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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 06:38

 

Je n’évoque pas aujourd’hui un roman, mais un faits divers d’une gravité que peu d’officiels semblent mesurer. Je veux parler du quasi-lynchage d’un innocent à Brest, par une quinzaine de personnes. Les faits sont relatés en détail par Alain Coquil dans le journal Le Télégramme du 30 novembre, sous le titre : "Le soupçon de pédophilie fatal au retraité"

« Un retraité âgé de 65 ans est décédé lundi [28 novembre] en fin d'après-midi à Brest, lors de son interpellation par la police. La victime avait été prise à partie par une quinzaine de parents d'élèves qui le soupçonnaient d'être «un pervers».

JUSTICE-BrestCe sexagénaire, ancien employé de DCN, n'avait aucun passé judiciaire. «Il n'était pas défavorablement connu de la police, ni des gendarmes et n'avait aucun antécédent en matière sexuelle. Et je ne vois pas quelqu'un commencer à avoir ce type de comportement à 65 ans», précisait, hier matin, le commissaire central Daniel Ansellem. La victime, placée sous curatelle, n'avait semble-t-il qu'un tort: celui de présenter «une allure négligée» souligne le commissaire.

Le vendredi 18 novembre, une jeune maman venue chercher ses enfants à l'école maternelle publique Auguste-Dupouy, dans le quartier de Kergoat, a quitté des yeux sa petite fille âgée de 3 ans. Cette dernière s'était retrouvée seule, égarée à quelques dizaines de mètres de l'école. L'homme lui a alors pris la main et s'est dirigé vers l'établissement scolaire. Il a rapidement rendu la petite fille à une jeune femme, proche de la maman. Tout en serait sans doute resté là, sans l'intervention d'une riveraine, inquiète de voir l'homme «qui ressemblait à un SDF» en compagnie d'une petite fille. Et la rumeur s'est vite propagée qu'un «pervers» rôdait dans le quartier. Bien que n'ayant rien constaté d'anormal dans le comportement du sexagénaire, la maman, «a suivi les conseils du directeur de l'école», toujours selon la police, et est allée signaler la disparition momentanée de sa fille et l'intervention du retraité au commissariat de Bellevue, une semaine plus tard. «Elle n'a pas déposé plainte, mais seulement une main courante signalant les faits», précise le patron de la police brestoise.

16h40, ce lundi. Police Secours reçoit un appel d'une personne se disant «parent d'élève» et expliquant qu'un «pervers sexuel» vient d'être bloqué dans un hall d'immeuble, près de l'école Dupouy. Un équipage de trois policiers se dirige aussitôt au nº1 de la rue Capitaine-Lelièvre, un immeuble situé à une centaine de mètres de la maternelle. C'est là que demeurait le sexagénaire. «Sur place», raconte le capitaine Kerdraon, l'un des enquêteurs, «nos collègues ont vu un attroupement d'une quinzaine de personnes entourant un homme, dans le hall. Il y avait une bousculade. L'homme se défendait. Les policiers ont sorti l'homme. Ils l'ont menotté et fait rentrer dans le fourgon. Il respirait difficilement. Tout à coup, il s'est effondré et a perdu connaissance. Les policiers lui ont alors enlevé les bracelets et l'ont allongé sur le sol, avant de lui pratiquer un massage cardiaque». Arrivés entre-temps sur les lieux, les pompiers, puis une équipe du Samu prendront le relais. En vain. À 17h50, le décès était constaté. «La victime est peut-être décédée du stress provoqué par les événements», avançait, hier matin, le commissaire Ansellem, ajoutant : «La rumeur, ça peut vous tuer un homme. On en a la preuve!». L'autopsie, pratiquée hier après-midi, a conclu à «un arrêt cardiaque et n'a pas révélé de traces de coups», selon le parquet de Brest, qui écarte toutes suites pénales. Plusieurs auditions de témoins sont néanmoins prévues dans les heures qui viennent. «L'enquête devra dire pour quelle raison exacte ces gens s'en sont pris à la victime» précise le parquet. (Source).

 

Pour être complet, ajoutons cet extrait d’article du journal Ouest-France (1er décembre 2011) :

« Pour le procureur, il est «légitime que les gens soient attentifs. Mais il faut rester prudent et serein». S'il n'avait pas été pris à tort pour un pédophile, puis poursuivi dans la rue, Jean-Claude Basset ne serait sans doute pas décédé. «Il est mort d'un infarctus et de la rumeur», résume tristement Bertrand Leclerc. Y aura-t-il des suites judiciaires ? «On verra, répond le procureur. Pour le moment, cette question est prématurée. Il y a une différence entre la dénonciation calomnieuse et la méprise, qui peut se faire de bonne foi.» (Source).

 

Pas de suites pénales ? Une victime, mais pas de coupables ?

Un homme est mort à cause d’insinuations calomnieuses, tombant sous le coup de la loi. Cette rumeur cultivée par des personnes malveillantes, s’est-elle répandue sans arrière-pensées ? Des gens ont-ils voulu lui nuire, car son aspect ou sa présence dans le quartier leur déplaisait ? Ces gens l’ont implicitement tué.

Une quinzaine d’hystériques l’ont attaqué, pris en otage. Faut-il encore parler de parents d’élèves ou de mamans inquiètes, alors que ces furies ont pourchassé un homme qui ne présentait aucun danger, ni ne manifestait aucune menace ? Elles ont causé sa mort.

Méprisant la présomption d’innocence, prenant ainsi le parti des "mères de familles", des policiers l’ont mis en état d’arrestation avant toute explication. Pourquoi menotter et embarquer un homme agressé par quinze personnes ? Certes, les policiers doivent réagir vite, mais pas sans preuves.

Le dépôt d’une main courante aurait dû suffire à faire cesser les rumeurs injustifiées. Une immédiate et rapide enquête de moralité aurait disculpé la victime de ces sales rumeurs. N’y a-t-il pas eu faute ?

Cette affaire est symbolique de la propagande sécuritaire et alarmiste menée en France depuis longtemps. Elle est exemplaire de la méchanceté viscérale des imbéciles, ces "cerveaux disponibles" abrutis par les médias. Qui peut croire qu’il s’agisse juste d’une "erreur" de la part des témoins ?

Jean-Claude Basset, un brave homme sans malice désigné comme coupable sans raison, est mort à Brest lundi 28 novembre 2011 : le devoir du Parquet de Brest est de ne pas laisser se refermer le dossier, de définir les responsabilités, de faire condamner tous ceux qui ont créé les conditions de ce décès.

C’est-ce que l’on nomme la Justice.

 

Un cas similaire dans les Landes ? .

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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commentaires

Daniel 19/04/2016 22:41

La célèbre chanson de Gilbert Bécaud......l'orange......

TREMEL 17/02/2016 00:49

MAL HABILLE SURTOUT "puisqu'un texte vivra toujours"


Un homme à terre et à genoux

Sali, mal habillé surtout

Pris à partie d'une cohorte

En ville, … comme il y en a beaucoup


On voyait bien l'intéressé

Traîner la jambe dans le quartier

A peine à quelques jets de pierre

De l'école de la cité


Il tenait l'enfant d'une mère

Près de l'école maternelle

Les mains nouées, mêmes éphémères

Résumaient pour eux l'essentiel

Héritiers d'un coin bleu de ciel

Sous les averses de l'hiver

Une main tendue simplement

A l'enfant qui joue et se perd


Il s'appuyait longtemps dehors

Aux arbres coutumiers du sort

Et n'éprouvait aucun remord

A les arroser du bon pied


Il parlait souvent haut et fort

Aux pièces vides de décor

Et riait parfois seul encore

A la tête du monde entier


Il tenait l'enfant d'une mère

Près de l'école maternelle

Les mains nouées, mêmes éphémères

Résumaient pour eux l'essentiel

Le temps d'apprendre à ses dépends

Que les yeux peinent à la lumière

Une main tendue simplement

A l'enfant qui joue et se perd


A l'heure où sonnait à l'école

Le moment de se retrouver

Il fumait son tabac posé

Sur le banc de notre cité


Assis, salis pire que de boue

Elles se sont jetées sur l'homme

Pour le chasser comme personne

Peut-être, le rouer de coups


Il tenait l'enfant d'une mère

Près de l'école maternelle

Les mains nouées, mêmes éphémères

Résumaient pour eux l'essentiel

Il s'en est allé maintenant

Retourné, juste, à la poussière

Les deux mains jointes simplement

Au chapelet des voix qui s'élèvent


A la page des faits divers

Ouverte dans quelques chaumières

La vie de ce traîne misères

Divise une ville ordinaire

Claude LE NOCHER 17/02/2016 06:05

Bel hommage, merci pour sa mémoire.

J. TREMEL 27/05/2015 09:40

MAL HABILLE SURTOUT

Un homme à terre et à genoux
Sali, mal habillé surtout
Pris à partie d'une cohorte
En ville, … comme il y en a beaucoup

Depuis qu'il était retraité
Il traînait dans notre quartier
A peine à quelques jets de pierre
De l'école de la cité

Il tenait l'enfant d'une mère
Près de l'école maternelle
Les mains nouées, mêmes éphémères
Résumaient pour eux l'essentiel
Héritiers d'un coin bleu de ciel
Sous les averses de l'hiver
Une main tendue simplement
A l'enfant qui joue et se perd

Il s'appuyait longtemps dehors
Aux arbres coutumiers du sort
Et n'éprouvait aucun remord
A les arroser du bon pied

Il parlait souvent haut et fort
Aux pièces vides de décor
Et riait parfois seul encore
A la tête du monde entier

Il tenait l'enfant d'une mère
Près de l'école maternelle
Les mains nouées, mêmes éphémères
Résumaient pour eux l'essentiel
Le temps d'apprendre à ses dépends
Que les yeux peinent à la lumière
Une main tendue simplement
A l'enfant qui joue et se perd

A l'heure où sonnait à l'école
Le moment de se retrouver
Il fumait son tabac posé
Sur le banc de notre cité

Sali, bien pire que de boue
Elles se sont jetées sur l'homme
Pour le chasser comme personne
Peut-être, le rouer de coups

Il tenait l'enfant d'une mère
Près de l'école maternelle
Les mains nouées, mêmes éphémères
Résumaient pour eux l'essentiel
Il s'en est allé maintenant
Retourné, juste, à la poussière
Les deux mains jointes simplement
Au chapelet des voix qui s'élèvent

A la page des faits divers
Ouverte dans quelques chaumières
La vie de ces traînes misères
Divise les villes ordinaires

Claude LE NOCHER 27/05/2015 11:30

Bel hommage à Jean-Claude Basset, puisqu'on a refusé de lui rendre justice.
Amitiés

Zozol 08/06/2014 16:39

Bonjour,
je ne découvre que maintenant cette affaire, soit plus de 2 ans 1/2 après.
Je suis moi-même mère de famille, mais je fuis les groupes de mamans à la sortie des écoles depuis que j'ai entendu divers commérages. Et cela existe partout.
Est-ce que l'affaire a été classée sans suite ?

Par rapport aux policiers : je trouve normal qu'ils l'aient menotté pour l'amener au fourgon. A cela, plusieurs explications possibles, dont celle-ci, tout particulièrement : face à l'hystérie collective, menotter et vite mettre l'homme dans la fourgonnette était aussi un moyen de le protéger des autres folles.

Claude LE NOCHER 22/06/2014 17:08

Hélas, selon la formule consacrée, "l'action judiciaire est éteinte". Reste aux citoyen(ne)s que nous sommes à faire preuve de vigilance, afin que ne se reproduise plus de telles injustices. Amitiés.

Zozol 22/06/2014 16:40

Nous sommes bien d'accord sur le fait que des poursuites auraient dû être engagées et maintenues contre ces femmes responsables de son décès.

Claude LE NOCHER 08/06/2014 18:42

Bonjour
Difficile pour les policiers de se contenter d'une intervention "diplomatique", sans doute. Protéger le suspect ou accepter les accusations contre lui, tout se passe assez vite dans de telles situations. Difficile de trancher, nous n'y étions pas... Au nom de la "paix sociale", M.le Procureur de la République a quand même classé un peu vite cette affaire. Il existait des responsabilités. N'oublions jamais ce cas dramatique, pour rester si possible civilisés.
Amitiés.

Camille 07/06/2014 14:30

Toutes les mères aillant participer à cette assaut devraient être condamner. Je suis désolée mais pas toutes les mamans auraient réagi ainsi. Et quel exemple pour leurs enfants que de dire "non je n'ai aucun remord d'avoir participer à la mort d'un innocent". Sur un autre article relatant ce drame, une maman disait "ce n'est pas le président non plus", ce dédain pour la vie d'un homme quelque soit son rang devrait être lourdement condamné. Une vie est une vie, ces mères dans leurs propos paraissent être de vraies psychopathes dénués de toutes émotions !! (c'est ce qu'on appelle être inhumain et il n'y a rien de plus dangereux au monde)

Claude LE NOCHER 08/06/2014 11:48

Bonjour
Triste aspect de la réalité de notre monde, même s'il ne faut pas généraliser. Le mépris de l'autre continue à faire des ravages. L'intolérance reste un réflexe plus fort que l'écoute et la compréhension. La bêtise haineuse est inacceptable, mais présente partout. Essayons de ne pas tomber aussi bas nous-mêmes.
Amitiés.

gertrude 19/10/2013 13:02

bonjour,, une de mes voisines, a déposer une main courante dans un commissariat de police (il y a déja quelques mois); une enquete a été diligentée a mon encontre ,(enquéte de voisinage)...Le pire c'est que cette personne n a jamais eu le courage de venir me trouver afin de s'expliquer........je m'estime victime de calomnies, etc......Ou est le respect des personnes, et mes droits sont ils vraiment respectes???????

Claude LE NOCHER 19/10/2013 15:58

Bonjour,
Je ne suis nullement conseiller juridique, c'est en simple citoyen que je peux vous répondre.
Un cas de ce genre n'est probablement pas rare. S'il s'agit d'un "signalement" (prétexte d'un mauvais comportement, par exemple), police ou gendarmerie n'ont pas à donner suite par une enquête de voisinage, puisqu'il n'y a pas plainte. Si aucun trouble prouvé ne vous est imputable, n'importe qui pourrait témoigner contre une autre personne, "gratuitement". C'est effectivement pure calomnie, et peut-être intrusion dans votre vie privée. Si vous avez eu vent de la "main courante", sans doute pouvez-vous exiger (auprès du commissariat, voire du procureur de la République) d'en savoir plus sur ce qui peut vite se transformer en rumeur. Hélas, la Justice n'est pas sans frais, faire appel à un avocat coûte cher. Peut-être faut-il avant tout en appeler à la "jugeote" des policiers ou gendarmes (qui ont autre chose à faire que de s'occuper de tels cas) pour qu'ils ne contribuent pas au manque de respect de la vie privée des gens.
Amitiés.

Elora 28/11/2012 05:36

A BREST, je pense aussi à toutes ces autres femmes et homme auxquelles une certaine police fainéante refuse encore (de nos jours) et systématiquement de prendre leurs plaintes et cela uniquement à
cause du délit de sale gueule basé sur la précarité et sur le handicap.
La police à molestée à plusieurs reprises une jeune étudiante de la FAC pour ne pas lui prendre ses plaintes, de nombreux témoins commencent à sortir de anonymat pour lui venir en aide "son prénom
c'est Élodie ceci est un SOS"

Merci

Claude LE NOCHER 28/11/2012 16:53



Bonjour


J'invite tous ceux qui liront votre commentaire à cliquer sur votre page PDF expliquant cette situation qui apparaît dramatique. Tout ce que nous demandons, autant à
la police qu'à la justice, c'est de faire correctement son boulot dans tous les cas.


Amitiés.



courtzal 12/12/2011 01:26

j'ai vu le reportage de 7 à 8 passé sur TF1. Je ressens la solitude de cet homme que ses deux filles avaient abandonné (enterrement sans aucune présence autre que famille). Il était peut être
malade, mais peut être que dans sa tête malade être devant l'école à l'heure de la sortie c'était comme venir chercher ses filles (un souvenir ancien). Il n'est pas le seul à avoir des problèmes
psy et à vivre seul dans un appartement. Mais ce qui ne serait pas normal, c'est que ces mères de famille n'aient aucune sanction. Elles se sont basées sur une apparence et l'apparence peut être
trompeuse... Comme l'une disait s'il avait été en costume cela aurait été différent... pauvre "nase" ce sont ces personnes, bien sous tout rapport, qui sont les plus dangereuses car calculatrices.
Elles n'avaient aucun regret dans le reportage et pourtant on pourrait non seulement les poursuivre pour rumeur calomnieuse, mais aussi pour harcèlement (elles l'ont poursuivi jusqu'à son immeuble
quand même). Ne pas les poursuivre, c'est accepter l'auto défense (non reconnue en France normalement), donc la prochaine fois que cela arrivera, elles tueront quelqu'un ???? Elles vont se sentir
fortes et fières d'elles ces "pétasses", la honte sur elle ! Et la police (soutenue par son chef) la présomption d'innocence, comment arrêter quelqu'un sans écouter ses paroles eux aussi se sont
basés sur l'apparence... bravo. J'espère de tout mon coeur que la justice, si elle n'est pas terrestre, leur fera payer un jour ou l'autre ce meurtre sans préméditation (il a eu si peur que cela
l'a tué). Un voisin qu'il avait empêché de dormir a dit qu'en élevant la voix, il avait eu peur de lui, imaginez ces mégères sur lui, la réaction qu'il a dû avoir de peur, sans compter les menottes
et abandonné seul dans la voiture de police pendant que ces messieurs discutaient avec ces charmantes mères de famille....

Claude LE NOCHER 12/12/2011 06:56



Bonjour


La peur de l'autre, c'est effectivement une explication trop pratique. C'est s'autoriser (de quel droit ?) à désigner quiconque ne nous plait pas comme malsain,
fautif, coupable, dangereux. Dans le cas présent, c'est ne pas accepter une certaine détresse dérangeante.


On aimerait assez que les médias cessent d'utiliser le qualificatif "mère de famille", qui apparait positif et responsable, pour évoquer des râleuses ou des
hystériques comme ici. Autre exemple ridicule, le "père de famille" Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d'avoir assassiné sa famille, justement. Les médias et, hélas, trop souvent les forces de
l'ordre, prennent trop aisément le parti de ces personnes supposées honorables, respectables.


Encore une fois, il ne s'agit pas d'accabler les quinze personnes qui ont agressé J.C.Basset. Mais de leur faire comprendre, à elles et à d'autres ayant le même
mauvais esprit, qu'on ne peut espérer l'impunité quand on entraîne ainsi le décès d'un innocent stupidement accusé.


Merci de votre témoignage.


Amitiés.



david 11/12/2011 19:45

c'est une honte,en plus,elles sont fières ces connasses,elles devraient etre poursuivies pour meurtre sans intention de la donner,je comprends pas qu'on s'efforcent d'effaçer tres vite ce qui s'est
passé,quand a la méthode employé lors de son interpellation,et l'agression physique dans le palier et verbale ainsi que morale,elle est ou la justice?comment elles seront a son age,ces bonnes
femmes la?il perdait peut etre la boule(la solitude)mais c'était pas une raison pour céder a l'hystérie collective,l'habit ne fait pas le moine.

Claude LE NOCHER 11/12/2011 20:10



Bonjour David


Je comprends que vous soyez virulent contre les accusatrices ayant entraîné le décès de Jean-Claude Basset. "Sans intention" ? Aucune rumeur n'est répandue "sans
intention", nous le savons tous. Ces hystériques l'ont déjà effacé de leur mémoire. Espérons que la Justice saura leur rappeler leur faute. Et que l'on cessera de nous faire croire
qu'il s'agit d'une banale erreur. Il y avait bien quinze personnes agressant un homme seul et fragile.


Il ne s'agit pas d'accabler qui que ce soit, simplement de réclamer une honnête Justice.


Amitiés.



Diane 03/12/2011 03:17

Cet homme était depuis 2 ans mon voisin. Malheureux et sans véritable divertissement quotidien, il allait et venait dans l'immeuble et le quartier, cherchant quelqu'un à qui faire la conversation.
Souffrant de problèmes d'alcoolémie, ces conversations étaient souvent décousues, mais jamais désagréables, ni agressives. Sauf que. Il portait toujours les mêmes vêtements, sentait l'alcool et le
tabac, parlait trop fort, ... dérangeait, en somme... Chaque problème qu'il pouvait y avoir dans l'immeuble lui était forcément imputé. Cet homme inoffensif, qui demandait juste qu'on lui tende la
main, a été accusé à tort parce qu'il était "différent" et considéré comme marginal.
Accusé par des parents qui, depuis que j'habite dans cet immeuble, laissent leurs enfants (6 à 12 ans) jouer dans la rue, sans surveillance, de 10 à 19h, tout en connaissant pertinemment
l'existence du "pervers".
...
Je regrette juste de ne pas avoir su lui donner un centième de cette aide dont il avait besoin.

Claude LE NOCHER 03/12/2011 06:45



Bonjour


Merci pour votre témoignage. Intolérance et individualisme, voilà ce qui cause la mort de personnes que l'on marginalise comme Jean-Claude Basset.


Un solitaire alcoolique négligeant son aspect, il n'en faut pas plus pour trouver une cible.


On l'accuse, on pétitionne peut-être, dans tous les cas : c'est de sa faute. Qui le juge ? Des "parents" qui ne s'occupent gère de leurs mômes, qui ont souvent bien
plus de défauts que leur victime, qui un jour montent un véritable guet-apens contre cet homme.


"La rumeur" ? D'après ce que nous indiquez, on peut conclure qu'elle n'est pas née par un malencontreux hasard quelques jours pus tôt. Il ne s'agit pas
d'accabler les responsables de son décès, juste de faire prendre conscience qu'on ne calomnie pas impunément.


Amitiés.



ONE MORE BLOG IN THE GHETTO 02/12/2011 14:00

Prochaine étape: des milices privées de "braves gens" patrouillant dans les rues de nos villes ?

Claude LE NOCHER 02/12/2011 15:22



Salut


Eh bien, je crains qu'on y soit presque, à cette étape-là. On fabrique un sentiment d'insécurité, puis on appelle la population à la vigilance et même à la
réactivité, et enfin on leur demande de s'organiser afin de traquer tout suspect. Si ces civils-miliciens commettent des bavures, pas grave. On les excuse d'autant plus vite que ces
"braves gens" font de leur mieux pour assurer gratuitement la "sécurité" de leurs concitoyens. Quel monde de rêve !


Amitiés.



Oncle Paul 02/12/2011 09:44

Bonjour Claude
Comment faire taire la rumeur lorsque, comme dans l'affaire de Clichy sous bois, la police paie des délateurs afin d'avoir des infos, sous couvert d'anonymat. Facile de faire circuler des rumeurs,
ceux qui les propagent ne seront jamais punis. Et comme dit la "sagesse" populaire derrière lesquels tout un chacun se retranche pour justifier les dénonciations, les calomnies, il n'y a pas de
fumée sans feu. La faute à qui ? La politique du résultat et tout le monde (ou presque) s'investit dans le rôle d'informateur. Vraiment dégueulasse, et je suis d'accord pour que la mère porte une
grande part de responsabilité dans cette affaire. On ne doit jamais stigmatiser, surtout sans preuve. C'est aux instances compétentes (mais il y en a-t-il encore ?) de vérifier les fondements de ce
genre de problème.
Amitiés

Claude LE NOCHER 02/12/2011 11:00



Salut Paul


Une rumeur accusatrice telle que celle-ci ne doit jamais rien au hasard, elle nait de la volonté d'une ou plusieurs personnes. Commérages de quartier
ou "parents" qui se montent la tête, ce sont des versions malintentionnées qui circulent, afin de stigmatiser quelqu'un. 


On ne connait pas les auteurs de rumeurs ? Bien sûr que si. Je pourrais te citer les noms des commères malveillantes dans mon secteur. Je pense que c'est partout
pareil. Dans ce faits divers, je suis bien certain que les propagatrices des accusations sont connues là-bas.


Amitiés.



auka 02/12/2011 08:50

en ce qui concerne cette affaire Basset, tout à fait d'accord avec le commentaire! ce qui est aussi particulièrement choquant, c'est l'absence totale de remords de la mère de famille interviewée ,
concluant froidement "c'est un mal pour un bien" .. absolument révoltant !! tout est permis au nom de l'égoisme roi! oui cette femme en particulier devrait etre poursuivie

Claude LE NOCHER 02/12/2011 08:58



Bonjour


Egoïsme et bêtise, on s'auto-amnistie facilement puisqu'on a "cru au danger". Regrets ou remords, pourquoi ? De même, on n'a pas
"cultivé la rumeur" contre cet homme innocent, on a "fait part de ses inquiétudes" à l'école et dans le voisinage : belle façon de se dédouaner. On espère que le Parquet ira jusqu'au bout de ce
dossier, mais...


Amitiés.



Pierre FAVEROLLE 02/12/2011 07:22

Salut Claude, A monter les gens les uns contre les autres, à mettre à la une des infos les faits divers les plus sordides, il fallait bien que ça arrive. Je souhaite que les gens se rappellent
qu'ils sont tous des hommes. Amitiés

Claude LE NOCHER 02/12/2011 08:39



Salut Pierre


Hélas, cette histoire va être banalisée, rangée aux oubliettes, vite chassée de leur mémoire par les coupables. Je crains qu'il n'y ait guère de respect humain à
espérer aujourd'hui.


Pour une fois, je sors de ma stricte thématique car je suis choqué, terriblement choqué, par cette affaire. Je ne sais qui a propagé la rumeur dégueulasse et
totalement infondée, mais les responsables de la paranoïa sécuritaire, on les connaît.


Amitiés.



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