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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 04:55

Né en 1931, Jean-Paul Baron a connu une certaine notoriété sous le nom de Frédérick Tristan. Il a été récompensé en 1981 par le Grand prix du roman de la Société des Gens de Lettres pour Les tribulations héroïques de Balthasar Kober”. En 1983 pour La cendre et la foudre”, il a reçu le Grand prix du fantastique d'Avoriaz. Et Les Égares a eu le prix Goncourt 1983.

Si son œuvre est d'inspiration poétique, Frédérick Tristan écrivit aussi des romans policiers sous le pseudo de Mary London. Il s'agissait des Enquêtes de sir Malcolm Ivory, publiées aux éditions Le Rocher. Racontées avec limpidité, elles rappelaient les traditionnels romans d’énigme à l’anglaise, s’appuyant sur des intrigues simples mais bien construites. Les amateurs du genre n'étaient donc pas déçus, même si on n’évitait pas la caricature. Les petites méninges de sir Malcolm s’inspiraient des petites cellules grises” d’Hercule Poirot. Mais, puisque décors et ambiances étaient en harmonie avec des intrigues correctes, ces romans restaient divertissants et faciles à lire. En voici cinq exemples...

Mary London : cinq enquêtes de sir Malcolm Ivory

"Un crime sans assassin" : Londres. John Stone, 65 ans, est un avocat ultra conservateur, partisan de la peine de mort, égoïste et tyrannique avec ses proches. Le soir du 26 avril, il reçoit à dîner son vieil ami le docteur Terrings. Celui-ci, travailliste à l’esprit humaniste, est l’opposé de son hôte. Leurs discussions sont toujours vives. Sont également présents : Mrs Flora, épouse effacée de Stone ; Mark, le fils dilettante de l’avocat ; Jennifer, fille de Stone, et son mari Tom Hamilton, comptable ; et Mary Singh, ravissante Indienne qui est la secrétaire et la maîtresse de John Stone. Victime d’un empoisonnement criminel, l’avocat est sauvé par le médecin. Mais, un peu plus tard, il succombe d’une crise cardiaque à la clinique.

Sir Malcolm Ivory accepte une fois encore d’assister le policier Douglas Forbes. D’autant que Stone avait laissé un message pour qu’il soit prévenu en cas de meurtre. Tous deux interrogent les divers protagonistes, et sont présents à l’ouverture du testament. Jennifer ne cache pas son hostilité contre Mary Singh. Charmé par l’Indienne, Mark est plus nuancé. Sir Malcolm se pose des questions sur le docteur Terrings. La chronologie des faits semble établie. L’autopsie immédiate par le légiste de la police confirme la version du médecin. Mais la mise en bière et l’incinération ont été précipitées. D’autres indices flagrants vont bientôt amener l’arrestation de Terrings.

 

"La 7e victime" : Stéphanie Evergem, belge de 23 ans, rêvait du prince charmant. Elle a été étranglée dans son studio de Londres. Quand un jeune diplomate belge sollicite l’aide de sir Malcolm Ivory, celui-ci n’est guère enthousiaste. Quand même, il demande à son ami le policier Douglas Forbes de se renseigner. La victime fut étudiante à la Belgium Travel’s Scool, fermée depuis quatre ans à cause d’une affaire criminelle. Accusé des meurtres de deux élèves, le très pieux directeur se suicida dans les locaux de la police. Aveux implicites ou honte du scandale : on opta pour sa probable culpabilité. Chargés de le surveiller, le lieutenant Buster et un autre policier furent rétrogradés.

Interrogeant les témoins, sir Malcolm retient le nom d’un certain Aarshot. Cet homme assistait le prêtre à la messe dominicale. Il fut le confident de plusieurs étudiantes de l’école. On ne sait trop ce qu’il est devenu depuis. Les enquêteurs dénombrent finalement six victimes, assassinées selon la même méthode – dont quatre tuées après le décès du directeur. Confiné aux Archives, Buster n’apporte pas d’élément nouveau à sir Malcolm. Léopoldine est la dernière étudiante belge de l’école résidant encore à Londres. Bien qu’elle soit restée en contact avec Aarshot, elle ne s’estime pas en danger.

 

"Meurtre chez les collectionneurs" : Assommée, ligotée, bâillonnée, enfermée dans un sac, Catherine Howard est trouvée morte dans la Tamise huit jours après son décès. Cette spécialiste des religions âgée de quarante-huit ans possédait une collection rare consacrée au culte de Mithra. Le policier Douglas Forbes demande à sir Malcolm de l’aider. Les indices principaux sont une sorte de jeton marqué du chiffre 6 ; et le foulard ayant servi de bâillon, qui est un accessoire de magie. La précieuse collection a disparu. C’est Mme Howard elle-même qui l’a déménagée, assistée par son ami iranien Ali Sadr. Elle semblait contrainte de s’en séparer.

Mme Howard appartenait à un discret club de collectionneurs, aux passions diverses : l’hindouisme, les blasons, la magie, les pipes, l’ésotérisme, les gauchers. Ce sont autant de suspects. La victime portait le n°6. C’est dans la demeure de sir Bartolomew, le n°1, que se tenaient leurs réunions. Ayant trahi la confiance du club, Mme Howard fut sanctionnée par le groupe. On refuse de dire à sir Malcolm quelle faute lui fut reprochée. Il pense que sa mort n’est pas directement liée à cet incident. D’ailleurs, les membres du club ont tous un alibi. Le jeton n°3, trouvé dans le canot qui transporta la victime, peut être celui du coupable. Le foulard qui servit de bâillon pourrait désigner le passionné de magie...

Mary London : cinq enquêtes de sir Malcolm Ivory

"Le meurtre du chat" : Un dîner mondain chez sir Albert Church-Mountain se termine mal : son chat adoré est empoisonné par la dernière tranche du délicieux pudding. Sir Albert fait appel à son ami de jeunesse Sir Malcolm Ivory pour trouver le coupable. Il se demande si l’on visait le chat ou l’un des convives. Sir Malcolm interroge tout le monde : la rêveuse Lady Victoria, épouse de sir Albert ; Margaret, leur fille ; le pitoyable et révolté Paul, leur fils ; le cynique banquier Trickers ; Floris Turnbull, une dame obsédée par l’argent ; son fils John, passionné par une secte chinoise ; la cuisinière et le jeune employé.

Il apparaît que sir Albert méprise sa famille. Il ne s’intéresse qu’à ses inutiles recherches dans son laboratoire privé, et aux jeux d’argent. Deux passions coûteuses. Cela explique que sa fortune ait nettement fondu. Quant à Paul et Margaret, ce sont les enfants adultérins de Lady Victoria, pas les siens. Le banquier Trickers a été enlevé. Il est libéré contre une rançon élevée, versée à l’insu de Scotland Yard. Sir Malcolm ne croit pas au scénario trop parfait de cette affaire. Il suppose une manière habile de détourner une grosse somme. Car la banque connaît actuellement quelques soucis financiers. Sir Malcolm disparaît. Le policier Douglas Forbes s’inquiète. Il se sert des notes de son ami afin de poursuivre l’enquête. Il réunit chez sir Albert les invités du dîner.

 

"Le cadavre disparu" : Enfant trouvée, Victoria Christmas fut élevée dans un orphelinat religieux de Londres. Elle recevait une belle rente destinée à son éducation. Aujourd'hui, Victoria a environ trente ans. Un certain Joseph Moore lui donne rendez-vous. Elle le trouve mort, assassiné. Le temps de prévenir la gardienne de l’immeuble, le cadavre a disparu. Scotland Yard est alerté. Sir Malcolm Ivory accompagne le policier Forbes. Parmi les indices, une clé les conduit à la consigne de Victoria Station. Dans une mallette contenant des billets de banque, une lettre indique que le défunt Moore était le père de Victoria.

Sir Malcolm s’interroge sur cette mise en scène. L’enquête de police étudie les indices. Le nom de lord Chichester, puissant industriel, apparaît plusieurs fois. Sir Malcolm parvient à l’interroger, ainsi que son épouse, leur fille Ann, et le secrétaire de l’aristocrate, Angus Pendleton. L’origine de la fortune de lord Chichester remonte à trois décennies. Ses parents et son frère aîné furent victimes d’un douteux accident de voiture. Les témoins de l’époque ont été marqués par ce drame. C’est à l’orphelinat que sir Malcolm commence à comprendre...

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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commentaires

Cargir 24/03/2016 22:07

Bonjour à tous,

Je suis un grand lecteur des romans de Mary London, j'ai dû les lire presque tous. Je reviens donc aux romans de Mary London :

Avez-vous remarqué que le superintendant Douglas Forbes cite très souvent des propos de sa femme. En effet, il souvent des phrases de type : "Comme le dis souvent Madame Forbes, mon épouse....."

J'y vois là un sympathique clin d’œil au Lieutenant Columbo (avec Peter Falk) ! Mais je me trompe peut-être ! Qu'en pensez-vous ?

Claude LE NOCHER 27/03/2016 20:06

L'humour, les sourires, les allusions, ça contribue évidemment à notre plaisir de lecture.
Amitiés.

Cargir 27/03/2016 17:14

Merci, Claude, de votre réponse.

En lisant ces nombreux romans de Mary London, je n'avais pas saisi tout de suite cette dimension parodique des romans d'énigme à l'Anglaise.

Mais c'est vrai qu'il y a dans ces enquêtes de Malcolm Ivory un humour léger et très agréable.

Claude LE NOCHER 25/03/2016 05:57

Bonjour
Toutes ces enquêtes comportant une part de parodie du roman d'énigme ("à l'Anglaise"), ça s'applique assurément à l'exemple que vous évoquez... même si ce brave Lt Columbo est Américain (mais circulant dans une voiture française).
Amitiés.

Oncle Paul 15/06/2013 18:42

Bonjour Claude et bonjour Monsieur Philippe
Juste un petit mot pour signaler que Christian Jacq ne s'est pas contenté de signer J.B. Livingstone mais a aussi utilisé les pseudonymes de Christopher Carter aux éditions Robert Laffont pour la série des enquêtes de Lord Percival et en 1980/1981 sous le pseudo de Célestin Valois les cinq aventures de Basile le distrait
Bonne soirée

Claude LE NOCHER 15/06/2013 20:39

Salut Paul
Christian-Jacques était un grand cinéaste populaire français.
Quant à Christian Jacq, il parait qu'il écrit des romans qui se vendent.
Basile le distrait, Lord Percival, je vois très bien de quoi tu parles. Mais j'ai su les éviter. JB.Livingstone, survolé deux ou trois titres, sans conviction. On en trouve encore des pelletées dans les brocantes, je crois.
Amitiés.

Philippe 15/06/2013 18:22

Bonjour M. Le Nocher,

Puisque vous mentionnez incidemment les éditions du Rocher ( à Monaco ) cela me rappelle qu'elles éditaient aussi dans les années 1985 les enquêtes de l'ex-inspecteur Higgins par Jonathan Livingstone. Pseudo bien sûr tiré du roman pour enfants Jonathan Livingstone le goéland ( 1970 ) de Richard Bach. Ce n'est que récemment que comme tout le monde j'ai appris, à l'occasion de la réédition des enquêtes d'Higgins - avec désormais des inédits - , qui se cachait à l'époque sous ce pseudo. L'écrivain Christian Jacq, surtout connu pour ses ouvrages sur l'égyptologie.
J'achète régulièrement les histoires d' Higgins à présent publiées par J Editions.
En parlant de chat comme dans l'un des titres de Mary London, Higgins a un chat nommé Trafalgar ( comme la bataille gagnée en 1805 par les Anglais contre les Français grâce à l'amiral Nelson qui périt pendant le combat .

A propos de la Société des Gens de Lettres.
Je ne visite pas le site d'habitude. Mais il se trouve que je collectionne les livres de la série polar jeunesse de Jeanne Faivre d'Arcier chez Syros, dont le 3ème titre est juste paru, " Le secret des cabanes tchanquées " ( une cabane tchanquée est propre au bassin d'Arcachon, il y en a deux sur l'île aux Oiseaux ).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabane_tchanqu%C3%A9e
Et j'ai regardé l'article sur l'auteur, qui indique un lien vers le site de la Société des Gens de Lettres avec un article qui lui est consacré.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Faivre_d%27Arcier

http://www.sgdl-auteurs.org/jeanne-faivre-darcier/index.php/pages/Biographie

Je pense que Howard étant un patronyme anglais courant, il se trouve que Mary London l'a choisi comme ça comme nom de la victime Catherine Howard dans " Meurtre chez les collectionneurs " .
Je ne crois pas que ce soit un clin d'oeil à Catherine Howard, la 5ème des 6 femmes du roi Henry VIII d'Angleterre et la seconde des deux ( après Anne Boleyn, la mère d'Elizabeth 1ère ) qu'il ait faite décapiter à la Tour de Londres ( pour adultère pré-marital, curieuse conception qui existait alors ).
Mais ce nom me donne l'occasion de citer un article du site Executed Today :

http://www.executedtoday.com/2013/05/27/1541-margaret-pole-countess-of-salisbury/

Thanks for the guest post to Nancy Bilyeau, the author of The Crown and The Chalice, thrillers set in Tudor England. The main character is Joanna Stafford, a Dominican novice.

www.nancybilyeau.com

http://nancybilyeau.blogspot.fr/
( Site en anglais comme on s'y attend, mais se terminant en .fr )

Cet article m'avait donc appris l'existence d'une série de romans de polar historique par Nancy Bilyeau qui a l'originalité de se dérouler dans l'Angleterre des Tudors au 16ème siècle et surtout de mettre en scène comme enquêtrice Joanna Stafford, une religieuse novice de l'Ordre des Dominicains.

Le nom Chichester est peut-être assez courant aussi, mais pourrait être un clin d'oeil à Sir Francis Chichester, le célèbre navigateur battu par Eric Tabarly en 1964 ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Chichester

Tabarly, encore un Breton ( sauf votre respect M. Le Nocher ), né à la Trinité-sur-Mer comme Jean-Marie Le Pen ( et au passage ses bateaux ont été baptisés par lui Le Pen Duick, Le Pen voulant dire la tête en breton ).

Dans " Meurtre anglais à Deauville " , l'une des femmes tente de tuer l'autre avec un kriss malais ?
A propos de kriss, il y a eu autrefois à la télé un feuilleton néerlandais diffusé en France : " La malédiction du kriss pusaka " .

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mal%C3%A9diction_du_kriss_pusaka

http://en.wikipedia.org/wiki/De_Kris_Pusaka

Cordialement

Claude LE NOCHER 15/06/2013 20:32

Bonjour Philippe
D'abord, une rectification : Eric Tabarly était né à Nantes. C'est parce qu'il trouva un chantier naval compétent à La Trinité-sur-Mer, que se développa l'activité nautique de la voile dans cette bourgade. Jusqu'à là, la pêche et l'ostréiculture y étaient les seules activités. Aujourd'hui, la commune est dirigée par des gens "importés", plus guère de natifs. Quant à papy Le Pen, son attachement à La Trinité n'était que fictif. Le qualifier de Breton reste une insulte pour beaucoup d'entre nous. Pen-Dick signifiait "petite mésange à tête noire", et non pas "Tête de nœud nazillon", comme M.Le Pen.
J.B.Livingstone, ça sentait le pseudo-maison, je m'en souviens. L'Oncle Paul nous en dit davantage, ci-dessous. Franchement, autant il était plaisant de lire les Mary London, autant j'ai trouvé pesants les deux ou trois Livingstone que j'ai lus. (Ce n'est qu'une impression personnelle, pas un jugement : des tas de gens achètent Christian Jacq.) Au point de ne rédiger aucune fiche, sans doute parce que je les ai abandonnés en cours de lecture ? Quant aux intrigues antico-égyptiennes, il vaut mieux lire Paul Doherty, à mon avis.
Nancy Bilyeau nous est parfaitement inconnue en France, après trois romans publiés aux Etats-Unis. Oh, on finira par la traduire, mais j'ai déjà évoqué mes réticences au sujet de certains "polars historiques" qui sont des romans sans réelle intrigue polar.
Ne voyez dans toute cela aucune sévérité, ni envers Christian Jacq, ni autres. Restons dans la légèreté des romans signés Marie Londres.
Amitiés.

Oncle Paul 15/06/2013 14:48

Bonjour Claude
Le genre de roman idéal pour les vacances ! Et cela fait du bien de s'immerger de temps à autre dans du suspense bon enfant
Amitiés

Claude LE NOCHER 15/06/2013 16:29

Exactement, mon cher Paul
Je ne déteste pas la noirceur (voir récemment "La ville rouge", excellent roman), mais j'alterne assez souvent avec des livres moins sombres. Très faciles à lire, les intrigues signées Mary London l'étaient assurément. Sympathiques et divertissants romans.
Amitiés.

Patrick 15/06/2013 09:35

Il me semble avoir un roman de cette collection ; je chercherai...
Bon samedi , Sam dit...:)
amitiés...

Claude LE NOCHER 15/06/2013 11:22

Oui, Patrick, il y a eu quelques titres réédités chez Pocket, voilà près de dix ans. Des romans sans prétention, mais pas désagréables.
Amitiés du samedi.

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