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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:13
 

Eléna Piacentini est née en 1969 à Bastia. Passionnée de lecture et d’écriture, profondément attachée à son pays natal, elle concilie ses deux amours dans un premier roman policier qui lui vaut d’être finaliste du Prix du premier roman policier de la ville de Lens en 2009 avec "Un Corse à Lille". Admiratrice de Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, elle cherche avant tout à atteindre un idéal d’écriture dont les maîtres-mots sont fluidité et justesse. Elle avoue aimer les romans noirs, et ce qui l’intéresse ce sont les personnages et la façon dont ils s’incarnent. Retour sur la présentation de ses deux romans, publiés dans la collection Polars en Nord, aux Éditions Ravet-Anceau.

"Un corse à Lille". Pierre-Arsène Léoni vient d’intégrer la P.J. de Lille, après s’être forgé une réputation de dur à cuire à Marseille. A peine est-il installé qu’une drôle d’affaire se présente : Stanislas Bailleul, chef d’entreprise, a été retrouvé mort dans son bureau après avoir disparu pendant une dizaine de jours. Le tueur a tracé une croix sur le torse de sa victime et dessiné un sourire au marqueur rouge. Cette mise en scène laisse le commandant et ses adjoints perplexes. Stanislas Bailleul ne semblait pas très apprécié de ses employés. Mais quand d’autres chefs d’entreprises sont enlevés, torturés et assassinés, Léoni s’interroge : rackets, crimes mystiques ou règlements de compte ?

"Art Brut" (2009). Le pape qui hurle est un célèbre tableau de Francis Bacon représentant un homme en cage. Quand une représentation en trois dimensions de cette peinture est découverte devant le Palais des Beaux-Arts, le directeur pense à une simple manifestation artistique et la fait déplacer. Mais en manipulant l’objet, les employés découvrent qu’un cadavre est caché sous la glaise. Le commandant Léoni est dépêché sur place au côté d’une séduisante médecin légiste pour éclaircir l’affaire. Il ne tarde pas à apprendre que Denis Hennaut, le responsable du musée, est un spécialiste de l’œuvre de Francis Bacon et que ce qu’il prenait pour une simple coïncidence pourrait bien être un message personnel. Il décide donc de fouiller dans le passé du riche héritier où la présence d’une jeune femme d’une incroyable beauté va de pair avec tromperie et trahison.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 17:26
 

Après un petit résumé du récit, les lecteurs pourront comparer trois opinions sur le nouveau roman de Moussa Konaté, “La malédiction du Lamantin” (Fayard Noir, 2009). La tribu des Bozos est une des plus anciennes du Mali. Elle est sous la protection de Maa le Lamantin, le Maître des Eaux. Le village de Kokri est le fief des Bozos. Mais ils s’installent parfois au campement de Kokrini, près du fleuve Niger, à Bamako. Cette nuit-là, orage et tempête pluvieuse se sont abattus sur la ville, avec des allures de fin du monde. Au matin, on retrouve les cadavres foudroyés de Kouata, vieux chef des Bozos, et de sa deuxième coépouse Nassoumba. Chef de la brigade criminelle, le commissaire Habib Kéita, assisté du jeune inspecteur Sosso, doit vérifier qu’il s’agit de morts naturelles. Rien de moins sûr : si Kouata est décédé d’un arrêt cardiaque, son épouse a été poignardée.

Le commissaire Habib se renseigne sur le clan Bozos, dont les traditions sont différentes de l’ethnie majoritaire malienne, les Dogons. Par le guérisseur Zarka, ami de longue date de sa famille, Habib obtient des précisions sur leurs coutumes. Sosso a retrouvé une vieille cassette audio où un griot raconte le parcours de ce peuple. Les ancêtres de Kouata ont toujours entretenu un lien fort avec Maa, puissant Dieu des Eaux. Parmi les proches du chef des Bozos, restent Kaïra, fille de Kouata et Nassoumba, et Djaaba, la troisième coépouse que l’on décrit comme folle. Mais il y a également Sodjè, fils de la défunte première coépouse de Kouata. Dans une grotte de la colline de Koulouba, il dirige une secte aux rites violents, qui hait les Blancs. Une délégation du clan s’invite chez Habib. Ils lui racontent la malédiction qui frappe la lignée de Nassoumba, depuis qu’un aïeul et un colonial ont voulu affronter Maa. L’épidémie de diarrhée qui sévit, et la mort accidentelle de cousins de Kouata sont, selon eux, des signes supplémentaires. Des indices rendent Sodjè de plus en plus suspect…

Par commodité, les Occidentaux parlent souvent de “l’esprit africain” pour évoquer rites et traditions du continent Noir. S’il est un auteur capable d’exprimer profondément cet “esprit”, c’est évidemment Moussa Konaté. Évitant tout cliché, il montre comment cohabitent la religion musulmane et les fortes légendes tribales. On respecte Allah, mais c’est avec Maa (le Génie des Eaux) que les rapports sont les plus intenses pour le peuple Bozo. Même dans “l’acte criminel” en question, cette spiritualité joue pleinement son rôle. L’enquête porte donc autant sur les coutumes de la tribu que sur l’identité d’un coupable, bien sûr. Soulignons aussi la complicité quasi-filiale entre son adjoint Sosso et Habib, celui-ci apparaissant au plus jeune tel un père spirituel. Ce qui suggère une autre tradition, la transmission du savoir-faire. Si Habib et Sosso traversent des moments pénibles, on sourit aussi. Le personnage d’Apété est savoureux, par exemple. Bienvenue au Mali !

Confrontons mon opinion à deux autres commentaires…

Sur le site de Yann Le Tumelin, Moisson Noire, la chronique signée Jeanjean : Konaté sait conter une histoire, et si on peut lui reprocher d'être un peu trop didactique - les dialogues ressemblent parfois à de courts exposés -, ses descriptions et ses observations de la vie quotidienne, des coutumes et des croyances de ses compatriotes (et ceux notamment appartenant à des ethnies au mode de vie traditionnel et séculaire) sont toujours pertinentes. […]
Lire Moussa Konaté, c'est en quelque sorte un remède contre l'occidentalo-centrisme. Au lieu des pseudo-réponses définitives et simplistes qu'on nous assène si souvent sur l'Afrique, ses romans, eux, donnent à voir, et font naître des questions, que personnellement j'ai plaisir à laisser flotter un peu sous la surface apparente des choses... Sur la part de vérité contenue dans les légendes, sur l'idée de progrès et celle de modernité, associée trop souvent peut-être aux seules capacités techniques et technologiques, sur l'altérité […]
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Sur son blog, Actu-du-Noir, Jean-Marc Laherrère conclut : […] Malgré ces quelques réserves, je conseillerais quand même cette lecture. Parce que l’auteur réussit pleinement la description de la ville, et surtout de cette ethnie Bozo partagée entre animisme et islam, vivant dans un monde moderne sans avoir jamais perdu ses croyances. Parce qu’il nous fait voyager et découvrir un monde qui nous est totalement inconnu. Parce qu’il nous met fasse aux incompréhensions entre « l’école des blancs » et un autre façon de concevoir le monde, et qu’il le fait, justement, depuis l’autre rive, et pas, comme on en a l’habitude, avec les réflexions de « l’école des blancs ». Parce qu’il le fait au moyen d’une belle écriture, adaptée au propos. Parce qu’il est parfait quand il passe dans le registre du conte […] lire cet article

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:12
 

Avocat au barreau de Paris, Emmanuel Pierrat dirige un cabinet spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle. Sans être lui-même auteur de polars, il est bien connu dans ce milieu pour avoir défendu quelques éditeurs ou romanciers. Après avoir publié aux éditions First “La Justice pour les nuls”, il nous présente aujourd’hui, toujours chez First, “Les grandes énigmes de la Justice”. Ce sont ici une douzaine d’énigmes qui sont retracées. Des cas célèbres comme celui d’Omar Raddad ou de la réhabilitation de Seznec, mais aussi des affaires sordides ou douteuses. Car il est vrai que méthodes d’enquête ou témoignages incertains, acharnement policier ou lynchage médiatique, troublent parfois des dossiers judiciaires déjà compliqués.

Avant la sortie, le 2 juillet 2009, de “Les grandes énigmes de la Justice”, voici (en exclusivité pour Action-Suspense) un extrait de ce livre d’Emmanuel Pierrat.

L’affaire de la rue des Chrysanthèmes

L’affaire de la rue des Chrysanthèmes reste assez peu connue. Elle contient pourtant tous les ingrédients de la parfaite énigme judiciaire, où se mêlent sexe, bar à voyous et ombre du bagne.

Pierre Bouchet exerce la profession de menuisier-ébéniste. Il a 37 ans en 1969 lorsqu’il est accusé du meurtre de sa maîtresse, Joséphine Gardil, tuée chez elle à La Rochelle, au 3 bis, rue des Chrysanthèmes. Dans le quartier de Saint-Éloi, chaque rue porte le nom d’une fleur. Pierre Bouchet avoue devant le juge d’instruction, et se rétracte devant la cour d’assises.

La scène du crime

C’est au début du mois de novembre 1969 que le cadavre de Joséphine Gardil est découvert, par son locataire, gisant dans le garage de son pavillon. Cette veuve, mère de deux enfants, âgée de 57 ans est gérante du bar La Cabane, ouvert tard le soir et notoirement fréquenté par la pègre. Lorsqu’on trouve son corps, la tenancière de La Cabane est morte depuis quatre jours, soit dans la nuit du 2 novembre, un dimanche.

Une clé à molette, sur laquelle a séché le sang de la victime mêlé à quelques cheveux, est abandonnée à proximité du corps. Elle ne porte plus ses chaussures, elles aussi posées tout près du cadavre. Comme à son habitude, une fois fermé l’établissement dont elle s’occupait seule, elle avait enfourché son cyclomoteur et était rentrée chez elle.

Premières investigations

Le commissaire Léridon et l’officier de police Bruneau prennent l’enquête en main. Le juge Faucillon est, quant à lui, chargé de l’instruction. Entre autres faits troublants, les enquêteurs relèvent que le chien de Joséphine Gardil n’a pas aboyé. Il est sagement resté enfermé dans le garage où est morte sa maîtresse, ce qui accrédite la piste d’un familier des lieux. Et rien n’a été volé.

En revanche, l’état de la cuisine témoigne d’une certaine activité dans les instants qui ont précédé ou suivi le meurtre. L’attestent de la cendre de cigarette, un verre et une bouteille de whisky, ainsi que des traces de vomissure – comme il en a été observé dans le garage et dont l’« origine » a été attribuée au chien.

Yannick Aubrée est gardien de la paix. Partageant l’inquiétude d’un des locataires de Joséphine Gardil, qui ne l’a pas vue depuis trois jours, il pénètre dans le garage de la tenancière de La Cabane et trouve son corps sans vie étendu par terre.

Pour compliquer ce ténébreux tableau, Joséphine Gardil loge parfois des individus connus des services de police pour leurs points communs avec une part, non négligeable, de la clientèle interlope de La Cabane. De plus, la police est aussi au fait que la victime noue de fréquentes relations intimes avec des hommes rencontrés dans son établissement. Enfin, Joséphine Gardil a déjà été la cible de vols, chez elle et à La Cabane. Ses demandes pour obtenir un permis de port d’arme sont chaque fois restées vaines.

L’autopsie fait apparaître six plaies sur le crâne, causées par des coups portés avec une extrême violence. De nombreux fragments osseux sont détectés autour de la morte. Rapidement, les soupçons de Léridon se focalisent sur deux fréquentations de la victime, dont on sait qu’elles ont eu maille à partir avec elle.

Il s’agit d’Armand Fayolle, parti sans régler son loyer, et de Jean-Claude Duverney-Prêt, ancien légionnaire et quelque temps amant de Joséphine Gardil. La réputation d’agressivité furieuse dont s’accompagnent les beuveries du second n’est plus à faire. D’ailleurs, Joséphine Gardil se méfiait de lui. Il a disparu depuis plusieurs mois quand survient le crime ; toutefois, il a été aperçu par des voisins à peine quelques jours auparavant.

L’enquête s’intéresse aussi à d’autres familiers de l’entourage de la victime, qu’ils soient des habitués de La Cabane ou de son domicile de la rue des Chrysanthèmes.

Plus concrètement, Tabet Farouk, qui s’est inquiété au bout de soixante-douze heures après la disparition et en a fait part à l’agent Aubrée, déclare aux enquêteurs que Joséphine Gardil lui avait confié ses craintes d’être un jour menacée par son dernier amant en date, un dénommé Pierre Bouchet, alias Pierrot. Et peut-être même, « plus que menacée »…

Bouchet est en quelque sorte un morceau de choix. À 37 ans, il a été condamné à treize reprises ! Tabet Farouk et lui se sont connus au pénitencier de Saint-Martin-de-Ré, où ils avaient tous deux été relégués. Bénéficiant d’une libération conditionnelle, Pierre Bouchet sort en décembre 1968, et retrouve Farouk à La Rochelle, au centre d’accueil dit L’Escale.

Ce dernier présente Joséphine Gardil à son ancien camarade de prison. Ils ne tardent pas à devenir amants. Puis Bouchet entame une autre liaison avec une jeune femme, une certaine Françoise Laurent, qui a rencontré le menuisier- ébéniste en juillet 1969, dans un bar où il jouait de la guitare, et en est tombée instantanément amoureuse.

Lorsque les policiers l’interpellent, le 11 novembre 1969, il est chez elle. Et c’est encore elle qui lui sert d’alibi pour la nuit du meurtre. Le problème avec cet alibi est qu’il est infirmé par les deux filles qu’a eues Françoise Laurent avec le rejeton du maire de la ville… La jeune femme n’a pas tellement d’autre solution que de renoncer à sa version et d’admettre que Bouchet ne partageait pas son lit ce soir-là (…)”

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 11:59
 

Natalie Beunat, traductrice de "Dashiell Hammett mon père", par sa fille Jo Hammett (Ed.Rivages), a accepté de répondre à quelques questions pour Action-Suspense.



Selon vous, la fille de Dashiell Hammett parvient-elle à transcrire la complexité de son père, que l’on imagine tel un homme tourmenté ?

Natalie Beunat : L’intérêt de ce livre, c’est qu’il donne un certain nombre de clés sur le fondateur du roman noir américain tout en en conservant le mystère. D’abord, parce qu’elle est sa fille cadette et qu’elle l’a bien connu, Hammett ayant gardé toute sa vie le contact avec ses deux filles Jo et Mary, alors qu’il se sépara très tôt de leur mère, en partie, mais pas seulement, à cause de sa tuberculose (il était contagieux).

L’autre chose à dire sur ce livre de souvenirs est que Jo Hammett n’offre jamais un portrait complaisant de son père, au contraire, elle est assez lucide sur certains aspects de sa personnalité, comme son alcoolisme délirant ou son côté "homme à femmes". Mais elle sait aussi souligner sa ténacité, en matière politique notamment, sa fidélité en amitié et la sorte de morale personnelle qu’il avait su insuffler à ses héros, un genre de « code de survie en milieu hostile », qu’il appliquait à sa propre vie. On n’est pas là du tout dans l’hagiographie, et c’est ce qui rend "Dashiell Hammett mon père" à la fois juste et émouvant.

L'auteur aborde-t-elle la manière dont Hammett est perçu encore aujourd'hui aux Etats-Unis, et dans le monde (grand écrivain ou bon romancier, devenu classique) ?

Natalie Beunat : Jo Hammett n’a aucun doute sur le fait que son père soit considéré comme une grande figure de la fiction américaine. Plus personne aujourd’hui ne le conteste. Je le juge supérieur à Hemingway et on peut dire que Hammett a largement dépassé le cadre du roman noir. Bien sûr, il en a posé les bases, et plusieurs générations d’écrivains se réclament de son héritage, de Chandler à Ellroy. Mais il a eu également une influence sur le roman noir français, on pense à Manchette, par évidence, mais pas seulement, tous les auteurs du néo-polar lui doivent beaucoup. Et puis je pourrais citer, rien qu’en France, la manière dont le «style Hammett», le fameux tempo, et l’utilisation d’une stricte narration objective ont pu influencer la fiction, à commencer par le Nouveau Roman.

Hammett, un classique ? Oui, par la force des choses. C’est surtout un auteur d’une incroyable modernité.

La force du livre de Jo Hammett, c’est à mon sens de ne pas esquiver LA grande question : comment un écrivain au sommet de sa gloire, à 40 ans tout juste, alors que ses romans sont adaptés à la radio, au cinéma, qu’il est adulé par les studios (où il travaille comme scénariste) va cesser d’écrire ? Elle n’y apporte pas plus de réponses que tous ceux qui se sont penchés sur ce paradoxe (voir à la fin, tout de même, ce magnifique "Coda" qui clôt l’ouvrage !), mais elle propose tout un faisceau d’explications que nous connaissons plus ou moins : la maladie, l’alcool, l’investissement littéraire auprès de la dramaturge Lillian Hellman, l’engagement politique aux côtés de la gauche américaine, d’abord la lutte pour les Droits Civiques dans les années 30, et puis très vite le combat anti-fasciste (Guerre d’Espagne ; Allemagne nazie).

Quel moment, quel passage de ce livre, vous a semblé le plus intense (en émotion, ou dans le portrait) ?

Natalie Beunat : Le souvenir le plus intense que je garde de cette traduction, c’est qu’elle intervenait juste après celle de sa correspondance (intitulée "La Mort c’est pour les poires", aux éditions Allia en 2002) et que j’étais comme "portée" par les lettres. J’en retrouvais toute l’atmosphère, l’intimité. François Guérif voulait que je traduise ce livre pour Rivages, à l’époque intitulé "Album de famille". Il comportait un grand nombre de photos que nous n’avions jamais vues auparavant. Ça, c’était déjà formidable ! La grande révélation de ce livre a surtout été un événement lié au "roman familial" : un genre de scoop. La fille aînée, Mary, était censée être une enfant naturelle et Hammett aurait épousé sa mère (Jose, sa femme, donc) pour lui éviter l’humiliation d’être une fille mère : on était en 1921. Cette "légende" avait été créée de toutes pièces par Lillian Hellman, grande mythomane, et perpétuée par elle pour donner une vision très chevaleresque de Hammett avec qui elle a vécu 30 ans jusqu’à la mort de ce dernier. Dans le livre de Jo Hammett, on apprend que cette histoire n’était qu’un mensonge : Mary était bel et bien la fille de l’écrivain.

Quelles sont vos récentes traductions, seule ou en collaboration ?

Natalie Beunat : J’ai traduit, à la demande de Gérard Berréby (qui dirige les éditions Allia), les minutes des procès maccarthystes sous le titre "Interrogatoires". Hammett, refusant d’être un délateur pendant la chasse aux sorcières, fut condamné en 1951 à six mois de prison. Il en purgera cinq. Ce livre est sorti en même temps que la réédition du présent livre de Jo Hammett en poche (en collection Rivages Noir) et que la nouvelle traduction intégrale de Moisson rouge en Série Noire que j’ai traduit, là, avec Pierre Bondil.

Mis à part cette actualité, j’ai traduit Colin Bateman (à la Série Noire) et Donald Westlake (chez Rivages).

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 06:13
 

Depuis quelques semaines, les éditions 10-18 ont créé une nouvelle collection, Domaine Policier. Il s’agit de suspenses internationaux, dans des décors souvent insolites, évoquant des populations mal connues des Occidentaux. Parmi les premiers titres présentés dans la collection, en voici deux qui nous emmènent au cœur de l’Asie.

Eliot Pattison : "La prière du tueur". Autrefois membre honoré du Parti à Pékin, l’inspecteur Shan a été exilé dans un camp de travaux forcés, avant d'être rendu à une liberté précaire. Hébergé au Tibet dans un monastère clandestin à l’écart des tumultes du monde, il croit avoir enfin trouvé la paix. Quand sur la montagne du Dragon assoupi, une série de meurtres confronte Shan à ses vieux démons. Un assassin sectionne les mains de ses victimes, vivante ou mortes, et les emporte. Si Shan ne découvre pas très vite le responsable de ces crimes, la police chinoise risque de débarquer, menaçant la sécurité des lieux. Aidé par ses vieux complices, les sages Lokesh et Gendun, il a huit jours pour exhumer les secrets de la montagne et découvrir le criminel. À propos de ce roman, soulignons ce commentaire de Jean-Claude Perrier, de Livres Hebdo : “Pattison, à travers son héros, se livre à un exercice d'empathie et nous donne une leçon de solidarité politique.”

Après le Tibet, rendez-vous à Pékin avec le roman de Diane Wei Liang : "Le secret de Big Papa Wu". Nous sommes ici dans le Pékin moderne et consumériste, où seuls comptent les signes extérieurs de richesse, le pouvoir et les relations. La jeune Mei Wang n’y trouve pas sa place. Indépendante, idéaliste et intègre, Mei est une marginale dans cet univers sans foi ni loi. À vingt-neuf ans, elle plaque son travail de fonctionnaire pour devenir la première femme détective de Pékin. Des ruelles obscures de la vieille ville aux quartiers neufs des nouveaux riches, à la recherche d’une antique pièce de jade, Mei fouille le passé sombre de la cité millénaire hantée par les fantômes de la Révolution culturelle, à la poursuite de sa propre histoire. Mais ce qu’elle va découvrir est bien pire que tout ce qu’elle avait pu imaginer.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 06:24
 

Depuis quelques mois, Le Poulpe a repris de la vigueur. Outre l’épisode signé Jean-Bernard Pouy ("Cinq bières, deux rhums" – Le Poulpe, n°261) dont on a déjà parlé, voici trois autres aventures à découvrir, trois approches de ce singulier personnage.

Laurent Martin : "Certains l’aiment clos" (Le Poulpe n°257). Anar invétéré, Gabriel Lecouvreur n’a jamais été très pieux. Signe de l’âge et rencontre de hasard, Le Poulpe décide de tenter une retraite spirituelle dans un monastère. Sans doute est-il réellement maudit car un incident se produit lors du voyage en TGV. Arrivé chez les bénédictins, il espère trouver la sérénité. D’autant que les retraitants comme lui ne sont pas nombreux en ce mois de janvier. Gabriel loge à l’hostellerie du monastère, assiste aux offices, et se plonge dans des livres saints. Pourtant, ce lieu propice à la méditation, n’est pas si reposant. Dans la nuit, Gabriel aperçoit une ombre qui s’enfuit. Puis c’est un moine qui meurt, poignardé avec une croix. Son enterrement se fait dans la plus grande discrétion.

Gabriel n’est pas insensible au charme de la rousse Natacha, qui tient une crêperie dans les environs. Mais, intrigué par le décès suspect d’un autre vieux moine, Le Poulpe s’intéresse d’abord aux secrets du monastère. C’est comme si Dieu lui demandait de trouver le coupable. Il interroge le frère s’occupant de la boutique sur les fonctions et les charges de chacun, sympathise avec le moinillon Philippe qui est de la région, et entreprend une visite nocturne des bâtiments religieux. Une réunion de quelques moines, à l’insu des autres, lui laisse imaginer quelque complot. Avant qu’un coup sur la tête ne le mette KO. Passages secrets ou souterrains expliqueraient que l’ombre aperçue par Gabriel disparaisse si aisément. Il s’interroge aussi sur l’incendie de la chapelle du monastère, qui la détruisit un an plus tôt…

Grand prix de Littérature policière 2003, Laurent Martin nous propose un épisode de qualité supérieure. Gabriel chez les religieux, “attaqué par un virus clérical inconnu et sournois”, c’est déjà une belle idée. Vu le contexte, le récit donne plutôt dans le sourire esquissé que dans la grosse plaisanterie. Notons la précision subtilement érudite concernant les rites monastiques. Quant à l’intrigue criminelle, forcément placée sous les auspices du Démon, elle est solidement construite, dans les règles de l’art. Un suspense divinement entraînant, un roman diablement agréable.

Caryl Férey / Sophie Couronne : "D’amour et dope fraîche" (Le Poulpe n°258). Gabriel Lecouvreur séjourne dans les Pyrénées, pour une cure destinée à soigner sa sciatique. Le régime culinaire minimum et la promiscuité avec les autres curistes n’amusent guère Le Poulpe. Il écrit une lettre quotidienne à sa Poulpinette restée à Paris, la blonde Cheryl. Ce jour-là, pour s’évader du ghetto curatif, Gabriel se promène en montagne. Soudain, il voit passer comme une flèche un athlète noir nu, qui court tel un halluciné. Le sportif chute dans un ravin, le corps disloqué. Le Poulpe ne peut rien pour lui. Il est probable que le coureur vienne du Centre d’entraînement de Font-Romeu, où les équipes françaises se préparent actuellement pour les prochains Jeux Olympiques. Les jours suivants, Gabriel ne trouve pas d’écho dans la presse de ce décès surprenant. Alors que la visite du ministre des sports Bernard Lapoutre est annoncée, Le Poulpe tente sans succès de pénétrer dans le Centre de Font-Romeu. Ce bunker bien trop protégé, ça ne peut que l’exciter.

À Paris, Cheryl a été hospitalisée après une agression sexuelle. L’intrépide coiffeuse menait une enquête suite à la disparition de Laetitia, sa stagiaire. Au club Le Wagon, Cheryl a approché le nouveau petit ami de la jeune fille, Nicolas. Il a utilisé une “drogue du violeur”, différente du GHB mais avec les mêmes effets sur la mémoire. Via Internet, Cheryl recoupe quelques infos sur les drogues existantes. Bientôt requinquée, elle quitte l’hôpital bien décidée à poursuivre ses investigations. Elle commence par changer d’aspect, se grimant en brune fatale. Après avoir testé le nouveau look au bar de Gérard, qui ne la reconnaît pas, Cheryl retourne sur la piste de Nicolas. De son côté, Gabriel rencontre deux jeunes filles délurées circulant dans une Porsche volée. Copines de plusieurs sportifs logés à Font-Romeu, elles sont sans nouvelles de leurs étalons. Car ces fieffées sauteuses se régalaient, question sexe, avec les athlètes. De précieuses alliées pour Le Poulpe, ces deux greluches. Cheryl, elle, a joué le coup en finesse avec le furieux Nicolas. Elle est parvenue à droguer le drogueur…

Etant bien entendu que l’éventualité du dopage dans le sport ne repose que sur des médisances sans preuves, que jamais aucun champion n’a été dépisté positif aux stupéfiants, cette histoire relève donc de la pure fiction. Quant au rapport entre sport, politique et enjeux financiers (ou pharmaceutiques), tout est transparent et sain dans cet univers-là. On s’amuse réellement beaucoup avec cette fort sympathique aventure où Cheryl et Gabriel sont autant impliqués l’un que l’autre.

Jérôme Leroy : "À vos Marx, prêts, partez !" (Le Poulpe, n°260). Les seuls vrais maîtres du monde sont les six membres du Consortium. Cinq vieillards hommes et femmes, des momies ne paraissant pas leur âge, sur lesquels repose tout l’équilibre du système politico-financier, et leur factotum quinquagénaire, Alfredo Garcia. La crise économique qui secoue aujourd’hui toute la planète prend des allures pré-apocalyptiques, ce qui les inquiètent sérieusement. La population s’agite, les mythes marxistes resurgissent. Il existe une solution : éliminer physiquement Karl Marx, afin qu’il ne soit plus une référence, un espoir pour le peuple. Certes, il est mort depuis 1883, mais son idéal perdure. Deux ingénieurs au service du Consortium ont développé un projet, en parallèle de l’accélérateur de particules expérimenté sous la frontière franco-suisse. Il s’agit d’une machine à voyager dans le temps. Le premier test, avec pour cobaye un ex-détenu de Guantanamo, est une réussite.

Gabriel Lecouvreur subit, lui, un autre genre de crise. Son couple avec la belle Cheryl s’enfonce dans une passion autodestructrice. La dérive du Poulpe se nourrit d’alcool forts à haute dose, de médicaments mélangés, et de nuits tristement orgiaques. Gabriel en arrive même à se disputer avec ses amis Gérard et Maria, qui viennent de rouvrir leur bistrot après les vacances. Il est encore mêlé à une baston dans un fast-food. Par chance, il tombe sur une capitaine de police sexy et marxiste. Car voilà la seule chose qui lui permet de ne pas sombrer complètement : Gabriel lit et relit les écrits prophétiques de Karl Marx. Il essaie même d’initier le jeune Abdoulaye, complice dans l’altercation du fast-food, à la pensée marxiste... Le Consortium a exigé qu’on envoie immédiatement cinq mercenaires en 1843 à Paris, afin d’abattre Marx. C’est un ratage complet. Un des ingénieurs, qui prédisait ce problème, a été abattu avant cet échec. Mourant, il a eu le temps de glisser à Alfredo Garcia, le nom d’un ami de fac : Gabriel Lecouvreur.

Les nouvelles et romans de Jérôme Leroy ont souvent fustigé les excès de l’esprit ultra-libéral. Les responsables du fiasco économique sont ici symbolisés par ces éternels vieillards, caricaturaux et sans pitié, qui dominent toute l’activité mondiale. C’est un Gabriel dépressif à l’extrême, plus écorché vif que jamais, qu’on nous présente dans cet épisode. Hormis Marx point de salut, estime-t-il, incapable de se concentrer sur la moindre mission. Un Poulpe plutôt sombre, donc, mais inventif et passionnant, avec de nombreux clins d’œils.
(lire aussi l'article) Jean-Bernard Pouy : deux romans 2009

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 06:58
 






Parmi les nouveautés actuellement proposées chez Pocket, voici une sélection de trois titres aux intrigues vraiment alléchantes. Des Etats-Unis à la Suède, planent des mystères parfois bien noirs.


Avec une dizaine de suspenses à son actif, Carol O’Connell est une romancière confirmée. Comme le confirme le scénario de "Retrouve-moi". La fameuse Route 66 est assurément la plus célèbre du monde, mais il n‘en reste plus grand chose. Abîmée par le temps faute d‘entretien, la Route 66 ne déploie plus sur le continent américain qu’une très irrégulière bande bitumeuse. Toutefois, le mythe est vivace. Si il est romanesque, ce grand axe a aussi connu sa part d’horreur. Voici quelques années, un serial killer y a semé les cadavres d’innocentes fillettes. Un sanguinaire jeu de pistes que suivent aujourd’hui leurs parents éplorés, ainsi que l’inspecteur Kathy Mallory. Du moins c’est ce que supposent ses équipiers new-yorkais, car elle n’a pas laissé d’explication à sa course folle. Excepté, peut-être, le corps sans vie d’une inconnue dans son appartement. Ce qui n’explique rien. Un mystère que Mallory partage avec cette route mythique, un mystère qui a tout d’un passé commun…

Dirigeons-nous maintenant vers la Scandinavie, et plus précisément la Suède, pour les deux polars suivants. Avec, d’abord, le roman de Jens Lapidus "Stockholm noir - L’argent facile". Ville touristique incarnant le rêve nordique, Stockholm possède de plus sombres facettes. Prostitution, narcotrafic, crime organisé : sous les eaux calmes de la capitale suédoise, les gros poissons mangent les petits, prêts à tout pour s’imposer. Le nerf de la guerre ? La cocaïne. À Stockholm la noire, la Blanche règne en maître. Dans la faune cosmopolite qui peuple ces bas-fonds, Jorge, dealer en cavale, fait figure de fretin. Et sa spectaculaire évasion est loin de le mettre à l’abri. Il en sait trop, la pègre veut sa peau. JW, jeune étudiant ambitieux et sans scrupule, ne va plus faire le taxi pendant très longtemps. À l’autre bout de la ville, un membre du cartel yougoslave, Mrado, tente de gagner la garde de sa fille – et son passif d’ogre sociopathe ne joue guère en sa faveur. La rencontre de ces trois-là risque d’entraîner des situations explosives.

Restons dans ce pays avec le roman d’Aino Trosell, "Si le cœur bat encore", qui a reçu le prix du meilleur roman policier suédois. Au moment où une vague d’attentats néonazis secoue la Suède, l’aide-soignante Siv Dahlin trouve refuge dans la maison de sa tante, récemment disparue. Isolée dans ce village de campagne, elle peut ainsi oublier ni ce décès brutal, ni la trahison de son mari dont elle vient de découvrir l’infidélité. En quête de sérénité, la jeune femme va être rapidement déstabilisée. Très vite, ses voisins révèlent les dessous inquiétants de leur personnalité. Ces gens semblent tous traîner un passé trouble, sur fond d’obscurs souvenirs de guerre. Un bal des masques à laquelle sa propre tante n’était peut-être pas étrangère.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 06:17
 

Les mythes entourant les Vierges Noires se prêtent à toutes les interprétations. Tel est le thème, richement documenté, du nouveau roman de Philippe Mignaval "Vierge Noire" (Le Pré aux Clercs). S’il nous offre moult précisions sur le sujet, l’auteur n’oublie pas de développer une vraie intrigue criminelle. Le mystère plane sur la mise en scène des cadavres. La menace est omniprésente autour d’Alban et de ses proches. Quelqu’un, parmi ceux qui s’intéressent à la part mystique de ces statues, pousserait-il la passion jusqu’aux meurtres ? L’auteur nous offre aussi quelques dialogues souriants, qui sont les bienvenus.

Voici un petit résumé de l’histoire : Georgette, centenaire, est la dernière habitante de Font-Sainte, le hameau natal d’Alban Vertigo. Avant de partir en maison de retraite, elle lui confie “les affaires de la chapelle”. Ces statuettes, reliques et lettres, Alban va les garder en dépôt chez lui. Avec Eudes, son fils au look gothique, il découvre un vieux courrier concernant la Vierge Noire du Puy-en-Velay. Cette mythique statue aurait inspiré toutes les autres, dit-on. Officiellement détruite lors de la Révolution, il semble qu’elle ait été sauvée et cachée par un prêtre. Alban se renseigne auprès d’un curé et d’un instituteur érudit, visite le musée local. Inspectant clandestinement la chapelle de Font-Sainte avec son fils, ils y trouvent le cadavre du curé consulté, étrangement mis en scène.

Le policier Gargovitch ne soupçonne pas réellement Alban, qui poursuit ses investigations dans le microcosme des admirateurs de la Vierge Noire. Auphanie, l’ex-épouse d’Alban, prétend avoir des talents en matière d’ésotérisme. C’est une amie du nommé Vital, un gourou fumeux. Alban est contacté au sujet de son enquête par une “dame orange” (une antiquaire hollandaise prénommée Marieke), et par la jeune journaliste Valentine. Un prétendu moine copte, Athanase, affirme que la Vierge Noire est passée par l’abbaye de l’Estargue, aujourd’hui détruite. Après un cambriolage chez Alban, un couple tente d’enlever Georgette à la maison de retraite. L’experte parisienne qu’Alban avait rencontrée peu avant est assassinée, avec une mise en scène identique que pour le curé.

La psy Armelle assiste le policier Gargovitch. Elle estime qu’il s’agit d’espèces de sacrifices humains. Quant au concept d’ethnopsychiatrie, il échappe un peu à Gargovitch. Alban retrace le trajet de la Vierge Noire depuis sa disparition. La statue fut cachée au collège de la Sainte-Trinité, avant d’appartenir à un collectionneur paralytique. D’abord peu coopératif avec Alban, celui-ci croit que la statue a des origines antiques. Le druide Gérald Ker prétend, lui, que c’est la représentation de la déesse celte Angona. D’autres victimes sont à craindre. Alban, son fils, Auphanie et Valentine, ne sont pas à l’abri du danger.

En 2006, Philippe Mignaval avait déjà publié "Gévaudan" (Le Pré aux Clercs). En voici la présentation : 19 juin 1767. Jean Chastel, un paysan, tue la Bête du Gévaudan (qui s’attaquait aux femmes et aux enfants) après qu'elle ait attaqué et tué sa centième victime. La bête est embaumée et expédiée à Paris, où elle est examinée par Buffon, sur ordre de Louis XV. Il s'agit, écrit-il, d'un loup de taille remarquable, hélas dans un état de putréfaction si avancé qu'on s'en débarrasse rapidement. Ainsi prend fin le parcours sanglant du monstre, et commence son mystère. Est-on sûr que le loup expédié à Paris était bien la Bête?… De nos jours, à Ribeyrevieille, petite ville du Gévaudan proche de Saint-Flour. A l'issue d'une conférence, une jeune femme nommée Margeride approche un scientifique venu parler de clonage. Elle lui révèle que sa famille détient depuis le 18esiècle une relique effroyable : un fragment de peau et de fourrure ayant appartenu au monstre. Ensemble, ils parviennent à recréer l'animal fabuleux, mais leur créature s'échappe et les meurtres d'enfants recommencent. Avec la même interrogation que jadis : la Bête agit-elle seule ou obéit-elle à un maître ?

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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