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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:12

 

Le cadavre du lac de Phillip Margolin est désormais disponible chez Le Livre de Poche. Un suspense dune belle densité, riche en détails et à l’ambiance tendue…

Jeune veuve, Ami Vergano habite avec son fils Ryan, 10 ans, à Portland (Oregon). Dan Morelli, qui fabrique des meubles artisanaux, est son locataire depuis peu. Lors d’un match de base-ball auquel participe Ryan, Morelli est impliqué dans une violente altercation. Il est soigné dans le secteur sécurisé de l’hôpital, sous garde policière… Journaliste pour un médiocre magazine de Washington, Vanessa Kohler s’intéresse à ce faits-divers, car elle a cru reconnaître à la télé le visage de Morelli. Se rendant à Portland, elle propose à Ami Vergano de l’engager comme avocate de cet homme. La jeune femme est peu compétente en justice criminelle. Surtout, elle s’interroge sur Morelli et Vanessa Kohler.

MARGOLIN-2011Âgée de 53 ans, Vanessa est la fille du général Wingate, candidat à la présidence des Etats-Unis. Elle affirme que son père aurait jadis causé l’accident mortel de sa mère, et qu’il a été impliqué dans de nombreux complots. On sait que le général Wingate fut à la tête d’une agence de renseignements de l’État. Sa fille prétend qu’il dirigea en secret une équipe de commandos armés baptisée l’Unité. Le passé psychiatrique de Vanessa ne la rend pas crédible. Il y a vingt ans, elle fut internée après avoir été témoin du meurtre d’un parlementaire par Carl Rice, un ami de la jeune femme, ancien tueur de l’Unité. Dan Morelli n’est autre que Carl Rice, qu’elle pense en danger si Wingate le retrouve.

Rice raconte à Ami Vergano son parcours dans les Forces Spéciales, sous la protection de Wingate. Jusqu’au jour où le général, après avoir commandité le meurtre du parlementaire, lâcha ses troupes et empocha les fonds secrets de l’Unité. Ami de l’avocate, le Dr French est plutôt convaincu que Carl Rice et Vanessa cultivent une forme de paranoïa. L’adjoint du District Attorney, n’est pas prêt non plus à croire leur version. D’autant que le dossier médical militaire de Rice montre qu’il a souffert de troubles psychologiques. On soupçonne aussi Carl Rice du meurtre du général Rivera, vingt ans plus tôt. Mais l’accusation accepte de négocier a minima. Vanessa utilise la ruse pour aider Carl Rice à s’évader de l’hôpital. Tandis qu’Ami se renseigne à Lost Lake (Californie), sur le meurtre du parlementaire, le Dr French est assassiné. Tout accable Rice, une fois encore. Vanessa reprend contact avec un agent du FBI qu’elle a connu…

 

L’intrigue particulièrement solide crée un subtil suspense, sur la véracité des affirmations de Carl Rice et Vanessa Kohler, ainsi que sur leur devenir. Sont-ils menacés par ce général si puissant, ou ce dernier s’inquiète-t-il de leur santé mentale ? Autre atout favorable, la description de la carrière militaire supposée de Carl Rice et des manipulations d’une agence secrète américaine, dont l’existence parait crédible. Au milieu de tout cela, la fragile avocate doit discerner le vrai du faux. Peut-être des alliés inattendus l’aideront-ils, ou bien son fils et elle deviendront-ils aussi des cibles ?

Cliquez pour ma chronique sur "Sleeping Beauty" de Phillip Margolin.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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Xavier 13/02/2011 03:57


Un morceau de commentaire s'est envolé, je complète :"... m’a retenu.
http://aupolicierchinois.over-blog.com/article-un-bon-crais-66352690.html "


Xavier 13/02/2011 03:55


Je n'insiste pas sur la traduction elle-même car pour en avoir fait, je sais bien qu'il faut oublier la traduction littérale. Je retiens le choix "récurrent" de certains termes comme noir ou mal
par exemple, j'ai l'impression que ce sont des choix trop faciles, pour ne pas dire simplistes. Moi, ils me font fuir souvent. Pour les maisons d'édition, ces termes font appel à un imaginaire qui
serait censé éveiller l'intérêt du lecteur, je suppose...

Voir ma remarque à propos de "L'ombre du mal" de Crais
PS : Encore une fois, un éditeur français a fait le choix de mettre « mal » dans le titre, pensant certainement que le terme est vendeur. Le titre américain, « Chasing darkness » ne contient pas ce
mot. Généralement, l’apparition de « mal » dans un titre me fait fuir mais dans ce cas, Crais


Claude LE NOCHER 13/02/2011 07:38



Salut Xavier,


Noir, le Mal, la Mort, on sort l'artillerie lourde, direct et simpliste (en effet). Je crains que nos éditeurs actuels, et peut-être certains auteurs ou traducteurs,
ne sachent plus suggérer. J'allais dire "poétiser" les titres. "Des kilomètres de linceul" ou "Abattoir ensoleillé" (deux titres de Léo Malet), rien que ça donnait envie de savoir ce que
cachaient ces titres. Ceux de Boris Vian, tout autant. Il faudrait égréner les titres des collections d'antan pour voir l'évolution. Le genre d'aujourd'hui "Le Mal sème la mort en noir" (bon là,
je caricature), ça fait plus ou trop chargé.


On peut s'amuser avec un cas inverse. Va paraître chez 10-18 (après publication chez Fleuve Noir) "Sous les bruyères" de Belinda Bauer. Dont le titre original
est... "Blacklands". Quant à "Marée noire" d'Attica Locke (à venir chez Série Noire), son titre était "Black water rising".


Noir, est-ce un bon argument de vente actuel ? Possible, mais ça manque de couleur (ou de fantaisie, si l'on préfère).


[J'ajoute le lien avec ta chronique sur R.Crais : http://aupolicierchinois.over-blog.com/article-un-bon-crais-66352690.html ]


Amitiés.



Xavier 11/02/2011 13:53


Un auteur qui ne m'a jamais déçu, j'avais beaucoup aimé aussi "La rose noire" et "Les heures noires".
PS : Les éditeurs français aiment le mot noir - et mal aussi, qui ne figure pas dans les titres américains respectivement, Gone, but not forgotten et After Dark - dark bien entendu peut renvoyer à
la couleur noire.


Claude LE NOCHER 11/02/2011 18:29



Salut Xavier,


Un romancier qui sait magnifiquement construire ses intrigues à suspense, en particulier quant au contexte - plutôt dense.


Le noir est vendeur, c'est certain. "Dark" évoque l'obscurité, tout ce qui est sombre, la face cachée aussi, nettement plus nuancé que le mot noir. "Après
l'obscurité" eût été plus énigmatique que "Les heures noires", d'ailleurs. Quant à "Parti, pas oublié", aucune chance de traduction littérale, va pour "La rose noire". Ici, le titre était "Lost
Lake", ce qui n'est pas assez suggestif pour le public, au mieux on aurait traduit "Le lac noir".


Amitiés.



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