Michel supprime ses victimes sans états d’âme. Puis il retourne à sa délirante passion.

Michel perd soudainement l’odorat. Pas si grave, puisque les Verts gagnent contre Strasbourg. Plus embêtant, il perd aussi le sens du goût. L’important, c’est le petit match nul de Saint-Étienne à Marseille. Dans son bistrot habituel (où il est toléré), Michel passe une soirée arrosée avec Marie. La situation va bientôt se gâter pour Michel...

Ironique portrait d’un solitaire monomaniaque, obnubilé par sa passion jusqu’à l’excès, indifférent au reste du monde, inconscient de sa monstruosité. On peut se demander si ce genre de personnage, cas d’exception sans doute, n’existe pas réellement. Caryl Férey le rend très crédible. Les références à la formidable épopée de l’équipe stéphanoise ravivent nos heureux souvenirs. Quant au style, il est savoureux : “Janvion [le chien] a 29 ans. Il est en fin de carrière mais ne le sait pas encore. Je le lui dirai un jour, avant de le piquer.” Drôle et cruel, à la fois. Délicieux, donc.

Mondial 2014 : Football, suspense et polar

Ludo Sterman“Dernier shoot pour l’enfer”, Fayard Noir (2012).

Julian Milner est un journaliste sportif parisien âgé de trente-cinq ans. Fils d’un militant irlandais, son heure de gloire arrive enfin en ce printemps 2008. Julian vient de publier la biographie d’Angel Novella, le leader de l’équipe de France de football qui gagna la Coupe du Monde 1998. Novella étant décédé brutalement en 2006 après une fin de carrière en demi-teinte, il a recueilli des témoignages sur celui qui fut un héros pour les supporters. Le livre s’annonce un succès, mais la haute direction du journal garde un œil quelque peu méfiant sur Julian. Le suicide de Sébastien Peyron, au lendemain de la présentation de cette biographie, pousse Julian à s’interroger. Star lui aussi de la grande équipe de 1998, Peyron avait un caractère peu expansif, mais ça n’explique pas son acte. Le commissaire Martinez mène une enquête de routine sur ce décès, sans livrer le fond de sa pensée.

Évidemment, l’aspect financier de la victoire de 1998 n’a pas été tellement clair. Bien qu’étant un élément-phare de l’équipe, Peyron a pu faire partie des joueurs moins bien servis. Le grand patron du journal insiste pour que Julian se consacre à la promo de la biographie, plutôt qu’à de vaines recherches sur le suicide de Peyron. Joseph, vieux journaliste écarté après de sulfureux articles, recommande la prudence à Julian. Néanmoins, celui-ci rencontre Aurélie, la veuve du joueur, avant d’aller interroger des anciens de 1998 qui se sont vite éloignés de l’équipe. Frattaci admet que l’esprit collectif était bon et qu’il ne négligeait pas le fric, mais que certaines règles de vie n’étaient pas à son goût. Une nuit, Julian se laisse enfermer dans les locaux de la Fédé, afin de consulter les dossiers financiers. Il va de plus en plus s'exposer aux dangers mafieux du foot...

Les milieux sportifs seraient bien plus frelatés encore qu’on ne l’imagine. On y préserve un statut supérieur, davantage basé sur des sommes colossales occultes que sur le sport et l’efficacité de chacun. L’omerta va plus loin, banalisant le dopage et ses dangers. Y compris dans le football, même si les cas probants ont été niés, étouffés, et vite oubliés. Tel est le thème de ce roman noir, fort bien documenté sur les plus sombres aspects du foot-bizness, qui montre les rouages et pressions ainsi que les complicités au sein de cet univers vicié. Excellent polar sur les arcanes du football de haut niveau.

Pascal Martin Les fantômes du Mur Païen (Presses de la Cité, 2006)

Surnommé Le Bonsaï, Vincent Romain est un jeune spécialiste des virus. Foch, son mentor, fait appel à lui pour une délicate affaire. Neuf clandestins Noirs ont été massacrés dans la forêt vosgienne, près du “Mur païen. Le Bonsaï s’installe à l’auberge de Lou, près du Mont Sainte-Odile et du lieu du crime. Germain, l’amant garde-champêtre de la jeune femme, ne comprend pas pourquoi Lou le rejette. Inspiré par sa game boy, Le Bonsaï devine que Germain servit de guide au groupe de Noirs. Il ne put empêcher le carnage, perpétré par un commando de tueurs. Il y avait un dixième noir, Aga, un gamin muet de douze ans qui s’est réfugié chez Lou.

C’est cet enfant que Le Bonsaï est chargé de retrouver, pour le compte de Jean Orion, président du club de foot strasbourgeois. Le policier Mignoni surveille Le Bonsaï. Le rôle de l’inspecteur n’est pas de contrer son action, mais de servir au mieux les intérêts du Ministère. L’affaire attise de vives tensions sociales et raciales. Quand trois footballeurs blancs de Strasbourg sont empoisonnés, des fachos en profitent pour multiplier les troubles. C’est à cause d’un ancien mercenaire portugais que des “gastéropodes assassins foutent la pagaille sociale”. Dans l’ombre, les néo-nazis flamands qui ont massacré les Noirs (et tué Germain) traquent toujours Aga. Le Bonsaï, Lou et Aga doivent fuir. Mignoni les aide à repousser le commando de nazillons...

Excellent roman d’action, à la narration fluide. Le tempo est vif, les rebondissements sont nombreux. On y retrouve Le Bonsaï, et plusieurs autres personnages tout aussi singuliers. L’ambiance est énigmatique, sans aucune lourdeur. Car on sourit également – des médisantes habituées d’une winstub, ou de la voiturette poussive du Bonsaï, par exemple. Ce suspense souligne les méfaits du racisme. Il aborde les relations entre l’argent et le football, devenu une vraie industrie.

Yann Venner La disparue de Guingamp (L’Ecir, 2007)

Tout irait bien dans ce petit coin de Bretagne, si un malfaisant n’avait saboté la voiture de Fanch, et saccagé le jardin de son vieux copain Eugène. Leur ami le commissaire Cesare Le Tellier est prêt à enquêter, quand il est chargé d’une affaire plus grave. Apprentie coiffeuse, Rébecca Stereden est la fille de l’adjudant de gendarmerie du secteur. Nourrie de romans sentimentaux, la jeune blonde sans cervelle se croit aimée d’un footballeur africain de Guingamp. Elle a fugué pour rejoindre son beau Victor. Éméchée et excitée, Rébecca le retrouve au stade du Roudourou, où l’En Avant prépare son prochain match. Tous deux sont agressés. Rébecca est kidnappée.

L’adjudant Félix Stereden reçoit le scalp de sa fille, avec la demande d’une forte rançon. “C’est la démocratie qu’est atteinte. S’en prendre à la fille d’un gendarme, fleuron de votre sécurité, c’est comme si on s’attaquerait en direct à Marianne, statue de notre liberté, notre mère à tous” clame Félix, tandis que son opulente épouse récolte des fonds pour la rançon. Ouvrier d’une usine de charcuterie, Bertrange est passionné de culture amérindienne. A tel point que ça l’a rendu schizophrène, cet “Indien” qui a enlevé Rébecca. Le policier Cesare interroge les footballeurs guingampais et les amies de la disparue, sans obtenir d’indice probant. Le match Guingamp-Marseille se joue sous haute surveillance, car Cesare pense que le kidnappeur rôdera au stade du Roudourou...

Cette “comédie noire” est fort sympathique. On retient d’abord l’humour, dans de savoureux portraits : “Il lui dit qu’il était Malien du nord. Elle répéta partout qu’elle sortait avec un joueur de foot nord-malien.” Passionné des mots, Yann Venner ne lésine pas sur la caricature appuyée. L’auteur parvient à exprimer une certaine noirceur, grâce à un inquiétant psychopathe. La narration amusée évite un trop sombre suspense.

Mondial 2014 : Football, suspense et polar

Un aspect parallèle au football est aussi évoqué dans “Trash Circus de Joseph Incardona (Ed.Parigramme, 2012) : Trente-trois ans, sportif, veuf, père de jumelles de douze ans, Porsche, Rolex, appartement luxueux, vêtements coûteux, Frédéric Haltier a le profil du gagnant dans l’univers des médias. Son autre facette, ignorée de tous ses proches, est nettement plus sombre. Supporter du PSG, il fait partie de ceux qui pratiquent la baston en marge des matchs, la castagne sauvage mêlant skins fachos et hooligans sans pitié. Cette violence, il en a aussi besoin lors de ses rapports sexuels, traitant les femmes tels de simples objets de luxure.

À paraître à l'automne 2014 aux éditions La Gidouille, la prochaine aventure de Léo Tanguy sera signée Michel Dréan, et concernera également le football. On peut lire encore le roman “Footness” de Dragan Brkic, sur l'influence de l'argent dans le sport, publié chez PubliBook. Il existe certainement d'autres romans français sur le thème du football, ou s'en approchant, ces exemples n'étant pas exhaustifs.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs Suspense Story
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commentaires

Philippe 18/06/2014 20:28

Bonjour M. Le Nocher,

Regardez, par coïncidence hier le blog de la Courte Echelle à Rennes parlait dans l'article suivant d'une nouvelle revue jeunesse, Citrus, dont le numéro 1 ( il y aura 2 numéros par an, le n° 2 sera sur le fait divers ) est consacré au football.

http://lacourteechelle.hautetfort.com/archive/2014/06/17/avec-quelques-briques-vincent-godeau-editions-l-agrume-5392930.html

http://www.lagrume.org/collections/litterature/citrus/

http://www.lagrume.org/wp-content/uploads/2014/03/ABONNEMENT_CITRUS.pdf

Cordialement

Claude LE NOCHER 18/06/2014 20:36

En effet, Philippe, une revue qui semble fort intéressante, d'autant qu'elle rappelle des épisodes historiques (Mussolini, Camps de concentration) liés au football. Le sport déchaîne les passions, pas toujours sainement.
Amitiés.

déçu 17/06/2014 22:22

Déçu de la coupe du monde les équipe les plus attendu ne sont pas a la hauteur le mondial semble trafiqué. Des fautes toute les 5min des erreurs d’arbitrages les joueur passe leur temps a pleuré au sol le bon vieux foot qui nous a fait vibré ou même pleuré n’existe plus. Le Foot d’aujourd’hui semble être a a la hauteur de la société et du monde actuelle trafiqué menteur sans honneurs la loyautés n’existent plus! vraiment je ne regarderais plus. Cette coupe du monde est organisé plus a des fins politique économiques vraiment vraiment déçu qu’ils pleure au sol moi personnellement je préfère regarde un match en bas de chez moi des gamin de la cité car la sa joue et ne pleur pas quel dommage le monde avait besoin d’un petit remontant

Claude LE NOCHER 18/06/2014 06:18

Bonjour
La compétition sportive n'est rien d'autre qu'un bizness. Pour ça, il faut du spectacle, des joueurs de foot pleurnichards ou des accidents en Formule 1. Le sport international, c'est évidemment aussi de la politique. Pour le pays organisateur, le Brésil qui veut montrer son "modernisme". Pour chaque équipe nationale, qui essaie de briller. Des exemples pour les jeunes ? Pas sûr, pas toujours. Ils imitent quelquefois leurs idoles sportives, dans leurs pires comportements. Oui, tant que les mômes gardent la notion de "jouer" - et non de compétition - le sport a encore un sens. Amitiés.

Oncle Paul 17/06/2014 08:49

Bonjour Claude
En plein dans l'actualité. Et tu as bien fait de proposer d'autres pistes, car je n'avais établi qu'une ébauche. Et pour le Tour de France, tu commences à y songer ? Déjà je pense à un roman de Michel Lebrun, mais il y en a beaucoup d'autres dont des romans de J.B. Pouy, encore lui
Amitiés

Claude LE NOCHER 17/06/2014 08:59

Salut Paul
Probablement existe-t-il d'autres polars sur le sujet, mais ceux-là me sont revenus en tête, et ils sont très réussis. Pour le cyclisme, il y en a un de Firmin Le Bourhis "Etape à Plouay" que je te recommande. Je vais sans doute relire "La caravane passe" de Michel Lebrun. Je ne crois pas en faire un "dossier" comme ici, d'autant de bon nombre de nouveautés m'appellent ! Amitiés.

Pierre FAVEROLLE 17/06/2014 06:20

Entre Paul et toi, les fans ont de quoi potasser à la mi temps ! Merci Claude

Claude LE NOCHER 17/06/2014 06:22

Salut Pierre
J'avais prévu un p'tit sujet d'actualité, et Paul m'a précédé (sans concertation). Ce qui permet de rappeler quelques bons titres, à lire ou à relire... Amitiés.

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