Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 05:54

 

Le 7e Prix Arsène Lupin de littérature policière a été attribué à Jean-Pierre de Lucovich pour "Occupe-toi d'Arletty!" (Plon), qui a su perpétuer l'esprit de Maurice Leblanc, père du gentleman cambrioleur, indiquent les organisateurs lupinophiles. PrixLupin2012

Le Prix est traditionnellement décerné au Clos Lupin, à Etretat (Seine-Maritime). C'est dans cette station normande que la petite-fille de Maurice Leblanc, Florence Boespflug-Leblanc, a créé le musée Arsène Lupin (où se déroule "L'Aiguille creuse"), dans la maison où son grand-père a écrit plusieurs aventures de son héros.

"Occupe-toi d'Arletty!", polar d'atmosphère, se passe en 1942. Qui envoie des petits cercueils et des lettres de menaces à la vedette d'"Hôtel du Nord"? Elle vit une histoire d'amour avec un officier allemand et ne s'en cache pas. Appelé à la rescousse par Arletty, Jérôme Dracéna, un ancien flic devenu détective privé, va découvrir que les corbeaux ne sont pas ceux que l'on croyait. Avec l'aide de son père, il plonge dans le Paris de l'Occupation où la misère côtoie la folie des zazous et l'arrogance des collabos. Un monde où se croisent truands, acteurs célèbres, indics, flics révoqués, aristos dévoyés et cadavres. Des boîtes de Pigalle au Fouquet's, en passant par la fameuse maison close One Two Two, on est transporté dans le Paris de l'époque. L'auteur, gardant ses habitudes de chroniqueur mondain, donne toutes les adresses! (Source: © 2012 AFP)

Partager cet article

Repost 0
Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
commenter cet article

commentaires

Philippe 13/05/2012 02:30

J'ai retrouvé la référence du livre en deux tomes, déjà assez ancien :

Cinémato-gaffes : Les plus incroyables bévues de l'histoire du cinéma
Bill Givens
Ramsay, octobre 1993

Cinémato-gaffes, tome 2 : Les plus incroyables bévues de l'histoire du cinéma et les plus célèbres répliques du cinéma américain
Bill Givens et John P. Fennell
Ramsay, décembre 1995

Cordialement

Claude LE NOCHER 13/05/2012 09:03



Le cinéma, en particulier américain, est une industrie. Il est donc assez logique que des incidents émaillent la fabrication du produit, le film. Autres "bévues" habituelles, les cas où des
acteurs refusent tel rôle qui leur semble mineur, alors que le film sera un énorme succès.


 La plus grosse bévue du cinéma américain est, selon moi, d'engager Jennifer Aniston. La pire dans "Friends",
la plus nulle dans ses rôles au cinéma (des bides, d'ailleurs).


Amitiés.



Philippe 13/05/2012 02:08

Rebonjour M. Le Nocher, Oncle Paul,

Tout cela me fait repenser au site www.erreursdefilms.com , que je n'ai pas regardé depuis longtemps.
Comme son nom l'indique,il s'évertue à repérer les erreurs dans les films.
Erreurs classées en plusieurs catégories.
Dont en effet les anachronismes, volontaires ou non.
Mais aussi par exemple :
- Continuité.
Des plans se succèdent, mais il y quelque chose d'illogique par rapport à l'enchaînement normal. Ce qui montre que l'on n'a pas tourné les plans dans l'ordre narratif, mais qu'on les a montés après
les avoir filmés dans le désordre.
- Tournage.
Le spectateur voit quelque chose qu'il n'est pas censé voir, et qui révèle un truc du tournage.
Dans Ma sorcière bien aimée, où l'héroïne déplace les objets par télékinésie, il arrive que les fils tranparents qui les font bouger en réalité soient visibles.
Autre exemple ( tiré non pas du site Erreurs de films, mais d'un livre sur ce sujet des années 1990 que j'avais et dont j'ai oublié la référence ) : une jeune femme court pieds nus dans un couloir
d'hôpital, mais à l'écran on entend le bruit que fait quelqu'un courant avec des chaussures.
- Observation.
Ce sont des spectateurs qui ont des connaissances techniques qui voient par exemple que tel modèle ou marque supposée d'un appareil, d'un objet, montré dans un film, correspond dans la réalité à
autre chose.
- Géographie.
Une scène est censée se dérouler à tel endroit du monde, mais des spectateurs remarquent des éléments qui indiquent où le tournage a vraiment eu lieu.
- Lien autre film.
Ce n'est pas une erreur à proprement parler, mais dans tel film il est fait référence à un autre, parce qu'un personnage du premier film a vu cet autre film, ou bien on reproduit une scène, une
réplique, une musique de ce film. Il arrive que les deux films liés soient du même réalisateur.
- Clin d'oeil.
Exemple : dans le film un personnage parle d'un roman. Et un acteur du film a tourné dans un autre film tiré de ce roman.
Il y a peut-être d'autres types d'erreurs, j'ai regardé rapidement le site et je ne vois pas un page avec la liste des types d'erreurs.
Chacun peut signaler une erreur dans la rubrique " Envoyer une erreur ".

J'avoue être surpris que seuls deux films de Melville soient mentionnés sur ce site, mais il se trouve que ce sont les deux évoqués aujourd'hui : Le Doulos et L'Armée des ombres.
http://www.erreursdefilms.com/avent/voir-toutes-les-erreurs-film-Doulos,-Le-DLOS.html

http://www.erreursdefilms.com/drame/voir-toutes-les-erreurs-film-Armee-des-Ombres,-L'-ARMO.html

Un spectateur parle du vélosolex :

" Anachronisme
Philippe Gerbier attend dans une gare. A un moment on voit le guidon d'un Solex appuyé le long d'un abri. Le Solex a une poignée de frein bien particulière et n'a été inventé qu'après guerre.
Ajoutée le 07 aoû 2005
Envoyer le minutage "

Cordialement

Claude LE NOCHER 13/05/2012 08:56



Bonjour Philippe


Un site très intéressant, mais certains intervenants voient des "erreurs" là où il n'y en a pas forcément. Un film ou un roman sont des fictions, avec une formule
narrative. Peu importe que le héros soit à Paris le matin, à Brest l'après-midi et à Marseille le soir : tant pis pour la cohérence ou le réalisme, si c'est au service de l'histoire (c'est un
exemple "dans l'absolu").


Une fiction n'a pas obligation de coller à la vie réelle, ce n'est pas un reportage. 


Quant aux décors, je me souviens d'épisodes de la série Vidocq avec Claude Brasseur. Les scènes d'intérieur faisaient d'époque. Des poursuites dans les vieilles rues
pavées de Paris étaient moins convaincantes, car les maisons (rénovées à l'ancienne) semblaient un peu trop "neuves". Mais, là encore, ce qui importait c'était la poursuite en fiacre ou au pas de
course (l'histoire racontée, donc) pas tellement le décor aussi bien reconstitué que possible.


Les "à peu près" sont fréquents dans les films, de toutes les époques : verre plein/vide, cigarette consummée à peine entamée, héros montant à mi-escalier/puis au
bas du même escalier, etc... Sans oublier les bagarres trop visiblement simulées.


On peut dire que ça fait également partie du charme de certains films...


Amitiés. 



Oncle Paul 12/05/2012 17:02

Si, si Claude
il y a eu des fenêtres à guillotine en France, particulièrement dans le Nord
Mais également à Paris, dans les HBM construits grâce à la loi Loucheur en 1928. J'en parle en connaissance de cause car dans l'immeuble où vivait ma grand-mère dans le XIVème arrondissement près
du boulevard Brune, les cuisines étaient équipées ainsi. Mais seulement les cuisines.
Amitiés

Claude LE NOCHER 12/05/2012 17:58



Oui, Paul, chez une cousine de ma mère vivant dans le 20e, il y en avait une aussi. Tout simplement par gain de place, dans ces cuisines étriquées où l'on n'aurait
pas pu ouvrir la fenêtre. Dans le Nord, possible aussi, avec la proximité belge et l'influence anglaise. Mais la France n'utilisait quasiment pas ces modèles de fenêtres. C'est
pourquoi, pour "Le doulos", Melville avait bien demandé ce détail "anachronique" aux décorateurs.


Amitiés.



Oncle Paul 12/05/2012 14:23

Bonjour Philippe
Les zazous apparurent dans les années 1940 s'affichant en habits américains ou anglais et appréciant le jazz. Ils furent dénommés ainsi en référence à la chanson interprétée par Cab Calloway
Zaz Zuh Zaz
Bien à vous

Claude LE NOCHER 12/05/2012 16:44



En effet, mon cher Paul.


Amitiés.


 



Philippe 12/05/2012 11:51

Bonjour M. Le Nocher, Oncle Paul,

Les zazous, c'était plutôt après la guerre, dans les années 1950 à l'époque de Saint-Germain-des-Prés, que déjà pendant la guerre ?
Comme est anachronique le vélosolex qu'utilise le résistant interprété par Lino Ventura dans l'Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville. Puisque le vélosolex est apparu lui aussi après la
guerre.
Le sujet de ce roman part sans doute de la célèbre phrase prononcée par Arletty quand à la Libération on lui demanda des comptes sur le fait d'avoir fréquenté des Allemands sous Vichy : relaxée,
elle dit " Mon coeur est français, mais mon cul est international ! "
A propos de Maurice Leblanc en Normandie, je viens de regarder sur le site Terres d'écrivains :

http://terresdecrivains.com/Vient-de-paraitre-Le-Clos-Arsene
( 2005 )

http://terresdecrivains.com/Maurice-LEBLANC-a-Rouen-Etretat
( 2003 )
Les messages laissés sur cette page sont intéressants bien qu'anciens, le dernier étant de 2007.
La bibliographie cite entre autres un livre sur le Clos-Lupin ou un sur les promenades littéraires avec Leblanc et Lupin.

http://terresdecrivains.com/Photos-du-Clos-Arsene-Lupin-a
( A Etretat, 2011 )

http://terresdecrivains.com/A-lire-Dans-les-pas-de-Maurice
( 2011 )

Cordialement

Claude LE NOCHER 12/05/2012 16:37



Non, cher Philippe il n'y a pas d'anachronisme quant aux Zazous.


Comme le confirme la page Wikipedia les concernant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Zazou


Et d'ailleurs, Andrex chantait en 1944 "Y a des zazous dans mon quartier". En réalité, les "existentialistes" d'après-guerre leur ont succédé, dans le même esprit
frondeur (avec la même passion du jazz). Car il y avait bien une forme de rebellion dans leur présentation vestimentaire et physique. Rebellion peut-être plus courageuse que la philosophie
parfois hasardeuse des intellos de Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950. 


Arletty était un véritable personnage, on ne peut que lui pardonner bien des excentricités.


Je ne me souviens plus du Solex de l'Armée des Ombres. Mais, après tout, premiers modéles furent bien commercialisés dès 1946 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Solex )


Quelquefois, il y eu des anachronismes volontaires chez J.P.Melville. Ainsi, dans "Le doulos", un décor possède une
"fenêtre à guillotine". On n'avait pas ça en France, mais c'était une référence de Melville à l'Amérique, qu'il admirait. Les cinéphiles experts connaissent d'autres anecdotes sur cette question.
De ce cinéaste, je recommande de revoir "Bob le flambeur".


Amitiés.


 



Oncle Paul 12/05/2012 08:50

Bonjour Claude
Puis-je me permettre de rectifier une petite erreur
Etretat n'est pas dans le Calvados mais en Seine Maritime
Amitiés

Claude LE NOCHER 12/05/2012 08:57



Tu as absolument raison, mon cher Paul. Avec ses 1500 habitants, Etretat est


bien en Seine-Maritime. L'AFP ne connaît pas la géographie normande, visiblement.


Amitiés.



Action-Suspense Contact

  • : Le blog de Claude LE NOCHER
  • Le blog de Claude LE NOCHER
  • : Chaque jour des infos sur la Littérature Policière dans toute sa diversité : polar, suspense, thriller, romans noirs et d'enquête, auteurs français et étrangers. Abonnez-vous, c'est gratuit !
  • Contact

Toutes mes chroniques

Plusieurs centaines de mes chroniques sur le polar sont chez ABC Polar (mon blog annexe) http://abcpolar.over-blog.com/

Mes chroniques polars sont toujours chez Rayon Polar http://www.rayonpolar.com/

Recherchez D'autres Infos Ici

Action-Suspense via Twitter

Pour suivre l'actualité d'Action-Suspense via Twitter. Il suffit de s'abonner ici

http://twitter.com/ClaudeLeNocher  Twitter-Logo 

Libres lectures

Petit rappel : Toutes mes chroniques, résumés et commentaires, sont des créations issues de lectures intégrales des romans analysés ici, choisis librement, sans influence des éditeurs. Le seul but est de partager nos plaisirs entre lecteurs.

Abonnez-vous à Action-Suspense, pour recevoir chaque jour mes chroniques et mes infos sur l'univers du polar. Facile et gratuit !

Spécial Roland Sadaune

Roland Sadaune est romancier, peintre de talent, et un ami fidèle.

http://www.polaroland-sadaune.com/

ClaudeBySadauneClaude Le Nocher, by R.Sadaune

 http://www.polaroland-sadaune.com/