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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 06:30

Mme Moriguchi est enseignante depuis huit ans. Exigeante sur les principes, cette jeune femme n'est pas de celles copinant avec les élèves. Professeur de collège, Mme Moriguchi était la mère de la petite Manami, quatre ans. Elle s'en occupait seule, sans mari, le père étant atteint du Sida. Un mois avant la fin de l'année scolaire, Manami a été retrouvée noyée dans la piscine attenante à l'établissement. Tragique concours de circonstances, qui n'exonère pas sa mère d'une grande part de responsabilité. Elle démissionne de son poste dès la fin des cours, et a décidé de quitter l'enseignement. Ce n'est pas dû à un sentiment de culpabilité. Devant sa classe de 5eB, Mme Moriguchi accuse : “Manami n'est pas morte par accident. Quelqu'un de cette classe l'a tuée.” Elle ne nomme pas les deux élèves en question. Sachant que la Justice ne punirait pas vraiment un enfant de treize ans.

L'un des jeunes coupables (Shūya) mène des expériences scientifiques, non dénuées d'une dose de cruauté. Rien d'alarmant, estimait-on au collège, où l'on voyait en lui un élève modèle. Pourtant, c'est une de ses inventions qui tua Manami, même indirectement. Le second responsable (Naoki) est un élève assidu. Malgré ses efforts, il eut des résultats en dents de scie. Mme Moriguchi pense qu'il était trop choyé par sa mère. La version de l'accident restant la seule pour tout le monde, les meurtriers mineurs bénéficient d'une impunité assurée. Mais la mère de Manami mûrit sa vengeance.

C'est ensuite Mizuki, la déléguée de classe, qui relate dans une lettre à Mme Moriguchi les faits se produisant après son départ du collège. La classe est désormais en 4eB. Pour leur professeur principal, "Werther", dont c'est le premier poste, il s'agit de se montrer cool avec les élèves. Mais l'affaire Manami a laissé des traces. Naoki est absent, restant auprès de sa mère. Le fier Shūya est bientôt harcelé par les autres élèves de la classe. Il finit par se rebeller, mais la déléguée Mizuki est quelque peu éclaboussée par cet épisode. Elle en veut à "Werther" de n'avoir pas réglé avec fermeté la situation.

Grâce à une des sœurs aînées de Naoki, on a connaissance des carnets intimes de leur mère. Suite à la mort de la fillette, elle se montra ultra-protectrice envers son fils, qu'elle victimisait. Elle rejetait toutes les fautes sur Mme Moriguchi. Elle se refusait à admettre que Naoki se comportait tel ces "hikikomori", jeunes reclus se plaçant volontairement hors de la société. Traumatisé, son fils l'était : il semblait obsédé par le nettoyage… Le récit de Naoki confirme le plan criminel de Shūya, et les ratages qui s'ensuivirent. Shūya était le seul que l'on devait blâmer. Les tourments de conscience de Naoki le poussaient de plus en plus vers la paranoïa.

Satisfait de sa supériorité, d'esprit scientifique hérité de sa brillante mère, Shūya regarde les faits avec un certain cynisme. Pourtant, n'est-il pas issu d'un milieu familial instable ? Ses certitudes, il les étalent sur son site Internet. Son comportement, il n'y voit aucune raison d'éprouver des remords. D'ailleurs, commettre encore un crime et en envisager d'autres, pourquoi pas ? Mais, depuis son départ du collège, Mme Moriguchi n'a jamais cessé d'observer cette classe, où sévirent deux jeunes assassins…

Kanae Minato : Les assassins de la 5eB (Éd.Seuil, 2015)

Le principe est ici celui des "pièces du dossier" : plusieurs intervenants impliqués donnent leur version des faits. Ce qui exige une parfaite construction de l'histoire, afin que l'on puisse relier sans difficulté ces témoignages. C'est avec une magnifique habileté que la romancière utilise cette structure, qu'elle nous raconte l'approche du crime selon chacun des protagonistes. Une intrigue psychologique d'autant plus forte quand on sait que les Japonais exprime peu publiquement leurs sentiments. Avec froideur ou pragmatisme, ils analysent et agissent en pensant adopter la meilleure solution. En oubliant probablement que chaque être humain est différent, avec son propre ressenti, son parcours personnel.

L’Éducation est au centre de ce roman. Pas seulement du point de vue scolaire. Surtout, c'est l'idée de responsabiliser les futurs adultes dès l'adolescence qui est développée. Ce n'est pas seulement une question de repères sociétaux ou familiaux (bien que les parents, les mères, apparaissent plutôt maladroits dans cette histoire). Définir sa place dans la société, où l'on dont simplement respecter des règles basiques, est-ce insurmontable ? Le problème ne se pose sans doute pas uniquement au Japon. L'idée d'impunité, quels que soient les méfaits, n'est-elle pas universelle ? Un suspense psychologique d'une grande subtilité, qui ne se contente pas d'un aspect criminel.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2015 Livres et auteurs
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commentaires

Philippe 24/12/2015 15:10

Rebonjour M. Le Nocher,

Addendum.
Au début de l'ouvrage consacré à Di Marco figure un extrait du Dictionnaire amoureux des faits divers ( Plon, 2014 ) de Didier Decoin.
J'en reproduis ici les deux derniers paragraphes.

" C'est grâce à cette minutie, à cette passion du réel, qu'il permit un jour aux policiers d'identifier un meurtrier : " C'était en 1959. Je m'étais rendu à la PJ, au fameux 36 quai des Orfèvres, où la voisine de palier de la victime m'a décrit le type qu'elle avait entrevu. Je dessinais, elle rectifiait, je redessinais, elle rerectifiait - bref, ça a duré trois heures. Détective a publié ce portrait-robot à la Une, et peu après, grâce à ça, le gars a été arrêté. Aujourd'hui on arrive au même résultat en faisant des simulations sur ordinateur. Mais à l'époque, c'était pas mal, non ? "

Chez ce passionné de jazz ( c'est un virtuose de la clarinette ), cet univers de réalisme où la peur et la douleur côtoient l'insolite n'exclut pas l'humour et la dérision, ni non plus l'érotisme. "

Voici le sommaire :

Nadine Vaujour, la fille de l'air
( Je recommande le film de 1992 avec Béatrice Dalle. )
Les tueurs du Parc de Saint-Cloud
( En hiver 1956. Le célébre avocat René Floriot qui fut celui du docteur Petiot, habituellement avocat de la défense, fut cette fois celui de la partie civile, plus redoutable que l'avocat général. )
Le drame du barrage de Malpasset
Vendetta en Corse
Le dompteur jette sa femme aux fauves
L'affaire Patrice Allègre
Horreur à l'hospice
L'attentat du Petit Clamart
Il attache sa femme et son rival sur les rails
L'affaire Patrick Henry
Dennis Nilsen, un serial killer à Londres
Mesrine abattu
Coup de grisou à Forbach
( Je n'ai pas regardé la date, peut-être y a -t-il eu plusieurs coups de grisou là-bas, vous le savez mieux que moi connaissant la Lorraine. )
Action Directe
Le monstre de Nantes
( Dans les années 1960, jamais identifié. )
L'enlèvement du baron Empain
" Le bal des maudits "
( Il s'agit de l'incendie de la discothèque le 5/7 en Isère en 1970, qui inspira la Une de Charlie Hebdo " Bal tragique à Colombey : un mort ( De Gaulle ) ! " .)
L'assassinat de Kennedy
Bruno Sulak, " gentleman braqueur "
Le train déraille dans le bayou infesté
( En Louisiane, on l'aura compris. )
Elle achève son mari sur son lit d'hôpital
Un policier abattu par le " gang des postiches "
Le Petit Grégory
Le naufrage de l'Estonia
" Omar m'a tuer "
Emmurée vivante avec son amant

Je souligne qu'en fin d'ouvrage il y a, outre un remerciement à Solange Di Marco par l'éditeur Steinkis, une phrase d'Isaac Newton :
" Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. "

A propos de Malpasset, j'avais surtout en mémoire la participation aux opérations de secours des deux frères Philippe et François Léotard, fils du maire de Fréjus de l'époque André Léotard.
Je crois en effet avoir lu qu'à la télévision était diffusée la Piste aux étoiles du cirque Zavatta, mais je ne l'avais pas en tête avant que vous ne le rappeliez. Et que je regarde à nouveau l'article sur Malpasset dans le livre où la première phrase parle de cette émission.

Vous savez peut-être que c'est la tragédie de Malpasset qui entraîna le vote d'une loi créant dans le Code civil la possibilité de mariage posthume, alors pour permettre à des personnes d'épouser une victime de Malpasset ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_posthume

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Malpasset

Suites législatives et administratives

La catastrophe a mis en évidence plusieurs carences législatives et administratives auxquelles il a été remédié sous la présidence du général de Gaulle.

Le mariage posthume

Un effet de la catastrophe a été la mort de compagnons de jeunes femmes enceintes ; or à cette époque, les enfants légitimes et les enfants naturels n’avaient pas le même statut juridique ; pour y remédier, le mariage posthume — établi lors de la guerre de 1914 — a été réactivé. Maintenant, selon l'article 171 du Code civil, pour établir les liens de filiation d’enfants à naître, le président de la République peut autoriser le mariage posthume pour motif grave, comme la grossesse ; ce mariage est subordonné à la réunion suffisante de faits établissant sans équivoque le consentement du défunt. La date du mariage est celle du décès et la jeune femme acquiert alors la personnalité de personne mariée et de personne veuve et l’enfant à naître, celle d’enfant légitime.

https://scribium.com/virginie-cadot/a/le-mariage-a-titre-posthume/

L'article Wikipédia sur Malpasset ci-dessus indique une bibliographie, le livre le plus ancien datant de 1961.
Dont une BD que j'ai et que je conseille :

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9782756047232

Malpasset ; causes et effets d'une catastrophe
Eric Corbeyran, Horne
Delcourt
Parution : 19 mars 2014

En me permettant une digression de plus, je dis que le grand-père de l'une de mes amies d'enfance, un immigré italien, a participé à la construction du barrage du Chevril, vous savez, ce qui a entraîné l'expulsion des habitants du village de Tignes en Savoie en 1952. La construction nécessitant la mise sous eau de tout le village. Je ne sais pas si cela se fait encore en 2015, mais pendant de très longues années d'anciens habitants de Tignes ou leurs descendants sont revenus chaque année sur les lieux de leur ancien village désormais englouti.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_du_Chevril

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Coyne

" Le bureau fut également le concepteur du barrage de Malpasset, mis en eau en 1954, et dont la rupture, le 2 décembre 1959, affectera profondément André Coyne jusqu'à sa mort l'année suivante. "

Je me souviens d'avoir lu dans l'intégrale Tout Mitacq sur la Patrouille des Castors publiée dans les années 1990 que l'album " Le hameau englouti " , paru en 1961, s'inspirait de l'histoire du village et du barrage de Tignes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Hameau_englouti

" Historique

L'histoire est inspirée de la mise sous eaux du village de Tignes, dans l'Isère [1]. "

" Notes et références

↑ Ratier, Gilles. [Introduction]. In : MiTacq ; Charlier, Jean-Michel. La Patrouille des Castors : L'intégrale 2. Dupuis, 2011. Page 15. "

http://www.babelio.com/livres/Mitacq-La-patrouille-des-Castors-tome-8--Le-hameau-englo/497272

Cordialement et encore Joyeux Noël

Claude LE NOCHER 24/12/2015 16:36

Bonjour Philippe
Oui, je me souviens de beaucoup de ces faits divers : Omar Raddad, le baron Empain, l'affaire Gregory, Nadine Vaujour, Mesrine, Patrick Henry, Kennedy, la discothèque le 5/7, Action Directe, Malpasset, Patrice Alègre… À l'époque de l'enlèvement du baron belge, un graffiti se multipliait sur les murs parisiens : « Empain est chocolat » en référence à un célèbre film italien avec Nino Manfredi. Pas vraiment de compassion pour lui.
Quand vous évoquez le mariage posthume, ça me fait penser indirectement à la contestation du « mariage pour tous ». Ceux qui avaient une version monolithique du mariage ignoraient, ou feignaient d'ignorer, qu'il existe depuis des lustres de telles dérogations. Je pense à certains cas de veuves se remariant avec le frère de leur défunt mari, pour lequel des prêtres exigeaient un acte officiel (dérogation légale) avant célébration. Je ne suis pas assez calé en la matière, mais je sais que beaucoup « d'exceptions » existent.
Cette année, le Barrage de Guerlédan (entre Morbihan et Côtes d'Armor) a été vidé de ses eaux, pour entretien de la structure. Vous retrouverez sûrement sur Internet les images « lunaires » qui ont été prises par des tas de gens. Boueux, mais impressionnant.
Joyeux Noël !

Philippe 23/12/2015 21:02

Bonsoir M. Le Nocher,

Hier mardi j'ai découvert et acheté un livre .
D'un genre comparable à celui en hommage à Michel Gourdon dont vous aviez parlé.

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9791090090880

Angelo Di Marco l'art du crime
Angelo Di Marco, Brendan Kemmet
Steinkis
Parution : 2 décembre 2015

Je suppose que vous avez déjà, même sans lire régulièrement comme moi ce journal, consulté des numéros du Nouveau Détective ?
Les illustrations sont souvent de Di Marco. Sans doute moins à présent vu qu'il est né en 1927 et que je ne sais s'il est toujours en vie.
Mais donc ce livre vient de paraître. En hommage à ses 68 ans de carrière depuis 1945, comme illustrateur de faits divers dans de nombreuses publications. Avec son style graphique caractéristique.
30 affaires réelles, criminelles ou des accidents comme le barrage de Malpasset ( l'année de votre naissance, M. Le Nocher ), illustrées par Di Marco dans tel périodique.

Cordialement

Claude LE NOCHER 24/12/2015 07:49

Cher Philippe.
À propos du barrage de Malpasset, vous connaissez sûrement cette anecdote. Des journaux titrèrent le lendemain : « Pendant que la France regardait Achille Zavatta à la télévision, catastrophe au barrage de Malpasset ». En effet, la chaîne unique de télé diffusait « La Piste aux Etoiles » le soir du drame. Zavatta fut durablement choqué que son nom soit associé à la tragédie. Lui qui passait volontiers à la télé, garda une certaine rancune à la presse.
J'ai sûrement vu par le passé des illustrations d'Angelo di Marco. Il semble bêien avoir 88 ans, puisque pas d'indication contraire. Quand on parle d'illustrateurs italiens (d'origine), n'oublions pas de citer Giovanni Benvenutti – auteur des couvertures pour l'éditeur Frédéric Ditis, collection La Chouette en particulier :
http://unmystere.free.fr/html/ch_num1-56n.html
Amitiés, Claude Le Nocher

Philippe 22/12/2015 20:42

Rebonjour M. Le Nocher,

J'avais omis de recommander le feuilleton Shokuzai; disponible en DVD ( mais en japonais sous-titré français, pas de version française, sauf quand c'est diffusé sur Arte ).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shokuzai

http://www.priceminister.com/offer/buy/258096458/shokuzai.html

Cordialement

Claude LE NOCHER 22/12/2015 20:56

Bonjour Philippe

En effet, c'est adapté de l'œuvre de Kanae Minato.
Tout comme le film "Confessions" tiré du présent roman :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Confessions_(film,_2010)
Evidemment, ce film n'a jamais été doublé ni diffusé en France. Nos cinémas préfèrent les bonnes grosses daubes, généralement américaines.
Amitiés, Claude Le Nocher

Pierre FAVEROLLE 22/12/2015 19:57

Ah mais M. Claude, je proteste. Vous avez eu 21 minutes de retard ce matin, ce qui fait que je ne lis ton billet que maintenant ! C'est une honte ! Bref, après cet intermède revendicatif et humoristique, mon amie Geneviève l'a encensé et je dois dire que j'ai du le ranger quelque part mais je ne sais plus où ... L'âge, surement ! En tous cas, c'est un sujet qui me tente fort. Amitiés

Claude LE NOCHER 22/12/2015 20:07

Mes excuses, abonné Pierre Faverolle !
En dernière minute, j'ai effectivement modifié ma chronique. Les trois derniers paragraphes tenaient en dix lignes. Mais on perdait le sens voulu par l'auteure. Pour une histoire comme celle-là, c'eût été une hérésie. Eh ben, mon gars, t'as plus qu'à rectifier à six heures du mat' ! Une telle conscience professionnelle, tu n'en trouveras pas partout, mon cher Pierre ! Allez, juste un dernier conseil : lis ce bouquin, c'est le pied !
Amitiés.

Philippe 22/12/2015 11:46

Bonjour M. Le Nocher,

Voici la version des faits par un premier intervenant, moi, qui constituera un aveu : j'avoue que ce livre est chez moi depuis plusieurs mois avec d'autres achetés le même jour dans une librairie, mais que je n'en ai pas encore entrepris la lecture.

Vous savez que le tome 1 du " Sang de la vigne " , de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen, " Mission à Haut-Brion " ( paru en 2004, le roman ), a été adapté en BD ?
L'année dernière, mais je ne l'ai découvert que dimanche, et je suis en train de le lire.
Je vois à l'instant que le 2, "Noces d'or à Yquem " , est sorti en novembre dernier, je le lirai ensuite.
Le scénariste, Corbeyran, est aussi celui de " Zélie Bistouri " ( série qui vient de se terminer et qui était prépubliée dans la revue D-lire devenue J'aime lire un max ) pour les jeunes, chez Bayard BD Kids, ou de " Château Bordeaux " , série qui se passe également dans le monde du vin.

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9782723498548

Le sang de la vigne t.1 : Mission à Haut-Brion
Eric Corbeyran, Sandro
Glénat
Parution : 22 octobre 2014

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9782344008676

Le sang de la vigne t.2 : Noces d'or à Yquem (D'après Noël Balen Et Jean-Pierre Alaux)
Eric Corbeyran, Sandro
Glénat
Parution : 12 novembre 2015

Avez-vous eu vent de la parution d'un livre regroupant en BD les quatre romans Sherlock Holmes ?
Une étude en rouge, Le Signe des Quatre, Le Chien des Baskerville, La Vallée de la peur.
Aux éditions Akileos, par Edington et Culbard.

Les histoires illustrées de Sherlock Holmes ; intégrale
Arthur Conan Doyle, Ian Edginton, Ian Culbard
Akileos
Parution : 05 Novembre 2015

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9782355742323

Cordialement

Claude LE NOCHER 22/12/2015 15:55

Bonjour Philippe
Sympathique idée de transposer en BD la série Le sang de la vigne. D'autant qu'à ce que je vois, on n'a pas les mêmes têtes que celles de Pierre Arditi et consorts, à la télé...
Ce cher Sherlock a souvent été adapté en bédé, lui aussi. Je n'ai pas toujours été convaincu, je l'avoue.
Concernant "Les assassins de la 5eB", c'est franchement à découvrir. Plusieurs témoins de l'affaire y développent leur "point de vue" sur ce cas criminel. Au-delà de ça, il y a une réflexion sur la société, sur la responsabilité, sur l'impunité des mineurs.
Peut-être (bien que je n'aie pas souligné cet aspect) sur ce que je nomme souvent la "faute collective". Quand il y dérèglement quelque part, dysfonctionnement pouvant causer des malentendus ou même des drames, interrogeons-nous sur "ce que nous n'avons pas fait" pour éviter les conséquences. Notion un peu trop philosophique pour être évoquée dans mon commentaire, ai-je pensé.
Amitiés.

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