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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 05:27

 

813-blogBeaucoup de visiteurs le savent, un certain nombre l’ignorent, je suis adhérent de l’association 813 - Les amis des littératures policières. Fondée il y a trente ans, elle regroupe près de huit cent membres, dont le but est de partager et de faire partager une passion commune : le genre policier dans toute sa diversité. 813 publie une revue, est présent sur des festivals, propose une active Liste de diffusion (équivalent d’un forum). 813 organise aussi des prix littéraires annuels. À la suite du vote des adhérents, sont décernés les Trophées 813 du meilleur roman francophone, Trophée 813 du meilleur roman étranger Michèle Witta (et de la meilleure traduction) ainsi que le Prix Maurice Renault (visant à récompenser un ouvrage critique ou d’étude, du nom de l’éditeur qui créa entre autres la revue Mystère Magazine).

Cette année, bonne surprise pour moi, Action-Suspense figure dans la sélection finale du Prix Maurice Renault. Je remercie celles et ceux qui ont eu la gentillesse de penser à me choisir.

Je suis heureux de côtoyer dans cette sélection mon vieux camarade Paul Maugendre et mes amis du noir magazine L’Indic. Certains ont a parfois dit que le blog de l’Oncle Paul et le mien étaient complémentaires. Notre point commun, c’est de ne pratiquer aucun ostracisme, d’être ouverts à tous les polars. Nous évoquons toutes sortes de romans, avec une pleine liberté de choix. Pour partager nos plaisirs de lecture… Faire vivre une revue comme L’Indic, dédiée essentiellement au roman noir, est un défi. C’est grâce à Caroline, Émeric et ce petit groupe de passionnés (pas tous Nantais), que dure cette belle initiative. Il est juste que l’on parle d’eux, car ils apportent au polar une tonalité analytique plus qu’intéressante.

Cette sélection finale du Prix Maurice Renault comporte un ouvrage majeur : Le «detective-novel» et l'influence de la pensée scientifique de Régis Messac. C’est une des premières thèses publiées sur le genre policier, en 1929. L’auteur fut un des rares à comprendre l’évolution de cette littérature, qu’il s’était créé une catégorie à part entière autour du roman policier. MESSAC-2011Trop longtemps, cet ouvrage remarquable (pour ne pas dire mythique) n’a pu être réédité. C’est l’an dernier, grâce aux efforts des admirateurs de Messac, qu’il est enfin paru en intégralité. J’ai eu le plaisir de lire cette thèse et de la chroniquer ici. Au côté du Dictionnaire des Littératures Policières de Claude Mesplède, c’est un des ouvrages que je consulte très souvent. S’il est un livre qui mérite le Prix Maurice Renault, c’est bien celui-là.

Pour le Trophée 813 du meilleur roman francophone, je choisis sans hésiter Monsieur le Commandant de Romain Slocombe. Choix plus difficile pour le Trophée du meilleur roman étranger, entre le puissant Bienvenue à Oakland d’Eric Miles Williamson et l’excellent Je reste roi d‘Espagne de Carlos Salem. Les adhérents de 813 ont jusqu’au samedi 3 novembre 2012 pour se décider. Merci encore à ceux qui ont voté pour qu’Action-Suspense accède à la sélection finale du Prix Maurice Renault.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 05:42

La rubrique “Boulevard du Polar” s'arrête sur ce dernier article.

Elle se justifiait moins, risquant de faire doublon avec les chroniques qui sont 100% écrites par moi. Mais ce ne sont pas les rubriques qui manquent, par ailleurs, chez Action-Suspense !

 

Je n’ai pas la prétention d’être capable de lire tous les polars parus récemment, tant l’actualité est riche. Parfois, je suis obligé de passer à côté de livres qui me semblent attirants, car d’autres titres m’appellent. Je suis pris de remords, quand je les laisse trop longtemps en attente. Et pourtant, j’ai tellement envie de parler de ceux-là aussi. En cette période de l’année, les vacances approchant, il y a des titres parfaits pour une lecture estivale. En voici deux, à découvrir...

 

Paris-DESFORGESChez MA Éditions, “Paraphilia” de Saffina Desforges s’inspire de la traque de Robert Black, tueur d'enfants qui a sévi en Angleterre dans les années 1980. Un suspense autour de la pédophilie, où il est aussi question de profilage, de l'influence des médias dans ce type d'affaires, de subjectivité du jugement, de l’utilisation détournée de la médecine et de la psychologie.

Rebecca, 10 ans, enlevée depuis plusieurs jours, est retrouvée morte dans une rivière. Après autopsie, il s'avère que la petite fille a été agressée sexuellement avant d'être assassinée. Sa mère, Claire Meadows, et son beau-père journaliste, Matthew Burford, sont anéantis. L'inspecteur David Pitman, un proche de Matt, est chargé de l'affaire. Il attribue rapidement au même meurtrier d'autres victimes, toutes âgées d'une dizaine d'années. Le mode opératoire est similaire : de fillettes pré-pubères enlevées près de chez elles en plein jour, sont retrouvées mortes dans les jours qui suivent, près ou dans un cours d'eau, agressées sexuellement et tuées par strangulation. A chaque fois, le meurtrier emporte un vêtement de sa victime, lave soigneusement le corps, ne laisse aucun indice exploitable par les médecins légistes et dépose dans le corps une carte de visite indiquant son identité, Oncle Tom. Peu à peu, l’assassin occupe le devant de l'actualité, commettant ses meurtres aux quatre coins du Royaume-Uni, n'épargnant ni les principales agglomérations, ni les villages les plus reculés. Une chasse à l'homme est lancée. Pour faire son deuil, Claire Meadows décide de mener elle aussi l'enquête pour tenter de comprendre ceux qui commettent ces crimes. Avec Matthew, ils vont mettre à jour une vaste machination

 

Paris-JAPPAuteure confirmée, Andrea H. Japp écrit des séries historiques, dontLa dame sans terrechez Calmann-Lévy, etLes mystères de Druon de Brévauxen trois volumes chez Flammarion. Après le premier tome des Enquêtes de M.de Mortagne (Le Brasier de Justice”, 2011), voici une nouvelle affaire :En ce sang versé(Éd.Flammarion).

Royaume de France, début du 14e siècle. Hardouin cadet-Venelle a été contraint de reprendre la charge de bourreau de son père, devenant à son tour M. Justice de Mortagne. La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s'il n'en tire aucune satisfaction. Un jour, tout bascule : il exécute une innocente. Se sentant pour la première fois complice de meurtre, il décide de faire, désormais vraie justice lui-même. Dans ce deuxième opus de ses aventures, il doit déterminer pourquoi Henriette, fille aînée et préférée du seigneur sous-bailli Arnaud de Tisans, devenue moniale à l'abbaye des Clairets, a été retrouvée étranglée à la porte du monastère. Crime crapuleux, sans doute, puisqu'on lui a dérobé les aumônes qu'elle avait collectées. Chargé d'enquêter, Hardouin commence à trouver étrange l'attitude de la mère abbesse, Mme de Gausbert. En dépit de son chagrin, de sa bonne réputation, celle-ci semble peu désireuse de les voir interroger ses filles. Parce que ce meurtre conduirait vers d'autres secrets ? Que vient faire dans cette histoire Mahaut de Vigonrin, accusée d'empoisonnements ? Hardouin devra menacer, brutaliser, faire chanter pour que justice soit faite...

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 05:21

 

Le roman d’Ange Rebelli et Jack Maisonneuve Gonzo à gogo (Tabou Éditions) s’adresse uniquement à un public adulte, aux amateurs de polars qui ont les idées larges sur les questions sexuelles.

D’origine corse, Ange Rebellini fut rockeur underground, avant de choisir un tout autre univers. Âgé de trente-huit ans, Angie est aujourd’hui un sex-reporter qui connaît toutes le facettes de la pornographie. REBELLI-2012Les moindres recoins du Bois de Boulogne, Pigalle et son ambiance, les clubs libertins, les vicieux collectionneurs, il s’intéresse à tout ce qui concerne le sexe. Avec Lola Joy et IVG (Isidore Violette-Gastinger), Angie réalise des séries de photos en plein air, dans les endroits les plus improbables. Ah putain, Angie, à quoi tu sers dans la vie ? Commis du vice ! Tu as laissé la vertu aux autres, mais ce n’est pas de tout repos s’avoue-t-il. Son employeur Fez, c’est le Citizen Kane du porno, patron d’un empire de presse de la fesse. Il mise actuellement sur le gonzo, ces petits films semi-amateurs, tournés à la sauvette. Peu de frais engagés, mais beaucoup de clients à la clé.

Angie n’ignore rien de la rivalité entre les deux pros du X que sont IVG et Douglas Pean. Pour en connaître les détails, il s’adresse à Gueule d’Amour, un obsédé du sexe et des vidéos rares. Certes, la cote de Douglas Pean a nettement baissé ces derniers temps, à cause de supposés problèmes d’érection. Mais il compte sur le tournage d’un nouveau film à Cannes pour relancer sa carrière. D’ailleurs, Fez a demandé à Angie d’aller faire un reportage là-dessus. Entre-temps, IVG a été hospitalisé après une agression. Difficile de croire que ces types venaient du milieu du X où, à défaut d’être propres, les relations sont clairement définies. IVG est un gars solide, qui s’en remet rapidement. Accompagnés de Lola Joy, Angie et lui se dirigent alors vers Cannes à bord d’une ambulance vintage qui sert de décor à quelques films gonzo durant le trajet. Fez doit rentabiliser leur voyage.

L’équipe de tournage autour de Douglas Pean est déjà en place, dans une villa de luxe. L’endroit appartient à une riche dame mûre. Son amant Max s’est improvisé producteur du film X en question. Ça ressemble d’assez près à une pétaudière, peuplée de jolies filles (dont la belle Zora) et d’hommes de toutes origines (dont le Serbe inquiétant Slobodan). Douglas Pean est nerveux, car il doit se montrer à la hauteur. En réalité, toute la maisonnée est sous tension. D’autant que la dame mûre a des héritiers qui n’aiment guère ce genre de frasques. IVG et Lola logent dans un camping des environs, tournant des gonzos dès que s’en offre l’occasion. Angie n’aimait pas l’idée que son ami IVG soit armé d’un gros flingue. Pourtant, si ça doit pétarader autour de lui, le sex-reporter aura bien besoin de munitions…

 

Un roman pour adultes, donc. Même si on est souvent plutôt dans la gauloiserie paillarde, que dans le salace dégoûtant. Le contexte présente une sorte d’état des lieux de la pornographie. Celle de ces quinze dernières années, allant de la VHS au DVD en passant par Internet. Celle du film X, de qualité correcte ou plus bâclés, tels les gonzos. Celle des pratiques sexuelles consentantes, brèves rencontres d’affamés de plaisir ou échangisme plus bourgeois. Le sexe est un bizness qu’il faut observer sans préjugés. Ce que font le cinéaste Jean-Pierre Mocky, interviewé dans la préface, et le romancier Abdel Hafed Benotman, qui a écrit la postface. Pour eux, l’obscénité n’est pas liée à la liberté sexuelle, mais davantage à nos sociétés.

Alors, bien sûr, l’univers ici évoqué ne respire pas le raffinement, avec le vocabulaire qui correspond, et des scènes sans fioritures. Ça reste malgré tout un polar sociétal, un peu plus cru que d’autres. L’intrigue n’est pas purement énigmatique, mais pleine d’action et de péripéties. Ce qui nous entraîne à bon rythme vers un final particulièrement agité. Mocky y voit même le genre Mickey Spillane avec des types hard dans une histoire hard, qui se canardent à tout va, les balles qui sifflent… Pas pour lecteurs chastes et pudiques, c’est certain. Mais pour tous les autres, oui.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 05:37

 

Réédité en poche chez Folio Policier, Vanilla Ride de Joe R.Lansdale est le sixième opus des trépidantes aventures de Hap Collins et Leonard Pine. Les deux partenaires sont entraînés dans un festival de situations hautement périlleuses, de péripéties pleines d’action, de scènes pétaradantes. LANSDALE-2012Le vocabulaire est "direct", le langage peu châtié. Regard sur la société aussi, quand un Sudiste dit avoir du mal à s’habituer au statut des Noirs :Le mouvement des Droits civiques, c’était quand déjà… voyons… au milieu des années soixante, non ? persifla Leonard. Et la Guerre de Sécession est finie depuis près de cent cinquante ans. C’est bien de voir que tu te mets à la page.Derrière la drôlerie, on trouve un solide scénario basé sur les meilleurs archétypes du polar. Voilà du roman noir jouissif, rude et animé, dans la grande tradition du genre.

 

À LaBorde (Texas), Hap Collins vivote de petits jobs auprès de la belle infirmière, Brett. Leonard Pine, son ami Noir, s’est reconverti comme agent de sécurité. Ils n’attendent qu’un signe pour reformer leur duo percutant. Policier Noir retraité, Marvin Hanson leur demande de récupérer sa petite-fille Julia, dite Gadget. Elle vit en caravane avec son petit ami Tanedrue et sa bande de médiocres dealers. Pas besoin de plan élaboré pour remplir cette mission. Hap et Leonard arrivent à No Enterprise, un bled texan où la Loi n’est qu’une vague notion. Sans perdre de temps en palabres inutiles, les deux experts en castagne embarquent Gadget, non sans avoir détruit le petit stock de drogue de Tanedrue et de ses tocards dealers. Toujours amoureuse, la jeune fille n’a guère envie de retourner chez Marvin. Peu importe, mission accomplie.

Pour Hap et Leonard, la vie reprend son cours normal. Sauf que Budd Conners, un des flics ripoux de No Enterprise, vient leur transmettre un message menaçant. En détruisant la drogue de Tanedrue, ils ont causé du tort à la Dixie Mafia. Issus de mouvement racistes radicaux, ces gens-là ne font pas de cadeau quand on touche à leur bizness. Réaliste, le duo insiste pour que Marvin et sa famille se mettent à l’abri. La belle Brett devrait faire de même. Dès le lendemain, Hap et sa compagne sont pourchassés en voiture par la bande de Tanedrue. Gadget fait d’ailleurs partie de l’équipée. Hap et Leonard n’en ont pas fini avec ces adversaires. Ils vont traverser quelques épreuves explosives…

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 06:43

 

C’est aux éditions Flammarion que Michel Quint a publié en ce printemps 2012 un roman pour les jeunes lecteurs, Le comédien malgré lui. Il s’y inspire de l’œuvre de Molière, dans une histoire d’aujourd’hui…

Baptiste Février est jardinier de métier dans la région de Lille. Comédienne, sa petite amie vient de le quitter. Suite à un malentendu, Baptiste est engagé par Régine Destremaux, une veuve très riche et fort séduisante. QUINT-AdosElle lui propose un beau contrat, pas comme jardinier mais en tant que comédien. Ingrid, vingt ans, la fille de Régine, est étudiante en médecine. Depuis le décès de son père, qui avait fait fortune dans les médicaments et la chimie, Ingrid reste muette. Voilà six mois qu’elle ne parle plus, qu’elle s’est fermée au monde. La mission de Baptiste sera de lui faire recouvrer la parole, grâce à des cours de théâtre. La culture du jeune homme se résume aux légumes et aux plantes, il n’a aucune expérience artistique. Néanmoins, c’est bien payé et Régine est ravissante, donc il accepte. Il va s’inspirer des livres de théorie théâtrale de son ex-compagne.

Baptiste s’installe dès le lendemain au château du Lierre, chez Régine. Il pourra compter sur la sympathie de l’intendant Victor. Quant à la cuisinière Toinette, elle est plus sceptique. La mutique Ingrid est encore plus jolie que sa mère, malgré un air méfiant : Seuls ses yeux sont extrêmement mobiles, des yeux gris ardoise d’oiseau qui guette le danger. Le château dispose d’un petit théâtre privé. Pour commencer, Baptiste propose à son élève de jouer des rôles d’hommes. Ingrid se révèle excellente comédienne, expressive et douée, bien qu’elle ne parle pas… Le futur mari de Régine, Roland Vallet, est un prétentieux qui se présente comme cinéaste. Il évoque même un projet de film, dont Ingrid tiendrait le rôle principal. Baptiste se dit que Roland veut à la fois épouser la mère et avoir l’amour de la fille, ce qui le contrarie sérieusement. Pas confiance dans ce Roland.

Baptiste continue à chercher le meilleur moyen d’apprivoiser la jeune fille, qui ne se montre nullement hostile à son égard, mais conserve le silence. Il organise une visite à l’école de théâtre où son ex-compagne fut élève comédienne. Une façon de l’initier à l’atmosphère artistique. Au retour, Baptiste s’aperçoit qu’Ingrid est la légataire de son défunt père. Certes, il n’y connaît pas grand-chose. Mais quand l’avocat des Destremaux passe voir Régine, Baptiste sent un problème. Faut que je mette la zizanie dans la famille pour faire exploser ce rempart de faux-semblants et de mensonges se dit-il. La meilleure solution qu’il ait trouvée, c’est que tous ses proches participent à une scène de théâtre collective…

 

On ne répètera jamais assez que Michel Quint n’est pas seulement l’auteur de Effroyables jardins. Un immense succès, qui ne doit pas cacher les autres belles facettes de son talent. N’oublions pas qu’il a été récompensé par le Grand prix de Littérature policière en 1989, pour Billard à l’étage.

On aura compris que ce roman destiné aux collégiens est une version actualisée du Médecin malgré lui de Molière. Non pas une simple adaptation sous forme de roman, mais une histoire personnalisée par l’auteur. Étant attaché à sa région Nord-Pas-de-Calais, il situe l’action à Lille. Ancien enseignant titulaire d’une licence de Lettres classiques et d’une maîtrise d’études théâtrales, Michel Quint est évidemment à l’aise avec son sujet. Ce qui offre, outre la fluidité narrative, un certain humour au récit. Il y a même de l’action, avec une course poursuite sur les toits du château. C’est dire qu’on ne s’ennuie pas un instant avec cette intrigue. Encore une belle réussite de cet écrivain, un livre pour les jeunes… et les moins jeunes.

Du même auteur, mes chroniques sur "Close-up", "Les amants de Francfort", "La folie Verdier".

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:47

 

Avis aux amateurs de nouvelles et de polars. POLARS-Monde"Une nouvelle inédite chaque jeudi" pendant treize semaines du 12 juillet au 4 octobre 2012, dans la collection "Les petits polars du Monde". Il s’agira de petit livres à 2 Euros, complémentaires au quotidien Le Monde (vendus séparément).

Des textes d’auteurs majeurs du polar : Didier Daeninckx (Les négatifs de la Canebière), Jean-Bernard Pouy (Ce crétin de Stendhal), Marc Villard (Tessa), Dominique Sylvain (Parfums d’été), Caryl Férey (Famille nucléaire), Alexandra Schwartzbrod (Momo), Chantal Pelletier (Crise de nerfs), Franck Thilliez (Le grand voyage), Michel Quint (Triste comme un enfant), Tito Topin (Un été 22), Marcus Malte (Les Indiens), Sylvie Granotier (Le temps égaré) et Pierre Pelot (Roman de gare).

Les illustrations des couvertures sont dues, également, à de grands noms (tel Loustal, pour le livre de Daeninckx). Belle initiative estivale ! Il ne reste plus aux passionnés qu’à réserver chaque jeudi leur exemplaire dans leur point de vente habituel, de mi-juillet à début octobre.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 05:34

 

Chez Actes Sud, Les damnés du back-office de Pablo Sánchez mêle noirceur et philosophie dans une histoire témoignant de notre époque.

Si César évolue dans le monde de la finance de l’Espagne actuelle, ce n’est pas à cause de l’appât du gain. Philosophe de formation, ce sont les stratégies faisant bouger ce milieu qui l’excitent. SANCHEZ-2012Sympathiser avec un conseiller atypique tel que Marcos Muñoz surnommé l’Anarchiste, aussi cultivé que lui, ça permet d’avoir un regard distancié sur le pouvoir et le rôle de l’argent. Exemple, le jeu de Marcos qui fait vendre et revendre un objet inutile, tout en gagnant de jolies sommes. Et puis, pas plus que César, Marcos n’est pas fasciné par leurs patrons respectifs. Le sien, Barrios, chef de la Fondation, est loin d’être admirable. Lezama, qui dirige la banque Trántor, le mentor de César, a eu naguère des ambitions politiques mais manquait encore de poids. Aujourd’hui, ses manipulations auprès des organismes internationaux restent mal compréhensibles. César est prudent à son égard.

L’agence Trántor de Barcelone est en crise. Avec ses onze employés, ce n’est pas la plus importante du groupe. Pourtant, question d’image, il faut vite y remédier. Lezama demande à César de remplacer là-bas Carvajal, le directeur dépassé par la situation. Le jeune cadre est conscient que ça va compliquer davantage ses rapports avec Eugenia, son épouse. Le cas de leur fils manquant, Jan, a creusé un fossé dans leur couple. Néanmoins, c’est bien ce genre de mission que César se sent capable de réussir. Certes, au téléphone, Carvajal se montre pessimiste. Une mauvaise ambiance règne dans l’agence de Barcelone. Celle qui aurait déclenché la sinistrose serait Yolanda Llorens, devenue folle, internée depuis. L’examen des CV montre à César qu’existe également un vrai problème de compétences. Sa capacité d’analyse sociale devrait lui offrir les bonnes solutions.

En arrivant dans la capitale catalane, César a déjà décidé d’agir comme Johan Cruyff. Le mythique entraîneur du Barça a su gérer cette équipe de foot afin d’en faire une des meilleures, César compte s’en inspirer. Aussitôt en place, assisté du comptable Alfredo, il licencie Betriu, le maillon faible de l’agence. Il serait logique qu’il évince aussi Sara, qui était l’amie de la folle Yolanda, dont l’ombre maléfique plane toujours sur l’agence. César a compris que Sara est intelligente, avec un fort potentiel mal exploité. Elle peut devenir son meilleur atout. Durant les quatre premiers mois, César poursuit ses ajustements. Non sans contrariétés persos, car Eugenia est devenue intime avec son collègue détesté Francesco. Si la situation de l’agence semble stabilisée, César doit lutter pour éviter l’échec final…

 

Il s’agit évidemment plutôt d’un roman sociologique que d’un pur polar. Pourtant, on pourrait y voir une illustration du milieu de la "criminalité en col blanc", aux activités financières masquées plus ou moins légales. Si cet univers est codifié, le respect des règles n’est que peu appliqué, comme l’ont prouvé des malversations et divers scandales autour des banques. Toutefois, l’auteur évite subtilement la démonstration caricaturale.

Son héros, César, garde des repères philosophiques face à l’argent et au pouvoir. Et il pense avoir un talent psychologique : Il faut savoir creuser avec dextérité dans l’écorce sociale (…) Je domine comme personne l’ingénierie sociale. Les entreprises sont pour moi des organismes transparents et jusqu’à un certain point simples; je détecte très vite leurs failles, leurs traumas, les prothèses dont-elles ont besoin. Je n’ai aucun mal à découvrir les intérêts humains. Insuffisant, car ce milieu est encore plus perverti qu’il ne le comprend. Son confrère Marcos Muñoz est, lui, un authentique cynique, au sens philosophique. Ce qui en fait un personnage marquant, pas du tout antipathique. Égratignant sévèrement le management, Pablo Sánchez nous raconte une histoire cruelle, ce qui la rend d’autant plus plausible. On n’est finalement pas très loin du roman noir, avec cet excellent titre.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 07:54

 

SIMENON-N1Georges Simenon reste évidemment un des auteurs majeurs de la littérature policière. Si l’offre est très complète autour de son œuvre en version livre-papier, elle s’élargit désormais à destination des amateurs de grands polars adeptes des liseuses et de l’Ipad, voici une belle initiative des éditions Omnibus. Depuis la mi-juin, une quarantaine de romans de Georges Simenon sont disponibles dans leur catalogue numérique. On en annonce une centaine d’autres d’ici la fin de l’année 2012.

 

Parmi les titres déjà présenté, notons des incontournables romans durs tels : Lettre à mon juge, Betty, L’horloger d’Everton, Les fiançailles de M.Hire, Les fantômes du chapelier, Le Président, Le chat, Le coup de lune, Trois chambres à Manhattan, Le train.

SIMENON-N2Bien sûr, le commissaire Maigret est présent dans ces versions numériques, avec entre autres : L’affaire Saint-Fiacre, Maigret à l’école, Le fou de Bergerac, Maigret et les témoins récalcitrants, M.Gallet décédé, Maigret et le clochard, etc.

 

Pour cette édition, les maquettes des couvertures ont été repensée, incluant la présentation d’origine. Un résumé permet d’introduire chaque roman, complété par la liste des principales adaptations télé et cinéma. Sans doute une excellente manière de redécouvrir Georges Simenon, pour les lecteurs adeptes de l'Ipad et des liseuses. 

Toutes les infos en cliquant ici.

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