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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:49

 

Les 5, 6 et 7 octobre 2012, Noisy-le-Roi (Yvelines) présente son Salon du Polar. Organisé par le Comité d’Activités Culturelles, en partenariat avec la Bibliothèque "Lecture et Culture" et l'Accueil de Loisirs de Noisy-le-Roi. Parrainé par Marc Villard, ce salon se déroulera dans la salle du Relais et dans les deux salles des Anciennes Écuries, en présence de nombreux auteurs de livres policiers pour jeunes et adultes. Entrée libre et gratuite.

NOISYleROILes auteurs annoncés :

Maïté BERNARD, Pascal BRESSON, Claude CANCES, JC CHAUZY, Gérard COQUET, Thierry CRIFO, Guillaume DALAUDIER, M.A GRAFF, Benjamin GUERIF, Gisèle GUILLO, Charles HAQUET, Graham HURLEY, Marc S. MASSE, Hubert de MAXIMY, Nathalie MICHAU, Catherine MISSONIER, Gérard MONCOMBLE, Anne-Laure MORATA, Lorris MURAIL, JP NAUGRETTE, Chris NERWISS, Pierre OTTAVI, Guillaume PREVOST, Anne SECRET, Marc VILLARD.

Des policiers du 36 Quai des Orfèvres proposeront une exposition, une reconstitution de scène de crime, un atelier de prise d’empreintes, des débats, des lectures scénarisées…

AU PROGRAMME

Des dédicaces, rencontres de vos auteurs favoris - Des tables-rondes, débats, café-polar, carte noire à nos invités - Des projections de films - Des expositions au relais et aux anciennes écuries - Des animations gratuites pour petits et grands - Et un troc-polar permettra aux visiteurs d’échanger leurs livres et leurs impressions de lecture…

 

D’autre part, deux prix "Centaure jeunesse" et "Centaure noir" seront décernés à des romans édités et élus par les lecteurs noiséens. Ces deux prix sont dotés de quelques centaines euros et de trophées.

Prix Centaure noir (Le jury est composé de 15 personnes dont 12 lecteurs de la bibliothèque). Les titres en lice :

- « Moskova » de Anne SECRET chez In8 ;

- « Exit Vienna » de JP NAUGRETTE chez Visage vert ;

- « Malfront, les fantômes de la combe » de Gérard COQUET chez In octavo ;

- « Lignes croisées » de Thierry CRIFO chez Au-delà du raisonnable.

Prix Centaure jeunesse (décerné par des enfants). Les titres en lice :

- « Dan Martin fait son cinéma » de Lorris MURAIL chez Gallimard jeunesse ;

- « Les Cm1 en classe mystère » de Catherine MISSONNIER chez Rageot ;

- « Romain Gallo contre Charles Perrault » de Gérard MONCOMBLE chez Milan poche.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 05:27

 

Dans la collection Petits polars du Monde, l’excellente Sylvie Granotier signe un texte au charme vénéneux, Le temps égaré.

Michel Demérand est chef comptable à la compagnie d’assurance La Providence. Quadragénaire, bel homme attirant, cheveux noirs coiffés en arrière, gros poste à responsabilités, costume anthracite et tenue de rigueur. GRANOTIER-2012-ppmIl est très amoureux de sa compagne, Marianne, âgée de vingt-six ans, secrétaire dans la même société. Il a mis trois semaines pour la séduire, avant qu’elle ne s’installe chez lui, rue Cadet. Michel est un peu possessif, sans doute, car Marianne ne laisse insensible aucun regard masculin. Moi, j’adore les sandales plates, les couleurs flashy, les jupes qui volent et les boucles d’oreilles à étages. Elle possède une sensualité naturelle, une liberté à l’opposé du conformisme de ces milieux. Peut-être pas le couple le mieux assorti qui soit, Marianne pouvant paraître futile pour le sérieux Michel. Néanmoins, une relation satisfaisante. Pourtant, Michel a senti que ça se dégradait entre eux. Puis, il a trouvé le journal intime de Marianne.

De l’automne précédent jusqu’à ce mois de juin, elle a rencontré fréquemment un amant, âgé de trente ans. Il est marié, n’a aucunement l’intention de quitter son épouse, mais ça ne semble pas déranger Marianne. Depuis de longs mois, ils se donnent rendez-vous Gare d’Austerlitz. La jeune femme l’attend avec impatience. Ils vont à l’hôtel, se promènent dans des coins de Paris où ils ont peu de risques de croiser Michel. L’amant a fait découvrir à Marianne un endroit insolite, à La Salpêtrière. Et puis, clandestinement, ils se retrouveront pour des week-ends à Orléans. C’est du bonheur pur qu’exprime Marianne dans son journal intime. Elle craint que Michel ne trouve ce carnet. Elle le cache mieux, mais son compagnon déjoue ses modestes ruses. Cette fois, Michel a décidé qu’il ne la laisserait pas partir avec cet amant inconnu. Il se servira des confidences de Marianne dans son journal pour la supprimer…

 

Si, pour le grand public, Sylvie Granotier est avant tout comédienne, les lecteurs de polars connaissent en priorité ses qualités de romancière. Elle a été publiée dans la Série Noire, chez Baleine. Plusieurs de ses subtils suspenses sont parus aux éditions Albin Michel, tels Double Je, Belle à tuer, Tuer n’est pas jouer ou La rigole du Diable en 2011. Dans ce texte court, on retrouve avec un grand plaisir toute sa finesse d’écriture. La narration est tout le contraire de linéaire, entre extraits du journal de Marianne et réflexion personnelle de Michel. Histoire d’un couple actuel improbable, dessinée en peu de phrases mais avec précision. Histoire criminelle aussi, au dénouement quelque peu ironique. Avec des clins d’œil au film Vertigo (Sueurs froides) d’Alfred Hitchcock. Belle occasion de lire Sylvie Granotier, auteure trop rare pour ceux qui aiment sa maîtrise d’intrigues doucement perverses.

Les treize titres de cette collection : Didier Daeninckx (Les négatifs de la Canebière), Jean-Bernard Pouy (Ce crétin de Stendhal), Marc Villard (Tessa), Dominique Sylvain (Parfums d’été), Caryl Férey (Famille nucléaire), Alexandra Schwartzbrod (Momo), Chantal Pelletier (Crise de nerfs), Franck Thilliez (Le grand voyage), Michel Quint (Triste comme un enfant), Tito Topin (Un été 22), Marcus Malte (Les Indiens), Sylvie Granotier (Le temps égaré) et Pierre Pelot (Roman de gare).

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 05:25

 

Le jeune Antoine Perchaux découvre Paris, dans les années 1950. Pour quelquun qui a passé sa vie à Auxerre, Paris est une sorte d’enfer gris. Tout va trop vite. Ce provincial essaie de s’y acclimater au plus tôt, marchant dans les rues, évitant d’abord le métro. Antoine n’est pas venu dans la capitale sans raison. Son père s’est suicidé, ruiné par un certain Robert Mondcamp, qu’il désigne dans une lettre d’adieu à son fils. Loustal-GottingAntoine a bien l’intention de venger son père, en poignardant l’escroc en question. Retrouver Mondcamp à Pigalle n’est guère difficile, grâce à son numéro de téléphone. Muni de son adresse, il pourrait tout simplement le surprendre à son domicile. Mais le jeune homme préfère l’observer avant. Dans le quartier, Mondcamp semble connu de tous. C’est à l’académie de billard où sa cible à ses habitudes qu’Antoine s’arrange pour prendre contact. Tout en espérant que ses saignements de nez d’émotif ne trahiront pas son trouble.

Mondcamp sympathise bientôt avec Antoine. Il a besoin de jeunes débrouillards tels que lui pour ses arnaques en tous genres. À tout moment, Antoine craint que Mondcamp découvre sa véritable identité. Le jeune homme trouve sa place dans le monde interlope nocturne de Pigalle. Il devient ami avec Betty, un transsexuel qui se produit dans les boîtes de nuit du quartier. Mais c’est une jeune fille au manteau jaune, Caroline, dont il tombe vite amoureux. Parmi les combines mises au point par Mondcamp, Antoine attire les demoiselles pas trop farouches afin de faire des photos coquines. Une autre s’avère plus fructueuse, quand il s’agit de vendre des faux visons à des dames trop crédules. Ou bien, le coup de la pendule ancienne, qui rapporte pas mal de bénéfice aussi. Antoine prend-il goût à cette vie, à ces escroqueries bien payées ? En tout cas, il se sent maintenant incapable d’assassiner Mondcamp, comme il l’avait projeté…

 

Jean-Claude Götting au scénario et Loustal pour les dessins s’inspirent de l’esprit des polars français de l’après-guerre. Dans cette histoire, ce ne sont certes pas des truands de grande envergure qui sont mis en scène. Pas de braquage violent, mais ces multiples arnaques dont vivait alors toute une faune de petits caïds et de voyous sans scrupules. Le visage du Paris de l’époque est fort éloigné de celui que nous connaissons, ce que le graphisme de Loustal rend de belle manière. Inutile de vanter la qualité de son trait, parfois simplifié, parfois plus précis, toujours dans le ton du scénario. Par nature, celui-ci utilise quelques clichés, nostalgie oblige, mais reste solide et bien construit. Une bédé polar à suspense très réussie.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 05:19

 

Basées à Saint-Étienne, les Éditions du Caïman présentent un petit catalogue de polars fort intéressant. Après “La guerre a son parfum” de Jean-Louis Nogaro, “Alpes noires” de Philippe Paternolli, et “Gurs 10.39” de Patrick Amand, voici “Les six naïades” de Laurent Corre.

Avril 2000. Vivant à Lyon, le commissaire Marling et le journaliste Brawner sont de vieux complices, lorsqu’il s’agit d’enquêter sur des affaires obscures. Le policier compte sur l’intuition de son ami qui, il est vrai, ne manque pas d’instinct. CORRE-2012C’est à Lille que le duo est appelé par le commissaire Vernaekel pour exercer son talent. Le crime apparaît simple : Emmanuel Tardy a assassiné Édouard Feldmann avant de se suicider. Ces deux octogénaires ne semblant pas se connaître, il s’agit donc de découvrir le pourquoi de ce crime. Brawner et Marling commencent par visiter l’appartement de la victime. Des photos de jeunesse de Feldman laissent une curieuse impression au journaliste. L’homme avait alors le même regard froid que Klaus Barbie ou Josef Mengele, nazis notoires. Certes, Feldmann venait d’Autriche quand il s’installa dans la région après la guerre, mais il pouvait aussi être Juif.

La police surveille de près l’association SGT, un groupuscule néo-nazi. Adrien Kampf et ses quelques comparses n’ont guère d’influence, mais les fanatiques restent un danger potentiel. Le duo est ne tarde pas à interroger Kampf. Celui-ci joue profil bas, affirmant n’avoir rien à cacher et n’être nullement mêlé à l’affaire. Brawner et Marling se rendent ensuite chez Tardy, l’assassin, qui était peu liant selon le voisinage. Peintre amateur, l’homme signait des tableaux assez primaires, sauf celui intitulé “Six naïades”, chargé d’émotion. Tardy fut autrefois séduisant, dans le genre Aryen, au point que le journaliste se demande s’il ne s’est pas trompé de nazi. Quand il revient seul sur les lieux, Brawner s’aperçoit qu’il existe sous la maison une étrange pièce quasiment indécelable.

Kampf tient à montrer que Feldmann n’était pas de ses amis. Il produit un article soulignant les convictions anti-racistes de Feldmann, éminent membre d’une association d’aide à l’enfance. Le duo d’enquêteur explore le grenier de Tardy, non sans s’interroger encore sur le fameux tableau. Pour obtenir une explication sur certaines cartes perforées, ils vont devoir faire un détour par Montpellier. Un ami expert confirme leurs soupçons. Six cartes, si naïades, probablement pas de hasard. Adrien Kampf aurait dû se souvenir que la passion des armes n’est pas sans risques. Surtout si, muni d’un Walther P38, le tireur est précis. C’est à Wambrechies que Brawner et Marling vont rencontrer le seul qui détienne toute la vérité sur Feldmann, Tardy et les “Six naïades”.

 

On pouvait déjà suivre la même paire de personnages dans “L‘inconnu de Lyon”, publié en 2008 chez Ravet-Anceau, collection Polars en Région. Leurs aventures sont racontées par le journaliste Frédéric Brawner, qui n’est pas aussi sûr que son compère de son intuition et de ses hypothèses. L’auteur ne nous cache pas bien longtemps la toile de fond de l’affaire. Le thème n’est pas innovant, mais joue sur bon nombre d’incertitudes et de questions. Laurent Corre nous offre un exercice de style très réussi autour de la mitraillade visant la maison de Tardy. D’ailleurs, l’ensemble du récit est bien construit, avec une fluidité qui rend très plaisante la lecture. Cette histoire s’inscrit dans la meilleure tradition des romans d’enquêtes, s’appuyant sur de noirs évènements du passé. Un suspense sympathique, qui ne décevra certainement pas ses lecteurs.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:17

 

Le Grand Prix de Littérature Policière 2012, domaine français et domaine étranger, a été attribué officiellement ce mardi 25 septembre aux romans suivants :

 

Prix roman français : "Arab jazz" de Karim Miské, Éditions Viviane Hamy (Chemins nocturnes), 2012.

« À Paris, le 19e est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher, GPLP-2012-1restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien… Seul Ahmed Taroudant demeure à l’écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars… jusqu’à ce qu’il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de son balcon. Il comprend vite qu’il constitue le coupable idéal. L’horreur de la situation l’extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieu tenants de la Crim’ qui mènent l’enquête, la flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s’enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l’influence s’étend jusqu’à New York ?

Quel rôle joue le Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?»

Le second titre le mieux classé étant : "Je tue les enfants français dans les jardins" de Marie Neuser, L'Ecailler (Noir & polar), 2011


Prix roman étranger :
"Le diable, tout le temps" de Donald Ray Pollock, Albin Michel (Terres d'Amérique), 2012.

GPLP-2012-2« Dès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.

De l'Ohio à la Virginie Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l'enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d'horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s'il ne doit rien épargner à son fils Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Toute d'ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages à la fois terrifiants et malgré tout attachants. Le diable tout le temps n'est pas sans rappeler l'univers d'écrivains tels que Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy».

Le second titre le mieux classé étant "Au lieu-dit Noir-Étang" de Thomas H. Cook, Éd.Seuil (Seuil/Policiers), 2012

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 05:09

 

Chez Actes Noirs, 404 not found d’Hervé Decca nous ramène en 2005. Stephan Arénas est alors policier à Villeneuve-Saint-Maur. Pour résoudre son problème de couple, il cherche à devenir commissaire, mais ce n’est pas gagné. Bien qu’en proche banlieue parisienne, les habitants d’ici se sentent loin de Paris. DECCA-2012En particulier ceux de la cité Presov, grand ensemble de tours et d’immeubles, qui périclite au fil des ans, surtout depuis que la Cimenterie a fermé. Ne restent que le Maximarket et le Lycée Ravel, école où quelques profs motivés côtoient ceux qui ne le sont plus du tout. La scolarité d’élèves comme Lila Mezouani, qui admire sa prof de français en 1ère, Mme Castelli, c’est encourageant. D’autres, telle Hélène Glauce, s’enfoncent dans un refus agressif de tout enseignement.

Et puis, il arrive qu’une élève disparaisse, sans qu’on puisse réellement savoir s’il s’agit d’une simple fugue ou d’une affaire criminelle. C’est le cas de Déborah Brahmi, âgée de quinze ans. Arénas enquête sur cette disparition avec sa collègue Dorothée. Ayant eu une jeunesse agitée, la jeune policière pratique la boxe. Pas inutile dans ces quartiers. Le flic Bonnal est également associé à ces investigations. Au nom de son expérience, il est nettement moins tolérant qu’Arénas et Dorothée. Il y a aussi Karim, policier s’occupant de l’informatique. C’est lui qui va fouiller l’ordi de la disparue, y trouver son blog où elle affiche des photos sensuelles. Entre les rapports scolaires négatifs sur Déborah et le témoignage d’Hélène, qui affirme ne pas être responsable de la disparition de son amie, les enquêteurs finissent par dénicher quelques pistes. Plusieurs jeunes hommes, peut-être suspects.

Des incidents se produisent autour du Lycée Ravel. Des jeunes de la cité de La Grange-aux-Loups affrontent ceux de Presov, sans véritable prétextes. Surveillée par son frère Hicham, mandaté par leur père inquisiteur, Lila aspire au goût de la liberté avec Mamadou. Pourtant, ils sont trop différents pour qu’un clash ne se produisent pas entre eux. Arénas et Dorothée interroge Christopher le Canadien, prof assistant, qui nie toute intimité avec la disparue Déborah. Il y aurait encore un beau gosse nommé Landry Guérin, pas facile à retrouver. Ainsi qu’Ahmed, un jeune aujourd’hui professionnellement inséré, qui donna des cours de maths à Déborah. Les incidents violents causent des victimes, la tension monte dans ces quartiers, risquant de toucher des innocents. Surtout si un flic nerveux tel que Bonnal s’en mêle. Arénas et Dorothée poursuivent l’enquête, vaille que vaille…

 

Voilà un roman noir sociétal, sur un sujet perpétuellement sensible, les quartiers des banlieues et leur univers compliqué. L’année n’est pas choisie au hasard. On se souvient des émeutes de l’automne 2005. Comme le suggèrent dans l’histoire certains pessimistes, la situation n’est pas prête d’évoluer. Malgré ceux qui, sans naïveté ni complaisance, cherchent sur place des solutions concrètes, les bonnes volontés s’essoufflent parfois. Terreau idéal pour toutes sortes de délinquances, l’auteur ne le nie pas. Il nuance avec justesse le propos. On le voit avec la notion de protection, dans un cas précis. Il insiste aussi sur ce décor qui encourage si peu le moral de ses habitants, à de rares exceptions près.

L’ambiance réaliste crée ici une part de trouble ou de malaise, nécessaire pour imaginer le quotidien en question. Très léger reproche, il n’était pas indispensable d’en rajouter avec les soucis familiaux du policier Arénas, le contexte étant déjà chargé. Noir polar qui témoigne sans prétendre donner des réponses, qui constate un fait de société. Un roman actuel, de belle qualité.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 07:40

 

moshi-1e couvC’est une nouvelle revue intitulée "moshi moshi", (allo, allo en japonais) qui se veut décalée et décapante. Elle vous fera découvrir à chaque numéro, des artistes talentueux : écrivains, illustrateurs, peintres, photographes, graffeurs. Pour le n°1, dont Gérard Forche est le parrain, la team vous a mijoté des rubrics-à-brac, Morgane a concocté des couv' sublimes, Simon a malicieusement illustré quelques articles. Donc, en résumé, voilà le sommaire : L'atelier "J'aime pas Noël", Tous les coups sont permis, Zoom sur Gérard Forche, Le feuilleton "Cherchez l'auteur", La p'tite chronique de Patrick, Mon style ma bataille, Le coup de pouce, La petite fable de l'oncle Paul, Po-M-rock, Le coup de fourchette, La calli de Morgane, sans oublier le bon d'abonnement et les infos incontournables...

 

Ce n’est pas du polar, mais un bel exercice de créativité. Cette revue n’est pas produite par un groupe de presse, juste par des passionnés et animée par la McGyver de la petite édition. Pour soutenir "moshi moshi" (3€ le numéro), on peut s’abonner pour 10€ (= 3 numéros, frais de port compris). On contacte Nelly Bridenne (5 rue Cazeau vieil, 33460 Arsac) ou encore ici :

nellybridenne@yahoo.fr

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 06:44

 

Les 19, 20 et 21 octobre 2012, le Festival Polar de Cognac donne rendez-vous à tous les amateurs de romans, bédés, films et téléfilms au Centre de Congrès La Salamandre. Le festival est l'occasion d'une compétion cinéma et télévision, mais aussi de découvrir des expositions.

COGNAC-2012L'une est consacrée à Francis Renaud. Dans son atelier, Francis Renaud vit de grands moments d'évasion et de liberté comme lorsqu'il est acteur devant une caméra de cinéma ou de télévision. Son art, des Skulls au pochoir sur toile et tags, est urbain comme des graffs sur les murs de la ville.

Une deuxième expo autour de Benoît Sokal : 35 planches originales pour trente cinq ans d'une carrière au service de la bande dessinée et du jeu vidéo avec comme point d'orgue son célébrissime «Canardo » (20 tomes à ce jour), ses one shot «Sanguine» et «Le vieil home qui n'écrivait plus», «L'île noyée» une enquête de Jack Norm et «Kraa» sa dernière création BD.

Et puis une expo hommage à Jean-Patrick Manchette. Le bureau de Manchette dans l’appartement de ce dernier : une vieille table, une machine à écrire, des cahiers remplis de notes, des stylos, les volutes de ses innombrables cigarettes, son fume-cigarette, son saxophone, la correspondance qu'il échangeait avec les romanciers qu'il appréciait, le tout sur un morceau de John Coltrane... A découvrir aussi, avant que l'album ne paraisse chez Dupuis, des planches de l'adaptation BD signée Max Cabanes de «Fatale», le roman de Jean-Patrick Manchette.

 

Samedi, à 10h : Carte Noire aux 100 ans de la CRIM' 36 Quai des Orfèvres avec Claude Cancès (ancien de la Crim' et ancien directeur de la police judiciaire de Paris) et Matthieu Frachon (journaliste et écrivain de «Histoire de la Crim», 100 ans de crimes, d'enquêtes et d'aveux») animée par Gérard Lapagesse.

Samedi, à 15h : Conférence sur «Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée», une enquête dans le 9e Art menée par Philippe Tomblaine d'après son ouvrage paru à l'àpart éditions.

Dimanche, à 10h : Hommage à Jean-Patrick Manchette, avec Doug Headline (son fils) et Jean-Pierre Bastid (son ami). Conférence de Maxime Vivas.  

Dimanche, en cloture du festival, projection du film «Nada» de Claude Chabrol d'après le livre « Nada » de Jean-Patrick Manchette, avec Fabio Testi, Mariangela Melato, Maurice Garrel, Michel Duchaussoy, Didier Kaminka, Michel Aumont...

 

Ce Festival remettra aussi ses récompenses pour la bédé, le cinéma, la télévision et les romans. Des séances de dédicaces et de signatures permettent de rencontrer les auteurs.

Bande Dessinée : Max CABANES CLARKE - Sébastien CORBET - Nicolas DUCHÊNE - GRIFFO - Jean-Louis LE HIR - Catherine MOREAU - Alain PAILLOU - SERA - Benoît SOKAL - Karl T - Philippe TOMBLAINE.

Roman / Document : Denis ALAMERCERY Claude CANCES - Jean-Pierre BASTID - Jean-Luc BIZIEN - Gilles CAILLOT - Vincent DESOMBRE - François-Xavier DILLARD - Christian DRILLAUD - Christian EGO - Matthieu FRACHON - Karine GIEBEL - Doug HEADLINE - Gérard LAPAGESSE - Peter MAY - Patrice MONTAGU-WILLIAMS - Joseph OUAKNINE - SIRE CEDRIC - Gérard STREIFF - Pascal VATINEL - Maxime VIVAS - Élisa VIX - Marc WILHEM.

 

Les bédés et polars sélectionnés pour la compétition :

BD « PRIX POLAR 2012 du MEILLEUR ONE SHOT »

« Ô dingos, ô châteaux ! » - TARDI MANCHETTE - Éd. Futuropolis

« Nocturnes » - CLARKE - Éd. Le Lombard

« Ghost » - MUTTI - CAJELLI - Éd. Ankama

« La commedia des ratés » - BERLION BENACQUISTA - Éd. Dargaud

« Clown » - Louis & Jean-Louis LE HIR - Éd. Mosquito

« Le tueur de la green river » - JENSEN CASE - Éd. Ankama

« Flics » - SERA Bénédicte DESFORGES - Éd. Casterman

 

ROMANS « PRIX POLAR 2012 du MEILLEUR ROMAN JEUNESSE »

COGNAC-2012« Peur express » de Jo WITEK - Actes Sud Junior

« Hate list » de Jennifer BROWN - Éd. Albin Michel

« Les effacés » de Bertrand PUARD - Éd. Hachette

« Karl » de Martial CAROFF - Éd. L'Archipel

« Anka » de Guillaume GUERAUD - Éd.du Rouergue

« Spiral » de Paul HALTER - Éd. Rageot

 

« PRIX POLAR 2012 du MEILLEUR ROMAN INTERNATIONAL »

« Sous la glace » de Louise PENNY - Éd. Actes Sud

« Les péchés de nos pères » de Lewis SHINER - Éd. Sonatine

« Depuis le temps de vos pères » de Dan WADDELL - Éd. du Rouergue

« Portes ouvertes » de Ian RANKIN - Éd. du Masque

« Le livre de Johannes » de Jorgen BREKKE - Éd. Balland

« La tristesse du samouraï » de Victor del ARBOL - Ed.Actes Sud

« L'appel des ombres » de Belinda BAUER - Fleuve Noir

« Les voix du crépuscule » de Lisa UNGER - Éd. du Toucan

« Le sang du suaire » de Sam CHRISTER - MA Éditions

« Le sixième homme » de Monica CHRISTENSEN - Éd. Gaïa

« Le braconnier du lac perdu » de Peter MAY - Éd. du Rouergue

 

« PRIX POLAR 2012 du MEILLEUR ROMAN FRANCAIS ou FRANCOPHONE »

« L'apparence de la chair » de Gilles CAILLOT - Éd. du Toucan

« Un avion sans elle » de Michel BUSSI - Éd. des Presses de la Cité

« La frontière des ténèbres » de Jean-Luc BIZIEN - Éd. du Toucan

« La porte de jade » de Patrice MONTAGU-WILLIAMS - Éd. Balland

« La nuit de l'accident » de Élisa VIX - Éd. du Rouergue

« Le premier appelé » de Christian EGO - Éd. du Toucan

« Juste une ombre » de Karine GIEBEL - Éd. Fleuve Noir

« Maudite soit-elle » de Vincent DESOMBRE - Éd. Scrinéo

« Un vrai jeu d'enfants » de François-Xavier DILLARD - Éd. Fleuve Noir

« Mélancolie des corbeaux » de Sébastien RUTES - Éd. Actes Sud

« Environnement mortel » de Pascal VATINEL - Éd. du Rouergue

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