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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 04:55

La femme de lettres Zénaïde Fleuriot naquit à Saint-Brieuc en 1829. Décédée à Paris en 1890, elle repose au cimetière de Locmariaquer (Morbihan) où elle se fit construire une maison en 1873. Zénaïde Fleuriot écrivit quatre-vingt-trois romans destinés aux jeunes filles, dont beaucoup publiés dès 1884 chez Hachette. Son roman Aigles et colombes fut récompensé en 1873 par le Prix de l'Académie Française. Si cette auteure est sans doute oubliée désormais, ses livres étaient de véritables best-sellers : certains de ses romans ont été publiés jusqu'à 40 000 exemplaires et régulièrement réédités jusqu'en 1950. En son temps, Zénaïde Fleuriot fut largement aussi célèbre que la Comtesse de Ségur (1799-1874) à laquelle elle succéda chez Hachette.

À l'époque, la population française est peu instruite. C'est surtout la bourgeoisie catholique (dont elle est issue) qui achète et lit des romans. On apprécie les ouvrages édifiants, les histoires moralistes. D'autant plus, lorsqu'il s'agit de livres s'adressant aux jeunes filles d'alors. Mais, si elle appartient au beau monde, Zénaïde Fleuriot n'utilise pas une tonalité compassée ou condescendante. Ce fut souvent le cas des œuvres d'inspiration catholique ou aristocratiques de cette époque. Elle dessine une certaine réalité de son temps. Quant à la construction de ses intrigues, elle ne se borne pas à une forme simpliste. Elle implique ses personnages dans des aventures pleines de péripéties. À l'exemple de Papillonne, une jeune femme intelligente et au caractère affirmé.

Zénaïde Fleuriot : Papillonne (Hachette, 1892)

"Papillonne" (Hachette, 1892)

Urbain de Chaumontel et son épouse Marie ont deux filles : Sophie, âgée de trente ans, qui pense avoir un talent de peintre ; et Aliénor, vingt ans, dite Papillonne car elle paraît prendre la vie à la légère. Plaçant sa fortune sur les actions du Canal de Panama, M.de Chaumontel s'est illusionné sur ses capacités de boursicoteur. Naguère, son cousin Étienne de Ramicourt s'est enrichi grâce à celles du Canal de Suez. C'est ce dernier qui rachète le château de Chaumontel, que son propriétaire ruiné est obligé de vendre. Si son père est très en colère contre son vieux cousin, Papillonne conserve de bonnes relations avec lui. D'autant qu'elle est amoureuse de Guy de Ramicourt, le fils d'Étienne. En réalité, c'est la tante Alexandre, quatre-vingt-trois ans, qui finance l'acquisition du château. Chaumontel espère pour bientôt l'héritage cette aïeule.

Avec pour seule servante la vieille Manette, la famille de Chaumontel s'installe à Paris. Un appartement au 142 rue de Sèvres, pas exagérément coûteux, permet de les héberger. La mère de Papillonne reste fort inquiète sur leur avenir. Son mari se contente de balades dans Paris, rêvant encore d'être remboursé de ses Panama, tandis que Sophie s'exerce en copiant des tableaux au Louvre. Heureusement, Papillonne a la tête sur les épaules, surveillant de près leurs dépenses car “À Paris, tout se paye”. La jeune fille est douée pour la création de chapeaux. En secret, elle contacte la modiste Mme Carola, rue de la Paix. Commerçante aisée et avisée, cette dame l'engage, pas tant pour la confection mais pour inventer de nouveaux modèles. Ce qui assure un bon salaire à Papillonne, qu'elle met de côté avec prudence. Seules sa mère et Manette sont dans la confidence.

Au Louvre, Sophie s'éprend d'un hidalgo nommé Las Carimas. Ce gentilhomme espagnol a les faveurs de M.de Chaumontel, qui voit toujours grand. Papillonne ironise volontiers à son sujet. Très satisfaite de sa jeune recrue, Mme Carola souhaite associer Papillonne au commerce de chapeaux, mais en tant qu'épouse de son fils. Même si, de son côté, Guy de Ramicourt est épris d'une autre femme, Papillonne n'entend pas se marier avec un autre. Au décès de la tante Alexandre, on apprend qu'elle a déshérité la famille de Chaumontel, au profit des Ramicourt. Le choc cause de sérieux soucis de santé au père de Papillonne. Celle-ci en profitera pour le manipuler quelque peu. La jeune fille est toujours en très bons termes avec Étienne de Ramicourt. Elle sera capable de rétablir la situation, afin que leur situation familiale soit digne de leur rang…

Roman posthume publié deux ans après le décès de Zénaïde Fleuriot, c'est une histoire très agréable à lire. On sent une belle maturité dans l'écriture et dans le scénario. On sourit même, grâce à la personnalité “moderne et active” de la jeune Aliénor, tranchant avec ses proches. Loin d'être désuet, un ouvrage très plaisant.

Zénaïde Fleuriot : Papillonne (Hachette, 1892)
Le manoir de Zénaïde Fleuriot (septembre 2014)

Le manoir de Zénaïde Fleuriot (septembre 2014)

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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commentaires

thomas jean claude 05/11/2015 23:21

Bonjour
Zenaide fleuriot est-elle apparentee aux fleuriot de langle (le navigateur Paul antoine Fleuriot de Langle)
Merci

Claude LE NOCHER 06/11/2015 06:16

Bonjour
Je n'ai pas exploré la généalogie de la famille Fleuriot (de la région de Saint-Brieuc, au 19e siècle) mais peut-être existe-t-il un cousinage avec cet ancêtre marin-explorateur ? Désolé de ne pouvoir être plus précis.
Amitiés.

Philippe 14/08/2014 11:22

Bonjour M. Le Nocher,

Je peux à présent confirmer que l'adresse du 142 rue de Sèvres n'existe pas, de nos jours du moins et sous réserve qu'il y ait eu une renumérotation de la rue à une époque. Mais c'est improbable, le 142 n'a sans doute jamais existé.
J'ai consulté le site des pages jaunes / blanches et en faisant une recherche détaillée par adresse, on n'obtient aucun résultat en tapant 142 rue de Sèvres.
Un immeuble aurait certes pu exister sans téléphone.
Mais, comme Delphine et Marinette chez Marcel Aymé qui au lieu de calculer dans leur salle de classes le nombre d'arbres du bois de la commune vont dans ce bois compter les arbres, j'ai fait le déplacement.
Donc hier mercredi 13 août je prends le métro, ligne 10 en descendant à la station Duroc. Je prends la sortie rue de Sèvres où je débouche. Je vois d'emblée que le côté des numéros impairs et celui des numéros pairs sont en décalage : le 139 près d'une boulangerie Kayser et de la place Léon-Paul Fargue fait face au 88. J'entreprends de monter la rue de Sèvres pour voir jusqu'à quel numéro elle va. Immédiatement, je croise le boulevard des Invalides à gauche et du Montparnasse à droite ( ou l'inverse ) qui sont sur la même ligne droite. Je vois le restaurant François Coppée sur ma gauche. Je continue rue de Sèvres, côté des numéros impairs. Je passe sur cette rue devant l'hôpital Laënnec ( Breton, médecin, mort à 45 ans au 19ème siècle, comme vous le savez ). Puis, la rue de Sèvres passant à un moment du 7ème dans le 15ème, devant l'hôpital Necker - Enfants malades ( fondé par madame Necker, femme du Suisse ministre des finances de Louis XVI et père de madame de Staël ).
Je croise à droite l'avenue de Saxe puis celle de Breteuil. Puis le boulevard Garibaldi à gauche et Pasteur à droite. Je constate, côté des numéros pairs, que le numéro le plus élevé est le 114 ou le 116.
Donc pas de 142 rue de Sèvres et il ne me semble pas qu'un immeuble ait jadis eu ce numéro avant d'en avoir un autre.
Si je continue, c'est la rue Lecourbe qui commence.
Je rebrousse chemin, passe devant le café la Tour de Nesle ( évoquant les brus de Philippe le Bel et leurs amours et débauches, relire Dumas et revoir les Rois maudits ) et prends un verre au Sèvres, un bistrot juste en face de l'hôpital Necker. Un cocktail Stinger normalement avec du cognac et du Get 31, mais le cognac manquant alors est remplacé par du calvados.
Je pense à aller à la Grande Epicerie de Paris du Bon Marché ( incidemment, il me revient que je suis né à l'hôpital Boucicaut, fondé par la femme d'Aristide Boucicaut le fondateur du Bon Marché ), que je ne fréquente pas habituellement, la dernière fois remonte à quelques années, mais puisque je suis dans le coin.
Je passe devant la station de métro Vaneau ( la rue du Cherche-Midi est par là ) avant d'y arriver. J'achète une au minérale gazeuse anglaise Hildon, une corse Orezza et un cidre de Normandie ( bonjour à l'Oncle Paul quoique je sache qu'il est manchois et que c'est ailleurs en Normandie qu'on fait du cidre ) Zanthinoë ( ou un nom proche ).
En sortant et avant de prendre le métro à Sèvres-Babylone pour rentrer chez moi je vois la rue du Bac avec un panneau indiquant la direction de la Chapelle miraculeuse. Il me revient alors, M. Le Nocher, que vous aviez dit aimer vous promener dans ce coin quand vous veniez à Paris. C'est là qu'il y a le jardin de Sainte Catherine Labouré n'est-ce pas ?

Cordialement

Claude LE NOCHER 14/08/2014 16:47

"Merci Philippe. C'était une reportage en semi-différé à la découverte de la rue de Sèvres à Paris. Et maintenant, passons aux sports..." Je ne connais pas vraiment ce quartier, mais l'adresse me semblait inventée. Un procédé assez souvent utilisé par les romanciers. Ainsi, le 221b Baker Street sorti de l'imagination de Conan Doyle. Mon ami Jean-Pierre Ferrière utilisait, lui, des adresses "bis" ou "ter".
Oui, c'est ce square que j'aimais beaucoup, mais ça remonte à pas mal d'années. Il en existe un autre, plus modeste, que j'appréciais : le square Gaston Baty, tout près du Bd Edgar Quinet et de la rue de la Gaité. Je ne peux vous raconter ma vie, mais cette rue de la Gaité rime avec des moments de bonheur pour moi.
Amitiés.

Philippe 11/08/2014 05:47

J'ai mélangé les noms de Jeanne Bourin, auteur de la Chambre des dames, décédée en 2003, et celle à laquelle je pensais, Françoise Bourdin. Dont je m'étonne comme beaucoup de personnes je pense de lire qu'elle est le quatrième auteur français le plus lu, après Guillaume Musso, Marc Lévy et Katherine Pancol.
L'article Wiki explique qu'elle est discrète, ne recherchant pas une visibilité médiatique, même s'il lui arrive de regretter d'être moins connue physiquement que lue.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Bourdin

Quant au roman dont je parlais et où Gyp ( Bretonne de naissance, je ne l'ai vu qu'entre mon précédent commentaire et celui-ci ) est évoquée, il est d'Hélène Legrais : " Les Ombres du pays de la Mée " , Presses de la Cité, 2008, puis France Loisirs, 2009.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sibylle_Gabrielle_Riquetti_de_Mirabeau

http://www.franceloisirs.com/catalogue/article/402171/Les-ombres-du-pays-de-la-Mee

http://www.journal-la-mee.fr/2001-helene-legrais-les-ombres-du-pays.html

Cordialement

Claude LE NOCHER 11/08/2014 06:44

Quant à Françoise Bourdin, elle a un bon éditeur (Belfond) et parait en poche chez Pocket. Je crois que certains titres sont pré-édités chez France Loisirs ou autre Club du même genre. Tout ça fait des lecteurs... ou plus souvent des lectrices. Ajoutez à ça un style propre sans fioriture, et c'est gagné. Je ne m'exprimerai pas sur Guillaume Musso, Marc Lévy et Katherine Pancol, qui ne sont pas mes lectures. Amitiés.

Claude LE NOCHER 11/08/2014 06:36

Cher Philippe
Je connaissais le nom (et la mauvaise réputation) de Gyp. J'ignorais qu'elle fut née sur la commune de Plumergat, dans le Morbihan, près de Sainte-Anne d'Auray (oui, on reste dans ma contrée). D'où venait ce sentiment anti-juif à partir de la seconde moitié du 19e siècle ? En partie, de la Bourse. Car quelques financiers juifs, plus futés que d'autres boursicoteurs, s'enrichirent. Or, quand les uns gagnent, les autres perdent. Et les perdants furent issus de la bourgeoisie catholique très aisée, pas du tout doués pour les affaires. Conséquence : ces financiers juifs investirent parfois dans les journaux et l'édition (puis le cinéma, au 20e siècle). La bourgeoisie en question fut vite dépassée, par des méthodes souvent plus percutantes que le tranquille commerce de son temps.
Sans doute en ai-je déjà parlé, mais j'ai connu il y a vingt ans des familles issues de cette tradition ultra-catholique (que je ne mélange pas avec les croyants sincères) considérant toujours que Dreyfus était coupable. L'Histoire a pourtant tout prouvé. A ces traditions antisémites détestables, maurassiennes ou héritées de Léon Daudet, s'ajoute aujourd'hui quantité de frustrés : ils n'ont pas la réussite qu'ils méritent, c'est la faute aux autres - pas la leur, bien sûr. Et de reprendre le refrain antijuif si commode. La crise économique internationale, c'est à cause de la banque Goldman-Sachs (tiens, si c'est pas du Juif, ça), par exemple. Les "racines" catholiques ou chrétiennes, pourquoi pas, mais elles servent surtout de prétexte à certains anti-démocrates, anti-républicains.
Amitiés.

Oncle Paul 10/08/2014 17:53

Bonjour Claude
Je vois assez souvent lors de mes déplacements dans les vides-greniers et brocantes des ouvrages de Zénaïde Fleuriot. Pour l'instant pas encore acheté, ni lu bien évidemment, certains dictionnaires présentant ses ouvrages avec une idéologie réactionnaire et une conteuse aux valeurs surannées. Je me laisserai peut-être tenté la prochaine fois...
Amitiés

Claude LE NOCHER 11/08/2014 06:19

Bonjour Philippe
Le 3 juillet, j'ai consacré un article à "Les cahiers du polar : Crimes à la une" magazine publié par VSD et Alibi... Que dire des revues grand public dédiées au polar ? Souvent intéressantes, documentées, voire inventives comme "Shanghai Express" de Laurent Martin et Stéfanie Delestré. Mais le lecteur de polar lit plutôt du polar que ces revues, quelles que soient leurs qualités. Et s'informe sur nos blogs : ma chronique "Les 15 meilleurs polars de 2013" est toujours en tête des articles consultés ici. Donc, je ne suis pas sûr de chroniquer cette nouvelle parution.
Oui, "Le boucher" est un film majeur, selon moi aussi. Amitiés.

Philippe 11/08/2014 05:11

Comme je le disais l'autre jour, Jean Lacouture dans sa biographie déjà ancienne de François Mauriac rapportait qu'enfant ce dernier avait, alors que c'était un garçon,Zénaïde Fleuriot parmi ses lectures. Ce qui l'a sans doute influencé quand adulte il a montré sa liberté de ton et d'esprit en écrivant des romans où il n'hésitait pas à fustiger les travers d cette classe bourgeoise à laquelle il appartenait;
Lacouture a souligné après d'autres la différence entre le roman catholique, tel qu'ayant pour auteur par exemple Paul Bourget, encourageant le lecteur à adhérer aux valeurs et conventions admises et justifiant le conformisme, les bien-pensants, et le roman chrétien dont Mauriac est l'exemple-type. Témoignant d'une foi ou du moins de valeurs judéo-chrétiennes, avoir une inspiration chrétienne davantage qu'une religion. On pourrait aujourd'hui évoquer les valeurs chrétiennes de l'Europe, par-delà le tollé qu'a pu susciter Nicolas Sarkozy alors Président de la République quand il a utilisé cette expression.
Mauriac, adolescent à l'époque de l'Affaire Dreyfus, s'est trouvé partagé entre les Coiffard, famille e sa mère, volontiers militariste, catholique rigoriste, antisémite et antidreyfusarde, et les Mauriac, famille de son père ( mort quand il était enfant ), libérale, républicaine, laïque ou du moins pas étroitement catho, et dreyfusarde. Mauriac raconta que son grand-père Mauriac prit à part un jour ses petits-enfants dont François et leur dit parlant de Dreyfus " Mes enfants, il est innocent ! "
En reparlant d'auteurs pour la jeunesse, il me revient d'avoir lu dans un roman régional en édition France Loisirs la mention de Gyp. L'héroïne - qui vit à notre époque - ignore qui était Gyp jusqu'à ce qu'une femme de sa famille lui indique que c'était le nom de plume d'une femme de lettres aristocrate, la dernière membre de la famille Mirabeau, morte en 1933 et qui fut un auteur prolifique de romans pour la jeunesse, aujourd'hui plus lue du tout. Dont les livres ont une qualité littéraire mais exaltent un antisémitisme virulent ne s'encombrant d'aucune hypocrisie, comparable à celui de Léon Daudet.
Pourtant, est-il souligné dans ce roman - de Françoise Bourin ou d'un autre auteur chez France Loisirs - Gyp a été éditée chez Calmann-Lévy, un éditeur juif.
Le genre de paradoxes qui en sont ou pas.
Rappelons qu'Irène Némirovsky, Juive morte à Auschwitz ( comme le frère du père de l'un de mes amis d'école en 4ème et 3ème ) en 1942, écrivit des articles dans Gringoire ou le Crapouillot, peut-être surtout pour des raisons alimentaires.

Cordialement

Philippe 11/08/2014 04:27

Bonjour M. Le Nocher, Oncle Paul,

Prévoyez-vous de chroniquer la revue Polarama dont le numéro 1 vient de sortir ?
Je ne la connaissais pas avant de la voir en kiosque hier.
Peut-être la présenterez-vous, peut-être pas. Sans l'avoir lue je l'ai feuilletée, elle n'est sans doute pas d'une folle originalité. Voyons pourtant que les intitulés des rubriques reprennent le truc de la revue Alibi, avec des titres telles que " perquisition " ou " garde à vue " qui sont des dossiers ou des interviews. Il y a une rencontre avec les deux libraires, Caroline Masson et Louis, de la librairie Terminus Polar à Paris 11ème ( avenue Parmentier après avoir été rue Abel Rataud dans le 10ème ). Ou un dossier sur les serial killers au cinéma, sujet très intéressant quoique peu original. Mais là encore notons qu'on parle du film " Le Boucher " ( 1969 ) de Claude Chabrol avec Jean Yanne. Enfin ! Depuis le temps que je m'étonnait que chaque fois que l'on aborde le sujet des serial killers à l'écran on omette ce film, remarquable en ce sens qu'il est français et date d'une époque où l'expression serial killer n'existait pas encore, dans la langue française du moins.

Bien si vous jugez opportun d'acquérir ( prix de lancement 2.95 € ) et de chroniquer cette nouvelle revue.
Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, disons qu'on verra bien si cette revue se maintient. Je le souhaite vraiment et pour ce que j'en ai vu j'ai trouvé que c'était d'une belle qualité, davantage qu'original.
Mais si je me permets de dire que c'est à la longue qu'on verra si Polarama se maintient, c'est parce que je vois que des revues de polars de qualité plutôt comparable ont eu des fortunes diverses. Alibi en est à une dizaine de numéros, Crimes et Châtiments se maintient mais paraît moins fréquemment qu'auparavant me semble-t-il. 813 dure depuis très longtemps. Shangaï ( j'ai omis le titre exact ) s'est arrêté il y a quelques années.
La revue Polar Magazine, dont vous n'avez jamais parlé, n'est pas allée au-delà du numéro 2 paru il y a un an.

Donc, chronique de Polarama ou impasse, M. Le Nocher ? Oncle Paul ?

Cordialement

Claude LE NOCHER 10/08/2014 18:25

Salut Paul
Il est certain que Z.Fleuriot prône des valeurs bourgeoises du 19e siècle, côté classe dirigeante de l'époque. Idéologie, ça me parait bien excessif. Image d'une France vue par une femme aisée, sûrement : argent, amours, religion, mondanités, et regard plus sévère sur la basse population... Ce que je retiens, c'est la manière habile de raconter, qui ne me semble justement pas si désuète. Bien sûr, ce n'est pas du polar, mais ça entre dans la littérature représentative de ce temps-là. Amitiés.

Philippe 10/08/2014 13:37

Rue de Sévres, dans les 6ème-7ème, aujourd'hui, c'est l'un des quartiers les plus chers de Paris.
Connaissez-vous la liqueur Saint-Germain ? Elle était historiquement produite dans le quartier Saint-Germain-Sèvres, j'ignore si c'est toujours le cas, mais elle se trouve toujours dans le commerce.
Je crois avoir vu à la carte d'un café - le café Charlot dans le 3ème - un cocktail avec la mention que Simone de Beauvoir l'aimait, mais peut-être a-t-il été seulement nommé en son honneur.

En tout cas, sur l'étiquette de la bouteille de liqueur Saint-Germain chez moi :

Le cocktail Saint-Germain
Remplir un verre haut de glaçons
Ajouter 2 doses de Champagne Brut ou Crémant / Prosecco
Ajouter 1 1/2 doses de liqueur Saint-Germain
Compléter avec 2 doses d'eau gazeuse, mélanger délicatement
Garnir d'un zeste de citron

Délice de sureau

Distribué par
Maison Saint-Germain
99 / 103 rue de Sèvres
75280 Saint-Germain-des-Prés
Paris
France

Claude LE NOCHER 10/08/2014 17:20

Il semble que la Liqueur Saint-Germain appartienne aujourd'hui au groupe Bacardi :
http://www.boursereflex.com/actu/2013/01/08/bacardi_fait_l_acquisition_de_la_liqueur_st_germain
Je ne suis pas sûr que l'adresse 142 rue de Sèvres ait jamais existé, même vers 1890. Mais il est vrai que les noms des rues parisiennes (parfois redessinées) ont évolué avec le temps.
Je précise avoir pris les photos de la sépulture de Z.Fleuriot ce samedi 9 août 2014. Pas difficile : c'est à moins de quinze kilomètres de chez moi.
Amitiés.

Philippe 10/08/2014 13:23

Bonjour M. Le Nocher,

Dans un registre comparable bien que beaucoup plus tardif, connaissez-vous l'auteur Myonne ( j'ignore son vrai nom ) qui écrivit les histoires ayant pour héroïne Menou ( un diminutif pour Marie- quelque chose peut-être ) à partir de 1944 ? Menou jeune fille ; mariée ; etc... J'ai oublié l'éditeur des années 1940-1950, mais il y eut des rééditions vers 1969 chez GP collection Souveraine

Cordialement

Claude LE NOCHER 10/08/2014 17:15

Bonjour Philippe
Je ne connaissais pas du tout cette Myonne. Je vois qu'elle a publié de l'après-guerre jusqu'aux années 60. Deux héroïnes distinctes semble-t-il, Menou, puis Marilys. Pas d'info à son sujet, apparemment. Amitiés.

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