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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 15:37

Yann Venner

S'ils contiennent une part de noirceur, les romans de Yann Venner ne sont pas totalement sombre. Car ce qui l'anime, c'est avant tout l'amour des mots, du langage, et un humour entre sourire et caricature réussie. Mais il égratigne aussi ceux qui expriment leur haine de la différence, de la tolérance, de la démocratie, de l’Autre. Le militantisme citoyen de Yann Venner 07-VENNER.JPGest modéré, pas neutre. Ses héros et lui refusent tout sectarisme, sans résignation. Ses livres publiés aux éditions L'Ecir sont diffusés par De Borée.

 

« Black Trélouzic » (Horizona & Co, 2005)

Cette “trilogie bretonne” rassemble trois romans courts, ayant pour décor le paisible village côtier de Trélouzic. Les héros en sont Fanch Bugalez, marin-pêcheur anar épris de justice, et son vieil ami Eugène, philosophe à sa manière. En 1990, 1996 et 2000, ils sont confrontés à des affaires criminelles.

Marcel. Patronne d’un bistrot local, Georgette est la première victime d’une série de meurtres. Les enquêteurs soupçonnent Fanch, qui était son amant. Lors du deuxième crime, l’assassin laisse un indice accablant : un seau de pommes de terres. Le marginal Ernest fait un coupable idéal...

Une étoile est morte. Le cadavre d’Halima, une jeune Algérienne, est découvert par Fanch dans le port de Trélouzic. Ami de la victime, Aziz contacte Fanch avant de disparaître. Peu après, des attentats sont revendiqués par l’Armée Révolutionnaire Celte, dirigée par un vieux marquis facho. Quant à la vie d’Halima, coupée de ses racines, elle mérite d’être racontée...

Le baiser de la mer. Le jour de la rentrée, le directeur de l’école disparaît soudainement. On pense à une noyade accidentelle lors d’une sortie en mer. C’est la version gendarmesque adoptée par le sous-préfet véreux. Il faudrait plutôt s’intéresser à un ancien élève de l’enseignant...


« Aller simple pour Trélouzic » (L’Ecir, 2006)

Gwendoline Le Morvan est une jeune chanteuse canadienne aux origines indiennes et bretonnes. Préparant une tournée en France, «la mésange de Saskatoon» séjourne dans le Trégor, d’où viennent ses aïeux. L’image de cette région a beaucoup inspiré son grand-père Ange, avec qui elle partage les mêmes goûts poétiques. Gwendoline s’installe à l’Hôtel du Goéland, où son lointain cousin Albert est cuisinier, et amant de la patronne. Ce vicelard n’inspire pas confiance à la jeune femme. Elle n’est pas plus à l’aise avec la sœur d’Albert, Edith. Après quelques avatars, Gwendoline rencontre bientôt Fanch Bugalez, ancien pêcheur qui organise des promenades en mer sur son bateau. Son meilleur ami reste Eugène, aussi philosophe que Fanch est anar...


« La disparue de Guingamp » (L’Ecir, 2007)

Tout irait bien dans dans la région de Trélouzic, si un malfaisant n’avait saboté la voiture de Fanch, et saccagé le jardin d'Eugène. Leur ami le commissaire Cesare Le Tellier est prêt à enquêter, quand il est chargé d’une affaire plus grave. Apprentie coiffeuse, Rébecca Stereden est la fille de l’adjudant de gendarmerie du secteur. Nourrie de romans sentimentaux, la jeune blonde sans cervelle se croit aimée d’un footballeur africain de Guingamp. Elle a fugué pour rejoindre son beau Victor. Mais tous deux sont agressé, et Rébecca est kidnappée. L’adjudant Félix Stereden reçoit le scalp de sa fille, avec la demande d’une forte rançon. Le policier enquête, recueillant peu d'indices. De son côté, le criminel a des passions obsédantes très particulières... Une fort agréable « comédie noire ».

© Claude Le Nocher

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 10:33

« Cousin Germont »

Michel Cousin a connu une certaine notoriété, mais il est à craindre qu’on l’ait oublié aujourd’hui. Il a pourtant écrit près de soixante romans à suspense, qui méritent d’être redécouverts.

Michel Cousin est né à Paris le 13 mai 1928. Il semble avoir obtenu un diplôme d’ingénieur agronome, fait quelques études de droit puis exercé Cousin_Germont.JPGplusieurs métiers. Sans doute commença-t-il très tôt à écrire, car son premier roman « Mon propre meurtre » est publié en 1960. Il devient vite une des valeurs sûres de la collection Un Mystère. La même année sortent « Mort à haute dose », « En cas de mort » (histoire d’un étudiant séducteur et escroc, mêlé à plusieurs meurtres) et « Des idées noires » (où un médecin est victime d’une machination criminelle). Suivent trois titres en 1961, puis deux autres en 1962. L'année suivante, Michel Cousin obtient le Prix du Mystère pour un roman très malin : « La puce à l’oreille ». Cette histoire, où la fidélité n’est pas un vain mot, se passe dans une propriété en Bretagne. Ce livre a été souvent réédité, à juste titre. La même année, il publie « M.Stanislas agent secret », qui fut porté au cinéma, avec Jean Marais dans le rôle principal.

Jusqu’en 1974, Michel Cousin est publié dans les diverses collections des Presses de la Cité : Mystère, Suspense, Punch. Retenons quelques très bons titres de cette époque. Dans « En mariage seulement » (1966), Un PDG est victime d’un chantage que son épouse doit ignorer. Il en parle officieusement à un ami policier. Soupçonnant certains de ses collaborateurs, il les fait surveiller par un détective. Le maître-chanteur devient exigeant. Croyant l’avoir identifié, le PDG le tue en légitime défense. Mais ce n’est pas la fin de ses ennuis… Dans « La voix du sang » (1974) la maîtresse du héros est assassinée. Risquant d’être accusé, craignant la réaction de ses proches, il fait disparaître le corps. Quand celui-ci est retrouvé, il doit mener sa propre enquête pour se disculper. Il a peu d’avance sur la police.

Dans « La marmite du diable » (1972), on nous présente une famille tiraillée, les Larivière. Chacun vise l’héritage de la doyenne, Elodie. C’est l’un des thèmes préférés de l’auteur. Avec astuce, il sait renouveler son inspiration. Dans le même genre, « La folle du logis » (1973) : Marie-Charlotte Villiers, une vieille dame vivant dans un manoir de Normandie, est souffrante. Ses enfants, issus de plusieurs mariages, sont alertés et viennent tous au manoir. La mort de l’aïeule arrangerait certains d’entre eux, ainsi que d’autres proches de Marie-Charlotte… Ces romans, traités avec une bonne dose d’ironie, sont vraiment plaisants et entraînants. On peut aussi citer « Détournement de mineures » (1966), « Nuit noire » (1967), « La mort médecin » (1969), ou « Autosuggestion » (1974). Autant de bons titres démontrant les qualités de Michel Cousin. Son sens du “suspense à chute” est toujours savoureux. La fluidité de la narration rend la lecture fort agréable.

C’est sous le pseudonyme de Michel Germont qu’il rejoint en 1973 le Fleuve Noir, dans la collection Spécial-Police. Jusqu’en 1984, il publiera 21 romans sous ce nom. Ils ne sont pas moins intéressants que les précédents, au contraire. Il y développe des variations sur le thème suivant : un homme devenu riche et puissant grâce au mariage veut éliminer son épouse. Dès le premier titre de Michel Germont « L’œil du témoin » (1973), il exploite ce sujet. La jeune maîtresse du héros a été assassinée. Il doit prouver son innocence après avoir caché le cadavre. S’il n’est pas le seul suspect, les indices jouent contre lui. Une amie de la victime fait un bien curieux témoin. Elle est aussi utile que dangereuse. Dans ce roman comme dans de nombreux autres, la situation initiale est assez ordinaire, peu originale. Mais c’est l’évolution du récit qui permet à l’auteur de nous proposer des histoires bien différentes. Dans ce genre, on peut retenir par exemple « La mort à point » (1976) ou « La morte vivante » (1978). Ici, le héros tente de supprimer son épouse arriviste pour refaire sa vie avec quelqu’un d’autre. Mais rien ne se passe comme prévu, et il doit subir les exigences de sa femme.

On a parlé au sujet de Michel Cousin / Germont de “vaudeville policier”. Il est vrai que le trio mari-femme-maîtresse correspond à ce qualificatif. Pour les romans cités plus haut, on pourrait parler de “comédie bourgeoise criminelle” au sein d’une famille. Toutefois, ces étiquettes ne donnent pas une juste impression de l’œuvre de cet auteur. Il a abordé par ailleurs des thèmes divers. Il fut particulièrement habile dans les faux-semblants et les chassés-croisés. Cela offre souvent du piment aux histoires criminelles d’apparence simples. Parmi ses réussites signées Michel Germont, citons « Injustice faite » (1976) procès d’un séducteur cynique mais non coupable, « Le noyé de Concarneau » (1977) où un inspecteur d’assurances se demande s’il n’a pas été manipulé dans une enquête menée huit ans plus tôt, ou « Qui a tué qui ? » (1974) où le héros tue en légitime défense son futur beau-frère, et doit prendre la fuite. Une affaire plus insolite qu’il n’y paraît.

Il serait absurde d’affirmer que tous les romans de Michel Germont sont excellents. « Zone d’ombres » ou « Le grand fantasme » apparaissent un peu plus faibles, par exemple. Il semble qu’il ait également écrit bon nombre d’érotiques sous le pseudo de Pierre Héro, pour Eurédif. Ecriture alimentaire, voilà tout. Il reprit vaguement le nom de Michel Cousin pour une série de dix romans : « Contact S.A. ». Dès le deuxième titre, son nom n’apparaît plus en couverture. Le titre « Contact » identifie la série. En outre, il semble aussi avoir dirigé la collection “Hard 2004” du Fleuve Noir. L’un des derniers suspenses signés Michel Cousin a pour titre « La Renarde » (1986). On le voit, l’œuvre de cet auteur n’est pas négligeable.


© Claude Le Nocher

 

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 15:45

Zolma, trois romans

Les romans de Zolma sont réellement enthousiasmants. Les enquêtes de Lily Verdine, d'abord, qui exprimentZolma.JPG une tonalité grinçante, douce-amère. Usant d’autodérision, Lily est une héroïne très attachante, se réclamant dans l’esprit de Nestor Burma. Elle aussi vit des aventures mouvementées. Quant à “Mort en sauce”, c'est un réjouissant polar pamphlétaire.

« Croisière Jaune » (Krakoen, 2006) - Ce livre est désormais publié par les Editions JIGAL.

Détective à Paris, Lily Verdine manque de clients, donc d’argent. La bourgeoise Mme Pradelles soupçonne son mari de la tromper lors de ses déplacements professionnels à Montauban. Lily accepte la mission. Elle précède Emile Pradelles dans le Tarn-et-Garonne. Elle fouine, surveille. L’homme se consacre uniquement à son métier. A son hôtel, Lily rencontre un commercial désabusé, Marc. Peu après, il lui demande son aide en pleine nuit. Il vient de tuer son humiliant patron, Castaing. Lily et Marc imaginent faire illusion en simulant un accident de voiture. Pourtant, la police arrive dès le lendemain. Le commissaire Lafourche pense que son ami Castaing a été assassiné. La réaction persifleuse de la frondeuse Lily lui vaut d’être suspectée, tout comme Marc. Lily prend en filature Emile et son ami Bob, ce qui l’amène jusqu’à Port-Vendres. Le duo y réceptionne quinze asiatiques, ayant voyagé en container. Ces clandestins alimenteront une main-d’œuvre peu coûteuse. Bientôt, Lily est repérée par les trafiquants...

« Mistral cinglant » (Krakoen, 2007)

Lily Verdine se sent dépressive en ce mois de décembre gris parisien. Son médecin et ami Victor préconise un changement de décor, en un lieu où elle a vécu de bon moments. Elle choisit le village provençal de son adolescence. Le vieux Simon, son père de substitution, est un ancien paysan reconverti dans les chambres d’hôtes. Il est heureux de l’accueillir. Un incendie vient de ravager l’usine de Tonini, fabricant de cagettes. Le gardien kabyle des locaux est mort dans cet accident. C'est quand même suspect, car il s’agit de la troisième usine incendiée dans le secteur. Lily Verdine connaît bien Tonini. Elle n’exclut pas qu’il ait lui-même mis le feu pour toucher l’assurance. Ou alors, ce séducteur de Tonini a pu être victime d’une vengeance. Patrick fut un copain de Lily. Cet anar vindicatif pense que son épouse s’est laissée séduire par Tonini. Pour les gendarmes, le jaloux Patrick fait un coupable idéal...

« Mort en sauce » (Krakoen, 2008)

Les ventes des raviolis Maggiore s'effondrent, alors que ces produits bas de gammle ont dominé jusqu’à présent le marché. René Maggiore, le dictatorial patron, veut déterminer pourquoi le concurrent Casseburnes les écrase. Il faut vite réagir. Face à la situation, les cadres serviles sont incompétents. Pour l'instant, on s’aligne sur les tarifs, et on cherche les causes du problème. Si les raviolis Maggiore sont à peine consommables, ceux de chez Casseburnes ne sont pas plus sains. Ce n’est pas le goût, donc ce sont les coûts de fabrication. Maggiore engage un expert, un jeune ingénieur qui saura y remédier... Pendant ce temps, des cellules microbiennes ont gangrené un lot de viande. Ces toxiques Clostridium Botulinum suivent inexorablement un cycle d’infection. Même soumises au froid, ces bactéries restent vivaces... L'expert Évariste Lejaune commence par espionner l’adversaire. Casseburnes possède un secret technique venu des États-Unis. Il faut sans délai essayer la méthode chez Maggiore, avec la bénédiction du despotique patron.

 

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 08:34

L'univers de Stéphanie Plum

 

D’abord auteur de romans sentimentaux, l’américaine Janet Evanovich créa en 1994 le personnage de Stéphanie Plum. C’est une chasseuse de primes chargée de retrouver les suspects sous caution ayant oublié de se présenter au tribunal.

Cette brune aux yeux bleus a environ trente ans, elle mesure près d’un mètre soixante-dix, elle pèse soixante-deux kilos et demi, et fait du 85 B de poitrine. Elle vit à Trenton, dans le New Jersey. Elle est très attachée à son quartier natal, le Bourg. C’est dans ce quartier middle class, aux maisons jumelées, qu’habite sa famille. Elle leur rend de fréquentes visites.Stephanie_Plum.JPG

Sa mère est une cuisinière experte, qui l’invite à dîner, et ne la laisse jamais repartir sans une part de gâteau ou quelque plat préparé. Elle juge trop dangereux le métier de sa fille. Elle voudrait que Stéphanie mène une vie normale. Surtout, qu’elle se marie. De préférence avec le policier Joe Morelli, ami de longue date. Mais la jeune femme, divorcée de l’avocat Dickie Orr après un court mariage, n’est pas pressée de recommencer.

Le père de Stéphanie s’exprime peu, sinon par de brèves réparties ou des silences réprobateurs. Cerné de femmes, il préfère se replier sur lui-même. Valérie, la sœur aînée de Stéphanie, apparaît comme la femme parfaite. Mariée, elle a deux filles, et vit en Californie. Bientôt larguée par son mari, elle revient vivre chez ses parents.

La plus déjantée de la famille, c’est Mamie Mazur. Cette excentrique veuve âgée est prête à toutes les expériences excitantes. Elle ne s’interdit aucun fantasme, ni aucune fantaisie. Son grand plaisir, ce sont les veillées funéraires chez Stiva. Elle y récolte les derniers potins, et met une certaine animation. Elle est mêlée aux affaires traitées par sa petite-fille. Elle se montre parfois envahissante dans la vie de la jeune femme. Si elle exaspère les parents de Stéphanie, c’est un personnage absolument réjouissant.

La famille compte également bon nombre d’oncle, tantes, cousins. Justement, Stéphanie est employée par son cousin Vinnie, agent de cautionnement judiciaire. Vincent Plum, 45 ans, passe pour un obsédé sexuel, voire pour un type lâche et désagréable. Il confie à sa cousine des missions qu’il estime faciles, sans danger. Ce qui n’est pas toujours le cas, finalement. Car, au Bourg, même les suspects âgés sont pleins de vitalité. Ils savent éviter qu’on les retrouve. D’autres, plus jeunes, sont carrément azimutés. Par exemple, le Mooner, un doux dingue camé plutôt sympathique. Les allumés ne manquent pas dans le secteur.

Connie Rosolli est la secrétaire de Vinnie. Elle se veut neutre, mais ne déteste pas qu’on se moque de son patron ou des relations de celui-ci. Lula travaille aussi pour Vincent Plum. « Lula était une ex-prostituée recyclée en employée de bureau. Elle s’était récemment lancée dans un programme de relookage complet […] Une métamorphose qui la faisait ressembler à une Shirley Temple black et pugnace de cent dix kilos » (“A la une, à la deux, à la mort”) La ronde Lula est une partenaire indispensable pour Stéphanie. Non pas qu’elle soit efficace. Mais être secondée par un bulldozer peut s’avérer utile selon les circonstances. Les suspects rétifs ou les malfrats malintentionnés résistent peu quand Lula montre son agacement. Avec Mamie Mazur, c’est l’autre personnage attachant de cette série.

Le cousin Vinnie utilise aussi les services de Joyce Barnhardt, que Stéphanie a des raisons de détester : « Quelques années plus tôt, j’avais surpris Joyce en train de se taper mon mari (depuis, mon ex-mari) sur la table de notre salle à manger. Et, quand ça me prend, j’aime bien lui rendre la monnaie de sa pièce » (“Septième ciel”). En effet, elle ridiculise souvent son ennemie.

Le seul authentique chasseur de primes, c’est Ranger. « Ranger est américano-cubain. Ses traits sont américains, ses yeux latino, sa peau est couleur crème au café, et son corps est ce qu’un corps peut être de mieux. Ses cheveux noirs étaient coiffés en catogan. Il portait un T-shirt noir qui lui collait à la peau autant qu’un tatouage, et un pantalon de treillis noir enfoncé dans ses rangers noires » (“Cinq à sexe”). Il vaut mieux ne pas demander à cet ancien mercenaire l’origine de ses voitures (noires), ni trop lui poser de questions en général. Il sait manier l’ironie. Sa déontologie est personnelle. Ce qu’il juge moralement répréhensible, il ne le fait pas. Mais son code moral peut s’écarter de la norme, jusqu’à être en contradiction avec la loi.

La seule présence de Ranger à ses côtés excite terriblement Stéphanie. Une attirance purement sexuelle, avoue-t-elle. Mais envisager une expérience de sexe avec le viril Ranger est aussi effrayant qu’excitant pour elle. Il joue avec elle, comme le chat avec la souris. Se laisser tenter fait peur à Stéphanie.

Complexité d’un choix impossible. Car, dans sa vie, il y a aussi Joe Morelli, le policier. « Il a deux ans et douze centimètres de plus que moi ; une fine cicatrice lui barre le sourcil droit ; il a un aigle tatoué sur les pectoraux » (“A la une, à la deux, à la mort”). C’est un bon policier, un pro. Comme le veulent ses origines, il se montre un brin macho (l’est-il réellement ?). On nous parle de sa grand-mère, redoutable jeteuse de sorts. Depuis leur enfance, Morelli s’intéresse à la petite culotte de Stéphanie, puis à ses formes parfaites. Leurs rapports sont loin d’être simples. Au fil du temps, ils sont devenus amants réguliers. Toutefois, pas facile de conserver leur intimité… quand mamie Mazur s’installe provisoirement chez Stéphanie, quand Ranger rôde dans son appartement, quand des types louches lui rendent des visites nocturnes malgré les serrures, ou quand elle doit héberger un suspect. Brave garçon, Morelli est patient. Y compris avec la nerveuse famille de Stéphanie.

L’univers de la chasseuse de primes serait incomplet si l’on ne citait pas Rex, son hamster, et le chien Bob. Boulimique, ce dernier est une charge pour Stéphanie. Mais il lui offre parfois de belles satisfactions.

D’abord désargentée, Stéphanie circule dans la Buick 1953 du défunt oncle Sandor, une antiquité. Elle n’a guère de chance avec les véhicules qu’elle achète ou qu’on lui prête. Pourries ou voyantes, ces voitures finissent mal. Celles fournies par Ranger ne durent pas plus longtemps.

Quant aux missions de la chasseuse de primes, on aura déjà compris qu’elles sont extrêmement mouvementées. De la belle comédie policière, savoureuse et hilarante. On a plaisir à retrouver ce petit monde dans les épisodes (numérotés) de cette série : « La prime », « Deux fois n’est pas coutume », « A la une, à la deux, à la mort », « Quatre ou double », « Cinq à sexe », « Six appeal », « Septième ciel », « Le grand huit », « Flambant neuf ». A part les deux premiers, ces romans sont publiés chez Payot-suspense, et tous réédités chez Pocket.

© Claude LE NOCHER

 

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 10:19

Deux romans de Roland Sadaune

Purs romans d’action aux ambiances sombres, les histoires de Roland Sadaune sont animées par des péripéties à profusion. De fiévreux récits àRoland_Sadaune.JPG suspense. En voici deux bons exemples...


« Val d'Oise blues » (Editions du Valhermeil, 2006)

Steeve Dutilleux, jeune comédien, a passé trois ans à Los Angeles. Suite au décès accidentel de son père, il revient à Valville (qu’il appelle Val-City). Veuf, Marc Dutilleux fut un grand compositeur de musiques de films, mais sa carrière déclinait. Steeve se demande s'il a vraiment été victime d’un simple chauffard. Peu après s’être installé chez Marc, Steeve est agressé dans la rue, avant de retrouver la maison saccagée. Il pense qu'il s'agit du même duo de gros bras qui a tué son père. Steeve contacte un ami de Marc, Nameless. Ensemble, ils devaient concevoir un logiciel contre le piratage musical informatique. Le projet semble incertain. L'imposant commissaire Stanislas Chimay rumine encore le drame personnel qui l’a marqué. Il enquête sur le meurtre d’un guitariste, auquel on a tranché les doigts. Quelques semaines plus tôt, un chanteur était mort d’une supposée overdose. Avec deux autres musiciens, ils appartenaient au groupe de hard rock Belligerent. Chimay ne dispose que de maigres indices. Bientôt la disparition d’un troisième musicien du groupe est signalée. De son côté, Steeve s’intéresse à un cabaret que fréquentait son père, où circule de la drogue...


« Sacré Coeur d'Oz » (Val d’Oise Editions, 2007)

Gildas Ozulé, policier surnommé Capitaine d’Oz, a obtenu un poste dans le 18e à Paris. Il pourra ainsi se rapprocher de Julienne, sa femme partie avec une autre. Peintre amateur, Ozulé enquête à Montmartre, autour de la place du Tertre. Le cadavre d’un peintre anglais a été découvert mutilé, langue coupée. Un témoin voisin a vu un homme avec une cicatrice à la pommette, portant un bonnet péruvien. Ozulé vérifie : il y a eu d’autres crimes semblables, restant mal expliqués. La victime dealait dans le quartier, ce qui pourrait justifier sa mort. Surtout, Ozulé recherche le peintre Raoul Prieur, proche ami de l’Anglais.

Quand Prieur réapparaît, il dit ne rien comprendre. Pas même le sens des cartes postales marquées d’un point d’interrogation, trouvées sur les lieux des crimes. Prieur se réfugie chez sa sœur, à Pierrefitte. Pas sûr qu’il y soit à l’abri du tueur, car le voisin de l’Anglais a été victime d’un improbable accident... Après Auvers d’Oz, c'est la deuxième enquête de Gildas Ozulé, où plane l’ombre de Maurice Utrillo.

© Claude Le Nocher

 

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 15:45

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Marylinn Maurage : « Migrateur »

(Editions L’Arganier, coll. Facéties, 2006)undefined

Marylinn Maurage est une romancière rencontrée dans un Salon du Livre, où elle côtoyait des auteurs de polars. Elle a compris que j'étais “spécialisé” dans ce genre de romans. Elle m'a proposé de lire le sien, me promettant nombre de péripéties dans cette histoire. Je l'ai donc lu. J'admets avec plaisir que la tonalité du récit est enjouée, actuelle, pleine de fantaisie, entraînante. Pour le héros, francophile animé d'un ardent désir d'une vie nouvelle, la dernière frontière difficile à franchir reste celle de l’amour. Parler crûment de sexe n’empêche pas les sentiments. Un premier roman à découvrir, en contactant l'éditeur : Editions L’Arganier–Edigroup, 60 rue Saint-André-des-Arts, 75006 Paris. Voici un survol de « Migrateur » :

Vadim est un réfugié clandestin venu de Russie. Il débarque en Bretagne, et arrive à Rennes. Il a préparé une version fausse de sa vie, dans le but d’obtenir l’asile politique. Mais ce n'est pas le plus urgent pour lui. Il cherche à se loger, de préférence chez une fille. Avec Juliette, une jeune shootée, la première nuit est plutôt ratée. Le deuxième soir, Vadim s'invite au club “Sex Dreams”. Il y rencontre la jeune Meilen et le provocateur Valentin. Les attirances de “Meil” vont vers les lesbiennes. Vadim ruse afin de s’installer chez elle. S'il tente de la séduire, elle garde une certaine distance. Meil joue dans une pièce de théâtre. Vadim devient stagiaire dans une boutique bio, où il est très apprécié des clientes mûres. Vadim découvre la population de son nouveau pays, ainsi que les traditions bretonnes, lors d’un séjour dans la presqu’île de Crozon, avec Meil et Valentin...

© Claude Le Nocher

 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 10:39

PETER WARREN, le privé de G.Morris-Dumoulin

Né en 1924, Gilles Maurice Dumoulin obtint le Grand Prix de Littérature Policière en 1955 pour « Assassin, mon frère… » Durant sa longue et prolifique carrière de romancier, il créa plusieurs personnages de séries, espions ou aventuriers. Vic St Val reste l’un des plus connus. Le premier, à partir de 1952, fut le détective privé Peter Warren. Il est le héros de dix romans, signés G.Morris puis G.Morris-Dumoulin, dans les collections Un Mystère et Spécial-Police.Morris_Dumoulin.JPG

Le Dictionnaire des Littératures Policières, de Claude Mesplède (Ed.Joseph K.) nous le présente ainsi :

« …Peter Warren, un détective privé new-yorkais dont l’agence est située dans la 43e rue. Secondé par Gloria, son efficace secrétaire (et éternelle fiancée), il est aussi aidé par le frère de celle-ci qui travaille à la brigade criminelle. [Ses aventures] relèvent du roman noir à l’américaine… »

C’est particulièrement vrai pour les trois premiers titres de la série : « Q’est-ce qu’on risque ? » (1952), « Sur le gril » (1953), « Le feu aux poudres » (1954). Très crédible, l’ambiance rappelle celle des films noirs de l’époque. Ces enquêtes sombres et musclées sont racontées par le héros, avec une certaine ironie.

Dans la revue «Le crime est notre affaire», Serge Perraud précise :

« …G.Morris fait de Peter Warren un privé plus «tendre» que la moyenne, avec une bonne dose d’humanisme et d’humour, l’un allant rarement sans l’autre. Les scénarios sont solides et les histoires bien construites. L’auteur fait preuve d’une inventivité certaine dans les péripéties… » (n°30, janvier 2000)

Dans « Le feu aux poudres », Peter Warren prend en filature une jeune fille qui pénètre dans un bar fermé. Ils assistent, impuissants, à un meurtre. Tous deux s’enfuient. Ils doivent ruser, car le quartier est cerné par la police… L’homme d’affaire Hebbert avait engagé le détective afin qu’il surveille et protège sa fille Austine. Peter n’apprécie guère les amis d’Hebbert. Surtout, il s’interroge sur la mort de son collègue Frankie Adams. Peter croise plusieurs fois un homme à la voix aussi douce qu’inquiétante. Sans doute est-il dangereux…

En 1958, pour « Vous êtes durs avec moi », Peter Warren séjourne en France. Il témoigne des méthodes efficaces de son ami le commissaire Ludovic Arnault. Peter pense tenir un scoop : une rencontre discrète entre le truand Amato et le policier Beauchamps. Prendre une photo prouverait leur collusion. Mais bientôt les cadavres s’accumulent. Des indices visent à incriminer Peter. Quel est le rôle de la belle Carla dans cette affaire ? Vic Arnault croit-il son ami américain coupable ? Peter doit se débrouiller seul pour retrouver les vrais assassins… Une aventure mouvementée, bien sûr !

C’est en 1964, dans « Modestie mise à part », que Peter Warren choisit de s’installer définitivement en France. Même si le métier de détective n’y est guère valorisé, il se plait dans ce pays… Alors qu’il est sur le point d’être engagé par Mme Brévanne, un hold-up se produit chez celle-ci. Témoin et armé, Peter tire sur les voleurs. Il en blesse un ou deux. Georges, un jeune copain du détective, faisait-il partie de la bande ? Sa jolie sœur Sylvie demande à Peter de disculper Georges. Pas si facile. Face aux crapules qu’il affronte, il faut se montrer aussi astucieux que prudent.

Ce titre inaugure la deuxième partie de la série, privilégiant action et humour, sans négliger le suspense. « … Se plaçant souvent à la limite de la légalité, pour le bien de la justice et de la vérité, il est parfois en butte aux tracasseries policières. Au cours d’enquêtes extrêmement mouvementées, il ramasse comme ses collègues des coups de crosse et de matraque. Mais s’il se relève avec une forte migraine, il n’en repart pas moins à la recherche d’un nouvel indice, à l’assaut d’une nouvelle hypothèse… » (S.Perraud, Le crime est notre affaire, n°30,  janvier 2000)

« Mettez-vous à ma place » (1965) est un des plus savoureux épisodes de la série. Naturalisé français depuis quinze jours, Peter Warren se trouve dans une station de sports d’hiver. Sa mission est quasiment remplie : il a établi que Mme Pabst y rejoignait son amant, et a averti le mari qui doit bientôt arriver. Peter est intrigué par un groupe d’hommes, semblant attendre l’arrivée de quelqu’un, guettant le téléphérique. On retrouve une sacoche vide, qui contenait le butin de leur hold-up. Mais leur complice a disparu. Le groupe s’énerve, et prend en otage tous ceux qui résident à l’hôtel. Peter protège sa belle amie Hélène, et tente de résoudre le problème. Mais les adversaires sont coriaces.

Dans « Croyez-moi sur parole », Peter Warren est une fois encore chargé de protéger une jeune fille, Josie. Son père, qui fut un caïd du Milieu, aujourd’hui rangé, ne tient pas à ce qu’elle découvre son passé. D’autant que sa curiosité cause plusieurs victimes. Est-ce Charlie da Costa, patron de cercles de jeu, qui manipule cette affaire ? L’enquête s’annonce agitée pour Peter.

Dans « Pourquoi se priver ? » (1967), le détective infiltre sous un faux nom une cité de région parisienne. Il n’hésite pas à jouer les durs. Sa mission consiste à retrouver la trace de Dominique Christiani, dit Dodo. Celui-ci, qui a une douzaine de meurtres à son actif, semble se cacher ici. C’est sans doute lui qui dirige une bande de jeunes braqueurs. Le dangereux fugitif semble avoir des complices partout.

Dans « Avant que ça me reprenne » (1969), Peter Warren est tombé amoureux de la belle Frédérique. Celle-ci doit convoyer de Marseille à Paris une précieuse statue (que Peter trouve horriblement laide). Peter les accompagne. Lors du trajet, deux hommes essaient de voler l’œuvre d’art. C’est pourquoi, à l’arrivée, Peter décide de passer la nuit dans le musée qui accueille la statue. Les deux affreux se manifestent à nouveau. Ils ne trouvent pas ce qu’ils sont venus chercher. Peter craint que Frédérique ne soit en danger.

Dans « On ne m’a pas comme ça » (1969), Peter Warren enquête sur la disparition de Georges Guérin, patron de société. Cette affaire a un rapport avec la série des «meurtres du Zodiaque». Un policier en tenue, un représentant de commerce, un ancien boxeur et un ouvrier en ont été les victimes. Ami de Peter, le commissaire Morel pense que Guérin était impliqué dans un trafic de drogue. Possible, car c’est ce que cherche le truand Menotti. Pourtant, le Zodiaque a prévu d’autres meurtres.

Ainsi s’achève cette série de romans. Car G.Morris-Dumoulin (et Patrice Dard) préparent les aventures d’un nouveau héros : Vic St Val. L’auteur en produira six à huit par an, de 1971 à 1979. Puis il se consacrera à la science-fiction jusqu’en 1987, dans la collection Anticipation du Fleuve Noir.

Cinq autres romans mettant en scène Peter Warren ont été écrits, mais jamais publiés. Ce personnage, peut-être typé des années 1950-60, s’inspire un peu de Mike Hammer (de M.Spillane) sans la violente noirceur, ou d’un acteur comme Eddie Constantine (« qui aurait mieux joué la comédie et perdu son accent » dit l’auteur). On retient surtout l’humour, la castagne et le suspense dans les dix aventures de Peter Warren. Sans oublier de souligner cette narration fluide et enjouée, qualité maîtresse de ces romans d’action.

J'ai consacré une fiche à Gilles Morris-Dumoulin dans le « Dictionnaire du roman populaire francophone » de Daniel Compère (Nouveau Monde Editions, 2007).

© Claude LE NOCHER

 

 

 

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Suspense Story
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:34

Anne-Solen Kerbrat-PersonnicA-S-K-P.JPG

Les deux premiers romans de cette enseignante sont fort séduisants. Ils ne manquent ni de psychologie, ni de suspense. Un auteur à découvrir, à travers les romans présentés ici...

« Dernier tour de manège à Cergy » (Ed.du Valhermeil, 2005)

Le policier Jean-Louis Perrot enquête, suite à la découverte du cadavre d’une jeune fille dénudée sur le manège de la base de loisirs de Cergy-Neuville. Juliette, 16 ans, était la fille de Paul Bordenave et Céline Goodwill, divorcés. Le père, absent la veille, et sa compagne sont bouleversés. La mère ne masque pas sa propre fragilité. Juliette devait passer la nuit chez son amie de lycée, Adèle. Celle-ci ne peut expliquer ce qui s’est produit. Le policier s'interroge sur deux proches de Juliette : sa tante Marianne, antiquaire, et son oncle Louis, peintre. Leur sensibilité s’accorde mal avec le clan des Aciéries Bordenave, aujourd’hui dirigées par leur frère Paul. L’ancien petit ami de Juliette n’est pas concerné. Elle était enceinte de son nouvel amant, non identifié. Le policier est sensible au charme de Céline, laquelle reste marquée par le décès brutal de son père adoré. Un témoin fournit une piste sérieuse : il a vu le père d'Adèle et sa maîtresse sur la base de loisirs cette nuit-là. Celui-ci a déjà eu des ennuis avec la justice...

Fort bien construit, ce premier roman s’inscrit dans la tradition des intrigues psychologiques. Les portraits sont finement ciselés. Fausses pistes et suspects variés contribuent à la qualité de l’énigme. Les lourds secrets de famille planant sur l’affaire créent une ambiance chargée de mystère. Prix du Goéland Masqué, Penmarc'h, 2006.

« “Mi Amor” à Rochefort » (Ed. Alain Bargain, 2007)

Les policiers Perrot et Lefèvre enquêtent à Rochefort, en Charente-Maritime. On y découvre successivement trois cadavres dénudés et mutilés. La première victime, Nathalie Bonneau, était une assistante sociale ayant de sérieux problèmes de couple. Néanmoins, son mari semble effondré. Le second mort est Eric Soubise, directeur d’un service social. Sa séduisante veuve, ne paraît guère le regretter. Le troisième se nommait Jacquard, prof de Langues Orientales. Il paraissait apprécier les belles asiatiques, parfois mineures. En ce froid mois de février, les deux policiers interrogent témoins et proches des victimes. Des analyses ADN sont demandées. Le nommé Bobo se promène souvent non loin des lieux de ces crimes, piste incertaine. Sur chaque cadavre, on trouva une initiale : N.A.T. Quelle en est donc la signification ? Dans les archives des victimes, des lettres anonymes, dont on ne tarde pas à connaître l’auteur. Ce Stéphane Plie fut condamné à dix ans de prison pour la mort de son bébé. L’avis des deux intervenants sociaux pesa contre lui. Il affirme toujours que ce fut un accident. Les deux policiers harcèlent Stéphane Plie, qui nie ces trois meurtres...

Il s'agit d'un pur roman d'enquête, où les policiers suivent des pistes crédibles. Personnages et situations sont présentés avec soin. Même précision dans la description des décors. On sourit de quelques patronymes (Soubise, Sauternes, Marc Aurelle…), et au sujet des monstres angéliques que sont les bambins.

© Claude Le Nocher

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Livres et auteurs
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