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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 05:55

Sidney Chambers est le chanoine de la paroisse de Grantchester : “...un homme grand et mince qui avait un peu plus de la trentaine. Amateur de bière chaude et de jazz hot, passionné de cricket et lecteur insatiable, il était connu pour sa discrète élégance cléricale. Son grand front, son nez aquilin et son menton assez long étaient adoucis par des yeux noisette et un aimable sourire qui donnaient à penser qu'il était toujours enclin à voir le meilleur chez les gens.” Sidney est né à la Saint-Valentin 1921. Grantchester n'est pas loin de Cambridge, où il donne des cours de théologie. Il circule à bicyclette dans les alentours, participe aux activités locales, et s'avoue davantage amateur de whisky sec que de xérès.

Quant à son ami policier, son univers privé et professionnel est plutôt différent : “L'espace personnel de l'inspecteur George Keating n'avait rien du centre méthodique où opérait une force organisée pour la lutte contre la criminalité ; c'était un capharnaüm de dossiers dans des enveloppes en papier kraft, de documents, de notes, de schémas, de sacs en papier et de vieilles tasses de thé recouvrant absolument tout l'espace disponible […] Sa cravate était de travers, ses chaussures éraflées, et les cheveux blond-roux qu'il commençait à perdre ne fréquentaient pas aussi souvent le peigne qu'ils auraient dû. Les exigences du métier, trois enfants au foyer et une épouse qui surveillait de près les dépenses familiales commençaient peut-être à peser.” Néanmoins, c'est un policier consciencieux…

James Runcie : Sidney Chambers et l'ombre de la mort (Actes Noirs, 2016)

En octobre 1953, sitôt après les obsèques de Stephen Staunton, notaire alcoolique et dépressif qui s'est suicidé dans son bureau, Sidney est contacté par Pamela Morton, épouse de l'associé du défunt. Elle lui confie que Staunton était son amant depuis quatre mois, qu'ils projetaient de fuir ensemble. Dans ces conditions, elle ne croit pas au suicide : certaine qu'il a été assassiné, Pamela demande à Sidney de l'aider à le prouver. Selon l'inspecteur Keating, même sans lettre d'adieu, l'affaire est claire et le dossier clos. Malgré tout, Sidney rend visite à Hildegard, l'épouse d'origine allemande du défunt. Cette musicienne songe à rejoindre son pays natal. À l'étude notariale, l'associé et la secrétaire de Staunton confirment que cet homme brouillon et irascible n'a pas laissé de testament. Encore trop peu d'éléments, estime Keating, même si la secrétaire finit par produire un document pouvant être un ultime message. Dans l'agenda du notaire, le chanoine ne trouve d'abord rien de particulier. Sauf cette habitude de gommer une partie de son emploi du temps…

À la Saint-Sylvestre 1953, Sidney dîne avec un groupe de connaissances chez un politicien de leurs amis. Il y a entre autre sa sœur cadette Jennifer et Johnny Johnson, copain de celle-ci, passionné de jazz comme Sidney. Leur riche amie d'enfance Amanda Kendall, employée à la National Gallery, se voit offrir une bague de fiançailles par son soupirant Guy, ce qui ne semble guère l'exciter. Bague qui disparaît peu après. Fils d'un ancien voleur de bijoux, Johnny passerait facilement pour suspect. L'épouse kleptomane du politicien peut aussi être soupçonnée. Les autres invités sont-ils vraiment hors de cause ? L'inspecteur Keating recommande à Sidney d'opérer une reconstitution de la scène. Le prêtre devine où fut caché la bague, avant le départ des invités…

À Pâques 1954, époque où Amanda offre à Sidney le jeune labrador Dickens, se produit un décès douteux. Une dame opposée au mariage de sa fille avec un docteur local vient de mourir. Ce qui permettra au couple de s'unir officiellement. Le fiancé était le médecin traitant de la mère de sa fiancée. Erreur de traitement, volontaire peut-être ? Les rumeurs vont bon train. Peu après, un autre septuagénaire décède bizarrement, alors qu'il était suivi par le même docteur. D'abord ferme, le coroner devient plus compréhensif envers le médecin. Keating confie à Sidney qu'il vaut mieux régler discrètement l'affaire…

En mai, le chanoine et le policier passe une soirée dans le club de jazz de Johnny Johnson. Claudette, la sœur de celui-ci, est étranglée pendant le spectacle de Gloria Dee et de son groupe de jazz. Celui qui s'inquiète le plus, c'est l'étudiant Sam Morris, petit ami officieux de la jeune fille assassinée. Il était présent, mais s'avère peu suspect. Par contre, il craint des réactions violentes du père de Johnny et Claudette, et de ses amis malfrats. Car, il est vrai que le passé de truand de celui-ci est chargé, et que certaines de ses relations dans le banditisme fréquentent le club de jazz où s'est produit le crime…

Pour des raisons fiscales, lord Teversham souhaite céder de précieux tableaux. Grâce à Sidney, son amie Amanda Kendall (de la National Gallery) vient estimer sa collection. Une toile aurait eu une valeur colossale : c'était une œuvre oubliée de Hans Holbein le Jeune. Ce portrait d'Anne Boleyn s'avère historique pour l'Angleterre. Restauré dix ans plus tôt, il a été remplacé par une très bonne copie. Freddie Wyatt, qui se chargea de la restauration de la toile, a disparu depuis. À la recherche du vrai tableau, Amanda va traverser de marquantes mésaventures dans cette affaire…

Sidney n'a qu'un modeste rôle dans une pièce de théâtre amateur, inspirée du Jules César de Shakespeare. Le soir de la représentation, un meurtre est commis en scène. Enquête de circonstance pour le policier Keating, qui dispose d'une demie-douzaine de principaux suspects à interroger. Pourquoi poignarder lord Teversham ? Motivation sociale, vengeance ou question d'honneur ? Probablement les trois. Des rumeurs d'homosexualité de la victime avec son ex-associé circulent vite. C'est là un sujet qui agite la société anglaise des années 1950. Côté cœur, Sidney observe un statu-quo entre son amie Amanda et la possible alternative, Hildegard…

James Runcie : Sidney Chambers et l'ombre de la mort (Actes Noirs, 2016)

Ce roman présente six cas mystérieux, résolus par le jeune révérend Sidney Chambers. Il est bon de préciser que l'ensemble de l'histoire est parfaitement homogène. Ce ne sont pas des nouvelles, mais une suite d'affaires à traiter. D'ailleurs, elles s'étalent sur un peu plus d'un an, d'octobre 1953 à novembre 1954. Autant d'étapes dans la vie du chanoine-détective, en somme. Nous observons également son quotidien, avec la gouvernante du presbytère Mme Maguire, le vicaire Leonard Graham, le labrador Dickens, les rendez-vous hebdomadaires au pub de Sidney et du policier Keating, une incursion chez les parents du prêtre, et bien sûr ses relations platoniques avec certaines femmes.

Énigmes, oui, mais qui se placent dans un contexte plus large autour du personnage central : c'est bien ce qui fait le charme de ce roman. Entre Cambridge et Londres, à Grantchester, nous sommes plongés dans l'Angleterre traditionnelle, en cet Après-Guerre où le pays hésite encore à adopter la modernité. Quoi de mieux qu'une bourgade pour illustrer cette ambiance ? Une lecture extrêmement agréable !

Grantchester” a été adapté à la télévision, une première série en six épisodes, avec James Norton (Sidney Chambers) et Robson Green (Keating) dans les rôles principaux. Elle a été diffusée sur France3 durant l'été 2015. Il est évident que ce roman très réussi bénéficiera d'une suite.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2016 Livres et auteurs
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commentaires

Philippe 06/01/2016 16:54

Bonjour M. Le Nocher,

Voici une suggestion : il vous arrive quoique très rarement d'aller jusqu'à chroniquer des auteurs du 19ème siècle. Il est vrai à la faveur d'une nouvelle réédition. Comme pour Zénaïde Fleuriot ou Emile Gaboriau.
Avez-vous pensé, même une fois par an, à remonter encore plus loin, c'est à dire à chroniquer un livre paru avant même le 19ème siècle, soit au 18ème ou avant ?
Dés lors que vous estimeriez que tel titre aurait des aspects, des tonalités de polar même seulement dans une partie de l'histoire ?
Comme on a vu que c'était le cas pour The Vicar of Wakefield ?
Sans qu'il ne nous échappe que comme on sait, le polar en tant que genre n'est apparu qu'au 19ème siècle avec Poe, Gaboriau, Balzac ( Une ténébreuse affaire ), Dickens, Wilkie Collins, Doyle, Mary Elizabeth Braddon ( je ne la connaissais pas il y a peu, mais l'article Wikipédia en anglais sur Constance Kent - vous aviez chroniqué " Le Crime de Road Hill House " ( 2008 ) de Kate Summerscale - dit que son roman " Le Secret de Lady Audley " s'inspire de Constance Kent, comme Dickens dans " Le Mystère d'Edwin Drood " ou Wilkie Collins dans The Moonstone, " La Pierre de lune " ).
Je parle du genre de livres abordés dans cet ouvrage aux éditions l'Harmattan ( collection Sang maudit ) dont il avait été question il y a un ou deux ans sur les précurseurs du polar ?

http://www.parislibrairies.fr/detaillivre.php?gencod=9782336301822

Archéologie de la littérature policière ; 1789-1839
André-Marc Aymé
Harmattan - Sang maudit, 2013

Par ailleurs et sans transition, j'ai appris incidemment hier soir qu'un roman d'Agatha Christie paraissait le 27 janvier au Livre de Poche.
" L'If et la rose " , paru en Grande-Bretagne dans les années 1920 ou 1930 sous le pseudo qu'utilisait Agatha Christie, Mary Westmacott. Et dont il semble que l'édition française la plus récente remonte à 1981 au Masque, après une de 1950 chez Robert Laffont.
Ce roman - dont je n'avais pas entendu parler - se démarque, est-il dit, de Miss Marple ou Hercule Poirot. Il y a une part de mystère dans l'histoire, mais il ne s'agit pas d'une enquête policière. Le héros est un politicien devenu prêtre.

http://www.priceminister.com/offer/buy/863490959/l-if-et-la-rose-de-agatha-christie.html

L'If et la rose
Auteur(s) : Agatha Christie
Editeur : Lgf/Le Livre de Poche
Collection : Le Livre de Poche Thriller
Parution : 27/01/2016

Cordialement

Claude LE NOCHER 06/01/2016 17:41

Il n'est pas exclu, à l'avenir, que je revienne sur du "pré-littérature policière". On dit que "Le Moine" de Mathew Gregory Lewis (datant d'avant 1800) fait partie de cette sorte de romans. Par contre, beaucoup de titres relèvent du mélodrame (qui a ses mérites) davantage que du genre policier. Peu importe qu'existe une forme d'enquête, ni même de suspense intense. Mais les intrigues s'adressaient souvent à une certaine classe sociale (les jeunes filles, pour Z.Fleuriot, par exemple). Donc, le propos est axé vers ce public, gommant trop le reste des réalités. C'est ce qui me laisse quelquefois sceptique. Et puis, je l'avoue, les contextes du 20e et du 21e siècle me semblent plus aisés à aborder.
Amitiés.

Philippe 05/01/2016 17:41

Rebonjour M. Le Nocher,

Pour ma part je découvre son nom à l'instant, vous connaissiez-vous l'auteur britannique Arthur Morrison, qui écrivit les aventures d'un détective nommé Martin Hewitt ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Morrison

Je vois que c'est lui aussi le créateur du détective malhonnête Horace Dorrington, que je connaissais sans savoir qui était son créateur, et qui apparaît dans la série télé policière britannique " Les Rivaux de Sherlock Holmes " ( 1973 ).

Par ailleurs me revient à l'esprit une célèbre affaire criminelle réelle dont vous avez peut-être entendu parler ?

https://en.wikipedia.org/wiki/Green_Bicycle_Case

" Author C. Wendy East in a book entitled The Green Bicycle Murder (1993) concluded that Light did, indeed, murder Bella Wright.[3] In a 1930 book, The Green Bicycle Case H.R. Wakefield came to the opposite conclusion. [4] "

Incidemment, par rapport à Grantchester / Sidney Chambers où ce chanoine se déplace à bicyclette, il est question de bicyclette dans cette affaire comme son intitulé l'indique.

Là je tire par les cheveux, mais voyant que Wakefield était le nom de l'auteur de 1930 concluant à l'innocence de Ronald Light, cela me fait penser au roman anglais Le Curé de Wakefield ( The Vicar of Wakefield ), où là Wakefield est un lieu. Et avec un vicaire comme il y en a un dans l'oeuvre de James Runcie.
Encore que :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cur%C3%A9_de_Wakefield

Le titre français traditionnel, Le Vicaire de Wakefield, contient une grossière erreur de traduction, puisque vicar signifie « curé ».

L'article en anglais est bien plus long :

https://en.wikipedia.org/wiki/The_Vicar_of_Wakefield

Relevons que bien que ce livre ne soit pas présenté comme un polar, pas voulu tel par l'auteur et que le genre polar n'existait pas encore vraiment dans les années 1760, une partie de l'histoire a une tonalité de polar.

Finally, Olivia is reported to have fled. First Burchell is suspected, but after a long pursuit Dr. Primrose finds his daughter, who was in reality deceived by Squire Thornhill. He planned to marry her in a mock ceremony and leave her then shortly after, as he had done with several women before.

When Olivia and her father return home, they find their house in flames. Although the family has lost almost all their belongings, the evil Squire Thornhill insists on the payment of the rent. As the vicar cannot pay, he is brought to prison.

Afterwards is a chain of dreadful occurrences. The vicar's daughter, Olivia, is reported dead, Sophia is abducted, and George too is sent to prison in chains and covered with blood, as he had challenged Thornhill to a duel when he had heard about his wickedness.

But then Mr. Burchell arrives and solves all problems. He rescues Sophia, Olivia is not dead, and it emerges that Mr. Burchell is in reality the worthy Sir William Thornhill, who travels through the country in disguise. In the end, there is a double wedding: George marries Arabella, as he originally intended, and Sir William Thornhill marries Sophia. Squire Thornhill's servant turns out to have tricked him, and thus the sham marriage of the Squire and Olivia is real. Finally, even the wealth of the vicar is restored, as the bankrupt merchant is reported to be found.

Cordialement

Claude LE NOCHER 05/01/2016 18:20

Concernant "Le curé de Wakefield", il semble que ce soit un roman "édifiant" si l'on lit cette chronique :
https://fr.wikisource.org/wiki/Revue_des_Romans/Olivier_Goldsmith
En effet, le mot "vicaire" en anglais prend plusieurs sens. En fait, l'auteur fait préciser à Sidney Chambers que son titre de "chanoine" est aussi un peu relatif. Ces qualificatifs ne sont pas forcément "hiérarchiques" dans la religion chrétienne, ni dans l'église anglicane. Quand on parle d'un "abbé", ne devrait-il pas avoir un rapport direct (et unique) avec une abbaye ? Chez nous en Bretagne, le curé c'était généralement "Monsieur le Recteur" (voir "Le recteur de l'île de Sein" d'H.Queféllec). Gare à qui demandait par exemple où il pourrait rencontrer "le curé de la paroisse", ça vous classait étranger aux coutumes régionales.
Non, je ne connais pas Arthur Morrison, ni son détective, ni le reste de son œuvre. Il est vrai que le succès (et la fortune) de Conan Doyle donnèrent envie à beaucoup d'auteur de l'imiter. De même que, plus tard, le genre "gentleman cambrioleur" façon Arsène Lupin inspira pléthore d'autres personnages.
Amitiés.

Philippe 05/01/2016 16:18

Bonjour M. Le Nocher,

Je n'avais pas regardé en direct le dimanche sur France 3 cet été, mais j'ai depuis acheté le DVD qu'il reste encore à visionner.
J'achèterai donc le livre après-demain.

Vous savez qu'André Turcat est mort à 94 ans ? Il était lun des initiateurs de l'aventure du Concorde.
La première fois que j'ai entendu parler de lui, c'est quand en classe de CM2 on était allé au Bourget et qu'on avait visité l'intérieur d'un Concorde. Le guide avait parlé de Costes et Bellonte puis d'André Turcat.

Je sais que vous avez vu comme moi les deux films d'Yves Robert ( 1990 ) adaptant " La Gloire de mon père " et " Le Château de ma mère " de Marcel Pagnol.
Vous aviez rappelé l'épisode où Joseph le père instituteur de Marcel rencontre un ancien élève devenu piqueur de canal, quand je vous avais dit avoir acquis un coffret DVD regroupant certains des meilleurs films d'Yves Robert.
Vous savez sans doute que la célèbre phrase de Petit Gibus " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ! " dans le film " La Guerre des boutons " ( 1962 ) est une trouvaille d'Yves Robert en personne, elle est aussi absente du roman de Louis Pergaud que l'est " Elémentaire, mon cher Watson ! " des livres d'Arthur Conan Doyle ? ( Cette phrase est prononcée dans une adaptation au cinéma de Sherlock Holmes, je ne sais plus laquelle, avec Basil Rathbone ou un autre. )
Ce prélude pour vous demander si vous avez aussi vu " Le Temps des secrets " et " Le Temps des amours " , adaptations plus tardives de 2006 ?
Je les avais vus à la télé, mais viens seulement de commander le coffret des 2 DVD.
J'ai déjà eu l'occasion de parler de " Plus belle la vie " sur France 3, en citant Laetitia Milot ( Mélanie Rinato ) quand elle avait publié son roman " On se retrouvera " ( écrit en réalité m'avez-vous révélé par Ursula Poznanski ).
Il se trouve qu'une autre comédienne de la série - qu'elle a quitté depuis - , Dounia Coesens ( Johanna Marci ), joue dans ces deux films le rôle d'Isabelle Cassignol. La fille dont le père journaliste se veut poète, en ayant pris un pseudonyme à consonnance noble, Aloïs de Montmajour, alors que son vrai nom est Adolphe Cassignol ( interprété par Jean Rochefort chez Yves Robert, par un autre comédien dont je ne prends pas ici le temps de regarder le nom dans les films de Chabert ).
Vous savez que dans la réalité, Marcel Pagnol n'a jamais revu Isabelle après l'été de leur rencontre raconté dans " Le Château de ma mère " d'Yves Robert. Mais dans les films de Thierry Chabert de 2006, ils se revoient quelques années après leur rencontre et Dounia Cosens joue Isabelle, qui après des revers de fortune de sa famille est serveuse dans le café où Marcel vient une fois.

Cordialement

Claude LE NOCHER 05/01/2016 17:33

Bonjour Philippe
Je pense que l'adaptation télé diffère un peu (comme souvent) du roman de James Runcie. En particulier sur l'aspect "amoureux", d'après ce que j'ai pu lire sur la page dédiée à cette série.
Précision : j'ai dit que le roman de Laetitia Millot a été écrit avec Johana Gustawsson (pas Ursula Poznanski) mais point prétendu qu'elle n'en était pas co-auteure.
Non, je n'ai pas vu "Le Temps des secrets" et "Le Temps des amours" (ce dernier titre n'étant d'ailleurs pas vraiment une "suite", à mon sens). Peut-être par crainte de ne pas retrouver la magie des films d'Yves Robert. En effet, la célèbre phrase de Petit Gibus prouve que le réalisateur a su tirer parti d'un "effet" plus facile à placer au cinéma que dans un roman. Je me souviens d'une scène de "Trois hommes et un couffin" où Dussolier compte sur sa mère pour s'occuper du bébé ; la mère ne peut pas, étant sans cesse en voyage chez des amis... "Putain de Carte Vermeil !" conclut-il... Dans un roman, je crains que cette formule fasse moins "mouche" qu'au cinéma.
Amitiés.

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