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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 06:40
 

Ce vendredi 19 juin, Ouest-France révèle un véritable scandale : des milliers de livres issus des bibliothèques rennaises sont destinés à être détruits, brûlés. Officiellement, on parle de livres abîmés ou peu demandés. Les témoins qui ont pu en sauver affirment l’inverse (voir reportage ci-dessous).

Brûler des livres est indigne d’une nation dite civilisée. Il existe d’autres solutions, sans concurrencer les points de vente. Ça porte un nom : l’autodafé, méthodes dictatoriales de l’Inquisition, des fascistes, des nazis. Aucun rapport, nous répliquera-t-on. Pas si sûr, car les gens qui décident de détruire les livres, sans vérifier leur état, sans chercher d’autres possibilités, respectent-ils les lecteurs comme les livres ? On pourrait y voir du mépris, de la part de personnes qui n’y voient qu’un objet, un produit (périmé, selon eux). Plutôt tragique que risible, hélas !

On espère que les autorités rennaises ne cautionnent pas ces pratiques, qu’elles sanctionneront ces honteuses décisions avec vigueur. Voilà ce qui se produit quand des gestionnaires comptables s'occupent d'encadrer la culture : ils sont trop souvent d'une incompétence révoltante ! Au final, ils finissent toujours par sélectionner les livres selon des critères pernicieux. Les vrais passionnés apprécieront.

 

Reportage de Samuel Nohra et Thomas Heng, pour Ouest-France (extrait).
Hier, en fin d'après-midi, sur le parking d'un bâtiment municipal situé près de la déchetterie de la Plaine de Baud. Dans une immense benne métallique à ciel ouvert, des milliers de livres jetés pêle-mêle. Des romans, des thrillers, des livres d'histoire, des bandes dessinées... La très grande majorité est en bon état et relativement récents. Point commun : tous portent la mention « ville de Rennes ». Des livres provenant des bibliothèques municipales de Rennes ou de Rennes métropole.

Évidemment, la nouvelle de la présence de ces ouvrages s'est très vite répandue et les bibliophiles n'ont pas hésité à se rendre sur les lieux. L'un d'eux a réussi à emporter près de 500 BD. Un autre est en train de faire son choix en fouillant dans le tas. Il se sert mais avoue être scandalisé (…)

Alors pourquoi la ville de Rennes détruit-elle ces livres ? Difficile d'avoir une réponse précise hier soir. « Une délibération municipale récente nous a autorisés à donner des livres du fonds des bibliothèques à plusieurs associations », explique Marine Bedel, conservateur de la bibliothèque des Champs Libres et de la ville. « Par exemple nous en avons donné 2 500 à l'association Handicap Liberté. Quant à ceux qui étaient abîmés, déclassés ou ne présentaient plus d'intérêt, il a été décidé de les jeter. »
Sauf que ceux qui étaient dans les bennes n'étaient pas abîmés et semblaient présenter un certain intérêt. La preuve en a été donnée par la razzia faite sur les ouvrages. Ils ne feront pas honte à une bibliothèque qui se respecte (…)


http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Rennes.-Des-milliers-de-livres-de-bibliotheques-jetes-a-la-decharge_39382-974881_actu.Htm 

 

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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PC Bernard 16/07/2009 17:59

"Pour faire un peu polémique, j'ajouterai qu'on se demande pourquoi des bibliothèques achètent des "traités" et autres "essais" sur l'état politico-économique du monde ou sur de prétendus "sujets de société" souvent relatifs, alors que leur validité ne dure que quelques semaines. Un vrai livre documentaire ou un roman de qualité ont sans doute une durée de vie plus longue, non ?"

Effectivement, si la durée de "vie" d'un roman ou d'un livre documentaire de qualité est bien plus longue, le traité ou essai sur l'état du monde, la politico-économie ou quelque prétendu sujet de société que ce soit fait venir du monde tant qu'il est d'actualité, exactement de la même manière que le roman à la mode que personne ne lit plus après. Ces livres ont une rotation très importante des 6 premiers mois à la première année de leur disponibilité, les nouveaux lecteurs viennent pour ces livres, qui ne sont bien souvent pas disponibles quand ils passent, les réservent, découvrent les services proposés, baguenaudent dans les rayons, découvrent les tables de présentation et prennent d'autres choses.

Aujourd'hui Harry Potter n'est quasiment plus emprunté, mais grace à cette série, je fais sortir Pullman, Barrie, Carrol, Gaiman et autres. Avec Twilight je fais sortir Anne Rice ou Stocker. Avec les mémoires de Barack Obama je fais sortir Noam Chomsky.

Comme je l'ai déjà dit, la mission principale d'un bibliothécaire est d'amener son fonds à trouver des lecteurs. Cela oblige régulièrement à acheter des livres à durée de vie réduite (et que je ne lirai pas).

De plus, concernant les documentaires sur la vie politique, les institutions ou les sujets de société, même si leur durée de vie est limitée à deux ou trois ans, il y a des sujets sur lesquels une bibliothèque ne peut pas ne pas avoir de documents.

Je comprends bien que la réaction suscitée par les récentes découvertes dans les poubelles rennoises ne remettent pas en question la qualité du travail de bibliothécaire dans l'absolu, mais comme le disait Hannibal, le travail de bibliothécaire est méconnu et perclus d'à priori. S'il apparait aujourd'hui qu'une erreur a été faite dans le traitement de ces documents, beaucoup de personnes s'offusquent à l'idée que l'on puisse détruire un livre sans se poser les questions relatives au fonctionnement d'une bibliothèque (ce dont je ne peux vous accuser à la lecture de vos propos). Il faut savoir que le desherbage nous est une tâche particulièrement difficile et délicate.

Claude LE NOCHER 16/07/2009 18:33


Pour dire la vérité, c'est aussi pour évoquer la "filière bibliothèque" (dont moi-même je ne parle pas sur ce blog-infos, mea culpa) que j'ai souhaité ouvrir ce petit
débat, après ce qui s'est produit à Rennes. Et je suis très heureux que des professionnels s'expriment sur la question.
Quant au principe des "locomotives", des livres médiatisés qui permettent d'en conseiller d'autres, c'est évidemment une excellente chose. Les exemples de Mamie Higgins-Clark ou de Harry Potter
montrent qu'ensuite les lecteurs évoluent vers d'autres lectures. Miser sur la curiosité des lecteurs vers des écrivains confirmés ou des nouveaux talents, c'est aussi un enjeu important
(dans le second cas, c'est tout l'esprit de ce blog, et je rappelle que quelques romanciers actuels méconnus évoqués ici ont quand même reçus des prix enviés et incontestés).
Par ailleurs,  je reste sceptique sur l'intérêt global des "traités et essais", je l'avoue. Alain Duhamel ou tout autre "expert" qui disent l'inverse de ce qu'ils clamaient deux mois
plus tôt, foutaises ! Quant à certains "sujets de société" genre : "Les nouveaux comportements des Français", la presse les traite déjà au quotidien ou dans les hebdos et mensuels. Mais c'est un
créneau pour certains planqués du CNRS (et ne me faites pas dire que cette institution n'abrite que des planqués, ce qui serait à l'opposé de ma pensée).
Mais le débat sur "le choix des livres" est vaste, c'est évident. Et, heureusement, cette "curiosité des lecteurs" dont je parlais permet d'espérer une diversité.


PC Bernard 16/07/2009 14:01

"Mais, dans ce cas de figure, on nous parle de centaines de BD (déjà obsolètes ?) et de romans (sans doute récents). Les bibliothécaires ont aussi pour rôle d'augmenter la durée de vie des livres, de conseillers ceux qui bénéficient de moins d'aura, de soutenir des productions peu connues. Du moins, est-ce ce qu'on peut attendre d'eux (puisque cette notion de conseil n'existe plus que dans les bibliothèques et chez les vrais libraires intéressés par le livre). Or, la responsable le dit, la décision a été prise ici en terme comptable plus qu'en fonction du rôle des bibliothécaires (métier que je n'attaque certainement pas, je le répète)."

Dans la fonction de bibliothécaire, il y a aussi, en plus de cette notion de conseil, le devoir de faire vivre son fonds. Certains romans et BD, même en bon état, ne sont plus empruntés, et prennent de la place dans un espace limité, place qui pourrait être employé pour des livres répondant aux attentes des lecteurs. Car même si les bibliothèques ont aussi une mission de conservation, si le public ne vient pas et n'emprunte pas, elles n'existent pas en tant qu'espace culturel, elles ne sont alors qu'un mausolée à la culture.

Lorsque le désherbage est bien fait (ce qui peut ne pas être le cas ici), deux personnes travaillent de concert, vérifiant l'état du document, le nombre d'emprunts au cours des dernières années, son importance (terme subjectif s'il en est, mais en terme de qualité littéraire (un livre lambda de Faulkner a plus d'importance qu'un livre lambda de Nothomb), ainsi que la disponibilité du document dans les autres biblothèques, et sa disponibilité en général (est-il encore publié? Est-il épuisé? Une réedition est-elle prévue?)

Quant à la redistribution, très souvent les gens ne s'imaginent pas des complexités d'une telle démarche, puisque chaque don doit faire l'objet d'une demande à l'autorité de tutelle de la bibliothèque concernée (mairie, établissement public, conseil général, régional, etc.), qui en général doit délibérer de la recevabilité de la demande et sur quels livres donner si elle est acceptée. Cela se traduit souvent par une certaine quantité de livres bloqués le temps que tout soit réglé.

Claude LE NOCHER 16/07/2009 16:41



Merci de cette réaction. Nous sommes bien d'accord sur le fait qu'une bibliothèque ne doit pas être un "mausolée de la culture", que le renouvellement des livres est
essentiel pour donner de la vie aux bibliothèques.
Concernant le premier point, le désherbage "bien pensé". L'exemple qui a été dénoncé à Rennes indique que, si ce n'est pas le cas général, des bévues se produisent. Manque de rigueur,
précipitation, incompétence ? Nous n'avons pas à juger, mais il n'est pas interdit de s'insurger contre ce qui s'est produit. Encore une fois, nul ne critique le désherbage, mais il existe des
critères (en effet, pas seulement de quantité d'emprunts. Les "mémoires" d'une gloire "vue à la télé" -même si le livre a été écrit par un rédacteur anonyme- sortiront plus qu'un bon polar écrit
par un auteur méconnu).
Sur le second point, la redistribution, je ne me suis pas exprimé. Les lourdeurs sont probablement réelles. Mais on peut imaginer une "règle de fonctionnement" des bibliothèques qui simplifie le
don d'ouvrages supposés périmés. Et là, un livre de Nothomb aura droit à une deuxième vie, pourquoi pas ?
Pour faire un peu polémique, j'ajouterai qu'on se demande pourquoi des bibliothèques achètent des "traités" et autres "essais" sur l'état politico-économique du monde ou sur de prétendus "sujets
de société" souvent relatifs, alors que leur validité ne dure que quelques semaines. Un vrai livre documentaire ou un roman de qualité ont sans doute une durée de vie plus longue, non ?
Comme précédemment, pour conclure, ce n'est pas le métier de bibliothécaire qui est en cause, que ce soit clair. Mais peut-être d'occasionels dysfonctionnements.
Amitiés...



Hannibal le lecteur 20/06/2009 01:01

Je vous l'accorde, le fait de jeter les livres dans une benne me choque un peu. J'aimerai autant qu'ils soient offerts à des assos de type Emmaüs ATD1/4Monde ou autre. Ce que les bibliothèques s'efforcent généralement de faire (ce semble d'ailleurs être le cas ici, plus ou moins en tout cas). Quand à les envoyer « à ceux qui en auraient besoin », en Afrique par exemple, c’est très compliqué. D’une les livres sont très lourds (besoins logistiques important, transport difficile et coûteux) et deux : est-il pertinent de leur donner les livres que l’on a jugé incompatible avec nos bibliothèques (nos restes, en somme) sous prétexte de se donner bonne conscience ?
Par contre, en tant que futur bibliothécaire sortant de trois ans de formation spécialisée, je m'insurge contre l'ignorance (involontaire certes) du grand public, qui crie à la censure, à l'autodafé (tout de suite les grands mots) et que sais-je encore dès lors que des bibliothécaires "osent" se séparer de documents, ou autrement dit, font leur boulot.
Le désherbage (puisque c'est comme ça qu'on l'appelle) est indispensable/nécessaire/vital pour une bibliothèque qui justement "se respecte".
Les employés sont des professionnels formés et il existe des méthodes sérieuses pour déterminer les documents à désherber (méthode "IOUPI" par exemple) reposant sur des critères bien précis (usure, obsolescence de l’information, taux de rotation insuffisant) et objectifs (données statistiques…).
Des ouvrages professionnels complets existent sur cette seule question comme le fameux "Désherber en bibliothèque" de Françoise Gaudet et Claudine Lieber par exemple.
Le désherbage s'impose évidemment rapidement à cause du manque de place mais surtout il est nécessaire pour faire vivre la collection. On acquière des documents, on en élimine (à peu près autant), c'est le cycle normal d'une bibliothèque, comme un organisme (on mange, on élimine). C'est normal et il n’y a là rien de scandaleux.
Le fait (pouvant paraître choquant) de jeter des livres en bon état peut aussi facilement s'expliquer. Certains livres ont une durée de vie très courte (actualité politique par exemple), parfois d'à peine six mois, ce qui fait que bien des bibliothèques rechignent à les acheter (les budgets déjà maigres souffrent déjà beaucoup de la crise) malgré la forte demande des usagers (sûrement les mêmes qui crieront au scandale lorsque la bibliothèque les jettera quelques mois/années plus tard!).
Et pour le plaisir, un peu de rhétorique
- les témoins ne peuvent pas affirmer que les livres sont peu demandés
- les « autorités » cautionnent forcément, puisque le désherbage est strictement encadré (dans le cadre d’une bib municipale la liste des documents désherbés est validée par le conseil municipal)
- et pour l’aspect plus philosophique, un livre c’est pas de la culture. C’est son assimilation par un personne, ce qu’elle en fait qui devient culture (on peut avoir des étagères entière de La Pléiade et être complètement con : il faut les lire, les comprendre…) Souvenons-nous d’Aristote ("Éduquer, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu")
Avant de faire un rapprochement plus que douteux entre des professionnels des bibliothèques (souvent formés et compétents, heureusement) et les nazis ou autres, il faudrait peut-être savoir un minimum de quoi il en retourne.
Le problème que je vois dans cette histoire est surtout l’énorme ignorance quant au métier de professionnel des bibliothèques (ex : dans l’imaginaire on est payé à lire / en vrai on ne peut pas se permettre de lire sur le temps de travail) et la méconnaissance totale du B-A-BA de la bibliothéconomie (dont le désherbage).

Je me suis peut-être un peu emballé, ayant été moi même choqué par les propos précédents. J’espère que vous ne m’en voudrez pas (ce n’était pas le but).
Je serai ravi de poursuivre avec vous (sans rancune aucune) cette discussion si vous y voyiez un intérêt.

Claude LE NOCHER 20/06/2009 07:58



"La parole était à la défense" par la voix d'Hannibal, bibliothécaire en devenir et compétent en la matière (ce dont je ne discute pas).
Soulignons que, entre-temps, la municipalité de Rennes a admis "une regrettable erreur", la plupart des livres en question (récents, en bon état) étant destinés à l'Université.
Je ne reprendrai pas point par point la démonstration de l'ami Hannibal. Si, moi, je suis agité par un "coup de sang" face à ce genre de chose, je comprends sa réaction tout aussi passionnée pour
son métier. Juste une ou deux précisions :
Le "désherbage", si les bibliothécaires appelent ça ainsi, concernant les traités politiques et autres essais sociétaux (courte durée de vie de ces ouvrages, et on ne s'explique même pas
l'utilité de les publier) ainsi que sur des livres peu lus, d'accord. Mais, dans ce cas de figure, on nous parle de centaines de BD (déjà obsolètes ?) et de romans (sans doute récents). Les
bibliothécaires ont aussi pour rôle d'augmenter la durée de vie des livres, de conseillers ceux qui bénéficient de moins d'aura, de soutenir des productions peu connues. Du moins, est-ce ce qu'on
peut attendre d'eux (puisque cette notion de conseil n'existe plus que dans les bibliothèques et chez les vrais libraires intéressés par le livre). Or, la responsable le dit, la décision a été
prise ici en terme comptable plus qu'en fonction du rôle des bibliothécaires (métier que je n'attaque certainement pas, je le répète).
Sur le terme "Autodafé" et la référence aux régimes dictatoriaux, j'admets qu'il s'agissait d'une image provocatrice qui se voulait frappante. Toutefois, ce genre d'opération peut quand même
servir à "encadrer la culture" (pour me citer, car je n'ai pas dit que livre = culture) si l'on n'y prend garde, en jetant au feu des livres "indésirables". Oh, la notion de Censure est
aujourd'hui oubliée de tous, mais n'oublions pas qu'elle peut prendre diverses formes. Cela étant, je ne prétends pas que ce fut le cas dans cette affaire.
Pour conclure, en admettant même une simple "erreur" (improbable), elle concerne donc un groupe de personnes. Qui n'ont pas réagi ou réfléchi en balançant des livres neufs dans une benne.
Dont aucun n'a demandé une confirmation, une vérification, de la validité de ce "désherbage". Si ce n'est pas de l'incompétence, quel autre mot employer ? Des salariés détruisant par erreur une
partie du stock de leur entreprise, les excuse-t-on ?
Je ne reviendrai pas sur une "redistribution" des livres périmés.
Ma réponse est sûrement moins experte que celle d'Hannibal (si, si, j'en conviens). Mais elle n'est pas moins logique ou cohérente, je crois.



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