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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 04:55

Hartley Howard (1908-1979, de son vrai nom Leopold Horace Ognall) écrivit entre 1951 et 1979 trente-huit romans dans la série Glenn Bowman. Sous le pseudo d'Harry Carmichael, il publia une autre série de trente-huit romans policiers. Treize des titres seulement des aventures de Bowman ont été traduits en français  : Dernier rendez-vous (Un Mystère, 1954) ; Mirage de mort (id.1954) ; Passeport pour l'enfer (id.1953) ; Cinq heures pour mourir (id.1957) ; Bowman frappe de nouveau (L'Aventure criminelle, 1957) ; Bowman à l'aventure (id.1957) ; Pas de repos pour Bowman (id.1958) ; Bowman révolutionne la police (id.1957) ; Des espions se frottent à Bowman (id.1959) ; Bowman, client de la morgue (id.1959) ; Qui prétend rouler Bowman ? (id.1958) ; La Belle Courtisane (Le Masque, 1967) ; Farandole mexicaine (id.1968).

Hartley Howard : Passeport pour l'enfer (Un Mystère, 1953)

Faisons la connaissance du héros grâce à Passeport pour l'enfer”.

Glenn Bowman est un détective privé new-yorkais de trente-sept ans. À l'approche de Noël, il reçoit deux vieilles dames originaires de Hopeville, en Caroline du Nord, Mary et Harriet Parsons. Leur nièce Cécile a été retrouvée morte dans son appartement de New York quelques temps plus tôt. La police a conclu à un suicide, ce que les tantes de la jeune femme – qui était enceinte – refusent de croire. Bowman vérifie le cas de Cécile Parsons auprès de son ami Eric Webster, district attorney. En effet, le policier Henderson est sûr que la victime s'est supprimée. Pourtant, la lettre inachevée qu'elle a laissée n'évoque pas un tel passage à l'acte. Cécile semblait être la petite amie de Martin Rowe, fils d'un milliardaire, John K.Rowe. En examinant l'appartement de Cécile, Bowman reconstitue l'ultime soirée de la victime. Se préparant à partir en voyage, elle attendait un visite.

Le détective rend visite à Lorna Hill, l'ex-colocataire de Cécile. Si elles étaient employées à la même boite de nuit, elles n'étaient pas exactement amies. Lorna suggère qu'elle était plutôt calculatrice, y compris concernant le fait d'être enceinte. “Cécile n'était pas une victime. Si je vous disais qu'il y a des mois, elle m'a demandé quelle était l'attitude des tribunaux dans les affaires de reconnaissance de paternité.” Tandis que Bowman sent une menace autour de lui, il poursuit son enquête au club le “Verre d'Or”. Il y croise Martin Rowe ivre et sa fiancée, Bérénice Taylor, qui paraît connaître Bowman. Après s'être frotté à des gardes du corps, le détective privé est reçu par le patron du club. Bowman refuse de se laisser corrompre par ce Kim Sorkin, mafieux notoire voulant lui faire clore l'enquête. Le détective s'est certainement fait un ennemi.

Bérénice Taylor joue les séductrices face à Bowman, peut-être pour protéger Martin Rowe. Après avoir découvert le meurtre d'une employée du club, le détective reçoit une visiteuse qui n'est autre que la sœur de Martin. Elle aussi veut le convaincre de cesser d'enquêter. Puis il est quasiment kidnappé par John K.Rowe. Celui-ci prétend avoir assisté au suicide de Cécile, ce qui dédouanerait son fils. La relation entre le policier Henderson et Bowman s'avère de plus en plus tendue. Le détective trouve Kim Sorkin mort chez lui, ficelé nu sur son balcon. Martin Rowe va bientôt sortir de l'ombre pour s'expliquer avec le détective. C'est plus tard, dans la salle d'attente d'un hôpital new-yorkais que se dénouera cette affaire criminelle compliquée…

Glenn Bowman est un “dur à cuire”, qui ne se laisse impressionner ni par les bagarreurs costauds parfois armés, ni par les séductrices : “Mais j'étais sur mes gardes. Du moment qu'elle me faisait du charme autrement que pour moi-même, elle se mettait le doigt dans l'œil.” Naturellement, il se retrouve dans des situations critiques ou face à des témoins peu coopératifs, dont il doit souvent se méfier. Enquête, suspense et action sont les piliers des romans mettant en scène des “privés”. La narration avance sur un tempo entraînant. Le récit est parfaitement construit, et les personnages sont bien typés.

Le titre original “Death of Cecilia” nous indique le vrai prénom de la victime, que le traducteur-adaptateur Igor B.Maslowski francise en Cécile. Pas sûr que Yvonne Jacques soit l'authentique nom américain d'un autre personnage. Pour le reste, cette version française ne semble pas spécialement trahir le roman d'origine. Aucun temps mort dans cette histoire riche en péripéties et en mystère. Un solide polar des années 1950.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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commentaires

Philippe 08/08/2014 15:25

En fait, je vois que Lorna Doone est un film de 1922 américain mais du Français Maurice Tourneur père de Jacques.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lorna_Doone_(film,_1922)

D'après le roman ( 1889 ) de Richard Doddridge Blackmore.

http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Doddridge_Blackmore

http://en.wikipedia.org/wiki/Lorna_Doone

Jetez un coup d'oeil, cela a un côté polar, sur le scandale qui a causé la fin de la carrière de l'actrice Madge Bellamy.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Madge_Bellamy

http://en.wikipedia.org/wiki/Madge_Bellamy

Claude LE NOCHER 08/08/2014 20:24

Voilà typiquement le genre de film, muet qui plus est, que les cinéphiles visionneront le sourire au lèvres. Les truquages et effets spéciaux "made in studio" doivent être assez lamentables. Et le jeu des acteurs/trices fut souvent si pauvre, exagéré (ah, l'horreur, bouche ouverte et yeux écarquillés !)
Quant à "l'affaire" Madge Bellamy, c'est assez amusant. Au moins, Joseph Kennedy (le père des Kennedy) évita-t-il des situations grotesques de ce genre, même s'il eut quelques maîtresses. A part Mary Pickford (même avec ses imperfections), peu d'actrices hollywoodiennes du muet eurent l'intelligence de préserver leur avenir.
Bah, on pourrait dire la même chose de certain(e)s chanteurs et chanteuses françaises des années passées. Hervé Christiani sut garder le pognon de "Il est libre Max". Mon compatriote Alain Barrière fut moins prudent après "Tu t'en vas" et autres succès. Et je ne parle pas de la brave Lio, qui claqua tant de fric.
Amitiés.

Philippe 08/08/2014 15:12

Vous n'aviez pas dit que Hartley Howard était anglais et non américain alors que son privé est basé à New York ?

Je n'ai pas eu l'occasion d'y goûter, mais je crois avoir autrefois entendu parler de cookies appelés des Lorna Doone, qu'il y ait eu ou pas, je ne sais, une personne réelle de ce nom au départ.

M. Le Nocher, prendrez-vous le temps de regarder la page d'accueil du blog suivant que je n'ai découvert qu'hier ?

http://furrowedmiddlebrow.blogspot.fr/

Son auteur Scott de San Francisco est un geek - c'est lui qui le dit - qui s'intéresse aux femmes écrivains britanniques romancières de la première moitié du 20ème siècle : un sujet bien cerné, volontairement restreint à ce champ.

Vous qui lisez plus vite que moi, vous aurez sans doute vite fait de déguster la page :

http://furrowedmiddlebrow.blogspot.fr/2014/06/the-mystery-list-d.html

Plus spécifiquement consacrée aux romancières auteurs de titres de mystère, à énigme, adultes ou jeunesse.
Je n'ai fait que parcourir les noms, souvent méconnus en-dehors de la Grande-Bretagne.

Cordialement

Claude LE NOCHER 08/08/2014 20:12

Bonjour Philippe
Fort peu de ces auteures de "crime mysteries" anglaises nous sont connues, en effet. Quelques rares titres de Joan Aiken, Pamela Branch, Christianna Brand, Georgette Heyer, Patricia Moyes, Ellis Peters, Vita Sackville-West, Dorothy Sayers, Shelley Smith, Josephine Tey, Patricia Wenthworth, ont pu être traduits en Français. Pour la plupart, il y a déjà longtemps. Quant aux auteures de romans édifiants pour la jeunesse, dans une autre partie du site, toutes nous ont inconnues. Il faut avouer que ce devaient être des daubes pour engraisser le patriotisme des zentils zenfants zaméricains ou zanglais. Je ne me moque pas, certains de nos romans des années 1930 étaient aussi médiocres. En tous cas, sacré boulot de ce blogueur californien.
Amitiés.

Philippe 08/08/2014 06:50

Rebonjour M. Le Nocher,

C'est une parfaite digression par rapport à ce livre, mais vous savez ou ne savez pas que Lorna Hill est le nom d'un auteur britannique de romans jeunesse ?

http://www.collectingbooksandmagazines.com/hill.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lorna_Hill

http://en.wikipedia.org/wiki/Lorna_Hill

http://en.wikipedia.org/wiki/Girls_Gone_By_Publishers

http://ggbp.co.uk/

http://ggbp.co.uk/catalogsearch/result/?q=lorna+hill

http://ggbp.co.uk/catalogsearch/result/index/?p=2&q=lorna+hill

Cordialement

Claude LE NOCHER 08/08/2014 07:29

Oui, Philippe, il n'est pas exclu que Hartley Howard ait connu l'auteure Lorna Hill, puisqu'Anglais publiant tous deux à la même époque. Ce pourrait être un clin d'œil... On peut aussi que "Lorna" était le genre de prénoms utilisés dans les films noirs policiers de l'après-guerre. Amitiés.

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