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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 07:30

 

Chez Plon, la collection Noir Rétro réédite un des grands romans noirs de Pierre Lesou “Le doulos”. L’occasion de redécouvrir ce polar, et d’en savoir un peu plus sur l’auteur…

VIAL-LESOU-DoulosEn France, au milieu des années 1950. Maurice Faugel, dit Maur, est sorti de prison six mois plus tôt. Il a purgé une peine de cinq ans après un cambriolage raté, sans dénoncer ses complices. Pendant son séjour en taule, sa femme Arlette a été assassinée. Aujourd’hui, Maur traîne presque tous les jours à Bondy chez son complice Gilbert, en attendant de futures rentrées d’argent. Celui qui a supprimé Arlette, Maur est certain que c’est justement Gilbert. Ce soir-là, Maur le tue avec l’arme qu’il lui a emprunté. Puis il vole les bijoux et le magot de sa victime, avant d’enterrer son butin dans un terrain vague. Ensuite, il rentre chez Thérèse, qui l’abrite provisoirement.

Silien est le meilleur ami de Maur. Ce petit truand jamais condamné a mauvaise réputation dans la pègre. On le sait proche de l’inspecteur Salignari, avec lequel il a partagé quelques épreuves avant que leurs chemins divergent. Silien serait le principal indic du policier. Même s’il a pu aussi s’interroger, Maur refuse que l’on critique son ami. Silien apporte chez Thérèse du matériel pour le cambriolage que Maur doit commettre cette nuit-là avec son comparse Rémy, mais reste étranger à ce coup. Pourtant, à peine Maur est-il parti que Silien est de retour. Silien ne tarde pas à agresser Thérèse, l’obligeant à lui révéler où se passe le cambriolage. Alors que Maur et Rémy ont pénétré dans la propriété de Boulogne où est prévu le casse, ils sont bientôt cernés par la police. Rémy est mortellement blessé. Maur abat l’inspecteur Salignari, avant de fuir.

Tandis que Maur se planque chez son ami Jean-Jean, Silien est questionné par les collègues du défunt Salignari. Prétendant n’être informé de rien, il n’a pas l’intention de les aider, mais y sera peut-être contraint. Quant à la mort de Thérèse dans un étrange accident de voiture à Sucy-en-Brie, ni les flics, ni les truands n’ont d’explications claires. Connu de la police pour ses liens avec la victime, Maur est interpellé au sujet du meurtre de Gilbert à Bondy. Il affirme crânement n’y être pour rien. Le policier Clain n’a que faire de ses dénégations. Bien qu’il redoute ce retour en prison, Maur est à nouveau incarcéré. Silien va habilement manipuler Mado, la maîtresse d’un caïd, afin de disculper son ami…

 

Réédité aujourd’hui dans la collection Noir Rétro, ce roman publié dans la Série Noire en 1957 reste un des meilleurs classiques parmi les histoires de truands. Si on a vu le film de Jean-Pierre Melville (1962) avec Serge Reggiani (Maur) et Jean-Paul Belmondo (Silien), sans doute est-on obligé d’associer leur image à notre lecture. Ce qui ne gâche rien, au contraire. L’intrigue imaginée par Pierre Lesou est diablement bien pensée, plus complexe que beaucoup de scénarios ordinaires de l’époque. Il ne s’agit pas seulement d’une amitié virile entre deux malfaiteurs, l’un plus malchanceux que l’autre. Le monde de la pègre n’a ici rien d’héroïque, ni de brillant. Entre deux minables cambriolages, on s’entretue, on se trahit, on se venge. On est dans un pur roman noir : les personnages glissent sur la pente fatale de leur inéluctable destin. C’est avec grand plaisir qu’on redécouvre ce roman, qui témoigne également d’une époque.

 

Pierre Vial-Lesou est né à Paris le 4 février 1930. Au divorce de ses parents, dix-huit mois après sa naissance, il est confié à son père, alors agent de police. Sa sœur, son aînée de deux ans, est envoyée au Luxembourg chez ses grands-parents maternels. Il a quatre ans quand son père se remarie. Il est confié à une sorte d’orphelinat religieux, "authentique bagne pour enfants" dira-t-il. Il y reste huit longues années, tentant par deux fois de s’en évader. Malade, il est de retour chez son père en 1942. Trois ans plus tard, il devient apprenti typographe à l’imprimerie de France-Illustration, à Bobigny. En 1947, la mort de sa belle-mère lui offre l’occasion de renouer avec sa vraie mère et sa sœur. Son père décède à son tour, tandis que sa mère s’embarque pour l’Extrême-Orient. C’est sa sœur, coiffeuse, elle-même divorcée après cinq ans de mariage, qui va le prendre en charge en 1957. Elle n’hésite pas à procurer à son frère l’aide matérielle dont il a besoin, lorsqu’il se sent une vocation d’écrivain. Il a depuis longtemps abandonné le métier de typographe, survivant grâce à de menues besognes d’occasion.

VIAL-OnNeTue...C’est “Le doulos”, son premier titre, qui apporte une belle notoriété à Pierre Vial-Lesou. Plusieurs de ses romans publiés à la Série Noire sont adaptés au cinéma. Puis il change d’éditeur, intégrant la collection Spécial-Police du Fleuve Noir. Il y publie d’abord six romans, avant de quitter la France pour l’Amérique du Sud. Il y séjourne de 1964 à 1966, sans souci financier grâce aux droits cinématographiques versés par un producteur, Raoul Lévy. Quand il revient en Europe, il doit de nouveau compter sur sa sœur, le temps d’écrire plusieurs nouveaux romans. Ceux-ci seront publiés jusqu’en 1973 chez Fleuve Noir Spécial-Police, dont plusieurs sont adaptés au cinéma. Un dernier titre, “Viva Zapatouille”, parait en 1985. (Biographie inspirée d’une notice parue en 1972, in Les chefs d’œuvres de la littérature d’action, Cercle Européen du Livre).

Parmi les romans de Pierre Vial-Lesou, on pourrait se souvenir de : “On ne tue pas n’importe qui” (1962). Pour assassiner sa femme Simone et Denizal, l’amant de celle-ci, Bob Révian a imaginé un crime parfait. Il s’est assuré la complicité de sa maîtresse Maria, la femme de Denizal. Tout doit se passer à l’insu de Janie, la sœur de Simone, qui vit avec eux depuis qu’elle est séparée de son brutal mari. Bob est conscient que le crime parfait apparaît illusoire, aussi va-t-il vouloir démontrer le contraire. Tout va se dérouler sur une douzaine d’heures, une nuit mouvementée pour chacun des protagonistes. Bob n’étant pas un tueur plein de sang-froid, son plan initial va vite déraper. Un suspense riche en dérision, dont le héros est totalement dépassé par l’évolution des faits…

Son roman suivant, “La rogne” (1962) est probablement le plus méconnu. C’est pourtant un des très bons titres de cet auteur…

VIAL-LaRogneMarty est tout le contraire d’un chanceux. Pourtant, il peut compter sur sa compagne coiffeuse Louise et sur son grand ami Bob, qui vient de lui prêter une grosse somme. Après quelques années passées en prison, ce prêt peut lui apporter une nouvelle vie. Le chèque, il ne l’a pas encore encaissé. Tant mieux, car ce soir-là, son copain Bob lui en offre un plus gros encore à la place. Du moins, c’est ce qu’il prétendait. Car en réalité, Bob a décidé de supprimer Marty pour vivre avec Louise qui est sa maîtresse depuis longtemps. Cocu sur toute la ligne, Marty apprend aussi que c’est à cause de Bob qu’il a fait sept années de prison. Bien que désabusé, Marty défend sa peau. Quand il tue Bob, c’est de la légitime défense. Mais dans son cas… D’abord, faire disparaître le corps de Bob afin qu’il ne soit pas retrouvé trop vite. Ainsi, la question de l’alibi se posera moins. Ensuite il faudra revenir à la villa afin de récupérer dans le coffre-fort la reconnaissance de dettes que Marty a signé. Il ne sait trop s’il prendra aussi la grosse somme d’argent liquide… Filer cacher le cadavre, pour commencer.

Robert, un sergent qui sera bientôt porté déserteur, oblige Marty à le prendre à son bord (il a vu le corps dans le coffre). Que faire, sinon obéir ? Le sergent veut faire un détour pour récupérer Cora (son ex-petite amie) et le nouveau fiancé de la jeune femme, Jérôme. Robert va se servir de ce dernier pour changer d’identité, avant de disparaître avec Cora. Marty et Cora comprennent d’instinct qu’ils doivent s’allier. Leurs tentatives pour reprendre l’avantage contre Robert ne sont pas couronnées de succès. Ce n’est pas ce lâche de Jérôme qui les aide beaucoup. Mais la chance naîtra-t-elle de cette rencontre, ou bien un dernier coup du sort empêchera-t-il Marty de s’en sortir ?

La tonalité ironique convient parfaitement à cet excellent roman, captivant du début à la fin, aux rebondissements entre espoir et malchance. On sympathise avec ce brave Marty, qui vit une nuit si mouvementée.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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commentaires

Muguette Vivian 01/02/2011 00:26


Tout à fait d'accord sur le talent de Pierre-Vial Lesou. Non, je peux affirmer que sa soeur n'a jamais écrit avec lui.
Encore d'accord avec tous pour dire que nous regrettons sa plume, sa sensibilité d'écriture, sa justesse des situations qui avaient enthousiasmé Melville. Melville rêvait de tourner tous les titres
de Pierre-Vial Lesou.
Heureuse de voir que le public le perennise.
MV


Claude LE NOCHER 01/02/2011 07:21



Bonjour Muguette. Excusez-moi de cette familiarité, mais entre admirateurs de Pierre Vial-Lesou, nous pouvons nous le permettre.


Le talent de cet auteur est absolument incontestable. J.P.Melville ne s'y était pas trompé. Je crois que Vial-Lesou fut un temps proche de Lino Ventura, aussi. De
nouvelles générations de lecteurs le découvrent sans doute aujourd'hui. Plus de rééditions seraient évidemment souhaitables, peut-être ces initiatives viendront-elles ?


Les lecteurs assidus et passionnés, que nous sommes, restent fidèles à ces très bons romanciers populaires, pas si oubliés que ça dans nos mémoires... et nos
lectures.


Amitiés.



alexandre clement 22/11/2010 02:37


Très bon article sur un auteur hélas trop souvent oublié. Cependant, Pierre Lesou est inégal. Personnellement je préfère la période Série noire. Je n'ai pas très bien compris ce qu'il est devenu,
et si sa soeur dont on le disait très proche a écrit certains textes avec lui.


Claude LE NOCHER 22/11/2010 07:21



Salut Alexandre,


On perd la trace de Pierre Vial-Lesou dans les années 1970. Les années fastes sont alors derrière lui. Changement de cap, sans doute. Je ne pense pas qu'il
ait écrit avec sa soeur, mais nous ne le saurons jamais. Pour moi, il reste un auteur plutôt supérieur à ce qui s'écrivait à son époque, avec moins de clichés. Un romancier qui méritait d'être
salué...


Amitiés.



cynic63 20/11/2010 09:35


Ah les nanars, c'est toute une discussion qu'il faudrait y consacrer. N'empêche que les deux films dont nous parlions sont loin d'en être et il est malheureusement bien loin le temps du ciné-club
ou du cinéma de minuit qui nous permettait presque toutes les semaines de revoir ces excellents films un peu trop oubliés. Reste quelques chaînes du câble qui, de temps en temps, nous donnent à
voir quelques perles.
Amitiés


cynic63 19/11/2010 11:34


Re-Claude!!!
Pas vu "Autopsie" (ou je ne m'en souviens plus en tous cas...)."Le trou", je l'ai vu la première fois alors que je devais avoir 15 ou 16 ans...Et je me souviens bien du jeu de certains acteurs qui
débutaient à l'époque (Michel Constantin, je crois?) et aussi de ces plans très rapprochés, voire gros-plan sur le trou qui s'élargissait petit à petit...
Je suis d'accord sur le jeu des acteurs dans le Doulos et il me semble bien que les rapports flics-voyous sont bien complexes. Belle construction aussi au niveau du récit et un sens "moral" bien
particulier des personnages. Je l'ai en dvd (pas cher sur cdiscount ou ailleurs) et Bob, je l'ai "piraté" honteusement
Amitiés
Christophe


Claude LE NOCHER 19/11/2010 18:07



Il est vrai que certains films DVD sont bradés. Moi même, je ne déteste pas voir ou revoir non seulement des chefs d'oeuvres, mais aussi de savoureux nanars. Exemple
récent avec "La bonne tisane", film d'Hervé Bromberger (1958) adapté d'un roman de Jean Amila, avec Bernard Blier, Madeleine Robinson, Raymond Pellegrin, Estella Blain. Les bons comédiens ne
sauvent pas le manque d'ambiance, la platitude de ce film, hélas. Mais, de même qu'il m'est arrivé par le passé de lire des romans assez faibles de l'époque, je trouve que ça me permet de
comparer avec des films plus puissants.


Bon, faut pas abuser des nanars non plus, on y prendrait goût.


Amitiés.



cynic63 19/11/2010 08:28


Très grande adaptation de Melville... Un de mes films noirs préféré. Du niveau,selon moi, de ce que pouvaient faire les Ricains. Melville était vraiment un bon à cette époque (Bob le flambeur
m'avait marqué aussi)


Claude LE NOCHER 19/11/2010 09:43



Outre la maîtrise de J.P.Melville et ses images, il y a une sobriété du jeu d'acteurs qui contraste avec ce qui se faisait à l'époque. Ce ne sont pas des truands
flamboyants, mais des malfrats de seconde zone, des losers. C'est frappant dans la scène où Reggiani est interrogé par le policier, où son personnage joue au dur sans être à la hauteur.
Dans la manière d'insister sur leur amitié, les personnages de Belmondo et Reggiani sont très simples et justes, aussi. Il y a cette sobriété également dans "Bob le flambeur", un film que j'ai
bien aimé, qu'il faudra que je revoie.


Si tu as l'occasion de voir ou revoir "Autopsie d'un meurtre", film d'Otto Preminger ou "Le trou" film de Jacques Becker, en voilà deux autres à ne pas louper pour
les cinéphiles.  Certes, il s'agissait de "films de commande", mais quelle maîtrise des cinéastes et quel jeu des comédiens !


Amitiés.


 



Serge 31 11/11/2010 22:45


Salut Claude. Oui, tu as des raisons d'être fier. Et Noir Rétro aussi qui, jusqu'à présent, réalise un sans faute. J'aime aussi beaucoup "La virgule d'acier". Sais-tu ce qu'est devenu Lesou depuis
1985?... Toujours content de savourer vos parties de ping-pong, à Paul et à toi, par vos blogs interposés... Amitiés.


Claude LE NOCHER 12/11/2010 07:39



Salut Serge,


Il semble que, dès le milieu des années 70, Pierre Vial-Lesou ait hélas tourné la page (!) de l'écriture, son roman sorti en 1985 étant une "parenthèse". Âgé de 80
ans, si je calcule bien, il n'a visiblement pas souhaité donner de détails à l'éditrice : "Je suis un numéro sur la planète, point !" aurait-il répondu. Quel talent pour raconter des histoires du
durs, mais aussi d'échec. Que des bons moments de lecture, je le confirme (Oui, "La virgule d'acier" figure parmi ses très bons titres).


Paul et moi, malgré une différence d'âge, avons à peu près les mêmes bases et des envies de découvertes semblables. Moitié nostalgiques d'un temps où les
auteurs écrivaient des romans souvent malins et vifs; moitié curieux de ce qui se publie aujourd'hui, quand c'est innovant ou solide. Toi et quelques autres partagez tant soit peu cet esprit
aussi, je pense. C'est pourquoi Paul et moi nous jouons la complémentarité.


Prochain Noir Rétro : G.J.Arnaud ! Ce qui te fera particulièrement plaisir, même s'il ne s'agit pas de l'excellentissime "Bunker Parano". (Je n'ai que survolé le n°,
faute de temps, nous en reparlerons, mais je suis content que tu aies "traité" nos auteurs favoris).


Amitiés.


 


 



Paul Maugendre 11/11/2010 10:20


Bravo Claude, tout est dit. Et félicitation pour cette réactivité.
Amitiés


Claude LE NOCHER 11/11/2010 11:42



Quitte à manquer de modestie pour une fois, je suis assez content de cet article.


Pierre Vial-Lesou fait partie de ces romanciers que j'ai adoré lire (et relire). Ses titres publiés chez Spécial-Police valent largement d'être connus. Ceux de la
SN, aussi, bien sûr. Sans vouloir être grandiloquent, c'est un honneur pour moi d'évoquer un auteur de cette qualité.


Amitiés.



One More Blog in the Ghetto 10/11/2010 15:38


Voilà un auteur dont j'ignorais l'existence, mais, vu la présentation faite ici, je me sens incité à aller y voir de plus près un de ces quatre. Merci pour cette découverte.


Claude LE NOCHER 10/11/2010 16:15



Partager, faire découvrir, c'est un peu à ça que sert ce média, non ?


Pierre Vial-Lesou n'a écrit qu'une quinzaine de romans, dont beaucoup d'histoires de truands. Pour l'essentiel, il avait entre 25 et 40 ans quand il écrivit ces
titres. Pour moi, il mérite d'être inscrit parmi les meilleurs, c'es certain.


Amitiés.


 



maneval 10/11/2010 10:10


super!


Claude LE NOCHER 10/11/2010 10:42



Super auteur, effectivement, dont tous les romans mériteraient d'être redécouverts. Et encore ai-je oublié de parler de "La mort d'un condé" (film : "Un condé"),
histoire sacrément forte.


Amitiés.



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