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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 05:55

En cette fin novembre 1888, Sherlock Holmes est fortement déprimé. Il est nécessaire que le docteur Watson revienne au 221B Baker Street, afin de veiller sur son addiction. Quand il reçoit une mystérieuse lettre de France, Holmes retrouve son dynamisme. Une artiste française y évoque le cupide comte Pellingham. Par son frère Mycroft, Holmes n'ignore pas que l'aristocrate est impliqué dans le vol d'une statue antique à Marseille. Une affaire qui a causé quatre morts, dont le détective refusa de s'occuper. Holmes et Watson partent sans délai pour Paris. Émeline La Victoire y est très connue dans les cabarets-spectacles, sous le pseudonyme de Cerise Chérie. Une dizaine d'années plus tôt, elle eut une brève liaison avec le comte Pellingham, marié par ailleurs. C'est ainsi que naquit leur enfant, Émile.

Qu'ils soit élevé par le comte et son épouse, c'était un arrangement bénéfique pour Émile. Mais Émeline est inquiète pour son fils. Jusqu'à présent, elle put le rencontrer une fois par an, grâce au valet français du comte, Pomeroy. Cette année, on le lui interdit. Si Holmes accepte d'enquêter, il s'aperçoit bientôt qu'il n'est pas seul sur l'affaire. Après un incident visant Watson au Louvre, les deux Anglais se rendent à Montmartre, où Émeline se produit au "Chat Noir". Lorsqu'une situation chaotique entraîne une bagarre, un détective nommé Jean Vidocq intervient. Il prétend être un descendant du célèbre François-Eugène Vidocq. La police française l'a chargé d'enquêter sur le vol de la statue antique. Probablement est-il l'amant d'Émeline La Victoire. Il s'agit surtout d'un rival pour Sherlock Holmes.

Le détective britannique préfère garder un œil sur ce douteux Jean Vidocq. C'est ainsi que tous quatre, Holmes et Watson avec Émeline et l'enquêteur français, rentrent en Grande-Bretagne. Au club Diogène où ils ont rendez-vous, l'omnipotent Mycroft Holmes révèle à son frère cadet et à Watson où l'on cache Émile. Le duo doit se rendre dans le Lancashire, au nord de l'Angleterre, dans la demeure du comte Pellingham, sous une fausse identité. Holmes se déplacera en fauteuil roulant, déguisé en expert en art. Outre la statue volée, il devra également se renseigner sur la mort récente de trois enfants. Les victimes, bien que mineures, étaient employées dans l'usine de filature de soie du comte. Pendant ce temps à Londres, Émeline et Jean Vidocq devraient bientôt retrouver le petit Émile.

Chez le comte Pellingham, le beau-père américain de celui-ci se montre plus aimable que le suspicieux majordome Mason. Dans cette maison labyrinthique, bien que très surveillés, Holmes et Watson parviennent à interroger le valet français Pomeroy. Mais la mort frappe certains habitants de la demeure, et Holmes estime que rien n'est encore réglé : “Jusqu'à ce que j'aie démêlé la situation ici et envoyé le comte derrière les verrous, [Émile] risque d'échapper à notre protection, et d'être rendu à ses persécuteurs. Il est particulièrement vulnérable maintenant…” S'il peut compter sur le jeune coroner local et sur son épouse, Holmes va devoir affronter des adversaires qui ont bien des secrets à masquer…

Bonnie MacBird : Une affaire de sang (City Éditions, 2016) ─ Sherlock Holmes ─

Quantité d'auteurs ont pastiché, tout en respectant le canon holmésien, l'œuvre de Conan Doyle. De tels personnages ne peuvent qu'inspirer les romanciers, cherchant à se montrer aussi subtils que le créateur de Sherlock Holmes, pour élaborer des intrigues d'un niveau comparable. Riche en contrastes sociologiques, l'ère victorienne s'avère aussi fort tentante à utiliser. Londres au temps de Jack l'Éventreur, Paris à l'époque du Montmartre festif où l'on croisera Toulouse-Lautrec, la campagne anglaise du Lancashire éloignée de la capitale, autant de décors où nous entraîne cette énigmatique histoire. Avec des rebondissements à foison, et des protagonistes auxquels on ne saurait toujours accorder sa confiance.

Si l'auteure américaine n'insiste pas trop sur ce point, Holmes et Watson sont tous deux âgés d'environ trente-cinq ans : un duo d'enquêteurs plein d'énergie et d'initiatives, d'une belle témérité, capables de supporter les chocs. Détail sans importance : la présentation du Vidocq légendaire est plutôt approximative, et même erronée. Par contre, la cinquième partie du récit est intitulée “Une ténébreuse affaire”, comme le roman de Balzac souvent considéré comme une des premières histoires policières. C'est avec un réel plaisir qu'on lit cette aventure agitée de Sherlock Holmes, version Bonnie MacBird.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2016 Livres et auteurs
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commentaires

The Cannibal Lecteur 03/02/2016 20:19

Aaaaaah, mon cher Claude ! Que tu me fais plaisir avec cette fiche, je ne t'en veux même pas pour la dépense que cela va m'occasionner puisque pour Sherlock, rien n'est trop beau ! 5 étagères dans la biblio rien que pour lui... Si j'ajoute celui-là, va falloir que j'entame une 6ème...

Je le note et je ne tarderai pas à aller l'acheter !!

Claude LE NOCHER 03/02/2016 20:28

Salut ma belette !
Quand j'ai appris la sortie de celui-là, je ne pouvais pas le louper, tu penses ! Je ne suis pas autant Sherlockophile que toi, mais j'aime bien le retrouver ponctuellement. Un roman à guetter pour toi dans un proche avenir, donc !
Je t'embrasse.

Philippe 03/02/2016 20:17

Rebonsoir M. Le Nocher,

Seriez-vous en position de demander à Pierre Séguelas s'il aurait l'adresse e-mail de l'auteur Michel Gardère ?

Je m'explique.
Je sais que vous, vous ne connaissiez pas le nom de Michel Gardère jusqu'à ce que je parle incidemment de lui il y a quelques mois.
Il y a quelques jours, je cherchais à acheter d'occasion l'un des livres de Michel Gardère, qui semblait épuisé en neuf partout sur Internet.
J'ai eu l'idée de contacter directement cet auteur, au cas - loin d'être garanti, je le sais - où il aurait personnellement chez lui en stock encore des exemplaires même d'un titre devenu indisponible chez l'éditeur.
J'ai tout simplement tapé " Michel Gardère " dans un moteur et trouvé le lien :

http://ecla.aquitaine.fr/Ecrit-et-livre/Annuaire-des-professionnels/Auteurs/Gardere-Michel

J'ai envoyé un mail à l'adresse e-mail indiquée, qui semble ne plus être valide puisque j'ai tout de suite reçu un mail d'erreur.
J'ai écrit et posté un courrier papier sous enveloppe à l'adresse postale indiquée.
Je pense qu'il y a quelques chances que Michel Gardère me réponde, si tant est que son adresse postale soit, elle, toujours valide.
Là, j'attends pour voir si je reçois ou non une réponse, papier ou par mail.
Dans ce dernier cas, j'aurai son adresse e-mail.

Mais, au passage, ayant remarqué que sa commune de résidence était Bon-Encontre, il m'est revenu en mémoire qu'un visiteur d'Action-Suspense ( il me semble que c'est Pierre Séguelas, sinon c'est quelqu'un d'autre ) était aussi à Bon-Encontre. Puisque de temps à autre il est question d'un festival polar organisé par lui là.
Je me demandais juste s'il se pourrait qu'il connaisse l'adresse e-mail de Michel Gardère ?
Il ne m'échappe pas qu'on ne connaît pas forcément les adresses de tous les auteurs dont le hasard fait qu'ils habitent dans le même coin que soi-même.
Mais, uniquement du fait de la proximité géographique, je me disais que vous pourriez peut-être contacter M. Séguelas pour lui demander s'il connaîtrait l'adresse e-mail exacte de Michel Gardère ?

A priori j'avoue que je m'attendrais plutôt à ce qu'il ne la connaisse pas.
Mais sait-on jamais ?

Je sais qu'il faut faire attention quand on parle des coordonnées personnelles de quelqu'un et ne pas les indiquer quand on poste sur un site.
Mais pour autant qu'elles ne figurent pas déjà sur Internet avec le consentement de l'intéréssé.
Ici, on peut supposer que Michel Gardère a avalisé le fait que ses coordonnées apparaissent en ligne. Puisqu'il suffit de taper son nom pour voir le site
http://ecla.aquitaine.fr/
( un site accessible à tout le monde, que je connaissais déjà par ailleurs )
et que dans " écrit - annuaire des professionnels " , dans sa fiche apparaissent son adresse postale, son adresse e-mail et même son téléphone portable.
Je ne suis pas sûr que M. Séguelas connaisse l'e-mail de M. Gardère juste parce qu'il habite aussi à Bon-Encontre, mais si c'était le cas, il s'agirait seulement de corriger l'adresse e-mail indiquée par ce site, qui n'est pas ou plus valide, et de la remplacer par la bonne.

Cordialement

Claude LE NOCHER 03/02/2016 20:35

Le message a été transmis à Pierre Seguelas, cher Philippe.
S'il peut vous renseigner, il me transmettra et je relaierai.
Amitiés.

Philippe 03/02/2016 17:22

Rebonjour M. Le Nocher,

( J'ai regardé le lien indiqué par M. De Carvalho sur sa page Facebook, oui, ce livre à venir paraît intéressant. )

Il m'est revenu à propos du même quartier de la Bourse que c'est rue Vivienne - ce n'est pas précisé dans l'article Wikipédia - qu'en 1954 Jacques Fesch tua dans sa fuite un policier, après avoir agressé un agent de change. Ce qui lui valut d'être condamné à mort et exécuté, mais le cheminement spirituel qu'il fit en prison pousse depuis des années des personnes à intercéder en faveur de sa canonisation.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Fesch

Vous savez comme moi qu'un oncle de Napoléon était le cardinal Joseph Fesch ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fesch

Je les connaissais l'un et l'autre et me disais qu'ils pouvaient être apparentés ou non, mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai regardé et vu qu'ils étaient de la même famille même éloignés sans le temps.

Cordialement

Claude LE NOCHER 03/02/2016 18:10

Merci pour ces précisions, Philippe.

Par ailleurs, j'ai enlevé le message que vous évoquez. Il ne s'agit nullement de censure, et je n'ai pas à juger de la qualité de ce livre. Mais qu'on vienne squatter chez moi sans me consulter est inadmissible. La moindre des politesses est de s'adresser au responsable de ce site, et non d'envahir un espace qui ne leur appartient pas. Je crois avoir assez prouvé mon respect des auteurs, même inconnus. Toutefois, les auteurs autoédités sont prévenus :
http://www.action-suspense.com/page-4042135.html
Certains me contactent via le module dédié, je regarde le lien, et je mets le message à la poubelle. Je n'y réponds plus, ayant reçu (quand je le faisais) des réponses agressives, insultantes, odieuses même. Il existe quantité d'éditeurs en France (et en francophonie) : je ne traite que ce qui est publié par ceux-ci, fussent-ils des "petits éditeurs" (mais des vrais, avec diffusion).
Amitiés.

Philippe 02/02/2016 20:23

Bonjour M. Le Nocher,

A l'occasion de vos séjours à Paris, vous est-il arrivé d'aller galerie Vivienne dans le 2ème, quartier de la Bourse ( le palais Brogniart a été construit par l'architecte de ce nom, ancêtre de Denis Brogniart l'animateur de Koh-Lanta ) ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_Vivienne

Que vous l'ayiez visitée ou non, vous savez sûrement que François-Eugène Vidocq y habita au numéro 13 ?
Cette galerie est l'une des fameuses galeries et passages couverts du centre de Paris côté rive droite, construits au 19ème siècle dans les actuels 2ème et 9ème arrondissements. D'autres exemples sont la galerie Colbert à côté, le passage Jouffroy, Verdeau ou encore le passage Choiseul.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Passage_Choiseul

Où vécut enfant le petit Louis-Ferdinand qui détestait cet endroit, à tel point qu'il le surnomma " passage des Bérésinas " avec une description effroyable de ce lieu où le soleil ne venait jamais, quand plus tard il était devenu écrivain avec comme pseudonyme le prénom de sa mère, qui est aussi le titre d'une chanson d'Hugues Auffray ( d'ascendance en partie bretonne je crois ) de 1964 qui inspira la mère d'une chanteuse québécoise née en 1968 qui a eu le malheur de perdre son mari récemment.

http://www.christianvancautotems.org/article-paris-en-octobre-16-les-passages-vitres-1-choiseul-59393606.html

"Moi j'ai été élevé au passage Choiseul dans les gaz de 250 becs d'éclairage. Des gaz, des claques et des nouilles. Parce que ma mère était dentellière, que les dentelles, ça prend les odeurs et que les nouilles n'ont aucune odeur"

Par ailleurs, je lis que dans ce pastiche de Sherlock Holmes, le personnage d'Emeline La Victoire est surnommée Cerise Chérie ?
Je cite rapidement " Caroline Chérie " de Cécil Saint-Laurent ( voir les films avec Martine Carol ) tant cette référence vient évidemment à l'esprit.
Mais je parle d'une oeuvre moins connue.
" Dear Chérie " , un roman pour la jeunesse, à l'époque spécifiquement pour les filles, d'Anne Beauchamps, paru aux éditions G.P. en 1956 dans la célèbre collection Rouge et Or, Souveraine ( autres collections : Dauphine et Spirale ).

http://www.babelio.com/auteur/Anne-Beauchamps/241555

http://www.babelio.com/livres/Beauchamps-Dear-cherie/45622

Anne Beauchamps est aussi l'auteur de romans par exemple chez Hachette, dans l'Idéal-Bibliothèque, dont on remarque les titres qu'on les ait lus ou pas : Chipie-Boum (1958) , Joia Bella ( 1960 ), Un p'tit gars du nom de Quinquambois ( 1975 ).

http://nampilly.canalblog.com/archives/2008/10/04/10755458.html

Je vous invite, M. Le Nocher, à vous attarder pour lire cet article-là, c'est une véritable chronique !

http://consus-france.over-blog.fr/article-20640017.html

Cordialement

Claude LE NOCHER 02/02/2016 21:00

Bonsoir Philippe
Bien qu'ayant assez bien connu le 9e, je n'ai pas eu la curiosité d'aller voir les lieux que vous indiquez. Quand vous monterez la rue Rodier vers le square d'Anvers, ayez une pensée pour moi !
Je crois bien que "Cerise Chérie" est un jeu de mot compréhensible pour les anglophones, puisque Cerise peut se traduire par Cherry. De même, La Victoire est souvent traduit sans difficulté (Victory) par ces populations.
"... le petit Louis-Ferdinand qui détestait cet endroit"... N'avez-vous pas le sentiment que Céline détestait l'ensemble du monde, l'univers tout entier et ses alentours ?
Dans ce roman, l'auteure se plante concernant Vidocq (le vrai). Elle le prénomme Eugène, car les prénoms composés "à la française" restent mal compris des Américains. Son prénom usuel étant François. Elle le situe "chef du service de la Sûreté il y a cent ans" (donc en 1788 ?), alors qu'il exerça ce poste de 1811 à 1827, avant d'ouvrir une agence de police privé, et de décéder en 1857. Disons que le portrait ici est "maladroit", mais anecdotique.
Amitiés.

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