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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:12
 

En ce début 2010, les éditions L’Archipel ont publié trois excitants suspenses. Coup d’œil sur ces nouveautés. Le premier titre oscille entre document et version romancée, mais entre bien dans la catégorie du suspense.

ARCHIPEL-1Douglas Preston & Mario Spezi : "Le monstre de Florence". Partenaire de Lincoln Child pour la série Pendergast, Douglas Preston a co-écrit ce livre avec un journaliste italien de La Nazione, Mario Spezi. Ce dernier a consacré une large partie de sa carrière a essayer de comprendre l’affaire du Monstre de Florence, qui s’étire sur de longues années. En août 2000, Douglas Preston s'installe non loin de Florence dans l'intention d'écrire un roman policier. Afin de tout savoir des méthodes et des techniques d'enquête de la police italienne, il rencontre Spezi, journaliste spécialiste des affaires criminelles. Celui-ci lui raconte l'histoire du Jack l'éventreur florentin, l'une des affaires criminelles les plus énigmatiques de tous les temps, toujours pas élucidée.

Entre 1974 et 1985, sept couples ont été assassinés alors qu'ils faisaient l'amour dans leur voiture au milieu des collines entourant la ville. Quatorze crimes, un nombre incalculable de suspects, des dénonciations, des folles rumeurs, des fausses accusations, plusieurs procès mais le coupable court toujours. Les ratages monumentaux de la justice sont ici mis en exergue. Les deux hommes décident alors de reprendre l'enquête et de démasquer le Monstre. Une enquête qui dérange en haut lieu, au point que Preston est accusé de complicité de meurtre, de détournement de preuves, de faux témoignage et d'entrave à la justice. On le menace d'arrestation s'il remet les pieds en Italie. Les choses vont plus loin encore pour Mario Spezi, que l’on accuse d'être lui-même le Monstre.

PLAQUE1Il est à noter que Preston et Spezi s’opposent au commissaire Michele Giuttari, dont ils critiquent vivement l’action dans cette affaire. Rappelons que ce même Michele Giuttari est l’auteur de deux excellents romans publiés en France : “Souviens-toi que tu dois mourir” et “La loge des innocents”.


ARCHIPEL-2Espionnage et terrorisme international sont au cœur du cinquième roman de Daniel Silva publié en France : "Le messager". Les faits se déroulent vers 2015. Gabriel Allon n'est-il qu'un paisible restaurateur d'oeuvres d'art spécialiste des maîtres italiens de la Renaissance ayant un faible pour Le Titien ? Derrière cette couverture se cache l'un des plus redoutables agents des services secrets israéliens. Ses domaines d'expertise : enquêtes très spéciales, kidnappings, interrogatoires, éliminations... Un agent dormant que sa hiérarchie réveille pour lui confier une mission de la plus haute importance : déjouer un attentat contre le pape fomenté par un groupe islamiste proche d'Al-Qaida. Gabriel découvre bientôt que ce groupe est financé par al-Bakari, un milliardaire saoudien. C'est donc lui que Gabriel décide d'éliminer pour priver les terroristes de tout financement. Pour percer la forteresse d'al-Bakari, Gabriel est aidé par Sarah Bancroft, jeune experte américaine de l'impressionnisme qui appâtera le milliardaire grâce à la découverte d'un Van Gogh jusque-là ignoré des marchands d'art. Mais Sarah est insuffisamment entraînée et naïve et son double jeu sera découvert...


ARCHPEL-3C’est un roman d’action riche en péripéties mouvementées que présente le Canadien Carsten Stoud avec "Black Water Transit". Propriétaire d'une grosse compagnie de transport international, la Black Water Transit, Jack Vermillon accepte la requête d'Earl Pike, ancien marine et psychopathe, qui lui demande de transporter illégalement au Mexique sa collection d'armes anciennes. Afin d'aider son fils Danny, un ex-junkie incarcéré pour trafic de drogue et vol à main armée, Jack dénonce Pike aux fédéraux. Mauvais choix, car l'arrestation tourne mal. Earl Pike abat quatre hommes avant de prendre la fuite. Peu de temps après, il contacte Jack pour lui dire qu'il sait qu'il a été vendu, par qui, et qu'il compte bien se venger... De leur côté, les fédéraux pensent que Jack les a doublés et l'arrêtent pour complicité. Mais Pike abat les agents chargés d'assurer son transfert. Jack se retrouve en liberté, mais avec toutes les forces de police à ses trousses. Son unique issue pour échapper à la vengeance de Pike consiste à prouver son innocence. Pour Jack, c’est le début d'une cavale sanglante... Avec tous ces ingrédients, voilà un roman "de poursuite" dans une tradition cinématographique, qui pourrait donner un film d'une belle intensité.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 07:17

Suspense et mystère ne sont pas les seuls éléments du nouveau polar de Yann Venner, “Cocktail cruel” (Éd. Le Cormoran, 2010). L’auteur situe l’action entre la Bourgogne et la Bretagne, deux régions pouvant avoir des points communs. Petit aperçu de cette intrigue…

Quadragénaire, Antoine de la Clairgerie est à la fois producteur de vins et de cinéma. Il possède un domaine vinicole dans la région de Beaune, dont les crus sont fort appréciés. Il fut un temps l’amant de la parisienne Pénélope, femme volontaire, spécialiste en management et coaching d’entreprise, intelligente mais plutôt glaçante. VENNER-2010-1Jusqu’au jour où il rencontre la femme de sa vie, la comédienne Isabella Elgé. Antoine lance avec succès le projet d’un film consacré à Marguerite de Bourgogne, incarnée par la jeune femme. Le jeune couple est désormais fiancé. Ils ont fait ensemble un délicieux voyage en Italie.
Le monde n’étant pas si grand, Isabella a un lien indirect avec Antoine. Celui-ci fut élevé par Jacinthe, étudiante en pharmacie qui avait épousé un vigneron local. De son vrai nom Isabella Le Gonidec, la comédienne est la nièce de Jacinthe. Surnommées “les vignoleuses”, sa tante Jacinthe et sa mère Philippine, pharmacienne retraitée, ont expérimenté en Bretagne divers produits à base d’algues. Aujourd’hui, elles commercialisent ces préparations argumentant sur leurs bienfaits curatifs.

À Beaune, le commissaire Létourneau et son jeune assistant Benoît sont chargés d’enquêter sur un meurtre. Une femme a été abattue par trois balles de pistolet 9mm dans une cave saccagée. Les policiers ne peuvent guère compter sur le témoignage du vieux vigneron à demi sénile chez qui on a tué la victime. Cet Ambroise Durelier n’est autre que le mari de Jacinthe, actuellement absente. Affaibli, il ne tarde pas à succomber. Il est normal qu’il ait subi un choc : la jeune femme assassinée n’est autre que sa nièce Isabelle Le Gonidec.
Pourtant, le commissaire Létourneau estime que le traumatisme n’explique pas tout. Il demande une autopsie précise de la victime et de son oncle. Averti du drame, Antoine est lui aussi choqué, se remémorant les heureux moments avec sa compagne. Il se souvient d’une fête réunissant bourguignons et bretons, où quelques invités furent pris de délires hallucinatoires. Létourneau envoie son adjoint Benoît en Bretagne, dans le Trégor, auprès du commissaire Le Tellier. Peut-être y glanera-t-il d’utiles renseignements.

L’autopsie révèle des traces d’empoisonnement chez Isabella et Ambroise. Près de Beaune, le village de Jobigny La Ronce connaît de curieuses perturbations. Le médecin du secteur les signale au commissaire Létourneau, sans pouvoir y apporter d’explication. Il faudra pourtant éclaircir toute cette affaire…

Le chassé-croisé des personnages ainsi que des scènes passées et présentes donnent à cette histoire la tonalité énigmatique recherchée. Toutefois, il ne faut sans doute pas l’aborder comme un strict roman d’enquête policière. D’abord, parce que c’est avant tout le plaisir d’écrire qui guide l’auteur, avec “un sens aigu des mots”. Aussi mêle-t-il des passages souriants ou tendres à d’autres, bien plus sombres ou denses. Et puis, sont abordés deux thèmes concernant, l’un les Côtes de Beaune, l’autre les algues en Bretagne. La fabrication du vin passe par le respect de la nature, même pour améliorer une production. Par ailleurs, on sait que les algues saines sont exploitables, mais il ne faut pas mésestimer le danger quand elles sont en putréfaction. On nous livre ici des précisions fort intéressantes. Yann Venner cultive son style personnel, nous proposant un suspense non formaté. Un auteur (et des romans) à découvrir.
Pour revoir l'interview de Yann Venner au sujet de son précédent titre : "Lumière pour les oubliés", cliquez ici. 

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:13

 

Jaillet-Mauves-2009Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Nicolas Jaillet ("Intruse", Hachette 2010 – "Sansalina", Ed.Après La Lune, 2007)

Nicolas Jaillet donne des titres courts à ses romans. On ne s'étonnera donc pas que plusieurs de ses réponses soient brèves.


Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisée ?

- La télévision.

Si tu étais le cauchemars des cauchemars ?

- Le rêve.


Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

- Etre une femme.

Si tu étais le pire défaut humain ?

- Je ne sais pas. Mon pire défaut, à moi, c'est l'égocentrisme morbide. Les défauts des autres, ils me font plutôt du bien. Ils me rassurent.

JAILLET-2010Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

- Félix Faure, et je ne serais ni meilleur ni pire.

Si tu étais l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

- Vivante : ma femme, la meilleure actrice du monde : Olivia Machon. Morte : Suzie Delair.

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

- Un animal sauvage : un chat.

- Un animal domestique : un chat.

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

- Une ville de France : Meyzieu (69 300 Rhône Alpes)

- Une ville d'Europe : Cesseins (01 090 Rhône Alpes)

Parce qu'entre Meyzieu et Cesseins, il y a quarante six kilomètres environ. Ce n'est pas infranchissable.

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

- Lundi, six heures. Tout est encore permis.

JAILLET-2007Si tu étais un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

- Président de la république. C'est bien payé.

Si tu étais une catégorie musicale ?

- Le Bumb-dop, une catégorie qui n'existe pas.

Si tu étais un sport ?

- Le curling, sur la Wii. Ou la pétanque olympique. Des sports qui sont en même temps des blagues. Des oxymores.


Le blog de l'auteur :
http://nicolasjaillet.over-blog.com/

Cliquez sur ma chronique du roman "Intruse"
Cliquez sur ma chronique de "Sansalina"

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:12


ROUSSEAU-Polars en NordÂgée de 38 ans, Sandrine Rousseau est l'auteur de deux romans policiers atypiques : "Épluchures à la lilloise" (2007) et "Qu'est-ce qui fait pleurer les flics ?" (2009), deux polars à l’humour aigre-doux basés sur les relations dans le monde du travail et mettant en scène des personnages hauts en couleurs : ROUSSEAU-2009Jean Penan, policier incompétent qui résoud une enquête grâce à l'aide silencieuse d'un de ses collègues atterré par tant de gâchis; Charles Schwartz, flic amoureux devenu la tête de turc du commissaire Penan, qui lui doit pourtant sa réussite professionnelle…
Enseignante-chercheuse en économie, Sandrine Rousseau est vice-présidente de l'Université Lille I et militante écologiste. En 8e position sur la liste PS-Verts, elle vient d'être élue au Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Sandrine Rousseau devrait s'occuper de l'enseignement et des universités au sein de l'exécutif régional.


Voici l'occasion de lire ou relire ma chronique sur "Épluchures à la lilloise" (Polars en Nord, 2007) :

ROUSSEAU-2007Jean Penan est “inspecteurdepolicecriminelle”, en un seul mot. Ni compétent, ni efficace, ce n’est pas un enquêteur brillant. Terne et auto-satisfait, «il pourrait être colorisé tellement il est ringard, ce type» dit-on de lui. Jean Penan doit s’occuper du meurtre de Sébastien Fromentin. Ce séduisant jeune homme (qui plait aux blondes) a été poignardé, et on a épluché sa peau. Le policier interroge l’entourage de la victime, omettant de leur demander un alibi, qu’aucun ne peut vraiment fournir. Ourida, l’étudiante qui observe ses méthodes absurdes, est perplexe. Collègue de Penan, Schwarz estime ne pas avoir à l’aider, malgré ce qu’il a compris.

Julie et Margot étaient des amies de Sébastien. Amoureuses de lui, bien sûr. Mais il était fiancé à Armelle. Même si la mère de celle-ci le détestait. Le père de Sébastien n’est pas causant. Sa sœur Nadia, non plus. La mère du jeune homme a quitté sa famille, sans perdre de vue ses enfants. Quand même, c’est le deuxième fils qu’elle perd, le premier s’étant (peut-être) suicidé. Julie imagine avoir tué Sébastien. Son copain Olivier et elle suivent l’affaire grâce à leur amie Ourida. Jean Penan n’est pas insensible au charme de Margot, bien plus jeune que lui. Elle élève seule le petit Gaspard, dont Sébastien n’était pas le père. Éclaircir tout çà ? Pas facile pour notre policier si peu doué…

A cause de l’incapacité du héros à (se) poser les bonnes questions, ce roman d’enquête progresse dans une grande confusion. Obsédé des tableaux-rapports, des After Eight et des shampoings, ce policier ridicule possède quelques aspects plus touchants. L’histoire est souriante, voire farfelue. On en oublierait presque qu’il y a un coupable à découvrir. Une intrigue pleine de fantaisie.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:27
 

Gérard Streiff publie son nouveau roman “Le trésor de Staline” chez Krakoen. Faisons connaissance avec les personnages et les lieux, qui se trouvent au cœur de cette comédie.

Non loin de Paris, le château de Caillet est devenu un hôtel de luxe depuis qu’il a été racheté par Robert Lesage. Une bonne manière pour ce truand de placer son argent. Il a choisi comme directeur de l’hôtel son ami Georges-Marc Benadur, qui a épousé l’ancienne propriétaire aristocrate. “­Depuis, Robert Lesage donnait volontiers du "Monsieur le comte" à GM Benadur. Métamorphosé, l’ancien porte-flingue acceptait le titre, plus flatté qu’agacé.” Ce week-end encore, les riches clients sont nombreux au château. Les grands patrons du BESEF sont réunis pour un colloque. STREIFF-2010À leur tête, Xavier Saint Flour est présent avec son assistante et maîtresse. Benadur espère que les sangliers qui rôdent autour de la propriété ne viendront pas abîmer les grosses cylindrées garées sur son parking.

Une délégation de Russes figure aussi parmi la clientèle. Robert Lesage ne tarde pas à reconnaître parmi ceux-ci d’anciens amis. Un épisode de sa vie agitée le mit naguère en contact avec Zagladine et Chapochnikov, pour des affaires pas très claires. Leur présence ici suppose qu’ils ont flairé un moyen suspect de se faire du fric. Traducteur de la délégation, le journaliste Kovaks est motivé par des raisons sentimentales. Son père participa à l’Expo Universelle de 1937 à Paris, au stand soviétique. Or, un archéologue français vient de retrouver des pièces ornementales restées en France, issues dudit stand de 1937. Elles furent longtemps oubliées dans la glacière du parc du château de Caillet. Sans doute est-ce lié à l’histoire de ce lieu, qui a appartenu jadis à des syndicats ouvriers.

D’autres curieux clients sont ici pour le week-end. Tel ce Bassompierre, avec ses filles et un ami. D’aucun trouvent que Bassompierre a une tête d’officiel, mais sans connaître sa fonction. Il y a aussi Chloé, venue avec son ami Laurent. Chloé est aveugle, ce qui ne l’empêche pas d’être policière, son infirmité l’aidant à se concentrer sur les détails. C’est le cas de Robert Lesage qui l’intéresse, car il reste un truand fiché. Parmi les jeunes employés comme extras, il semble que certains soient des activistes de CRAC 40, pas vraiment des amis du BESEF.

Suite à la disparition de Chapochnikov, son compère Zagladine le cherche dans toute la propriété. Kléber, le gardien du château, a aussi disparu à cause des nommés Apache et Mike, mais ça n’inquiète pas grand monde. Sauf peut-être la vieille Gaby, qui vit en sauvageonne dans le parc. Pour éviter le problème des sangliers, G.M. Benadur organise une chasse qui distrait ses clients. Kovaks et l’archéologue évoquent ensemble le stand soviétique de 1937. Une improbable rumeur prétendit que ces décors cachaient un trésor…

S’il affiche une véritable originalité, le polar souriant entre vite dans la catégorie des inclassables. Il devient d’autant plus convaincant si on y ajoute quelques éléments historiques, échappant définitivement à tout étiquetage. Tel est le cas de cette comédie de Gérard Streiff, dont la base s’inspire de faits avérés. La tonalité légère n’empêche pas des retours documentés sur le passé. Il y est question d’une “glacière”, mot qui ne désigne pas un appareil moderne. Surtout, on suit avec plaisir les protagonistes de cette galerie de portraits. De l’un à l’autre, les scènes se succèdent sur un tempo alerte, soulignant l’aspect trouble ou caricatural de chacun. Qu’existe ou non ce “Trésor de Staline­”, il est probable qu’après tant d’agitation, le dénouement soit explosif. Très agréable roman.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 07:13
 

Le Prix Intramuros a été créé en 2005, dans le cadre du Salon "POLAR & CO" de Cognac. Les premiers lauréats ont été Bob Garcia (2005-"Le testament de Sherlock Holmes"), J.P.Delfino (2006-"Dans l’ombre du Condor"), Peter May (2007-"Cadavres chinois à Houston"), Karine Giebel (2008-"Les morsures de l’ombre"), et Pascal Martin (2009-"La traque des maîtres flamands"). Le jury est composé de détenus des six établissements pénitentiaires d'établissements pénitenciers du Poitou-Charentes (Bédenac, Niort, Rochefort, Saintes, Angoulême et St Martin de Ré). En cette année 2010, quarante-six femmes et hommes détenus dans de la Charente et de la Charente Maritime qui ont choisi les six livres suivants pour le Prix Intramuros 2010 :Intramuros2010


« Méfie-toi d'Assia » - Bernard BOUDEAU – Ed.In Octavo
« La balade de l'escargot » - Michel BAGLIN – Ed.Pascal Galodé - Chroniqué ici
« Le fruit du doute » - Alain BRON – Ed.Odin
« Taxi pour un ange » - Tony COSSU – Ed.Plon
« La route de Gakona » - Jean-Paul JODY – Ed.Seuil - Chroniqué ici
« Retour à la nuit » - Éric MANEVAL – Ed.Ecorce - Chroniqué ici

 

Les jurys ont jusqu'au 31 mai pour choisir le prochain lauréat du Prix Intramuros. Le vendredi 18 juin, les romanciers iront à la rencontre de leurs lecteurs en milieu carcéral, et le lendemain, le samedi 19 juin 2010, ils participeront à la 2e Journée Intramuros de Cognac avec débat, rencontre et séance de signatures en après-midi à la Maison de la Presse et à l'Hôtel Restaurant Héritage. La remise du Prix Intramuros, en présence d'anciens lauréats aura lieu en soirée ce même samedi 19 juin.


L'affiche du Prix Intramuros 2010 est signée Vincent Gravé, lauréat du Prix Cognac du Meilleur Album «One Shot» 2009 avec "Petites coupures" scénarisé par Joseph Incardona (ici, un article sur cet auteur) et édité par Les Enfants Rouges.

Le site de Polar & Co, et du Prix Intramuros :  http://www.cerclenoir.com/

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 07:49

Sur un îlot ou sur la côte, le phare éclairé prévient les navigateurs des dangers, des récifs. Aujourd’hui automatisés, ces lieux particuliers furent longtemps habités par leurs gardiens. Ceux-ci étaient attachés à cette vie quasi-solitaire, veillant au bon fonctionnement et à l’entretien du phare. Pourtant, on peut imaginer des cohabitations difficiles, de sourdes rivalités entre gardiens. C’est là que nous entrons dans le domaine romanesque.

PHARE-LeBrazUn des premiers romans à traiter le sujet fut certainement Le gardien du feu d’Anatole Le Braz (Liv’Editions, 2006) : En 1876, Goulven Dénès est gardien-chef au phare de Gorlébella, dans le Raz de Sein. Originaire du Léon, il suivit des études religieuses, avant de devenir marin. Puis il épousa la belle Adèle Lézurec, native du Trégor. Pour elle, il choisit d’être gardien de phare. Tant que Goulven occupa des postes à terre, le couple vécut heureux. Ensuite, il fut affecté au large de la Pointe du Raz. Restant seule les deux tiers du temps, Adèle s’adapta mal à la population capiste de la contrée. En mer, la séparation était aussi douloureuse pour Goulven. Son service irréprochable à Gorlébella lui permit de compenser cette épreuve. Malgré les efforts de Goulven, la situation conjugale se dégradait. L’ombre de la femme Chevanton contrariait Goulven. Epouse d’un collègue, cette îlienne de Sein lui semblait néfaste. Adèle sollicita un poste au phare pour son cousin Hervé Louarn. Celui-ci inspirait à tous la sympathie. Goulven appréciait l’amélioration du caractère de son épouse. Les légendaires «démons du Raz» assombrirent bientôt son naïf bonheur…

Œuvre du grand écrivain breton Anatole Le Braz (1859-1926), ce drame d’antan conserve toute sa force. On peut le lire comme un roman historique régional. L’auteur décrit en témoin la Bretagne de cette époque. Le décor sauvage proche de la fameuse Baie des Trépassés se prête idéalement à l’ambiance. Quant à la construction narrative, elle propose un vrai suspense astucieux. Nous disposons d’éléments nous rendant moins candides que Goulven. Mais quelle fut la progression jusqu’à l’issue probablement fatale ? Tel est le moteur de l’intrigue.
Dans le numéro 98 de la revue "813", Jean-Philippe Gury nous dit qu’un autre livre s’inspire largement du précédent : L’abbé Garrec, gardien de phare de René Madec (1956) : L’abbé Garrec, débarquant au phare imaginaire des Verrès, se trouve confronté à la disparition d’un des deux gardiens et la mort de l’autre. Seules les déductions logiques de l’ecclésiastique, que le lecteur peut suivre grâce au plan fourni page 21, permet de résoudre l’énigme (…) L’abbé Garrec et l’assassin du photographe (1959). Il s’agit encore d’un crime en îlot clos : un cadavre à moitié momifié enterré sous le sable est découvert à proximité du phare de l’Île aux Moutons, bien réelle celle-ci.»
Du Danois V.P.Jensen, Le phare de l'Atlantide (Métailié, 2003) se passe sur Eilean Mor, une petite île rocheuse perdue dans l’Atlantique, à la fin de l’année 1900. Quand arrive la relève, les trois gardiens du phare ont disparu. Chacun d’eux avait ses propres motifs pour s’isoler du monde. Mais la crise couvait entre eux, lorsque advint une tempête exceptionnelle. « Bâti comme une intrigue criminelle (c’) est un récit tendu et haletant dont le huis-clos central (…) est nourri par les thèmes de la solitude et de la folie.» (J.C.Alizet, L’Année de la Fiction, volume 13)

PHARE-NielsenDans L’étrange sourire de Pamela Dove de John-Erich Nielsen (Editions HoH, 2006) un couple s’est suicidé près du phare écossais de Cornewall, une nuit de tempête. Des incohérences incitent le policier Sweeney à interroger le propriétaire de l’hôtel du phare, qui découvrit les cadavres. Pour Pamela, la suicidée, cet endroit était lié au souvenir de son défunt mari. Nostalgie romantique désespérée ? Sentant que “la lumière vient du phare”, l’enquêteur à la barbe rousse retourbe sur les lieux, et trouve bientôt la bonne piste…

Parfois, seule un scène (forte) se déroule dans un phare. C’est le cas dans Amères désillusions de Jérôme Bucy (Liv’Editions, 2003) : « Face à moi se dressait une tour de pierre de section octogonale surmontée d’un dôme vitré, une tour qui me sembla magnifique… Je sus dès le premier regard que j’avais enfin trouvé le “Sémaphore des Chimères” ! » C’est dans ce phare étrange que le héros va découvrir les pires secrets de sa famille.

Voici quatre autres romans, où le thème des phares est abordé…

Jean-Jacques Antier : Tempête sur Armen (Presses de la Cité, Terres de France 2007)

Mars 1914. Natif d’Audierne, Gildas a 22 ans. Après des postes moins difficiles, le jeune gardien de phare est nommé à celui d’Ar-Men. L’enfer, dit-on. Pourtant, Gildas en rêve depuis toujours. Son défunt père y fut Maître de phare. Il se suicida, quand on l’accusa d’une faute de service qui causa un drame. L’affaire reste mal éclaircie. Gildas remplace le gardien Morvan, qui s’est noyé au phare lors d’une terrible tempête. Il va seconder Maître Tréboul. N’ayant pu être débarqué, ce dernier est sur Ar-Men depuis cent jours. Il ne paraît pas pressé de retourner à terre. Gildas pense souvent à sa fiancée Oanig, 17 ans, dont le père l’a prévenu : “Le phare ou ma fille”. Pour l’instant, sa passion pour Ar-Men prime tout. Maître Tréboul apprécie Gildas. Il lui révèle la vérité sur la mort du gardien Morvan. Celui-ci confessa qu’il s’était montré déloyal avec le père de Gildas, qu’il jalousait. Gildas s’interroge sur l’aveu et le comportement de Maître Tréboul : “Il n’est pas fou de façon continue, mais par éclipse, comme un phare”. Une nuit, Gildas chute et se blesse au pied. Peut-être a-t-il été poussé. Evacué, il est hospitalisé à Douarnenez. Ce n’est qu’une foulure. Le jeune homme n’est pas insensible au charme de la libre Gwendoline, la fille d’un armateur. Il ne veut pas trahir Oanig.

« Tempête sur Armen » appartient à la belle tradition romanesque populaire. Comme dans « Le gardien du feu » d’Anatole Le Braz, l’univers des phares est singulier. Ce qui offre une ambiance propice aux sombres secrets et aux issues dramatiques. S’il est question d’amours contrariées, des faits non élucidés hantent ce récit en filigrane. PHARE-JamesL’auteur souligne la vie particulière des gardiens, que leur métier passionne jusqu’au mysticisme. Il décrit la Bretagne côtière de l’époque, sa population, ses puissantes tempêtes, ses phares parfois fragiles, ses inévitables légendes. Le sujet exigeait une certaine force, ce qu’exprime cet écrivain confirmé qu’est Jean-Jacques Antier.

P.D.James : Le phare (Fayard)

Au large de la Cornouailles anglaise, Combe Island abrite une Fondation permettant à des personnalités de jouir de la quiétude d’un lieu coupé du monde et se ressourcer à l’iode marin. Outre les résidents permanents - Emily Holcombe, dernière héritière des propriétaires de l’île, Rupert Maycroft, l’administrateur de la Fondation, Adrian Boyde, le comptable, Dan Padgett, le factotum, etc. -, Nathan Oliver, un écrivain de réputation mondiale, y séjourne régulièrement, accompagné de sa fille et de son secrétaire. Alors que l’île accueille deux nouveaux visiteurs, l’un de ses habitants est retrouvé mort dans des conditions très suspectes. Chargé de mener une enquête aussi rapide que discrète, car Combe Island doit prochainement servir de cadre à un sommet international, le policier Dalgliesh a très vite la certitude qu’il s’agit d’un crime. Mais l’île est soudain la proie d’une autre menace, beaucoup plus insidieuse.
(d’après www.polardefemme.info
)

PHARE-MartinPascal Martin : La malédicition de Tévennec (Presses de la Cité, Terres de France, 2007) Pour sa mystérieuse organisation L’Oeuvre, Foch envoie un de ses “coureurs de nuits”, le saxophoniste Saint-Sauveur, sur la piste d’un trésor. Villepreux, ami de Foch vivant à Lorient, a trouvé un lingot d’or. C’est une infime partie de la fortune disparue d’un armateur nantais, Morandais Le Queffélec. Fin 18e siècle, il s’était enrichi dans le commerce triangulaire négrier. Selon le conservateur du musée de Port-Louis, son navire “Marie-Océane” sombra avec sa cargaison de lingots. L’avare Morandais voulait ainsi berner le cruel révolutionnaire tyrannisant Nantes. Il s’agissait d’un stratagème, car les lingots n’étaient qu’en plomb. Villepreux espérait une part du vrai trésor, pour être aussi riche que sa compagne, l’artiste Duchesse. Il est victime d’un “accident” en mer. Le conservateur du musée décède également peu après. A Nantes, Saint-Sauveur sympathise avec le bohème Olaf, ultime descendant de Morandais. Olaf lui confie le carnet de son aïeul. Si c’est la clé du trésor, les messages de Morandais sont énigmatiques. Les recherches de Saint-Sauveur intriguent l’inspecteur Le Meur. Il alerte à la fois ses anciens amis indépendantistes bretons, et ses supérieurs au Ministère. Le trésor serait caché dans une grotte, non loin de l’île de Sein. D’inquiétantes légendes sont encore vivaces autour du phare de Tévennec…

Pascal Martin nous propose une fois encore un véritable feu d’artifice. L’action et le suspense sont les moteurs de cette trépidante aventure. Les péripéties se multiplient sur un tempo vif. Le décryptage des messages (et des fausses pistes) aide Saint-Sauveur à progresser vers le trésor. Si le saxophoniste est au centre du récit, chaque personnage est – autant que lui – héros de l’affaire. De la jeune Léocadie au cambodgien Lon, du ministre Vidocq à l’autonomiste Erwan, sans oublier La Carotte ou Le Penec’h, tous les protagonistes jouent ici un vrai rôle. Le foisonnant scénario est plein d’inventivité et d’humour : Olaf M. le Q., ou le nouveau Faria attendant “l’élu” digne de Dantès, en sont de bons exemples. Cette réjouissante histoire confirme les indéniables qualités d’un auteur inspiré.

Eric Rondel : Le phare au pendu (Astoure Editions, collection Breizh Noir, 2002) Une terrible nuit d’ouragan cause de graves dégâts sur la côte nord de la Bretagne. Deux faits concomitants se produisent cette nuit-là. Georges Souhatier, propriétaire de restaurant, un homme au passé mouvementé, est victime d’un mortel accident de la route. Mme Fernandez se suicide au sommet du phare du Cap Fréhel. Mario, son fils macho et brutal, gardien du phare, la trouve pendue le matin suivant. Il ne croit pas au suicide. Il pense que sa femme, la pauvre Maria, a tué sa mère. Le soir même, une violente altercation oppose Mario (fou furieux et armé) à son épouse. Pedro, un de leurs fils, homo, s’interpose et finit par sauver Maria. Le gardien fait une chute mortelle d’une falaise. Le journaliste Victor Tarin, de "La Chronique de l’Ouest", participa de près à l’enquête sur ces dramatiques faits divers. Quelques années ont passé, mais il y pense à nouveau le jour où il remonte en haut du phare. Un détail prouve qu’il ne s’agissait pas d’un suicide.

Cet épisode des aventures du journaliste Victor Tarin est très réussi.
(Cet article fut initialement diffusé sur www.bibliopoche.com)

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:12
 

Dans l’actualité chez Le Livre de Poche, plusieurs nouveautés et titres à venir sont dignes d’intérêt. Commençons par un suspense à paraître en avril 2010,Danse pour moide Mary Jane Clark, une intrigue maîtrisée s’adressant à un large public. L’auteur décrit avec une aisance convaincante les conditions d’un reportage, puisqu’elle connaît bien cet univers médiatique. Le pittoresque et tranquille décor à l’ancienne d’Ocean Grove, avec son camp de tentes fondé par des pèlerins méthodistes, contraste avec les faits criminels. En filigrane, est abordé le thème du mal-être des adolescentes: anorexie, automutilation, méthodes psy parfois discutables, manque de réponse parentale. Tout ce contexte alimente un solide suspense, avec son panel de personnages soupçonnables...

MJ-CLARK-PocheOcean Grove est une station balnéaire traditionnelle sur la côte Atlantique des États-Unis. Leslie Patterson, 22 ans, vient d’être séquestrée pendant trois jours, par un ravisseur qui l’aurait obligée à danser pour lui. Beaucoup émettent aujourd’hui des doutes sur la version de Leslie. On la sait peu équilibrée, soignée par un psy, le Dr Messinger. Diane Mayfield est reporter pour la chaîne Key News. Son mari étant en prison, elle s’occupe seule de ses deux enfants. Diane est contrainte d’annuler les vacances prévues, pour enquêter sur le cas de Leslie. Avec le renfort de sa sœur, elle amène sa famille en séjour à Ocean Grove, où elle retrouve son équipe technique. L’hypothèse d’une simulation de Leslie apparaît vite plausible.
Mais une deuxième jeune femme de 20 ans, Carly, est enlevée. Ce qui confirmerait que Leslie n’a pas menti. L’étudiant Shawn risque d’être soupçonné. Il fut le petit ami de Leslie, mais n’a pas participé aux recherches quand elle a disparu. Et Carly est sa nouvelle copine. Agent immobilier local, Larry est l’employeur de Leslie. Il a de douloureuses raisons d’accuser le Dr Messinger d’être un charlatan. Comme Leslie, Carly est une patiente du psy. Dans le camp de tente où elle passe des vacances en famille, Hélène s’interroge sur son mari Jonathan. Celui-ci a menti à la police. Il a été vu, suivant Carly le soir de sa disparition. Diane et ses collègues poursuivent leurs reportages, questionnant Leslie et divers témoins. Quand Carly est retrouvée morte, étouffée par son bâillon, au même endroit que Leslie, la police trouve bientôt un coupable. Mais une autre jeune femme, Anna, est à son tour kidnappée…

ARCHER-PocheOn a déjà largement parlé deSeul contre tous de Jeffrey Archer, lauréat du Prix Polar international de Cognac. Un roman aussi publié en avril 2010 au Livre de Poche. À Londres, Danny Cartwright est jugé pour meurtre. On l’accuse d’avoir poignardé son ami Bernie, le frère de sa fiancée Beth qui était présente. En réalité, le trio a été provoqué par quatre hommes éméchés dans le pub voisin. Lors de la bagarre qui suivit à l’extérieur, Danny fut blessé et Bernie tué par l’un des provocateurs. Le témoin principal au procès est Spencer Craig, avocat promis à un bel avenir, qui est le vrai assassin de Bernie. Son témoignage est confirmé par ses amis: Lawrence Davenport, séduisant acteur d’une série télé; Gerald Payne, associé dans la plus importante société d’immobilier londonienne; et Toby Mortimer, un aristocrate oisif masquant sa dépendance de la drogue. Malgré les efforts du brillant avocat de la défense Alex Redmayne et le témoignage favorable de Beth, Danny est condamné à 22 ans de prison.
À la prison de Belmarsh, Danny partage la cellule de Nick Moncrieff et de Big Al. D’une vieille famille de gentlemen écossais, Nick est un ex-officier cultivé. Plus rustre, Big Al sympathise aussi avec Danny. Ce dernier est illettré, mais Nick le devine intelligent. Les mois s’écoulent. Danny apprend à lire et écrire, passe avec succès des examens, essaie d’imiter l’allure distinguée de Nick, devenant quasiment son alter ego. Dehors, certains amis de Spencer Craig ont des problèmes. Davenport est viré de la série télé, et Toby Mortimer est envoyé à Belmarsh pour usage de drogue. Big Al réussit à enregistrer des aveux de Mortimer accusant Craig. Pourtant, en appel, la condamnation de Danny est confirmée. Le jeune homme ne renonce pas à sa vengeance, inspirée de celle du comte de Monte-Cristo…

OPALE-PocheTerminons cette sélection par celui qui a obtenu le Prix VSD du Polar 2009:Opale” de Stéphane Lefebvre. Un roman disponible dès maintenant. C’est l’histoire de Robin Mésange, journaliste pour un petit hebdo de la Côte d’Opale. Par hasard, ilphotographie un suicidé chutant de la falaise au Cap Blanc-Nez. Quand il analyse les clichés, il remarque une tâche jaune anormale, supposant une présence suspecte. Lorsqu’il s’adresse à la police, Robin est reçu par la lieutenant Léa Gauthier, dont il tombe aussitôt amoureux. Autant pour un futur article que pour Léa, Robin entreprend de trouver des indices concrets. Il s’introduit par ruse chez Hochart, le présumé suicidé. Il comprend que son matériel informatique a disparu.
Le journaliste s’aperçoit qu’il est pisté par un skater. Le jeune Tony veut seulement l’informer d’une affaire sordide. Élève au lycée Charlemagne, la séduisante Leïla s’est suicidée après été victime d’un viol collectif. Tony pense que Hochart, employé au labo du lycée, fut l’un des violeurs. Avec l’accord de Jib, son rédacteur en chef, Robin va poursuivre l’enquête, en suivant cette piste du lycée. Quand se produit un autre décès violent, le journaliste est longuement interrogé par le collègue de Léa. Delplace, un prof de Charlemagne, a été découvert égorgé. Toutefois, selon la police, un suicide n’est pas exclu. Ou, peut-être, justicier s’est-il chargé de venger Leila ?

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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