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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 04:55

Dans “Comme un roman” (Gallimard, 1992), Daniel Pennac définit “Les droits imprescriptibles du lecteur” en dix propositions. Action-Suspense en a retenu cinq, et a demandé à quelques auteurs leur opinion personnelle sur...

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de relire.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de lire n’importe quoi.

 

"Tous les droits"Joseph Incardona – auteur de Remington (Fayard), 220 Volts (Fayard), Lonely Betty (Finitude), Trash circus (Parigramme), Misty (Baleine).

Le droit de ne pas lire – La base.

Du moment qu’on n’est pas obligé de faire quelque chose, on se sent libre de la faire.

Le droit de sauter des pages – Dans ce cas, l’affaire est mal engagée. On commence par sauter des pages et on finit par sauter le livre. Ce qui donne :

Le droit de ne pas finir un livre – Comme avec les gens, le courant passe ou pas, les affinités et tout le reste. En revanche, on peut se recroiser quelques temps plus tard et la connexion se fait…

Ou jamais.

Dans ce cas, on a aussi le droit de se débarrasser du livre.

Le droit de relire – Bien sûr. Et y voir ce qu’on n’a pas vu lors de la précédente lecture.

Le droit de lire n’importe quoi – Oui, mais avec les années, on devient plus exigeant et on ne peut plus lire n’importe quoi. Une revue sur les toilettes, mais pas un livre. Ou alors quelques phrases, juste pour mesurer à quoi on a échappé…

De manière générale, et pour conclure, le livre n’a pas de statut « sacré » : j’en ai donnés, jetés, déchirés, oubliés, volés. Je déménage souvent, aussi. Du coup, je ne garde que ceux qui pour moi sont essentiels, que je relis, que je consulte. De temps à autre, il y a un petit nouveau qui arrive et prend sa place à côté des autres. Et, au final, la bibliothèque n’est pas si grande.

Combien a-t-on de vrais amis ?

Les droits du lecteur ? Parlons-en !

"Le droit de..."Marc Villard – auteur de Un ange passe à Memphis (Rivages), La guitare de Bo Diddley (Rivages), Entrée du diable à Barbèsville (Rivages), I remember Clifford (Folies d'Encre), Ballon mort (Castor astral), Quand la ville mord (La Branche, Suite Noire), etc.

Il y a un manque : le droit de jeter le livre par la fenêtre. Ça m’est arrivé récemment avec un roman d’Harlan Coben. Titubant face aux dialogues bouche-trou et au remplissage besogneux, j’ai fermé l’objet et d’un geste large il fusa par la fenêtre ouverte. J’habite dans une rue peu fréquentée mais je ne m’inquiétai pas car le livre possédait une forte chance de frapper une automobile. Ça tombe bien car je déteste également les voitures. Les grises métallisées de préférence.

Sauter des pages, oui, oui, je vois ce que Daniel veut dire. Notamment quand il s’agit de littérature américaine où aucun détail vestimentaire, alimentaire et architectural ne nous est épargné. Elmore Leonard, qui vient de disparaître, refusait de lire les romans commençant par le bulletin météo de la journée, du genre « Bobby progressait sous un ciel gris et sale. La situation évoluait rapidement car un vent glacial descendait du nord de l’état et noyait la vallée dans une nasse à la consistance opaque et incertaine. » Au fait, au fait, comme on dit. Quant à laisser choir avant la fin, c’est un peu vicieux. Je fais partie des gens fatigués d’avance qui abandonnent carrément à la page 12. Pourquoi s’infliger les 300 suivantes ?

Vous noterez que dans sa liste, Pennac ne parle pas du droit de jeter le livre au feu. Nous avons vu Fahrenheit 451 à l’époque où il fallait le voir et ça nous est resté en travers de la gorge. Ce qui n’est pas le cas de Pepe Carvalho, le héros de Montalban, qui allumait sa cheminée avec ses bouquins. Cela dit, le fait de les brûler implique que nous avions affaire à un lecteur. C’est déjà ça.

J’ai décidé depuis peu d’utiliser ma haine envers les livres exécrables. Je les soigne, je n’écorne pas les pages, je les maintiens dans un état de propreté insoutenable. Puis je les offre à mes pires ennemis. Assez curieusement, aucun ne s’est plaint de la médiocrité du cadeau. Comme quoi j’ai raison de les haïr car, en plus, ils ne savent pas lire.

 

"Le droit de ne pas lire. Le droit de lire n’importe quoi" – Elena Piacentini, auteur de Un Corse à Lille, Art brut, Vendetta chez les Chtis (Ed.Ravet-Anceau), Carrières noires, Le cimetière des chimères (Ed.Au-delà du raisonnable).

Mm... Ben moi ça me donnerait envie de causer du droit de ne pas lire n’importe quoi.

Je ne discute pas des préférences personnelles, hein. Après tout, il en va de la lecture comme des affinités culinaires. Certains préfèrent la popote de terroir et les plats canailles dont l’accent vous explose en bouche en vous râpant la glotte de leurs inflexions typiques. Pour d’autres, la chose ne se conçoit qu’en grande pompe – ah ! Ma langue a fourché, j’eusse dû écrire en escarpins vernis – petits plats dans les grands, toques, étoiles et tralala.

Pour d’autres encore, ce sera l’appel du large et la recherche de l’exotisme pour humer les épices et les saveurs d’un ailleurs bienvenu parce qu’étranger.

Il y a ceux, aussi, qui mangent sur le pouce, sur une pierre plate, sur la tête d’un pouilleux oui… Enfin, je m’égare.

Tous les goûts sont dans la nature et aucun grand mamamouchi n’a autorité pour prétendre que le veau Marengo l’emporte sur l’osso bucco, sur une pointe de fromage de chèvre ou que sais-je encore.

Et si autorité il y a, je ne le reconnais pas !

Tous les goûts sont dans la nature, soit.

Mais gaffe quand même à ce qu’on vous sert dans l’assiette ! Halte au prémâché, prédigéré, pré…. Bref, lecteur(-trice) ton assiette n’est pas une auge, cochon qui s’en dédit.

Ton droit, c’est aussi ta liberté de refuser de consommer ce que l’on t’impose parfois en tête de gondole. Calme un peu ta joie en poussant ton caddie dans les allées. Évite les raviolis qui donnent la fièvre de cheval, le transgénique qui pourrait sérieusement t’endommager les neurones, l’insipide qui imite le sel de la vie et le texte dopé aux hormones qui n’occasionne qu’indigestion et borborygmes.

Ce n’est pas une question de genre, vois-tu. C’est une question de qualité. Et une simple fille de joie en possède parfois bien davantage qu’une fade bourgeoise. Plante donc ta fourchette où bon de semble, mie, miche ou midinette, mais ne te laisse pas avoir sur la marchandise. Ne sois pas dupe des gourous du marketing et refuse d’embrasser la religion de la ménagère de moins de cinquante ans.

Fais la fine bouche, c’est ton droit.

Car à lire n’importe quoi comme on mange n’importe quoi, tu risques de te retrouver obèse ou en carence de l’essentiel.

Je crois que la lecture est la nourriture de l’âme. On peut picorer à tous les râteliers, certes, mais qu’on te prenne pour une dinde de Noël, moi, ça me gave.

Poivre, sale, sauce, fais des tâches sur ta serviette, essuies-toi du revers de la main, peu importe, mais laisse palpiter tes papilles. Sois vorace et fin gourmet. Croque les mots et les histoires avec un bel appétit et choisis celles qui habiteront pour longtemps ton palais en reine Madeleine.

Les droits du lecteur ? Parlons-en !

"Le droit de ne pas lire, de sauter des pages"Pierre Hanot – auteur de Les clous du fakir (Fayard), Serial loser (Mare Nostrum), Aux armes défuntes (Baleine), Tout du tatou (La Branche)

Certains libraires à la tonne, en mal de virginité, prétendent que dans les salons du livre, le tsunami des déjections people peut inciter le public à se pencher par ricochet sur des rivages plus hospitaliers. Ainsi, les autobiographies de nos chères vedettes de la téléréalité, les témoignages main sur le cœur de politiques faisandés, les aventures gynécologiques de libertines encartées à Neuilly, les futilités bancales de critiques littéraires ou autres tâcherons de magazines profitant de leur position stratégique pour commettre des navets dont leurs collègues se feront aussitôt l'écho suave par simple échange de service, bref, de Tapie en carpettes Copé et de Nabila en Zemmour, tous ces récits d’une authenticité émétique seraient susceptibles d’amener les lecteurs lambda à s’intéresser au polar et au roman noir…

Passé l’âge de croire au Père Noël, face à cette lobotomie, l’alternative n’est pas de ne pas lire ou de sauter des pages mais d’imposer en toute résistance la dictature de la beauté. Et tant pis pour les nègres si pâles au service de pauvres célébrités dont la vulgarité pollue le délicieux parfum de l'imaginaire : rejoignant les rangs des chômeurs, ils apprendront peut-être enfin à s’inspirer des guerriers du langage.

 

"Le droit de lire n’importe quoi" Stéphane Pajot – auteur de Carnaval infernal (Coop Breizh), Deadline à Ouessant (Atelier Mosesu), Aztèques freaks (Baleine, Le Poulpe), et de plusieurs ouvrages sur Nantes.

J’étais à l’école, en 3eme près de Nantes. Je n’aimais pas lire, c’était pas mon truc, j’en étais à mille lieux, le polar, n’en parlons pas, le mot même m’était inconnu. Le seul truc, c’était quelques BD pour adultes que je feuilletais parfois, qui appartenaient à mes parents. Et il y a eu ce cours, au beau milieu d’un après-midi, quelques phrases en fait d’un professeur de français. Il a dit que l’on pouvait lire n’importe quoi, que le plus important c’était le fait de lire avant tout, qu’importe le support ; que la lecture était partout, qu’elle passait par les affiches de publicité dans la ville, par les cartons d’emballage des produits alimentaires, par les tracts mais aussi par la bande dessinée, la bibliothèque rose, la verte, les romans, les essais, tout était bon… Un professeur était en train de nous dire qu’on pouvait lire de tout et que c’était bien. Ce fut comme un électrochoc. Ces paroles m’ont percuté et donné l’incroyable délice du goût de lire.

Les droits du lecteur ? Parlons-en !

"Le droit de baigner dans la lecture" Laurence Biberfeld – auteur de Le chien de Solférino (Série Noire), On ne badine pas avec les morts (Baleine, Le Poulpe), Qu'ils s'en aillent tous (Baleine), Un chouette petit blot (La Branche), Les enfants de Lilith (Au-delà du raisonnable), Coco (Écorce éditions, avec H.Benotman).

J'aime bien me baigner en rivière. Il y a des cascades et des trous d'eau, des endroits frais de fort courant et des anses tièdes où nagent les têtards et les petits poissons. On peut se laisser emporter, résister ou paresser en flottant. On peut aller tout de suite là où on n'a pas pied ou suivre la pente. On peut en sortir quand on veut. On peut y retourner à l'endroit qui nous plaît, lequel change sans cesse. On peut s'immerger complètement ou juste tremper les pieds dans l'eau. On n'est pas seul. La vie grouille dans les rivières. Il y a des mousses, des herbes et des poissons, des insectes aquatiques, des petits serpents d'eau. On est frôlé, parfois suivi, on soulève de la vase, certains endroits sont opaques, mystérieux. Comme dans les lacs. J'aime aussi me baigner dans les lacs.

J'aime lire de la même façon. En suivant le courant, ou pas. En suivant l'envie que j'ai à un moment précis de nager, de flotter, de m'immerger ou de ne pas entrer dans l'eau. De chercher les courants froids ou plus tièdes, les endroits limpides ou troubles. D'entrer où je veux, de sortir si j'en ai envie. De revenir sans cesse sur une berge parce qu'elle m'a plu, de ne jamais revenir à un endroit. Même s'il est peut-être intéressant et que j'ai eu la flemme de l'explorer. Aucune rivière ne ressemble à une autre, aucune rivière ne se ressemble d'une berge à l'autre, aucun lac n'a la même eau. Le dernier dans lequel je me suis baignée, à plus de 1200 mètres, avait une eau presque violette, avec des bords cuivrés, très froide, opaque. Le dernier bouquin que j'ai lu, «Suite française», pouvait être suivi de mille et une manière, à l'envers, à l'endroit, être picoré, abandonné, retrouvé. On pouvait s'y plonger. C'était un bouquin inachevé, comme tout ce qui est encore en vie. Il était froid avec des courants tièdes, des existences en gigogne le traversaient. Voilà. La lecture, pour moi, n'a ni début ni fin, elle est liquide, grouillante, c'est une eau sauvage. Par conséquent le droit y est inconnu, tout aussi inconnu que la contrainte. Il n'y a de contraintes que techniques, matérielles, savoir lire, pouvoir lire. Pour le reste, c'est à la fortune de l'instant, de l'humeur, de la rencontre.

 

"Le droit de ne pas finir un livre"Hervé Sard – auteur de Le crépuscule des gueux (Après La Lune), Ainsi fut-il (Atelier Mosesu), Morsaline (Krakoen), La mélodie des cendres (Krakoen), Mat à mort (Krakoen), Vice repetita (Krakoen).

Le lecteur a tous les droits, bien sûr, à commencer par celui de ne pas terminer un livre s’il lui tombe des mains. Ou l’agace, l’endort, le fait fulminer. Ou tout simplement l’indiffère. Pourtant, il est assez aisé d’éviter la chose, en suivant les bons conseils des connaisseurs, ou en se fiant à son expérience. Les libraires, les vrais, connaissent leurs clients et les produits qu’ils proposent. Certains bibliothécaires aussi. Les chroniqueurs spécialisés font un travail utile. En matière de polar, il y a des sites sur le web qui font «référence», Action Suspense en fait partie au même titre que k-libre et quelques autres. Même si parfois untel fait l’éloge d’un livre qui ne m’a pas emballé, ou au contraire «descend» un titre qui m’a plu, l’habitude permet de «lire entre les lignes» et de déduire des chroniques ce qui devrait me plaire. C’est vrai aussi des revues, comme “L’Indic” des Fondus au noir, qui font un travail approfondi par thèmes, aussi bien sur les textes que sur leurs auteurs. Ceux-là ne se contentent pas de faire l’éloge de tel ou tel best-seller, ils savent bien qu’en matière de livres quantité ne rime pas avec qualité, que c’est même c’est souvent le contraire. La pizza lauréate du prix de la meilleure pizza surgelée, ce sera peut-être une excellente pizza surgelée, mais ça restera une pizza surgelée…

Le droit de ne pas terminer un livre, lorsqu’on a pris la précaution de s’informer avant, devrait donc avoir peu d’occasion de s’exercer. Il n’en reste pas moins qu’il faut aussi découvrir, oser la nouveauté et l’inconnu. À chaque fois que je me rends sur un salon du livre, je fais des découvertes, souvent «au feeling». Il m’arrive alors de ne pas finir un roman, mais dans l’ensemble ça se passe très bien ! Je n’en dirais pas autant des pavés que je reçois parfois en service de presse, souvent abandonnés après quelques pages…

Bref, il reste à espérer que le droit de ne pas finir un roman survive, et ça tient entre autres à l’avenir de l’édition et en particulier à celui des librairies. Quand je vois les étalages des rayons livres des grandes surfaces et assimilés, je me pose des questions. À quand un label AOC pour les romans ?

Les droits du lecteur ? Parlons-en !

Un grand bravo, et mille remerciements aux auteurs qui se sont prêtés au jeu, en apportant chacun une touche personnelle à leurs réponses.

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commentaires

Or Pâle 29/11/2013 22:50

Magnifique cet article ! Bravo ! Je m'y retrouve forcément.
Je revendique le droit de ne pas lire Lionel Duroy (il le sait)...en le faisant lire à d'autres ! Et en le transformant lui-même en personnage de fiction. Je consacre un blog à cela d'ailleurs.
Pour les autres auteurs, mon bouledogue a déjà goûté à la littérature dont je n'ai que faire.
Bien à vous.
Or

Claude LE NOCHER 30/11/2013 06:20

Bonjour
Bravo, une idée de blog très inventive, qui ne peut que me séduire aussi. J'avoue que je ne n'avais jamais vraiment "prêté attention" à Lionel Duroy. Je vois qu'à côté de son œuvre perso, il est un ghostwriter productif :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Duroy
Si je devais avoir la même démarche, ce serait avec Jean-Philippe Toussaint. Un écrivain porté aux nues par beaucoup de lecteurs/lectrices, mais que je m'autorise à ne jamais lire. Ce qui n'est nullement un manque de respect, au contraire. Mais contrainte ne rime pas avec plaisir.
Merci d'avoir apprécié les textes des sept auteurs, que je n'avais pas choisis au hasard, car je sais quelle est leur tonalité d'écriture, leur état d'esprit. Ils m'ont d'autant plus épaté !
Amitiés.

Richard 08/09/2013 04:48

Merci mon ami Claude,
Une idée originale qui m'a beaucoup plu !
Et surtout pour la réflexion que ça a provoqué !
Amitiés

Claude LE NOCHER 08/09/2013 05:59

Bonjour Richard
C'est aussi une façon de montrer que le polar est vivant, réactif, souriant, et que les auteurs ont beaucoup de talent, y compris sur un petit exercice tel que celui-ci... Tu devrais tenter la même chose avec quelques auteurs Québécois, car ils ont aussi de l'humour et du talent.
Amitiés.

Yv 07/09/2013 13:44

Bonjour Claude, belles réponses auxquelles j'adhère en tout point, sauf à jetre un livre par la fenêtre -quoique Harlan Coben, c'est très tentant- parce ma rue est assez fréquentée et que je risque de créer un accident. Pour le reste, j'use des tous ces droits et pousse les lecteurs à le faire.
Amicalement,

Claude LE NOCHER 08/09/2013 05:55

Salut Serge
Bien qu'Action-Suspense soit actif 365 jours par an, et que cet été ait aussi apporté son lot de chroniques, cet idée quelque peu hors normes marque sans doute un début de saison littéraire, oui. Merci de ta fidélité. Après le nouveau Romain Slocombe et, déjà quelques titres de rentrée, j'essaie encore et toujours de dénicher les romans qui mérite un peu d'écho.
Amitiés.

Serge 31 08/09/2013 01:07

Salut Claude.
Beaux exercices de style... et manière originale de fêter la rentrée littéraire.
A te lire encore avec plaisir cette saison.
Amitiés.

Claude LE NOCHER 07/09/2013 15:47

Bonjour Yv
Cet été, j'ai quelque peu utilisé "le droit de relire", ce qui est aussi un plaisir. Quant à jeter un livre (ou le brûler, façon Pepe Carvalho), ce serait un déchirement... Oui, je trouve que le panel des réponses est très sympa. Il est vrai que ce sept auteurs-là (dont deux Nantais) sont des gens inspirés.
Amitiés.

La Petite Souris 06/09/2013 17:38

comment dire, c'est un plaisir intense similaire à celui d'une énorme cuillère de confiture faite maison que l'on mangerait en cachette cet article ! quelle belle initiative et surtout quelle originalité dans les réponses ! tu nous en refais quand tu veux des surprises comme ca !! un billet à marquer d'une pierre blanche !!! ;)

Claude LE NOCHER 06/09/2013 17:43

Salut Bruno
Pour en apprécier le goût rare, encore faut-il que cette "énorme cuillère de confiture faite maison que l'on mangerait en cachette" soit savourée de façon inattendue. Le côté "surprise" ajoute au doux parfum.
Encore une fois, merci pour nos z'amis z'auteurs.
Amitiés.

Oncle Paul 06/09/2013 14:27

Bonjour Claude
J'espère que tu as gardé d'autres réponses dans ta hotte mais déjà celles-ci me font plaisir d'autant que ce sont des auteurs qui les proposent et sont à même d'en être les victimes...
Amitiés

Claude LE NOCHER 06/09/2013 15:41

Salut Paul
A priori, c'est un "one-shot" mais il se peut que je renouvelle l'amusante expérience. Je me suis adressé à des gens qui possèdent un certain esprit inventif, voire tant soit peu ironique. Qui ne prétendent pas plaire à tout le monde non plus, donc lucides. Et, ma foi, j'aime beaucoup le résultat. Une façon de ne pas trop se prendre au sérieux, en somme.
Amitiés.

gridou 06/09/2013 12:01

J'avoue, tout comme Marc Villard, avoir offert un livre d'Harlan Coben - très mauvais, reçu via un service de presse- à quelqu'un que je déteste...Je pensais avoir le seul esprit assez tordu pour faire ça! ha ha!!
Je crois avoir lu "comme un roman" de Pennac mais je n'en garde aucun souvenir. Je pense qu'il m'autoriserait de bon ceur une relecture de son oeuvre.

Claude LE NOCHER 06/09/2013 15:36

Salut ma Gridou
Daniel Pennac est ce qu'on pourrait appeler un ami du polar, qui a d'ailleurs commencé sous la couleur du noir. Un auteur de belle qualité, lui. Quant à Harlan Coben, il n'a pas plus besoin de nous que nous n'avons besoin de lui. Chacun dans sa cour, et les pages (ou les vaches, j'sais plus) seront bien gardées. Offrir un médiocre livre à quelqu'un que l'on n'aime pas trop, ben tiens oui ça m'est arrivé... mais pas avec un roman de Marc Villard, c'est sûr.
Amitiés.

Herveline 06/09/2013 07:01

Excellent ton papier ! Personnellement je m'autorise d'allumer mon feu de cheminée avec tous les vieux poches invendables parce que défraichis, déchirés tâchés que des personnes intéressées m'ont abandonnés "gracieusement" sous prétexte que sinon ils iraient à la benne. De ne pas lire, oui évidemment ! même devant la pression d'éditeurs voire d'auteurs ! Non mais !
De sauter des pages ou de ne pas finir ? ça c'est très récent mais j'avoue ça commence à m'arriver. Le saut de page réside surtout dans le style de l'auteur pas dans le manque d'intérêt (dans ce cas je en finis pas) qui parfois rempli un peu trop inutilement les interlignes. Ne pas finir ? oui quand ça me tombe vraiment des mains mais c'est rare. Récemment c'est plus des romans de "littérature" dont j'ai bien senti l'intérêt en terme de conseil (en tant que librairie) mais que, par manque de temps, je ne m'autorise pas à finir... Sinon je suis assez d'accord avec le fait que lire n'importe quoi c'est déjà pas mal, jusqu'aux étiquettes des pots de Nesquik.
Pour le reste bien je crois que fait même tout et n'importe quoi dans la mesure où je suis une grande lectrice, j'ai au moins une fois rencontré toutes les possibilités évoquées.
Bise

Claude LE NOCHER 06/09/2013 07:31

Bonjour Herveline
Ce sont, en tout premier, ces sept auteurs qu'il faut féliciter. Car ils ont évité d'éventuelles platitudes, pour nous donner de belles réponses. Si je me suis adressé à celles-là et ceux-là en priorité, c'est aussi que je connais leur singularité. Des auteur(e)s à suivre, il faut le souligner.
Nous z'autres, dévoreurs de livres, il peut nous arriver de "faire l'impasse". En général, assez tôt, comme le dit Marc Villard. Parfois, je m'accroche... vainement, jusqu'à 60 à 70 pages, mais "ça ne va pas". Soit agacé par trop de passages inutiles, soit (et c'est pire)je ne trouve pas "l'intention de l'auteur". Donc, oui, j'y renonce, rare exception quand même. Le fait d'être un peu privilégié, d'avoir un très large choix, ça aide aussi à ne pas se tromper quand je commence un bouquin...
Amitiés.

Herveline 06/09/2013 07:04

Traduction de ma dernière phrase complètement illisible hihihi : "Pour le reste : eh bien je crois que je fais tout et n'importe quoi dans la mesure où je suis une grande lectrice, j'ai au moins une fois rencontré toutes les possibilités évoquées."

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