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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 05:51

 

Pour une fois, je serai sans doute le dernier à découvrir le catalogue d’un “jeune éditeur indépendant”, unanimement décrit comme étant de grande qualité. L’initiative éditoriale et les choix littéraires d’Oliver Gallmeister sont présentés de manière élogieuse dans les médias. Gallmeister-E.Abbey"Cinq ans plus tard, les éditions Gallmeister se déclinent en quarante et un titres et quatre collections. Des récits, des nouvelles, de la littérature contestataire née de la contre-culture américaine des années 1960 et 1970 ; mais aussi des romans noirs dont l'intrigue entraîne le lecteur en pleine nature. En témoigne le succès, en 2010, de Sukkwan Island, de David Vann. Le séjour angoissant d'un père et d'un fils dans une île perdue de l'Alaska s'est vendu à ce jour à plus de 58000 exemplaires." (Ouest-France 15 mai 2010, Jérôme Gazeau)

L’un de ses principaux arguments de vente, c’est l’étiquette “roman noir” qui attire beaucoup de lecteurs. Gallmeister se définit comme un amoureux de ce genre littéraire. "Je ne m'intéresse pas au roman policier, mais au roman noir. J'idolâtre Ellroy, Crumley, James Lee Burke, Robert Bloch... En fait, le roman noir chez moi n'est pas mon activité principale. Je pense que Craig Johnson est un immense auteur, et que Le Camp des Morts est une merveille (…) Mes polars doivent être en accord avec le reste de mon catalogue. Je cherche une cohérence." (BibliObs 6 Juillet 2010, François Forestier) Après avoir cité des incontournables du roman noir, Gallmeister nuance quand même largement son idolâtrie supposée.

D’ailleurs, sa culture n’est pas prioritairement polardeuse, comme il l’admet ici : "Je me suis toujours intéressé à la littérature américaine et à des auteurs comme Hemingway ou Jim Harrison. Très vite, j'ai commencé à lire en anglais et j'ai découvert une littérature qui n'était pas du tout exploitée en France et un courant, le "nature writing" (Le Télégramme 15 octobre 2008). Pas la moindre référence au roman noir d’essence polar dans ce propos. Gallmeister-David-VannOn relève même une certaine distance de sa part envers la littérature polar dans l’articleLe crime paie enfin(de Michel Abescat & Christine Ferniot). "Quand j'ai publié Le Gang de la clef à molette, d'Edward Abbey, je l'ai édité sous couverture polar, mais il n'en était pas un », confesse Oliver Gallmeister qui ajoute dans un clin d'œil : «James Crumley n'écrit pas non plus de polars au sens strict du terme.» Dans le même article, à la questionQu'est-ce donc qu'un polar, au bout du compte ?voici sa non-réponse : "C'est un débat très théorique", se défile Oliver Gallmeister.» (Télérama 6 mars 2010)

La lecture de l’interview donnée par Oliver Gallmeister à Corinne Naidet dans le n°104 de la revue 813 ne dissipe pas l’impression incertaine. Certes, il veut se démarquer d’autres éditeurs de romans noirs, connaît son métier et les auteurs qu’il choisit, mais semble bien peu impliqué dans la défense active de ce genre. Au passage, il admet une part de marketing dans cet argumentaire.

Telles sont les raisons qui rendent sceptiques concernant cet éditeur, non dénué d’ambiguïté. Qu’il ait créé une collection noire et utilise volontiers le label vendeur du “roman noir”, pourquoi pas ? Si c’est la littérature "nature writing" qui seule l’intéresse, qu’il ne mélange pas trop les genres. Ce fut le cas pour Sukkwan Island de David Vann (Prix des lecteurs de l’Express 2010) présenté dans la collection "nature writing". Il est possible qu’il puisse se lire, au sens large, comme un roman noir. Toutefois, ce livre étant devenu un best-seller primé, on ne parle plus du tout de polar mais de “grande littérature”. Peut-être s’agit-il effectivement d’un chef d’œuvre, là n’est pas la question.

Gallmeister-JOHNSONAprès s’être servi de l’image du polar, de la popularisation d’auteurs sous cette étiquette, Gallmeister semble s’adresser à un public plus élitiste, sélectionné. Ça, c’est de la pure stratégie commerciale. On s’interroge sur l’honnêteté de la démarche. De même, bien que publiant ou rééditant des romans noirs, ses nouvelles collections de poche (Totem) et grand format (Americana) s’affichent littéraires. Décidément, ne mélangeons pas la production supérieure avec ces médiocres du polar, serait-on tenté de déduire. Il convient d’ajouter que le soutien de quelques médias intellos germanopratins l’a bien aidé à s’imposer. Du moment qu’un éditeur ne publie que “de l’américain”, c’est obligatoirement excellent selon leurs critères quelque peu bornés. Quant au "nature writing", c’est si dépaysant pour ces citadins que la cambrousse exaspère lorsqu’on parle de la campagne française. Le décor sauvage de l’Amérique, c’est autre chose !

Oliver Gallmeister ne parait pas vraiment partager l’esprit des lecteurs de romans noirs, ou plus généralement de polars. Cette “famille” de passionnés n’est visiblement pas la sienne. C’est son droit, on ne le lui reprochera pas. Il ne s’agit ni d’un procès d’intention, ni de crucifier Gallmeister, de l’accabler. Car créer une maison d’édition qui fonctionne reste louable, et l’on est très heureux de son succès. On se montre juste un peu méfiant quand il s’associe à un genre qui n’est pas son principal centre d’intérêt, loin s’en faut. Enfin, de très bons romans, noirs et polars, il n’y a pas que Gallmeister qui en publie.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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Oliver Gallmeister 28/07/2010 12:49


Cher Monsieur,
Puisque l’intitulé de votre message comporte une question, j’ai pensé qu’elle était peut-être une invitation au dialogue et je vais essayer de préciser en quelques mots ma démarche éditoriale.
D’abord, à titre personnel, oui, j’aime le roman noir. Sans en être un spécialiste ou prétendre appartenir à cette « famille » du polar que vous évoquez, j’en lis beaucoup et depuis longtemps.
D’autres seraient en revanche certainement mieux placés que moi pour créer une maison d’édition dédiée intégralement à ce genre. Car ma passion est avant tout la littérature américaine, littérature
dont le roman noir est l’une des composantes essentielles mais non exclusive. Mon désir était donc de devenir un éditeur de littérature américaine et particulièrement de littérature de l’Ouest
américain, encore peu traduite. Le roman noir (et/ou policier, c’est un autre débat) est l’une des facettes de cette littérature des grands espaces et c’est pourquoi, par goût personnel et par
souci de cohérence, j’ai décidé de lui consacrer une collection. Quant à notre collection Americana, qui est dirigée par Philippe Beyvin, elle reflète ses goûts qui le portent vers une littérature
plus urbaine et contestataire. Notre collection de poche en revanche décline l’ensemble de notre ligne éditoriale dont les romans noirs. Nos collections Nature writing et Noire sont ainsi deux
déclinaisons d’une même sensibilité à la littérature des grands espaces. J’avoue que certains textes pourraient figurer dans l’une comme dans l’autre de ces collections. Sukkwan Island n’est en
rien un polar mais l’atmosphère et le suspens de ce roman peuvent correspondre au goût des amateurs du genre. Dans ce cas précis, jamais je n’ai pensé jouer avec Sukkwan Island la carte d’un
élitisme. Si nous avons choisi de le faire entrer dans notre collection Nature Writing c’est que dans la démarche de David Vann, rien n’indiquait une appartenance au monde des littératures
policières. Je pense que le débat qui consistait à défendre le polar face à une littérature prétendument plus haut-de-gamme est dépassé. Si la place du roman noir dans les média n’est peut-être pas
encore ce qu’elle devrait être, libraires et lecteurs ne sont plus à convaincre de la valeur que peuvent avoir certains grands romans noirs. Comme le dit Craig Johnson, les auteurs de polars
contemporains doivent composer pour des lecteurs exigeants qui veulent à la fois des intrigues captivantes et bien menées, une véritable qualité littéraire, des personnages construits, des
dialogues enlevés, un véritable discours sur le plan sociologique etc. Vous savez mieux que moi qu’un polar réussi peut être un vrai bijou sur bien des plans. Enfin, je n’ai pas l’intention «
d’appâter » qui que ce soit vers ma collection Nature writing via ma collection Noire. Si les amoureux des littératures policières trouvent du plaisir à lire les polars des grands espaces que je
publie tant mieux. Qu’il fasse ensuite confiance à l’ensemble de mes choix éditoriaux est une marque d’estime dont je les remercie. On peut, comme moi, être lecteur de polar sans être exclusif et
sans considérer que le polar n’est qu’une sous catégorie littéraire à la valeur purement mercantile.
J’espère avoir répondu à quelques unes de vos questions et reste à votre disposition pour une conversation sur le sujet. Merci dans tous les cas de vous être penché sur mon travail.
Bien cordialement,
Oliver Gallmeister


Claude LE NOCHER 28/07/2010 16:01



Bonjour M.Gallmeister,


Le plus simple consiste à mettre en lumière votre réponse. Ce que je fais dès maintenant ici : http://action-suspense.over-blog.com/article-l-editeur-gallmeister-aime-le-roman-noir-sa-reponse-54595969.html


Amitiés.



caroline de benedetti 12/07/2010 19:51


Gallmeister, une icône ? Tu aurais dit la Série Noire, Rivages... oui ! Mais Gallmeister, il a juste du succès. Et pour cause, il publie de bons romans. Il a plusieurs collections (Americana,
Nature Writing...) dont certaines n'ont rien à voir avec le polar. D'où peut-être la confusion. Alors certes, ses propos dans différents articles peuvent laisser penser que... quoi, il ne lit pas
du polar matin midi et soir ? Il n'aimerait pas vraiment Burke et Ellroy et il dirait ça juste pour la galerie ? La stratégie commerciale n'est pas à chercher par là, je pense. Lorgnons du côté des
Actes Sud, des Belfond Noir ou toutes ces collections qui se sont montées vite fait pour surfer sur la vague polar histoire de remplir les caisses, les polars régionalistes... Non vraiment, je
trouve que la pensée unique dans le polar et l'arrivisme dans le polar sont vraiment ailleurs. Mais soulever la question est TRES intéressant.


Claude LE NOCHER 12/07/2010 21:07



Salut Caroline,


Je te connais un peu, pas encore avec proximité, mais assez pour savoir que tu as bien saisi ma démarche interrogative. Je ne juge pas, je ne cherche
aucun affrontement avec les partisans de Gallmeister. Même si je ne lui demande pas de dévorer autant de polars que nous, je m'autorise à me poser des questions. 


Oui, il fait déjà figure d'icône (au même titre que Rivages, Série Noire et quelques auteurs de chez Seuil) chez des "purs et durs" du roman noir, ce qui est
nettement prématuré. Non, nul ne lui reproche son succès, bien au contraire. Oui, citer James Ellroy, James Lee Burke, et pourquoi pas Dennis Lehane, Ken Buen, Tony Hillerman, etc... me semble du
niveau de beaucoup de lecteurs. Oui, je crois avoir "présenté les choses" de la manière la plus honnête, sans volonté d'accabler, ni de faire de procès d'intention. Si j'avais voulu être de
mauvaise foi, il me suffisait de décortiquer dans un sens négatif l'interview par Corinne Naidet (où, je le confirme, Gallmeister donne aux amateurs de "noir" ce qu'ils attendent).


Parce que d'autres auraient aussi une discutable "stratégie commerciale", on devrait dédouaner Gallmeister ? Je ne sais pas pour Belfond, mais j'ai le sentiment
que Actes Noirs ne triche pas (je pense à "La maison où je suis mort autrefois" de Keigo Higashino, un des meilleurs suspenses de l'année selon moi). Manuel Tricoteaux me semble effectuer un vrai
boulot d'éditeur. Quant aux collections incertaines, elles résultent souvent (tu le sais bien) du succès d'un ou deux auteurs chez tel ou tel éditeur (voir Pierre Lemaitre chez Calmann-Lévy, ce
n'est qu'un exemple). Ou si tu penses à Plon (Nuits Blanches), rien ne garantit à ce jour la suite de la collection. Ce sont bien les lecteurs qui font le tri, et c'est tant mieux...


Ce n'est pas dans ce billet d'humeur que je parle de "pensée unique". Je crois vraiment que, s'il existe un "esprit polar", celui-ci n'adhère pas à ce côté
bien-pensant qui glorifie les uns, juge médiocre les autres. Le roman noir et le polar contiennent une large part d'humanisme, d'envie de découverte, de tolérance envers des romans plus faibles
mais néanmoins singuliers, etc. Finalement, ce que je nomme "culture polar" existe, probablement dans cette diversité que j'essaie de défendre.


Bon, je ne sais pas trop si j'ai répondu à tes interrogations. Peut-être pas, je m'en rends compte. Mais c'est parce que les facettes de l'édition sont aussi
complexes que ça nous intéresse, non ? Quant à Gallmeister, je le répète, je souhaite que prospère sa maison d'édition!


Amitiés.



Erwelyn 12/07/2010 18:32


Honte à moi, mon ordi ramant et ne voulant pas perdre mon texte, j'ai validé sans me relire et j'ai fait pleins de fautes. Désolée. J'ajoute que Craig Johnson sera chez nous le 18 septembre
prochain toute la journée.


Claude LE NOCHER 12/07/2010 20:27



Pas de souci, Erwelyn ! Voir réponse suivante... Amitiés.



Erwelyn 12/07/2010 18:29


Bonjour,
C'est vrai que de prime abord on se heurte à ces terminologies : roman noir et polar. mais peut-être est-ce aussi parce que comme la science-fiction ce sont des termes à la fois trop larges ou trop
précis pour réussir toujours à entrer dans la bonne case et que cette case soit interprétée pour tous de la même façon. Je suis aussi en rapport avec ces éditions. Oliver m'a contactée l'année
dernière pour me présenter Little Bird. On est d'accord celui-ci est du pur polar (sous-genre : western moderne ?)Et j'ai adoré. De là, nous avons reçu la Sanction (que je viens de chroniquer)...
on est tjs dans le polar... et arrive Sukkhan Island... Et effectivement, je reconnais bien là la difficulté d'étiquette. Sans doute perçoit-on dans la notion de roman noir d'Oliver Gallmeister,
plus la notion de roman psychologique, tellement NOIR, au sens sombre, violent, qu'effectivement c'est bien un roman ... noir. Néanmoins, même si je les sur mes étagères de notre librairie, je
préviens toujours le client : "ce roman n'est pas à proprement parlé du polar, mais la tragédie qu'il implique fait qu'il a sa place ici. C'est un pur roman noir." Oops, je l'ai dit moi aussi,
roman noir... pas dans le sens de genre polardeux mais dans le sens évoqué plus haut. Ben oui, en fait, le problème c'est de pouvoir associer ces deux termes sans qu'il soit accaparé
systématiquement par les amateurs de polar. Je ne sais pas si j'ai été très clair.
Au passage je profite pour dire que Craig Johnson sera chez nous, dans nos 20m2, à Calvisson (30420 - gard), et ça c'est cool. Pour une fois que ça se passera dans une toute petite librairie,
malgré sa popularité naissante en France, je dois ouvertement remercier les éditions Gallmeister. Fnac, Culture et consorts n'ont qu'à bien se tenir ;-)


Claude LE NOCHER 12/07/2010 20:26



Bonjour Erwelyn,


Nous avons bien noté le rendez-vous du 18 septembre avec Craig Johnson, à la librairie [cliquer sur le lien d'Erwelyn]. Comme vous avez bien remarqué (merci !)
que je ne conteste nullement la qualité des romans proposés par cet éditeur.


Quant à cette question des étiquettes, elle est effectivement importante - tant que la définition du "roman noir" restera floue, comme vous le dites... N'ayant
pas retrouvé l'interview de Gallmeister où il évoque cette proximité avec le roman noir pour "Sukkhan Island", je n'ai pu le citer précisément. Peu importe !


Le roman noir mêle l'aspect social,présent (même le présent d'hier), relationnel ou psychologique, et toutes ces notions humanistes qui incrivent les
protagonistes dans une sombre réalité (non dénuée de violence). Ceci est une esquisse de définition, bien sûr. On a bien compris que les lecteurs de polars qui n'aiment que le thriller ou les
enquêtes policières ne vont pas forcément adhérer, sauf s'ils acceptent la diversité du polar.


Pour conclure, c'est tout simplement aux libraires (et bibliothécaires) d'apporter leur conseil afin que les lecteurs ne soient pas aiguillés sur une mauvaise
voie.


Amitiés.


 


 



holden 12/07/2010 11:03


laius, claude je ne voulai pas que tu le prennes avec son sens péjoratif, j'aurai du dire ton long texte, il est vrai.
le problème de la pensee unique peut etre renversés, a force de tirer sur les bobos branchouilles, j'ai l'impression qu'on fait excatement la même choses, et que les ornieres se partagent donc.
amitiés claude


Claude LE NOCHER 12/07/2010 11:58



Bis, Holden !


Nous savons bien tous deux que nos conceptions polardeuses ne sont pas si éloignées, qu'il n'y a donc pas mésentente entre nous.


Sur les bobos-branchouilles, au risque de dire une banalité, je ne les mets pas tous dans le même sac. J'en connais quelques-uns dont l'ouverture d'esprit est
exemplaire. Mais ceux qui décrètent le talent, la supériorité, en particulier dans l'édition et les médias, ne sont pas vraiment mes copains. Je ne me pose jamais en juge (tu le sais)
contrairement à des gens comme Eric Naulleau et consorts (pour ne pas faire liste).


Et concernant Gallmeister, je pose une question, à chacun d'y réfléchir.


Amitiés.



holden 12/07/2010 08:37


salut claude,

j'ai du mal a cerner votre laius, ayant discute par mail avec olivier galmeister plusieurs fois
je peux juste vous dure que 'c'est un personnage sympathique, amoureurx des écrits americains.
apres qu'il fasse de la startégie commerciale, je ne vois pas le mal dans notre societe consumeriste.
c'est une des rares maisons d'editions "neuves".
apeluche


Claude LE NOCHER 12/07/2010 10:59



Salut Holden,


"Laïus" étant un terme péjoratif pour désigner mon "billet d'humeur", je sens poindre l'agacement. Que Gallmeister soit sympathique et qu'il aime la littérature
américaine ne fait aucun doute. Je crois avoir parlé de ses mérites, et surtout qu'on ne voit aucun "procès d'intention" contre cet éditeur (contrairement à ce que j'ai lu sur un
Forum). Juste le droit de m'interroger...


En relisant les propos de Gallmeister, je ne constate aucune passion pour la culture-polar. Dans l'article de 813 (dont je ne donne pas d'extrait pour ne pas être
accusé de déformer ses réponses), il répond ce que les amateurs de romans noirs ont envie d'entendre. Par ailleurs, citer Ellroy et James Lee Burke est à la portée de n'importe quelle personne.
Dans des articles "spécial polar", il montre une grande distance, mais continue à publier du roman noir. Stratégie commerciale, donc. Que je blâme un peu pour son manque de sincérité.


Enfin, quant à l'unanimité (qui entoure cette maison d'édition "neuve") je n'y vois aucun mal, si ce n'est le petit côté bobo-branchouille que j'ai souligné. Je
souhaite longue vie à ces éditions, mais peut-être aussi un peu plus de franchise dans la démarche de Gallmeister.


Je sais qu'égratigner les icônes (car je ne lui fais pas grand mal) est mal perçu, mais ne tombons pas systématiquement dans une forme de pensée unique. Ce serait à
l'opposé de ma conception de "l'esprit polar".


Amitiés.



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