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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 07:17

Publié aux Éditions Pygmalion, Complots à la corderie royale de Gérard Hubert-Richou s’adresse aux amateurs d’intrigues mêlant histoire et suspense. Ayant à son actif de nombreux romans-jeunesse, plusieurs pièces de théâtre, et déjà six romans historiques parus chez Pygmalion, c’est un auteur confirmé qui nous propose ce nouveau titre. En voici le sujet.
Après bien des atermoiements, des recherches et des études, Colbert décide, en 1665, de construire un nouvel arsenal indispensable au développement de la marine royale. Son choix s'arrête sur le site de Rochefort, dans une boucle de la Charente, à cinq lieues de la mer. L'endroit n'est pas sans inconvénients : il souffre des miasmes de l'air et de l'insalubrité ambiante. Mais il offre aussi des avantages multiples au long des côtes atlantiques. Et voici que, sur le chantier, des meurtres mystérieux d'ouvriers se succèdent à un rythme de plus en plus accéléré. La population s'inquiète et crée une milice bourgeoise. Puis viennent les incendies, l'empoisonnement de l'eau potable déjà si rare... Cette cascade d'événements semble entraîner vers le gouffre le jeune marquis de Seignelay, qui représente sur place le surintendant, et l'arsenal avec lui. Aidé par l'agent du commissaire général de police, Géraud Lebayle, il va utiliser tous les stratagèmes possibles et empiriques pour combattre un adversaire qui apparaît comme un monstre aux multiples têtes.

En s'appuyant sur une minutieuse documentation, Gérard Hubert-Richou plonge les lecteurs dans une aventure riche en rebondissements. Il ressuscite toute une société, mélange de hobereaux ruinés, d'ouvriers véreux, d'aventuriers sans scrupules. Rappelons qu’il a été le lauréat de six prix littéraires (Prix Saint-Exupéry-1993, Prix des conseillers pédagogiques-1997, Prix ados de Rennes-1998, Prix des collégiens de Montauban-1999, Prix Jeunesse de Meaux-2006, Petit Renaudot-2006)

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 07:15

Créé par Michael Gruber, l'inspecteur Jimmy Paz est de retour dans "La Nuit du Jaguar". Il pensait pouvoir couler des jours tranquilles loin de la brigade criminelle de Miami, partageant son temps entre les cuisines du restaurant cubain de sa mère et l'éducation de sa fille. Mais une vague de meurtres sanglants secoue la ville. Jimmy Paz est appelé en renfort. D'influents hommes d'affaires d'origine cubaine sont retrouvés sauvagement dépecés dans leurs luxueuses villas. A côté de leurs corps, des empreintes suggèrent qu'ils ont été attaqués par un félin monstrueux. Paz peut difficilement refuser de mener l'enquête. Baigné depuis toujours dans la "santeria" cubaine, il sait que l’efficacité et l’expérience ne suffisent pas à contrer les forces maléfiques. D’ailleurs, depuis quelques temps, sa famille et lui sont victimes de terrifiants cauchemars : un félin dévoreur de fillettes vient chaque nuit les hanter. Or Paz, superstitieux, redoute de voir celles qu'il aime le plus au monde devenir les prochaines victimes de ce carnage aux allures de sacrifice. Meurtres rituels sur fond de religions (santeria cubaine, polythéisme africain, catholicisme), communauté ethnique des Cubains de Miami assez éloignée de l’image ordinaire, personnages singuliers et sombre enquête, tel est l’univers que nous propose Michael Gruber dans cette troisième aventure de son héros.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 17:44

C’est sur le littoral sud du Finistère, entre la pointe de Penmarch et la ria du Belon, que Bruno Geneste situe l’intrigue de ses romans. Les éditions Les Chemins Bleus ont publié ses trois premiers suspenses, dans leur collection Nuage Noir Polar. Mystères spirituels, connotations poétiques, intrigues criminelles, tels sont les principaux axes de ces histoires. Voici un aperçu de ces trois titres.

"Le cercle des Pierres Noires" (2007). Léditeur parisien Éric Vigne a disparu dans le Pays Bigouden. Le policier Matébio naboutissant à rien, la fille de Vigne charge le détective Loïc Le Bars de retrouver son père. Celui-ci interroge les Lescoët, des amis de léditeur, libraires à Noirmoutier qui furent les associés de Vigne. Ils sont plutôt discrets sur le Cercle des Pierres Noires, dont ils sont membres comme le disparu. Ils prétendent ne pas connaître Bran Villard, le président. Louis Le Scornnec, trésorier du Cercle, nest pas plus bavard que les Lescoët. On le retrouve peu après, suicidé ou assassiné ? Une Lada blanche semble pister le détective. Celui-ci s’intéresse à un certain Jean Le Dû, qui créa un laboratoire étudiant lhypnose chamanique, avant dêtre accusé de malversations. Lombre dun mafieux américain plane sur cette affaire-là. Éric Vigne allait créer une collection dirigée par Bran Villard, sur lethnographie, abordant le chamanisme. Le pendentif découvert par Le Bars, amulette qui représente une Vierge Noire, constitue un premier indice sérieux…

"Lisière d’ombre" (2008). Sur la côte sud du Finistère. Voilà plusieurs jours que le journaliste Jack Elemor est sans nouvelles de son ami lécrivain Sean Mac Gregor. Que Sean ait regagné son Écosse natale, il n’y croit pas. Jack interroge le libraire-éditeur qui publie les œuvres de Sean, mais il est mal reçu. Chez lécrivain, quelques mots indiquent quil a pu voir des choses quil navait pas à connaître. Jack Elemor sent une menace incertaine planer autour de leur groupe damis. Voilà plusieurs fois que Jack entend parler dune société secrète, LOmbre du Cercle, présente dans les environs. Le décès de leur ancien druide a paru suspect au détective bigouden Loïc Le Bars, qui a enquêté. Au port du Belon, Jack assiste en cachette à de curieux mouvements autour dun chalutier. Il doit désormais se montrer prudent. À Quimper, la galerie qui expose les œuvres de lartiste Eliot Blake, appartient au nommé Chabert. Cest lui, le nouveau druide de LOmbre du Cercle…

"L’aile rouge des sables" (2008). Morgane Le Bris, ornithologue réputée, a été retrouvée noyée sur une plage du Sud-Finistère. Son ami intime, le journaliste Jack Elemor, risque de tomber dans un état dépressif. Il doute qu’il s’agisse d’une mort naturelle. En effet, Morgane possédait un gros dossier sur une affaire qu’elle étudiait. Or, quand il visite son appartement, Jack constate que l’endroit a déjà été fouillé. Il fait appel à son ami le détective bigouden Loïc Le Bars. Que signifie la présence de deux hommes en combinaisons blanches sur les côtes voisines ? À quel service sanitaire appartiennent-ils ? À peine le duo a-t-il commencé son enquête que l’appartement de Jack est saccagé. Il semble qu’une société américaine produisant des pesticides fasse, en Europe, du stockage de produits dangereux pour la santé. À la tête de cette société, une vieille connaissance du duo d’enquêteurs : le mafieux Mac Leone.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 07:40

Chez 10-18, Anne Perry nous présente la vingt-cinquième aventure de Charlotte et Thomas Pitt, dans cette Angleterre victorienne dont elle cerne si bien l’état d’esprit. Voici donc quelques mots sur cet inédit, Buckingham Palace Gardens. Thomas Pitt, agent de la Special Branch (services secrets de la reine Victoria), et son supérieur le glacial Victor Narraway, sont convoqués de toute urgence au Palais de Buckingham. Ils sont reçus par Mr Cahoon Dunkeld, un proche du Prince de Galles. Celui-ci a découvert au petit matin le cadavre d’une jeune femme, une prostituée, dans un placard à linge.

« La victime, totalement nue, allongée sur le dos dans une pose obscène, jambes écartées, avait la gorge tranchée de part en part. Éventrée dans la partie inférieure de l’abdomen, ses entrailles gonflées étaient de couleur pâle, là où elles saillaient au milieu du sang noirâtre (…) La scène effroyable fit naître chez Pitt bien davantage de pitié que d’écœurement. Se serait-il agi d’un animal qu’une telle cruauté l’eût choqué. Mais une fin pareille pour un être humain l’emplit d’une énorme colère et d’un désir de frapper »

Il s’avère que la victime était invitée à une fête très privée donnée par le Prince de Galles lui-même. Le coupable doit être désigné et l’affaire étouffée au plus vite. Si le scandale venait à s’ébruiter, la royauté britannique serait une fois de plus en péril. Loin de chez lui et de son épouse Charlotte, dans l’ambiance particulière de Buckingham,Thomas Pitt sera-t-il aussi efficace que de coutume ?

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 07:36

Festival Rue des Livres à Rennes, quartier Maurepas (site Guy Ropartz) , les 21 et 22 mars 2009

Ce festival annuel du livre se veut être le premier du genre à Rennes. Il propose des rencontres avec des écrivains, éditeurs, dessinateurs, associations, conteurs, artistes... Autour de multiples animations, ce rendez-vous vise la rencontre et l’échange entre le public et les intervenants. Il se veut résolument ouvert et populaire, s’offrant à tous les habitants de l’agglomération rennaise sans distinction.

Le thème de cette deuxième édition, qui aura lieu les 20, 21, 22 mars 2009 sur le site de Guy Ropartz : « les héros dans la littérature »

Dès janvier et février, sont organisés des ateliers d’écritures, un concours de nouvelles proposé aux collégiens et lycéens rennais, l’opération «Lâchers de livres» , diverses expositions dont celle du graveur Jean-Pierre Brétéché, des cercles de lectures et des rencontres scolaires. D’autres expositions débutent en mars et se prolongent pendant le salon : Bruno Bertin, auteur de BD, exposera ses planches de BD à la bibliothèque municipale de Maurepas, du 9 au 21 mars. Exposition «Regards croisés, paroles d’habitants», sur le centre commercial Leclerc St Grégoire et le centre commercial Colombia. A partir de paroles et témoignages d’habitants, regards sur l’évolution des quartiers.

Pendant le festival, des cercles de lecture et des tables rondes seront animés par les auteurs, les maisons d’édition et la Maison de la poésie. De nombreux thèmes seront abordés. Un spectacle tout public est présenté le dimanche 22 mars après-midi. Plusieurs expositions, dans le cadre du Festival. Dont celle de Kaisa Leka, une jeune artiste finlandaise qui a étudié les arts, le design et la BD. En 1998, elle subit une double amputation des jambes et entreprend l’écriture d’une série d’albums autobiographiques, au travers desquels elle espère changer le regard des autres sur le handicap.

La liste des invités annoncés n’est pas close. Outre les écrivains de « littérature blanche » et les auteurs de « littérature-jeunesse », bon nombre d’auteurs de « littérature noire » seraient présents : Caryl Férey, Nadine Monfils, Frédéric Lenormand, Thierry Crifo, Jean-Paul Jody, Abdel Hafed Benotman, Francis Mizio, Pascal Millet, Philippe Huet, Isabelle Ammonou, Claude Leblanc, Gérard Alle, Vincent Berthault, Luciano Melis, Paul Carta, Claire et Robert Belman, Philippe Deblaise, Jacques Mondolini, Perrine Le Querrec, Alain Wagneur, Hugo Buan, Marc Lizano, Jean-Jacques Reboux.Ainsi que la possible présence des lauréats du Prix SNCF du Polar (Karine Giebel ?).

Contacts : Solène Ragui et Jean Luc Royer, Maison de quartier de Maurepas, 32 rue de la Marbaudais 35700 Rennes (02.99.38.00.37)

Le site (mis à jour février 2009): festivalruedeslivres.blogspot.com 

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 07:29

Les éditions Le Cherche Midi nous présentent aujourd’hui "Cartoon", un roman de Marshall Karp approuvé par les plus grands romanciers américains du moment. « D’une intelligence et d’une drôlerie peu communes, ce diable de livre se dévore littéralement » affirme Joseph Finder ; « Un livre qui vous fait hurler de rire - et vous va droit au cœur » assure James Patterson ; « D’une originalité incroyable : pour un coup d’essai, c’est un coup de maître » confirme David Baldacci.
Voyons donc quel est le thème de "Cartoon". Cinéma, presse, télévision, musique, les studios Lamaar constituent un véritable empire du divertissement hollywoodien. Familyland, parc d'attractions mondialement connu, symbole du rêve et des valeurs traditionnelles, est le joyau du groupe Lamaar. L'acteur qui interprète la mascotte du parc est retrouvé assassiné. On lui découvre alors un passé pédophile, ce qui menace la réputation de Familyland. Lorsqu'un second cadavre est retrouvé, le mystérieux auteur des meurtres s'avère avoir un objectif très précis. C’est l'empire Lamaar tout entier qui commence à vaciller. Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume du divertissement ? Un monde de sociétés respectables, cotées en Bourse, dirigées par des hommes aux apparences irréprochables, menés par des intérêts si vastes que vérité et morale deviennent quantité négligeable.
C’est dans cet univers où toute vérité n'est pas bonne à dire, celui de la communication, que vont enquêter Lomax et Briggs. Ces deux flics du LAPD, simples êtres humains, vont chercher la vérité, avec pour seules armes leur intégrité et leur complicité à toute épreuve. Ici, rien à voir avec des investigations traditionnelles. Lomax et sa part d'ombre, Briggs et son humour ravageur, voilà deux héros au coeur immense, dans les coulisses du Royaume enchanté, domaine privilégié de l'hypocrisie, de la corruption et des secrets inavouables. C’est la première enquête de Lomax et Briggs. Mais on n'a sans doute fini d’entendre parler d'eux !

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 07:30

Une nouvelle aventure de l’attachant Salvo Montalbano, une enquête policière singulière sur certaines ONG, et un thriller humaniste : différents dans la manière comme dans les ambiances, les trois romans que nous présente le Fleuve Noir en ce mois de janvier s’avèrent diablement excitants.
Commençons par notre Sicilien préféré…



Andrea Camilleri : "Un été ardent" (traduit de l’italien par Serge Quadruppani). Un couple d’amis du commissaire Salvo Montalbano et de Livia a loué une villa en bord de mer. Après une triple invasion de cafards, de souris et d‘araignées, Laura et Guido constatent la disparition de leur fils de trois ans, Bruno. Le sol raviné autour de la villa et un léger séisme ont dégagé l’accès à un niveau inférieur : un appartement identique, clandestin, que le propriétaire émigré en Allemagne aurait probablement fait régulariser un jour, s’il n’était mort entre-temps. En y retrouvant Bruno, Montalbano découvre également un coffre contenant le cadavre d’une fille du village disparue plusieurs années auparavant. Laura décide de quitter la villa sans attendre, avec son fils et son mari. Fâchée, Livia s’en va aussi. Si le fils attardé des propriétaires apparaît comme fort suspect, d’autres personnages sont aussi douteux : Spitaleri, l’architecte véreux, ou encore Adriana, la ravissante jumelle de la victime. On sait que Montalbano n’est pas insensible aux jolies femmes, surtout quand Livia est loin…

Didier Sénécal : "Les petites filles et les petits garçons". Un soir, le commissaire Lediacre invite à dîner chez lui son adjointe Hélène Vermeulen. S’il lui impose, au cours du repas une émission de variétés à la télévision, c’est que Lediacre a une idée derrière la tête. En fait de soirée-télé devant une pâle copie du Téléthon, il veut montrer à sa fidèle collaboratrice Pierre Guillaume Heuzé, président d’une ONG baptisée MÔMES. Car son passé sulfureux et la masse d’argent qu’il brasse pour les orphelins dans le monde ont suffi à attirer l’oeil d’un jeune commissaire bien vite rappelé à l’ordre par sa hiérarchie. Une affaire que ce dernier n’a évidemment pas hésité à porter chez Lediacre – officieusement responsable des Intouchables. Cette enquête mène le policier et ses deux acolytes sur des terres lointaines. L’homme des villes considéré comme un sauveur n’est pas loin de s’octroyer le droit de disposer des êtres qu’il prétend protéger. En premier lieu des enfants livrés à eux-mêmes qui, lorsqu’ils ne sont pas happés par l’adoption illégale, sont à la merci d’une autre espèce d’ogres… Commissaire étrange et sympathique, aux méthodes pas toujours orthodoxes, Lediacre va toujours au bout de ses investigations pour dénoncer la vérité.

Gilles Legardinier : "L’exil des anges". Un couple de chercheurs a réussi à décrypter les arcanes de la mémoire humaine. Parce que cette découverte peut révolutionner le monde en ouvrant d’infinies possibilités scientifiques et spirituelles, les grandes puissances veulent se l’approprier à n’importe quel prix. Cathy et Marc Destrel savent ce qu’il adviendrait de leurs travaux s’ils tombaient entre de mauvaises mains. Harcelés, ils n’ont pas d’autre choix que de tester sur eux-mêmes leur théorie : s’éteindre avec leur secret pour, s’ils ont vu juste, mieux se retrouver - ailleurs… Seul l’agent de la NSA qui les surveille depuis si longtemps sait que leur mort n’est pas la fin. Il décide de les poursuivre,d’une vie à l’autre… Vingt ans plus tard, trois jeunes gens uniquement liés par le rêve d’une mystérieuse chapelle écossaise aujourd’hui engloutie, débarquent dans les Highlands. Irrésistiblement attirés vers ce lieu, Valeria, Stefan et Peter vont se trouver confrontés à une fascinante réalité. Ils ne vont avoir que peu de temps pour sauver leur vie et protéger un pouvoir que les hommes ne sont peut-être pas prêts à posséder...

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 07:25

Les deux nouveautés du moment des Éditions Métailié ne peuvent que séduire les lecteurs de romans noirs. Il suffit de lire leur présentation pour s’en convaincre.

John Burnside : "Un mensonge sur mon père" (Bibliothèque écossaise). “Mon père a passé sa vie à dire des mensonges et, parce que je ne savais pas faire autrement, je les ai répétés. Mon monde était un tissu de mensonges, grands et petits, sur tout.” Le mensonge dans le titre de cet étonnant récit est né de la honte. En voyageant au nord de l’Etat de New York dans les années 90, John Burnside ne peut pas supporter de partager la vérité sur son père lors d'une conversation de rencontre avec un autostoppeur. Il dissimule son malaise sous un mensonge. Ce qui lui est naturel. Son père, abandonné quand il était bébé devant la porte d’un inconnu, a créé un remarquable réseau de mensonges pour effacer cet événement insupportable. John, dès son enfance, a représenté tout ce qui n’allait pas dans le monde et il est devenu le destinataire de la haine de soi de son père sous la forme d'une violence furieuse et, pire, d’une humiliation mesquine et cruelle. John a grandi au contact rude de la classe laborieuse écossaise puis ensuite anglaise ; il a appris à mentir à son père, puis, plus tard, sur son père… Né en 1955, John Burnside aussi l’auteur d’un recueil de nouvelles et de plusieurs romans, tels que La Maison muette (Métailié, 2003), Prix Charles Baudelaire de la Traduction, Une Vie nulle part (Métailié, 2005), et Les Empreintes du Diable (Métailié, 2006).

Leonardo Padura : "Le Palmier et l’étoile" (Suite hispano-américaine - paru en grand format, 2003). Fernando revient passer un mois à La Havane, après 18 ans d’exil, pour enfin trouver le mystérieux manuscrit autobiographique du grand José María Heredia, auquel il a consacré sa thèse. Il souhaite aussi tirer au clair les circonstances qui l’ont contraint à l’exil. Qui l’a trahi ? A la mélancolie du retour de l’exilé et au suspens de sa recherche, se superpose le journal de Heredia, alors que Cuba luttait pour son indépendance, ainsi que les réflexions du fils du poète, franc-maçon, vers 1920. Peu à peu émergent des parallélismes surprenants dans la vie des trois hommes, comme si, à travers les siècles, l’histoire de Cuba marquait d’un sceau fatal les destins individuels. Dénonciations, exil, intrigues politiques, trahisons semblent inévitables à tout créateur talentueux, quel que soit le moment historique qu’il lui est donné de vivre... Né en 1955 à La Havane, Leonardo Padura confirme ici, au-delà du roman noir, son talent d’écrivain. Il nous emmène à la fois dans un voyage aux origines de la conscience nationale cubaine à travers la vie de son premier grand poète romantique, et au coeur des questions que la situation actuelle impose à tous les habitants de l’île. Parmi ses titres récents, "Adios Hemingway" et "Les Brumes du passé", publiés aux Éditions Métailié. Il a reçu les prix Hammett et Café Gijon.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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