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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 04:55

Agente littéraire à Londres, Elsie Thirkettle s'occupe des intérêts d'Ethelred Tressider, peu connu parmi les auteurs de polars, romancier utilisant plusieurs pseudos. À vrai dire, Elsie “s'occupait” de Tressider, car celui-ci s'est envolé depuis quelques temps. Peut-être crise de la cinquantaine, envie de goûter aux plaisirs du monde avec sa conquête du moment. Il semble bien qu'après un détour par Goa, en Inde, Tressider ait actuellement échoué dans un hôtel médiocre du Val de Loire, en France. C'est là qu'en ce mois de décembre, Elsie le retrouve, à court d'argent depuis qu'elle a supprimé ses cartes de crédit. L'hôtel a accueilli des philatélistes venus pour une foire aux timbres, mais la plupart sont déjà repartis. Elsie est folle des meilleurs chocolats, ce qui lui fait un point commun avec Davidov, client russe de l'établissement. S'il est réellement philatéliste, c'est surtout un riche homme d'affaires.

Il ne jouit pas d'une parfaite réputation, Davidov. La ville indienne de Yacoubabad a été polluée, causant sept cent morts, à cause d'une de ses usines. Ce qui lui ferme les portes de quelques investissements qu'il avait programmé. Présent dans cet hôtel, Jonathan Gold est un militant écologiste qui lui voue une haine féroce. Par contre, Elsie se laisserait volontiers séduire par Gold, qui reste plein de froideur. Le meurtre de Jonathan Gold, qui a été poignardé, entraîne une enquête. Avec interdiction pour les clients de quitter l'hôtel. Pour Elsie, Davidov s'avère le suspect logique. Mais peu après, le Russe décède d'une crise cardiaque. Peut-être y a-t-il un lien avec cette enveloppe qu'il a retrouvée vide dans le coffre-fort de l'hôtel, ou pas du tout. Vérification faite, la mort de Davidov n'est pas si naturelle. Il a été empoisonné avec des chocolats fins, son péché mignon.

Elsie a glané clandestinement quelques indices dans la chambre du Russe, mais ne sait en tirer parti. Herbert Proctor, autre client, frôle aussi l'empoisonnement, avant qu'un lavage d'estomac y remédie. En fait, ce fouineur cherchait un moyen de quitter l'hôtel. Dans la clientèle confinée ici, il y encore une poignée d'Anglais et une famille de Danois. Elsie n'a pas oublié cette histoire embrouillée autour d'un timbre rare valant une fortune, une affaire prenant son origine au Danemark. Bizarre qu'un diplomate danois comme Pedersen séjourne dans cet hôtel miteux, d'ailleurs.

Proctor s'arrange pour faire le mur, pris en filature par Elsie. Elle se demande ce qu'il manigance avec cette clé de consigne, à la gare. Elle n'est pas prête à croire que ce soit un détective à la recherche du fameux timbre rare. Tressider n'a pas tout dit à Elsie. Il est là pour accomplir une nébuleuse mission, à laquelle lui-même ne comprend rien. L'enquêteur français supplie Elsie : “À l'avenir, par pitié, restez en dehors des enquêtes de police... Par pitié, ne portez pas d'accusation contre les autres clients à moins d'avoir quelque chose qui ressemble vaguement à une preuve.” Elle acquiesce, mais ne continue pas moins à suspecter chacun. Une vidéo sur YouTube la met sur une piste intéressante...

L.C.Tyler : Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire (Sonatine Éditions, 2013)

En utilisant la formule “comédie policière”, on risque de transmettre l'idée qu'on parle d'un petit roman léger, agréable mais peu inspiré, cherchant les effets amusants au détriment d'une vraie intrigue. Ce serait oublier l'inventivité enjouée de tant d'auteurs anglais. Avec ce deuxième titre, L.C.Tyler fait preuve d'une belle virtuosité pour marier suspense et humour. C'est à deux voix, celles d'Elsie et de Tressider, qu'on nous raconte ce drôle de séjour dans un hôtel français. Énigme en lieu clos, ou presque, dans la tradition du polar britannique, donc. L'auteur sourit de quelques références à Agatha Christie, Elsie ayant tendance à se prendre pour Miss Marple (plus féminine qu'Hercule Poirot, quand même).

L'écrivain Tressider nous gratifie de ses réflexions sur divers moyens d'occire une victime, sur l'usage (largement répandu dans les romans) de plusieurs poisons ou (plus rare) du poignard, compare les meurtres réels avec les crimes fictionnels. Après moult rebondissements, c'est forcément lors d'une réunion des principaux protagonistes qu'est exposée l'explication finale. L.C.Tyler joue ironiquement avec les codes et conventions de la littérature policière classique. C'est une comédie policière délicieusement excitante qu'il nous a concoctée ici, pour notre plus grand plaisir.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2013 Livres et auteurs
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commentaires

Philippe 19/09/2013 18:31

Non, dans " Hôtel " la série télé c'était Anne Baxter, pas Anne Francis.
Je vois qu'Anne Francis est née à Ossining dans l'Etat de New York.
C'est à dire dans la même ville que Peter Falk notre cher lieutenant Columbo qui nous a quittés il y a déjà deux ans.
Et la ville qui abrite la célèbre prison de Sing-Sing, où avaient lieu les exécutions capitales de l'Etat de New York quand cet Etat appliquait vraiment la peine de mort. La dernière exécution dans l'Etat de New York a eu lieu en 1963 il y a donc tout juste 50 ans cette année.
Comme nous le savons ( après la période 1968 - 1976 de suspension de la peine de mort aux Etats-Unis, l'arrêt Furman contre Géorgie de 1972, renversé par Gregg contre Géorgie de 1976 ), la peine de mort avait été légalement rétablie dans l'Etat de New York en 1995 par les Républicains qui venaient de remporter les élections cette année-là.
Mais il n'y a pas eu beaucoup de condamnations à mort et aucune exécution.
La législation de l'Etat de New York sur la peine de mort a été déclarée contraire à la Constitution fédérale il y a quelques années par la Cour Suprême fédérale dans un arrêt.
Ce n'est, rappelons-le, pas le principe d'infliger la mort à titre de sanction qui est déclaré anticonstitutionnel - je sais que de notre point de vue d'Européens c'est difficilement concevable - , mais son application et la législation qui l'encadre qui sont en cause.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_%28New_York%29

Cordialement

Claude LE NOCHER 19/09/2013 21:00

Il est vrai que les romanciers américains évoquent peu, hormis les "romans de prétoire", ces questions de peine de mort. Probablement, d'abord, parce qu'il est plus intéressant de traiter le cas d'un tueur en série ou tout autre criminel plus ou moins fou, voire sanguinaire. Et puis, la question restant sensible aux Etats-Unis, ils ne tiennent sans doute pas à déplaire. Enfin, la sanction concerne la Justice, pas l'enquête.
Cela dit, je ne sais pas où en est la législation américaine aujourd'hui, mais il y a encore une quinzaine d'année un enlèvement signifiait une (possible) peine de mort pour le coupable. Y compris (en théorie, certes) pour un parent gardant son enfant, alors qu'il n'en a pas la charge. Tout cela est-il exploitable sous forme fictionnelle ?
En outre, même quand ils sont originaux, beaucoup d'auteurs américains restent quand même dans le schéma "bons-méchants", donc les méchants seront forcément punis, et peut-être par la peine capitale. Hélas, je connais peu de romans remettant en cause cette "trajectoire du condamné" à la Caryl Chessman. C'est aussi ce qui différencie fiction et réalité, il faut l'admettre.
Amitiés.

Philippe 19/09/2013 20:39

C'est Alphonse Karr, mort en 1890, qui a dit cela. Mais il ne se prenait et n'est pas toujours à prendre au sérieux. Le même genre qu'Ambrose Bierce.

A propos, M. Le Nocher, il me vient à l'esprit que dans les nombreux polars que vous chroniquez, il n'est jamais dit explicitement que dans telle histoire tel personnage encourt pour tel crime la peine de mort, ne serait-ce que théoriquement.
Je veux dire, beaucoup des titres que vous choisissez de chroniquer se situent aux Etats-Unis, dans des Etats qui pour certains ont la peine de mort dans leur législation.
Ils l'appliquent ou pas, selon les Etats.
Mais ce qui m'étonne un peu, c'est que vous ne dîtes jamais, pour tel polar, que tel crime pourrait valoir telle peine à son auteur, et comment ce dernier essaie d'y échapper.
Dans des épisodes de séries policières américaines, comme New York Police Judiciaire ou les Experts ou d'autres, il arrive qu'on dise à un moment que le coupable qu'on a identifié risque la peine de mort pour son crime. Ensuite, on dit s'il est ou non probable qu'elle soit appliquée, ou si au contraire le personnage a des chances d'y échapper par tel moyen, son avocat négociant avec le procureur.
Donc la peine de mort est au moins mentionnée dans ces épisodes, puisqu'elle fait partie du droit pénal américain et que les histoires des polars touchent à ce domaine.

Je ne dis pas que je le regrette - ce n'est vraiment pas le cas - , mais je trouve remarquable que la question de la peine de mort apparaisse aussi peu dans les polars que vous chroniquez, qu'on ne dise pas qu'un personnage la risque ou ne la risque pas, vu que bien des histoires que vous chroniquez se passent dans des Etats américains qui ont la peine de mort dans leur législation.

Cordialement

Claude LE NOCHER 19/09/2013 20:18

...aussi ses limites. Quant aux Etats-Unis, un pays qui favorise la possession personnelle de quantité d'armes (y compris aux mineurs) ne doit pas s'étonner de son taux de meurtres. Et leurs politiciens sont globalement trop peu courageux pour prendre de vraies décisions sur cette limitation des armes. Mais c'est là un trop vaste débat pour en faire le tour.
Amitiés.
(désolé, le message a été coupé)

Claude LE NOCHER 19/09/2013 20:14

A propos de Justice, je vous recommande le roman de He Jiahong "Crime impuni au Monts Wuyi", que j'ai traité il y a quelques jours. D'une part, ça vous offrira une balade à Aix-en-Provence. D'autre part et surtout, les "lacunes" du système judiciaire chinois y sont évoquées. Tout cela évolue, mais l'histoire de la Chine a toujours bougé lentement, malgré l'épisode Mao. Le mode de pensée n'incluait pas la présomption d'innocence, ni l'intime conviction, jusqu'à ces dernières années.
On s'est beaucoup appuyé sur la formule "Abolir la peine de mort ? Que Messieurs les Assassins commencent". Le sens de la formule a

Philippe 19/09/2013 01:10

Et je vois en lisant l'article Wikipedia que le scénariste de ce film Marc Behm était né à Trenton dans le New Jersey.
Nous avons en plusieurs occasions parlé de cette ville, vous aviez dit que soit l'on y vivait soit on n'y mettrait jamais les pieds ( quand même le personnage de la chasseuse de primes Plum - j'ai oublié le prénom - de Janet Evanovitch vit dans ce coin ).
Sans doute, mais au moins Trenton a-t-elle vu naître des personnes qui en sont parties ensuite pour s'illustrer de diverses façons souvent positives.
Je lis que Marc Behm a vécu à Paris.
Et qu'il figure dans le Dilipo de Claude Mesplède.

Je trouve follement amusant de voir souvent qu'à partir d'un mot, d'un nom, on peut faire des associations d'idées entre des choses à première vue sans grand rapport et se retrouver à retomber dans le domaine de conversation d'où l'on était parti.
Ainsi, aujourd'hui, chronique de polar + prénom Ethelred = prénom Audrey + timbres = film Charade + scénariste Marc Behm + Trenton = Dilipo de Claude Mesplède = retour au domaine polar dont on s'était éloigné.

Ce qui fait une charade comme le titre du film !

Cordialement

Claude LE NOCHER 19/09/2013 20:05

Je crains d'avoir fait le tour du cas Goebbels, dont les méthodes sont toujours plus ou moins présentes dans nos sociétés, à des fins parfois plus démocratiques quand même. Restons vigilants face aux propagandes. Et surtout à tous les fanatismes, car Goebbels l'était profondément.
"Planète interdite" inspira bon nombre de productions postérieures, cinéma et télé. A propos de télé, moi qui n'en consomme plus guère, je vais vous surprendre. Dans la série "Friends", autant ça nous a permis de vérifier que Jennifer Aniston était la pire actrice du monde, autant Courteney Cox était plutôt sympathique. On peut la retrouver dans une série intitulée "Cougar Town", dont le premier épisode est là:
http://www.youtube.com/watch?v=4po-7T8zxmM
Les deux ou trois premières saisons ont été diffusées en France sur des chaines payantes ou satellite, ce qui explique qu'on en ait peu entendu parler. C'est assez drôle, donc réussi.

Philippe 19/09/2013 17:59

Rebonjour M. Le Nocher,

Oui, j'avais aussi beaucoup aimé " Planète interdite " .
Ce n'est que longtemps après l'avoir vu que j'ai mieux connu l'acteur Leslie Nielsen - là encore, un Canadien, pas un Américain de naissance - et Anne Francis - c'est bien elle qui jouait la propriétaire de l'hôtel dans la série télé " Hôtel " des années 1980, ou je confonds avec une autre actrice nommée Francis ?
Et que j'ai davantage apprécié la portée philosophique de l'histoire que quand j'avais vu le film enfant.
Le robot Robby a, je l'ai lu, servi de modèle au réalisateur George Lucas pour le robot R2D2 de " La Guerre des étoiles " , le robot le plus sympathique du cinéma.
Il y a aussi le fait que le scénario de " Planète interdite " s'inspire de " La Tempête " de Shakespeare, où Miranda et d'autres personnages se retrouvent sur une île peuplée d'êtres étranges. Avec la célèbre phrase - corrigez-moi si je me trompe de pièce - " Brave New World that has such wonderful people in it ! "

A propos d'Otto Preminger, il était d'origine juive - son père avait eu une très haute fonction sous le Kaiser - et antinazi, opposé à l'Anschluss de l'Autriche en 1938 et était parti pour les Etats-Unis dés qu'il l'avait pu.
Dans les années 1950 ou 1960, bien qu'établi définitivement dans ce pays, il retourna à Vienne pour un séjour d'agrément - ou pour tourner un film, moins probable - . Il choisit de descendre dans le meilleur hôtel de Vienne, le plus luxueux, dans la meilleure suite, la suite impériale. Le direcreur de l'hôtel lui précisa " C'est cette suite qu'avait prise Hitler. " Ce à quoi Preminger répondit " J'espère que vous avez désinfecté depuis ! "

En parlant du nazisme, M. Le Nocher, vous savez peut-être qu'aujourd'hui 19 septembre est parue aux éditions Héloïse d'Ormesson la biographie de Joseph Goebbels par l'historien allemand Peter Longerich, déjà auteur d'un livre sur Heinrich Himmler paru en France en 2010 chez le même éditeur ( je l'avais rencontré à cette occasion à l'Institut Goethe à Paris 16ème ) ?

http://www.amazon.fr/gp/product/2350872351/ref=olp_product_details?ie=UTF8&me=&seller=

Livre à croiser avec celui sur Magda Goebbels, sa femme, par Anja Klabunde
( Tallandier 2006 ).

http://www.amazon.fr/gp/product/2847343121/ref=olp_product_details?ie=UTF8&me=&seller=

Où l'auteur analyse comment Magda a pu être la compagne de l'un des pires nazis. Elle dont le beau-père était juif, qui avait porté l'étoile de David dans sa jeunesse, qui connaissait l'hébreu, dont la meilleure amie d'adolescence était juive, dont le premier amour fut un Juif sioniste, Victor Arlosoroff ( " Qui a tué Arlosoroff " , de Tobie Nathan ).
Une femme qui finit par se suicider avec son mari dans le bunker d'Hitler quelques heures après ce dernier et Eva Braun. Après avoir empoisonné leurs six enfants, victimes aussi innocentes que les autres enfants victimes du nazisme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfants_Goebbels

Cordialement

Claude LE NOCHER 19/09/2013 15:57

Oui, Philippe, j'aurais dû dire "formatées Américaines idéales" pour ces actrices. Dans le genre BCBG typique, l'actrice Sandra Dee fut assez peu connue en France. Elle était née à Bayonne, mais dans le New Jersey.
On peut aussi citer Anne Francis. A son sujet, quand on a vu adolescent "Planète interdite" (SF, bien sûr), comment ne pas fantasmer sur elle ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te_interdite
Parmi les cinéastes américains venus de l'étranger, n'oubliez pas Otto Preminger, né en Autriche. Bien sûr, le film "Laura" est mythique, mais je vous recommande plutôt "Autopsie d'un meurtre". Film de commande, mais remarquable affaire de justice (inspirée d'un vrai dossier). Le trio d'acteurs principaux Lee Remick - James Stewart - Ben Gazzara est brillant.
Amitiés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopsie_d%27un_meurtre

Philippe 19/09/2013 12:46

Trop typées USA ?
Peut-être, mais alors cela montre qu'on peut être très typé américaine tout en ayant des origines étrangères - comme tous les Américains me direz-vous - .
Mais encore plus vrai si vous parlez de Natalie Wood, d'origine russe, ou d'Audrey Hepburn, Anglaise et Hollandaise par ses parents et qui eut, car elle était en Europe, à souffrir des restrictions de la guerre dans les Pays-Bas occupés par les Nazis.
Cela me fait regretter, incidemment, qu'en parlant de réalisateurs de cinéma américains il y en ait aujourd'hui beaucoup moins qu'autrefois qui soient nés Européens. Il y avait un temps où les cinéastes à Hollywood étaient très souvent Européens au départ. Allemands comme Fritz Lang, Hongrois comme Michael Curtiz, Français comme William Wyler, Britanniques comme Alfred Hitchcock.
Là, je m'écarte, mais il y avait aussi une époque où l'on connaissait en même temps quatre ou cinq réalisateurs borgnes d'un oeil à Hollywood : John Ford, Raoul Walsh, Fritz Lang, Howard Hawks, j'en oublie et je me trompe peut-être pour certains que je cite.

Cordialement

Claude LE NOCHER 19/09/2013 07:40

Bonjour Philippe
Marc Behm, dont les romans sont publiés chez Gallimard (Mortelle randonnée) et surtout chez Rivages, fait effectivement partie de ces Américains qui se sont sentis mieux en France ou en Europe que dans leur pays. Un scénariste et romancier respecté, oui.
Trenton, la ville de Stéphanie Plum, chasseuse de prime. Si on regarde quelques photos, il est vrai que cette ville apparait sans grâce, très "évolution américaine" gardant peu de témoignages de son passé.
Quant à Audrey Hepburn, star en son temps, elle fait partie de ces actrices qui ne m'ont jamais inspiré d'intérêt, comme Natalie Wood, je ne sais pourquoi. Trop typées USA, peut-être ?
Amitiés.

Philippe 19/09/2013 00:32

Rebonjour M. Le Nocher,

Vous allez trouver que c'est tiré par les cheveux. Mais puisque j'ai eu l'occasion de citer le prénom Audrey. Et que l'histoire tourne autour d'un timbre rare.
J'en profite pour rappeler que dans le film " Charade " ( 1963 ) de Stanley Donen avec Audrey Hepburn et Cary Grant.
" Ses poursuivants sont mystérieusement assassinés les uns après les autres et les recherches révèlent le secret du butin : l'argent a été converti en trois timbres de collection. "

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charade_%28film,_1963%29

Cordialement

Philippe 18/09/2013 14:03

Rebonjour M. Le Nocher,

Je n'ai découvert le blog suivant qu'après mon message de ce matin, en tapant " Alfred Eibel " sur Orange.

http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/index.php/tag/Alfred%20Eibel

Mais au passage j'ai vu qu'il était question d'un de ses livres qui était censé paraître un 20 juin, mais ce n'est pas clairement dit de quelle année.
Avez-vous connaissance de ce livre et alors savez-vous s'il a fini par paraître ?
Sur Amazon.fr il est toujours indiqué à paraître.

http://www.amazon.fr/Garde-%C3%A0-vue-Rencontres-entretiens/dp/2953612653/ref=pd_rhf_gw_p_t_1_9DWB

Donc, www.lekti-ecritures.com dit :

" A paraître

Alfred Eibel Garde à vue. Entretiens et rencontres. - Sète, Editions du Dauphin vert, 17 € En librairie le 20 juin prochain.
Table des matières :
Samuel Blumenfeld
Stéphane Bourgoin
Nicolas Bouvier
Serge Brussolo
Maurice G. Dantec
Pierre Drachline
Gilles-Morris Dumoulin
Jean Dutour
Claudine Frabre-Vassas
Frédéric H. Fajardie
Pascal Garnier
José Giovanni
Daniel Giraud
Armand Guibert
Fritz Lang
Auguste Le Breton
Michel Lebrun
Jack-Alain Léger
Gérard Legrand
Robert Levesque
Georges Londeix
Léo Malet
Yves Martin
Jean-Pierre Martinet
Georges Perros
Jacques Perry, Guy Rohou, Jacques Serguine
Patrick Raynal
Françoise Sagan
Jacques Serguine
Jacques Siclier
Michel Surya
Albert t'Serstevens
Marc Villard

Cordialement

Claude LE NOCHER 18/09/2013 16:53

Ce livre d'Alfred Eibel est paru en février 2011 : "Recueil d’interviews, d’entretiens et de rencontres avec des d’écrivains contemporains qui ont croisé un jour la longue route d’Alfred Eibel. On peut citer Auguste Le Breton qui eut son heure de gloire avec le mot rififi , José Giovanni qui passa de l’écriture au cinéma et vice-versa, Marc Villard, figure emblématique du roman noir français où peut se reconnaitre toute une génération de lecteurs, Léo Malet en grande conversation avec le surréalisme... des écrivains-voyageurs comme Nicolas Bouvier, Robert Levesque, Daniel Giraud ou T’Serstevens… des écrivains à succès à l’image de Maurice G. Dantec ou Françoise Sagan au Festival de Cannes dont l’interview est restée inédite. Des auteurs exceptionnels comme Jacques Serguine ou Jean-Pierre Martinet, l’auteur de Jérôme. De belles rencontres également à Douarnenez avec Georges Perros, à Paris avec Yves Martin ou Philippe Garnier. Une sorte d’album confidentiel de trente-six écrivains parfois oubliés à l’image de Jean Dutourd, récemment disparu et dont la liberté de ton et d’esprit en surprendra plus d’un ; une sorte de carnet intime au centre d’un débat qu’on dit littéraire. Une véritable causerie entre amis intelligents."
( http://www.editionsledauphinvert.fr/index.php/21-gardeavue )
Je n'avais jamais entendu parler de ces éditions, ni de leur créateur Robert Gordienne. J'avoue que j'avais été modérément convaincu par son livre consacré à Michel Lebrun (Hors Commerce, 2002), composé de témoignages.
Amitiés.

Philippe 18/09/2013 12:02

Bonjour M. Le Nocher,

Oui, la tonalité comédie policière se devine rien qu'au prénom de l'un des personnages, Ethelred, je veux dire l'un de ces prénoms vieille Angleterre que plus personne ne porte depuis longtemps dans la réalité.
Il semble pourtant que le prénom Ethelred ait une étymologie en partie commune avec le prénom féminin Audrey, bien plus répandu, dont une forme archaïque est Etheldred ou Etheldreda.

http://en.wikipedia.org/wiki/Audrey

http://en.wikipedia.org/wiki/%C3%86thelred

Vous dîtes que le roman aborde divers moyens d'occire sa victime.
Connaissez-vous un ouvrage qui a déjà neuf ans, " Les 500 façons d'éliminer son prochain " ?
Alfred Eibel et Françoise Montfort
Editions Hors Commerce, collection Hors Noir, avril 2004

Ce livre se présente comme un abécédaire, avec dans l'ordre alphabétique les techniques pour tuer, classiques ( arme à feu, arme blanche, instrument contondant, poison, corde ) ou insolites ( objets inhabituels, animaux, et choses auxquelles on ne pense pas ) . A chaque article, le nom de la technique, sa description et un extrait d'un roman policier où elle est utilisée.

http://www.amazon.fr/gp/product/2915286140/ref=olp_product_details?ie=UTF8&me=&seller=

Cordialement

Philippe

Claude LE NOCHER 18/09/2013 16:43

Bonjour Philippe
Il ne vous a pas échappé que l'agente littéraire se prénomme Elsie, et que le "prénom" de l'auteur est L.C., qui se prononce "El Ci". Dans le livre, on a une petite digression sur les noms danois, Andersen étant le plus courant. L'écrivain Tressider dit aussi que, selon une convention du polar, afin que les lecteurs se repèrent, les héros ne doivent surtout pas avoir les mêmes initiales. Les deux membres du couple ont, pour initiales E.T., c'est dire que l'auteur est joueur. Quant à Ethered, qui peut signifier "de bon conseil", le prénom peut aussi bien venir d'un mont de l'Antarctique que de celui de l'arrière-grand-oncle de l'auteur (^_^), je ne sais.
Amitiés.

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