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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 04:55

Âgé de vingt-six ans, Patrick Cusimano vit à Ratchetsburgh, dans la banlieue de Pittsburgh (Pennsylvanie). Célibataire, il est employé de nuit dans une station-service. Il est amateur de films d'horreur et de hard rock métal. Il habite avec son frère Mike et sa petite amie Carolyn dans la maison de leur père. John Cusimano est en prison après avoir, en état d'ébriété avancé, heurté et tué un enfant dans un accident de voiture. La population ne cache pas son hostilité envers ses fils Patrick et Mike, qui ont tardivement alerté la police. Sur Internet, on réclame la vengeance aussi à leur encontre. Troublé après un choc avec un cerf, Patrick ne veut plus conduire. Laisser sa voiture garée devant chez les voisins ne va guère leur plaire. Par ailleurs, au hasard d'une absence de Mike, Caro couche avec Patrick. Pour ce dernier, si proche de son frère, difficile d'effacer cette trahison.

Jeff Elshere est pasteur d'une communauté catholique radicale. Son épouse et lui ont deux filles. L'aînée, Layla, est une lycéenne âgée de dix-sept ans. Elle doit son prénom à une chanson célèbre d'Eric Clapton, avant que ses parents n'adhèrent à la religion. Son look gothique, Layla l'a choisi depuis l'an dernier, après un problème au lycée, polémique dans laquelle son père joua un certain rôle. Depuis, elle joue les rebelles avec une bande d'amis provocateurs. Entrant au lycée, sa jeune sœur Verna subit les conséquences de la pagaille semée par Layla. L'anonymat, elle ne doit pas y compter. Un groupe d'élèves imbéciles la surnomme Vénérienne, en raison de son prénom curieux. Il n'y a que le jeune Jared qui lui montre un peu de sympathie en cours de dessin. Au fond, Verna admet que Layla n'a pas tort de la traiter de "zombie obéissante", conforme à l'attente de leurs parents.

Tandis que Verna suit Layla et sa bande d'amis marginaux, allant jusqu'à se teindre les cheveux à l'exemple de sa sœur, la gothique Layla a fait irruption dans la vie de Patrick. Elle vient l'asticoter à la station-service, le relance ensuite pour qu'ils sortent ensemble. Le jeune homme sait que neuf années de différence, Layla étant mineure, ça risque de poser un sévère problème. Caro commence à vraiment s'inquiéter des menaces contre les frères Cusimano. La maison est toujours au nom de leur père : certains vengeurs pourraient bien faire pression pour qu'elle soit vendue. Se marier avec Mike, mener leur vie ailleurs, Caro ne sait si ce serait mieux. Pour l'heure, afin d'éviter un problème de voisinage, il faut vider le garage des affaires du père pour y ranger la voiture de Patrick.

Au lycée, Verna se forge une carapace pour résister : “Elle s'en fichait. Elle était coriace. Elle était du titane.” Après les saloperies des forums Internet, les graffitis sur son casier, et un "cadeau" de très mauvais goût, Verna est agressée et humiliée par le groupe de lycéen(ne)s hostile, qui filme la scène. La direction du lycée ne l'aidant pas, Verna rejoint sans complexe Justinien et les amis rebelles de Layla. La gothique et Patrick sont devenus de plus en plus intimes, même si le jeune homme ne sent pas de sentiment pour elle. Car il y a aussi Caro. Sans oublier tout le reste de leurs ennuis présents et à venir. Règlements de comptes et dérapages funestes sont à craindre…

Kelly Braffet : Sauve-toi ! (Rouergue Noir, 2015) – Coup de cœur –

Quelle place peuvent espérer les jeunes des classes moyennes modestes dans l'Amérique actuelle ? Le monde est-il si exemplaire, qu'il suffise de suivre un chemin tracé ? Est-il normal qu'on les confine dans des jobs sans intérêt, qu'on instrumentalise leurs esprits au nom d'une religion ou des codes traditionnels ? Pourquoi accable-t-on des fils pour la faute d'un père, pourquoi laisse-t-on l'impunité à des cadors de lycée persécutant les plus faibles ? Pourtant, ces jeunes gens sont simplement issus du quotidien et ne réclament que la paix, une vie tranquille. Qu'on leur accorde plus de confiance ou de liberté, face aux valeurs strictes en vigueur, est-ce si grave ? S'ils se marginalisent après avoir été montrés du doigt, n'est-ce pas la société qui risque d'en faire des monstres ?

Ces questions-là, Kelly Braffet ne les formule pas ouvertement. Néanmoins, c'est bien ce qu'elle illustre à travers cette histoire. Le regard qu'elle porte sur un aspect des États-Unis incite à la réflexion, non pas à juger les personnages. Leurs douleurs intimes, elle nous les transmet avec une belle empathie. C'est l'oppression "des autres" qui les perturbe, qui complique leur vie ordinaire. La force de se défendre, Layla l'a peut-être trouvée. Sa jeune sœur tente d'y parvenir. Patrick s'est replié sur lui-même, avec une part d'indifférence. Caro et Mike croient encore au futur. Une intrigue aussi sombre que fascinante de réalisme et de crédibilité, une sorte de témoignage sociologique, voilà ce que Kelly Braffet nous présente dans cet excellent roman noir humaniste.

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commentaires

Sophie Bastide-Foltz 11/05/2015 17:41

Je tiens juste ici à relever trois points après le message de ce Norbert qui écrit de façon anonyme.: La première est que je fais la remarque à chaque fois qu'en effet le traducteur n'est pas cité, et pas seulement pour mes traductions. Tous les traducteurs membres de l'ATLF se sont engagés, chaque fois que le nom d'un collègue n'est pas cité, à le faire remarquer aux bloggers, journaux ou journalistes de radio. La deuxième est que vous y allez un peu fort : non, je ne sais pas qui est Philippe, j'ai le courage de parler à découvert. La troisième est que Je suis Pilgrim n'est pas (encore?) un best-seller, même s'il est paru en poche et que vous ne connaissez manifestement rien des conditions de ce métier. Enfin, dernière chose : C'est la première fois qu'on me répond de cette manière, mais comme je l'ai dit au tout début, c'est aussi la première fois que je l'avais fait remarquer aussi maladroitement. Donc disons je l'ai mérité de la part de Claude Le Nocher. De vous, Norbert, en revanche... Mais le mystère reste entier: Qui est Philippe ?

Claude LE NOCHER 11/05/2015 17:59

Bonjour
Clarifions une fois pour toutes : Norbert et Philippe sont des lecteurs avisés, des habitués d'Action-Suspense que je remercie de leurs réactions ponctuelles. Ils expriment dans ce cas une opinion, pas plus négative ni positive que la mienne. Pas plus offensante, non plus. Vous avez envie de polémiquer ? C'est votre droit. J'ai laissé vos messages, qui donnent votre point de vue. J'ai enlevé les miens, ma tentative d'échange ayant échoué. En ce qui me concerne, le débat est clos.

Norbert 27/04/2015 15:43

Autant je conçois parfaitement que la mention du nom du traducteur devrait devenir une habitude pour tous ceux qui parlent (ou écrivent) à un public, autant le procédé de Sophie Bastide-Foltz m'agace profondément. On avait compris déjà dès le début que c'était elle qui se cachait derrière le pseudonyme de "Philippe" dans le second commentaire - là encore, c'est très discutable... - mais en plus, c'est devenu une manie chez elle de faire la remarque à chaque blogueur qui publie sa chronique d'un roman qu'elle a traduit. C'est ainsi que, déjà l'an dernier, lors de la parution du thriller "Je suis Pilgrim" de Terry Hayes chez Lattès, j'avais pu lire plusieurs de ses interventions et réclamations, notamment auprès d'Unwalkers. Dominique, trop gentil, s'était non seulement immédiatement excusé, mais il avait de surcroît consacré juste après une interview complète de la dame... Même sur Facebook, on n'est pas à l'abri, si l'on parle de l'un des romans que celle-ci a traduit, de recevoir un message privé ou un commentaire pour rappeler son existence, c'est dire !
Si tous les traducteurs - ou de plus en plus - se mettaient à agir à la limite du harcèlement comme Madame, à ce moment-là il serait temps pour les blogueurs de cesser définitivement de mentionner leur nom dans leurs chroniques.
La courtoisie paiera toujours.
Cela étant dit, j'ai récemment découvert l'existence de ce roman très tentant et prometteur, et je viens de l'acheter. J'ai aussi créé un sujet à propos du roman sur le forum du site Polars Pourpres (où le nom de la traductrice est cité, comme je le fais désormais systématiquement depuis près d'un an maintenant). Et au final, que le roman se vende, je pense que c'est sans doute l'essentiel pour les traducteurs, sauf exceptions rares. En tout cas, vu que "Je suis Pilgrim" est devenu un best-seller dès l'an dernier, et que ça continue cette année avec sa sortie poche, je pense qu'il y a des traducteurs qui sont plus à plaindre que Sophie Bastide-Foltz...
Amitiés, Claude.

Claude LE NOCHER 27/04/2015 16:28

Bonjour Norbert
J'avais tenté un dialogue avec cette traductrice, mais c'était peine perdue. Je ne mets absolument pas en cause la compétence de ces professionnels. C'est juste, tant pis si je me répète, que je ne les cite jamais dans mes chroniques, sauf rare exception. Cette coutume de les nommer n'est propre qu'à certains médias, il ne s'agit pas d'une sorte "d'obligation légale". Je ne changerai pas mes habitudes, même sous la menace.
Pour en avoir parlé avec lui lors de ses récentes vacances, je sais que Dominique a de bons rapports avec les traducteurs, et c'est très bien. Moi, je ne tiens pas à entretenir tant de contacts avec eux/elles, qu'on respecte mon choix. De même que je "jauge" un roman selon ses vertus, et non d'après le caractère (peut-être détestable parfois) de l'auteur, je ne me concentre que sur chaque livre. Désolé pour les traducteurs, quand c'est le cas.
En effet, l'essentiel reste (comme ici) qu'un bon roman trouve un large public.
Toutefois, je ne cache pas que j'hésite désormais à lire des livres traduits. Je n'ai lu que des auteurs français depuis cette "altercation". Certes, ça n'arrive pas souvent, mais on deviendrait vite parano. (Je te rassure : Philippe est bien Philippe).
Amitiés.

Pierre FAVEROLLE 24/04/2015 06:55

Bon, j'ai compris, il faut que je lise celui ci aussi ! ça n'en finit pas ... et tant mieux ! Tel que tu le présentes, c'est un sujet passionnant traité avec subtilité. Tout pour me plaire. Amitiés

Claude LE NOCHER 24/04/2015 07:28

C'est à tester, mon cher Pierre. Pas un polar trépidant question rythme, mais une ambiance captivante.
Amitiés.

Philippe 21/04/2015 17:48

Bonjour M. Le Nocher, Mme Bastide-Foltz, Bernieshoot,

Je ne souhaite pas spécialement me mêler de cette conversation, de ce sujet.
Mais je souhaiterais simplement relever que, quand on parle d'un livre traduit d'une autre langue, on aura davantage tendance à mentionner ou souligner le nom du traducteur s'il se trouve que c'est aussi un auteur connu dans sa propre langue.
Ainsi on ne manque pas de louer la traduction des Histoires extaordinaires d'Edgar Allan Poe par Charles Baudelaire. De celle de Moby Dick, d'Herman Melville par Jean Giono. Ou encore du Vieil homme et la mer, d'Ernest Hemingway, par Jean Dutourd.
En ce sens on ressent snon une injustice, du moins une inégalité de traitement, de la part de celui qui parle d'une oeuvre littéraire, envers les membres d'une même activité, les traducteurs, selon que les uns ou les autres soient ou pas connus autrement que comme traducteurs, comme auteurs.
On peut comparer avec les doubleurs de fictions cinématographiques ou télévisées. C'est grâce aux doubleurs que chacun de nous, s'il ne pratique pas ou pas assez la langue d'origine du film, peut comprendre et ressentir les choses dans sa propre langue. Le plaisir de reconnaître la voix de tel acteur ou actrice, se dit-on, alors que c'est sa voix française qu'on entend !
là aussi, il y a une inégalité entre doubleurs, ceux qui ne font que cela, dont on connaît au mieux que le nom - si l'on prend la peine de regarder le générique de fin sans zapper auparavant - , peut-être le visage, à la faveur d'une recherche sur Internet, et les doubleurs qui sont aussi des comédiens connus. Ou dans les dessins animés, les vois sont souvent celles d'acteurs connus.
Columbo aurait-il eu autant de succès en France avec une autre voix que Serge Sauvion ?

Cordialement

Claude LE NOCHER 21/04/2015 18:05

Cher Philippe
D'après ce que j'ai lu récemment, il y aurait plus d'un millier de traducteurs littéraires en France. L'ATLF en compte déjà 877 :
http://www.atlf.org/repertoire-des-traducteurs/
Je comprends fort bien la nécessité d'être visible pour eux. D'autant que, vous avez raison de le souligner, il y en a de plus connus que d'autres. Je ne citerai aucun nom, pour ne pas faire de jaloux.
Vous faites le parallèle avec le doublage. Les noms des comédiens doublant les stars s'affichent, dans le meilleur des cas, en minuscule microscopique à la fin du générique final... quand le public de cinéma ne regarde plus... et à la télé, on coupe avant. Les traducteurs sont nommés visiblement en général deux fois sur les livres (page de garde, 4e de couv'). C'est mérité, et c'est plus que les doubleurs.
Amitiés.

Sophie Bastide-Foltz 21/04/2015 17:00

Décidément, on ne se comprend pas; Votre chronique, vous la signez, non ? Et c'est normal que je lise votre nom au-dessus, ou en dessous. Mais avoir votre nom sur le livre dont vous parlez, comme vous le suggériez, vous trouveriez ça normal ? Bon, n'insistons pas, vous avez manifestement une dent contre les traducteurs. C'est pas grave, vous avez raison, le livre est bon, c'est ça l'essentiel.

Sophie Bastide-Foltz 21/04/2015 17:45

Ah, là vous faites erreur ! Non seulement je fais la remarque à tous, et pas seulement pour moi, mais pour toute la profession, mais en plus, avec les bloggers, j'ai très souvent eu une réponse fort chaleureuse, s'excusant et comprenant notre besoin de visibilité. Ce n'est manifestement pas votre cas. Mais comme vous l'avez dit, vous êtes libre.

Sophie Bastide-Foltz 21/04/2015 11:11

Et la mention "traduit par..." ??? A moins que vous n'ayez lu le livre en anglais, il me semble que la traductrice à contribué au plaisir que vous avez eu à le lire, non ? Alors s'il vous plait, ne nous oubliez pas. On ne vous demande pas de juger la traduction, juste de ne pas omettre la mention "traduit par..." Merci !

Claude LE NOCHER 21/04/2015 13:37

Bonjour
En effet, il existait une coutume dans la presse consistant à citer le traducteur, la traductrice. Je comprends que vous préfériez un article de cinq lignes dans un journal, indiquant votre nom. Mon choix, c'est de défendre les romans en développant, mais sans me sentir obligé de parler de la traduction. Je n'évoque que dans des cas exceptionnels les traducteurs, que je cite alors dans mon texte. Ai-je cette liberté ? Oui, et elle est totale. Aucun éditeur, ni aucun traducteur ne fera jamais pression sur moi, soyez-en sûre.
Je connais la susceptibilité d'une partie de votre profession, qui confine parfois au caractériel. Il m'est arrivé une ou deux fois de supprimer ma chronique à cause de l'insistance de vos consœurs. Ce que je ne ferai pas cette fois, car ce serait nuire à ce livre. Or, si je décide de parler d'un roman, c'est qu'il m'a convaincu. Je le fais donc avec une pleine sincérité. La censure, pas mon truc.
Vous êtes correctement rémunérés pour ce travail. Vous êtes bien cités dans ces ouvrages. Qu'exigez-vous de plus ? Est-ce que j'exige, moi, de figurer en 4e de couverture pour qu'on cite des extraits de mes chroniques ? Mon impact, celui de toute la blogosphère, sont pourtant aussi forts (sinon davantage) que cinq lignes dans votre magazine habituel.
Je ne cherche ni la querelle, ni la polémique, mais votre intervention est malvenue.

Bernieshoot 21/04/2015 09:06

Un roman noir qui a du sens , je suis tenté

Sophie Bastide-Foltz 21/04/2015 16:27

Pardon : J'aurais dû vous remercier avant tout pour cet article, ce que je fais toujours, d'habitude. Mais c'est la troisième fois que cela arrive en quelques jours, et là, j'ai "pété un câble", comme on dit. Oui, nous sommes payés. Correctement, c'est beaucoup dire, mais ce que vous ne semblez pas comprendre c'est que mentionner "traduit par..." c'est notre visibilité, une carte de visite en quelque sorte. quand notre nom est cité, il suffit qu'un éditeur le voit et il pense à nous pour un prochain livre. Et comme vous devez le savoir nous ne sommes pas salariés et nous ne sommes jamais sûrs d'avoir du travail dans l'année qui vient. Une dernière chose : vous dites "est-ce que j'exige moi...." Autrement dit vous comparez, quoi ... quelques heures de lecture et de travail pour écrire une chronique à plusieurs mois de travail qui vous permettent de jouir du plaisir de pouvoir lire un livre que vous n'auriez pas lu sinon... C'est un peu fort aussi, non ? Mais bref, c'est sans doute votre coup de gueule à vous et comme rien n'excuse mon indélicatesse, je vous prie de me la pardonner.

Claude LE NOCHER 21/04/2015 13:37

Un très bon roman, à l'ambiance prenante.

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