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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 06:07

 

Découvrons la nouvelle traduction du roman de Jim Thompson L’échappée, dans la collection Rivages/noir.

THOMPSON-2012-1Aux Etats-Unis, dans les années 1950, le quadragénaire Carter Doc McCoy est un truand chevronné. Fils d’un shérif incompétent, Doc était fait pour le crime, pour les entreprises de grande envergure, auxquelles il en arriva rapidement. Personne n’avait la faculté de s’adapter aux particularités d’un coup aussi facilement que lui, personne n’était capable de planifier avec autant de perspicacité, personne n’était aussi impavide et imperturbable. Aussi doué soit-il, on l’a déjà condamné à deux longues peines de prison. Désormais marié avec la belle Carol, vingt-sept ans, Doc ne tenait pas à croupir derrière les barreaux. Son second séjour a été écourté grâce au juge Beynon. Carol lui a promis une belle somme, afin qu’il signe la libération anticipée de Doc. Fascinée par son mari, la jeune femme a hâte qu’ils poursuivent leur route ensemble. Pour gagner un petit magot et régler leurs dettes, il faut d’abord cambrioler une banque.

Doc s’est installé à l’hôtel de Beacon City, jouant au vacancier gentleman, car la banque de cette ville se trouve juste en face. Il abat le gardien, avant que ses complices Rudy Torrento et le jeune Jackson dévalisent les coffres. Puis Doc lance une diversion, afin qu’ils puissent quitter les lieux. En réalité, Rudy a buté Jackson et compte bien supprimer aussi Doc, quand celui-ci le rejoint hors de la ville. Doc s’y attendait, et c’est lui qui élimine son complice. Du moins, croit-il l’avoir tué, car Rudy s’en remet bientôt. Suivant les conseils que lui donna naguère son ami le Dr Max, il va trouver un vétérinaire pour le soigner. Le veto Harold Clinton va l’aider, tandis que Rudy séduit sa charmante épouse. Il n’en a pas fini avec Doc et Carol. Pendant ce temps, le couple sait que la priorité consiste à passer chez le juge Beyton afin de payer leurs dettes, même si ce n’est pas sans danger.

Avant d’être descendu par Carol elle-même, Beyton a réussi à immiscer le doute dans l’esprit de Doc sur la loyauté de son épouse. Changeant leurs plans, Doc et Carol vont prendre le train à la gare de Kansas City. Anxieuse, car c’est elle qui garde le sac contenant leur butin, la jeune femme est victime d’une arnaque au casier de consigne. Doc pourchasse le voleur, ne tardant pas à le rattraper dans le train qui vient de partir, tandis que Carol craint de perdre son mari. Malgré une intervention du contrôleur, c’est une affaire rapidement résolue, ce qui soulage Carol. Le couple braque ensuite un voyageur de commerce, afin de continuer leur route avec sa voiture. Le but final qu’ils se sont fixés, c’est le territoire où règne une sorte de potentat nommé El Rey, à l’abri de la police qui les a identifiés. Mais, entre-temps, leur chemin sera encore semé d’embûches…

 

Le partage du butin après l’affaire, la confiance entre complices en cavale, ce sont des grands thèmes classiques du polar. Par la construction de l’histoire, par la psychologie fouillée des protagonistes, par les rebondissements donnant leur rythme au récit, il faut bien dire que Jim Thompson se démarque par une qualité supérieure. Un truand reste un individu sans pitié, qui ne suit que son destin : Ça n’en reste pas moins des meurtres, McCoy. Combien y en aura-t-il encore avant que tout cela finisse ? À condition que ça finisse un jour souligne le juge Beyton. Pas question d’apologie d’un criminel froid chez l’auteur, mais il s’agit de détailler l’itinéraire chaotique de ce couple, à la fois fusionnel mais vivant des situations hautement incertaines. Un suspense remarquable, à l’évidence.

Voici donc la nouvelle traduction, par Pierre Bondil, du roman Le lien conjugal paru en 1959 dans la Série Noire. Laissons les puristes comparer page après page les deux versions, la première ayant été amputé d’une large partie du texte. On sent ici une grande fidélité à la version originale, s’efforçant d’en restituer la finesse et, sans doute, le caractère psychologique. Bien sûr, langage et vocabulaire s’avèrent plus actuelles que dans les traductions anciennes, plus lisibles peut-être pour un public de notre époque. Heureuse initiative de nous proposer ce texte complet, en effet.

Néanmoins, il convient de nuancer. Ce qui est vrai pour un grand écrivain tel que Jim Thompson, THOMPSON-2012-1et une poignée d’autres de son niveau, le serait moins pour la majorité des auteurs de polars américains d’autrefois. C’étaient d’excellents narrateurs exploitant de bonnes idées, mais beaucoup manquaient cruellement de style. On ne peut nier une part d’inutile remplissage sous prétexte d’ambiance, dans de nombreuses Série Noire. Bien que ce soit regrettable, une traduction minimale restant globalement dans l’esprit de l’histoire apparaissait suffisante. Et ça garantissait un tempo plus vif, certes au détriment de l’intégralité de l’original. Les traductions d'antan n'étaient pas forcément mauvaises, parfois même épurées à juste titre. Autant on a plaisir à découvrir un Jim Thompson tel qu’il fut écrit, autant ça ne s’impose nullement pour des romans plus courants, aussi palpitants soient-ils.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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commentaires

Guillaume 15/05/2013 13:27

Jim thompson m'a séduit par son style. Un très bon roman pour ma part

Claude LE NOCHER 15/05/2013 16:07

Bonjour Guillaume
En tant qu'admirateur de longue date de Jim Thompson, je ne peux que confirmer. Il restera pour toujours, grâce à ce style perso, un des grands maîtres du roman noir.
Amitiés.

maneval eric 04/11/2012 07:02

bonjour, "la salle des pas perdus", voila un beau nom pour une librairie..

Sinon, je crois que vous avez raisons tous les deux. Sans ces traductions tronquées, personne, à part quelques amateurs éclairés de littérature américaines, ne se souviendrait de Jim Thomspon. Sans
les traductions serieuses, on continuerait, nous qui lisont en français, à classer Jim Thompson comme un écrivain de polar (ce qui n'est pas infamant, bien entendu)alors qu'il est (à mon avis) un
écrivain classique (je veux dire par là, qu'il mériterait une édition de la pleiade).

Claude LE NOCHER 04/11/2012 11:25



Salut Eric. En effet, je ne pense pas être "en opposition" avec Pierre Bondil sur la question.


Le passionné que je suis est ravi que ces grands écrivains que furent Dashiell Hammett et Jim Thompson aient été traduits dans un esprit actuel, au plus près du
texte original.


Amitiés.



Pierre Bondil 31/10/2012 12:11

Je comprends bien, Claude, que pour beaucoup le plaisir de la lecture et la nostalgie priment. Je comprends aussi qu'on s'élève contre des traductions récente par rapport à d'autres plus anciennes
(Scott Fitzgerald pour ne pas chercher très loin), mais je conteste que les auteurs étrangers aient signé un blanc-seing autorisant des directeurs de collection et des traducteurs à écraser le
texte sous l'empreinte de leurs godillots. Qu'il y ait eu de très bons traducteurs, j'en suis convaincu. Trop peu, hélas. Celui qui a traduit "The Getaway" pour Gallimard avait parfois un réel
talent pour trouver le mot juste, mais malheureusement d'énormes lacunes. Quant à accepter de travailler sur un texte de William Irish coupé ! Je ne comprends pas. On ne peut pas couper Irish. Il
n'y a pas une ligne à couper dans Irish. Certes il faut aussi considérer les conditions financières qui étaient celles de ces traducteurs, c'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas cité de noms,
mais force est de constater que la majorité de ceux ou celles qui exerçaient cette activité comme si ce n'était pas un métier était une majorité de tâcherons incompétents.
Pour ce qui est de l'obsolescence programmée ou non pour dans trente ans, je prétends qu'une traduction respectueuse du texte de l'auteur, de son lexique, de son niveau de langue ne vieillira pas
plus que le texte d'origine et infiniment moins qu'un replâtrage hâtif réalisé par un traducteur de circonstance sous la direction d'un démiurge qui n'a ni yeux pour lire ni oreilles pour entendre
la voix du texte. Sinon, je pense qu'il serait temps de demander à Modiano de récrire "La Place de l'étoile", son style étant devenu obsolète. Et je ne doute pas qu'un pisseur d'encre de talent
nous ponde prochainement une nouvelle version de "La Condition humaine" dont le suspense fera rugir de plaisir les lecteurs d'aujourd'hui. C'était un clin d'œil, bien sûr, mais pareille chose
pourrait devenir une mode avec les œuvres tombées dans le domaine public. Tout texte vieillira, toute traduction vieillira, on ne lit plus Rabelais dans le texte, pas plus que Montaigne. Mais il ne
s'agit pas là d'un massacre effectué par des médiocres inconscients sur une langue (fond et forme) déjà inévitablement trahie par le passage dans l'autre langue. La roue tourne, laissons-la tourner
à son rythme.

Claude LE NOCHER 31/10/2012 16:02



Pour ce qui est du langage, et de son évolution, un sujet qui m'est cher...


Avant-hier, on s'adressait à la banque (comptoir) d'un établissement bancaire, hier on allait à son guichet, aujourd'hui c'est à l'accueil qu'on
essaie de trouver un employé. Dans les gares, il existait la salle des pas perdus, qu'on a ensuite simplifié en hall de gare, alors que désormais on ne cite
plus que le nom du lieu en se donnant rendez-vous à Saint-Charles, Matabiau, ou Austerlitz. De même, les centre-villes (downtown, si souvent mal traduit)
sont appelés aujourd'hui hypercentres, voire vieille ville (Vieux-Nice, Vieux-Lille...). Pour ces trois exemples, quels mots seront utilisés demain ?


Evolution du vocabulaire logique, mais moi je regrette les évocateurs corridors remplacés par les froids couloirs qui font bureaucratiques. Je regrette que les
croisements soient devenus carrefours, puis maintenant intersections (il y en a plusieurs dans "L'échappée"). Dans la vie quotidienne, j'utilise
parfois des vieux mots régionaux (claver une porte, la fermer à clé) qui ne me semblent en rien désuets tant que moi et d'autres nous en servons.


Quant à l'argot, il a certes vieilli comme le reste. Pourtant, voyez les mot thune (argent) né vers les débuts du 20e, repris sans discontinuer depuis les années 1980. Les jeunes
ont repris depuis quelques années le mot daron, daronne (père, mère). Je le trouve stupide, mais il semble tenir dans leur langage. J'ai récemment entendu une ado d'environ
16-17 ans : "Il m'a fait un plan drague nullos." Formulation qui me paraissait morte depuis au moins vingt-cinq ans, je l'avoue. Maintenant que les USB ont supplanté les
disquettes, le mot gisquette reviendra-t-il un jour pour désigner une jeune femme ?


Pour conclure, toujours en souriant, l'écriture de William Irish est effectivement parfaite, par contre celle de Patrick Modiano était déjà obsolète à la parution de ses premiers titres.


Amitiés.



Pierre Bondil 31/10/2012 09:51

Chers amis, je suis donc bien obligé d'exprimer un avis contraire. Il est vrai que j'ai été marqué par la vision qu'avait Henri Langlois de la conservation des œuvres cinématographiques. On garde
tout, sans se poser la question de la qualité, sans écourter une scène, sans modifier les dialogues, l'histoire jugera. On garde en v.o. si possible. Sinon dans n'importe quelle langue.
Tous les textes auraient dû être traduits intégralement et fidèlement depuis le début car s'ils n'en valaient pas la peine, il n'était pas utile de les publier ni de les traduire. Je ne vais pas me
lancer dans l'immense développement qui s'imposerait ici. Le petit nombre d'auteurs de qualité ou de textes à respecter dont vous parlez me stupéfie. Quelle vision des choses pour des amoureux et
défenseurs des livres tels que vous. Je me bornerai à donner quelques exemples de massacres :
"La Bête de miséricorde", de Fredric Brown, amputé d'un tiers.
"Le Facteur sonne toujours deux fois", de James Cain, un contre-sens dès le premier paragraphe.
Ross MacDonald, Hammett, Chandler, Himes, Goodis, Thompson, Burnett pour ne mentionner qu'eux (une poignée dites-vous), truffés de fautes de traductions et de coupes. La moindre des choses,
lorsqu'on a le droit de trancher dans un texte, serait quand même de supprimer ce qu'on ne comprend pas et non de traduire n'importe quoi.
"Le Peuple de l'ombre", le premier Hillerman paru en français, bourré, je dis bien bourré de fautes graves allant jusqu'au non sens, sans compter les coupes.
"Meurtres à Manhattan", quatre contre-sens en deux pages en version bilingue.
"Sur les quais" de Budd Schulberg, contenant contre sens et phrases incompréhensibles (pas dans la version revue chez Rivages).
Élargissons un peu :
"Les Raisins de la colère" : "agents and spies" (lors de grèves dures), traduit par "des surveillants et des marchands". Une honte !
"Le Bruit et la fureur" : "Cant anybody catch that fish." traduit par "Personne ne peut attraper ce poisson". Un mépris pour la langue.
Selon Michel Gresset, traducteur reconnu, il y avait un contre-sens par page dans la traduction d' "Absalom, absalom".
Etc... etc...
De qui s'est-on moqué durant toutes ces années ?
Ceux qui se donneront néanmoins la peine de comparer les deux versions traduites de "The Getaway", même sans se référer à la v.o., verront que l'une des fautes récurrentes les plus graves est
l'ajout de répétitions, la redondance voulue : voilà pourquoi ma traduction, qui est intégrale, est moins longue que la traduction tronquée de chez Gallimard. Ça fait réfléchir, non ? Quand le
traducteur (ou l'éditeur) intervient dans le texte comme s'il en était l'auteur ? Avec des formules ajoutées et ô combien pertinentes du style "il faut bien le dire".
Donnez-moi le titre d'un seul roman de la série noire ou autres collections classiques qui ait été bien traduit, sans coupes ni contre-sens, je comparerai avec la v.o. et vous posterai le
résultat.
Avec tristesse mais en toute amitié
Pierre Bondil

Claude LE NOCHER 31/10/2012 11:41



Bonjour Pierre. Vous êtes toujours le bienvenu chez Action-Suspense.


Je comprend bien votre argumentaire, et j'y adhère en partie. D'ailleurs, quand vous citez "James Cain, Ross MacDonald, Hammett, Chandler, Himes, Goodis, Thompson,
Burnett", c'est bien aux mêmes auteurs (trahis) que je pensais. Cet "interventionnisme" des éditeurs était infiniment regrettable, détestable sans doute. Que certains traducteurs d'autrefois
aient abusé de "facilités", c'est certain (j'y reviendrai plus loin). Toutefois, vous m'accorderez que toute collection (de la Série Noire à Un Mystère, pour n'en évoquer que deux) a
présenté des romans nettement plus faibles, d'un point de vue écriture. Ce qui n'enlève évidemment rien à l'intérêt des scénarios, souvent captivants. Si les lecteurs n'ont pas le texte complet,
ils ont l'histoire racontée par l'auteur, et s'en satisfont. Donc, ils n'exigent pas que tous ces romans soient re-traduits, tel est l'esprit de ce que j'ai écrit.


Je me refuse à condamner tous les anciens traducteurs, me référant à une passionnante conversation avec Brice Pelman. Sous le nom de Nicolète et Pierre Darcis, son
épouse et lui furent traducteurs pour la collection Pierre Nord (et d'autres). Nicolète était agrégée d'Anglais, traduisant le texte brut. Pierre Darcis/B.Pelman écrivait la VF en respectant à la
fois la traduction, l'esprit et le format. Pas une mince affaire, quand un roman original compte plus de 300 pages qu'il faut réduire à 220 ou 250 pages. J'ai lu quelques-unes de
ces traductions (Bruno Fischer, Andrew Garve, Selwyn Jepson, et même William Irish) qui m'ont semblé sans trahison majeure, bien que je possède pas les VO.


Être au plus près du texte d'origine, oui. Considération légitime de la part d'un traducteur émérite (cela dit sans flatterie, vous savez bien que je le pense).
Souhait aussi des lecteurs, mais nous sommes fatalement moins "puristes". Et puis, n'oublions pas notre caractère un brin nostalgique, nous aimons tant ces éditions d'antan, ces collections du
passé.


Amitiés.



DELASORTE 29/10/2012 20:59

Une belle version de Thompson, "actualisée" dans une traduction sympathique. Comme vous, je ne crois pas indispensable de traduire beaucoup d'autres auteurs, nettement moins puissants.

Claude LE NOCHER 29/10/2012 21:02



Bonjour, je vois que nous sommes quelques-uns à être d'accord sur ces deux points : qualité de traduction nouvelle, et pas nécessité d'étendre à tellement d'auteurs
anciens.


Amitiés.



Zanty 29/10/2012 20:56

Jim Thompson est une référence pour les lecteurs de polars. Merci de l'avoir rappelé.

Claude LE NOCHER 29/10/2012 21:01



Bonjour, le club des admirateurs de Jim Thompson est vaste, et c'est mérité.


Amitiés.



La petite souris 29/10/2012 18:44

salut Claude ! Tu t'en doutes,j'ai prévu d'acheter les deux Thompson, retraduits et réédités. Un grand auteur dont j'avais refusé jusqu'ici de continuer à lire les oeuvres à partir du moment où
j'ai appris qu'elle avait été tronquées lors de leur traduction en français ( j'ai d'ailleurs refusé aussi de voir les films tirés de ses romans en attendant qu'un jour....) . Je vais donc enfin
pouvoir poursuivre la découverte de cet écrivain et j'en suis vraiment très heureux.

Ceci dit, Je trouve ton commentaire final très intéressant car pour moi qui ne suis pas un fan de la premier heure de la série noire il est intéressant de savoir que nombre d'auteurs faisaient à
l'époque du remplissage ( même si je me doute bien que cette pratique a encore ses adeptes aujourd'hui ^^)ce que j'ignorais.

je ne sais pas si notre pote commun Oncle Paul lire lui aussi ces retraductions mais s'il le faisait je serai vraiment très heureux de croiser vos avis ! Amitiés !

Claude LE NOCHER 29/10/2012 20:17



Salut Bruno.


J'ai (re)lu celui-ci, car il s'agissait d'une lecture un peu ancienne pour moi. Ayant (re)lu "Le démon dans ma peau" assez récemment, je ne crois pas relire la
version intégrale. Je ne crois pas que notre camarade Paul lira ces nouvelles versions, il faut lui demander.


Quand je parle de "remplissage", ce sont par exemple des scènes de bar entre truand parfois inutilement rallongées, ou un hold-up express en trois minutes qui
s'apesantit sur d'inutiles détails sur vingt-cinq pages, ou la quatrième gueule de bois du héros au petit matin, tu vois le genre. Ambiance plus sombre OK, mais les traducteurs
pouvaient sauter certains de ces passages, il faut l'avouer. Pas seulement une question de format, en réalité. Car tout le monde n'eut pas le talent de Chandler, Hammett, Thompson, Goodis,
Irish et quelques (rares) autres. Aujourd'hui, les tonalités étant différentes, j'éviterai de comparer.


Amitiés.



Oncle Paul 29/10/2012 13:15

Bonjour Claude
Totalement d'accord avec toi dans ton épilogue. Quant on a lu le livre, je ne vois pas vraiment l'intérêt d'une retraduction, sauf pour les puristes. Mais dans trente ans, cette traduction ne
sera-t-elle pas obsolète ?
Amitiés

Claude LE NOCHER 29/10/2012 16:08



Salut Paul... J'avais lu "Le lien conjugal" il y a bien longtemps, et quelque peu oublié son intrigue, donc j'ai eu plaisir à m'y replonger. D'autant que, sans nul
doute, la traduction de Pierre Bondil est plus fidèle au texte. Quant au vocabulaire actuel, on dit désormais plus volontiers "intersection" que "carrefour" ou "couloir" que "corridor", et on
trouvera d'autres termes à l'avenir pour les remplacer, c'est certain. Des re-traductions exceptionnelles, oui, pourquoi pas, encore que ça passionne surtout les puristes, comme pour
Dashiell Hammett. Inutile de généraliser, sachant que beaucoup de "vieux" titres étaient très bien ainsi.


Amitiés.



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