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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 04:55

Il serait faux de penser qu’il ne se passe rien de particulier dans certaines villes moyennes du pays. À Morlame, par exemple, on compte bon nombre de décès suspects, ces derniers temps. Trop pour une agglomération aussi tranquille, entourée d’une campagne bucolique. Certes, Raphaëlle Juvet est simplement morte suite à sa maladie, laissant une confession à sa fille Clara. Et Victor Guérin, à cause d’un arrêt cardiaque, probablement dû à une surexcitation fatale. Par contre, Claudie Martel a bien été assassinée par son amant du moment, qui ne voulait rien partager. Ça ne lui a pas porté chance, à lui non plus. Quant à l’épouse du riche et vieillissant Martin Kopp, on l’a trucidée également.

Le policier Ludovic Hesnard pourrait soupçonner le mari, vu l’indice accusateur qu’on a découvert. Ce serait occulter le fait que Martin Kopp a une maîtresse, avec laquelle il se montre généreux. Très généreux, même. Et cette Aurélie Langlois en a abusé avec une belle part de cynisme. Elle peut être fière d’avoir pressé le citron au maximum. Sans doute était-il temps de mettre fin à cette exploitation de Martin Kopp, en supprimant sa femme Marie, et en le rendant suspect. Le policier Hesnard a compris le jeu d’Aurélie. Pourquoi chercherait-il des preuves contre elle, alors qu’elle acceptera sans trop rechigner des relations sexuelles contre le silence du flic ? Un bon arrangement.

C’est à Morlame, au bout d’une impasse sécurisée, que réside le caïd Barreteau. Adepte des transactions douteuses et des méthodes expéditives, il est depuis longtemps cible des soupçons de la police. Mais on manque de preuves contre lui. Peut-être qu’à force de berner tant de gens pas moins dangereux que lui, ses ennemis finiront par lui faire payer l’addition. Dans la région, le banditisme est parfois plus basique. Étudiant désargenté, Philippe Bury traverse quelques mésaventures à cause de deux petits délinquants, Gaby et Franck. Voilà comment on se fait subtiliser sa voiture, en essayant de la vendre. Pourtant, à l’inverse du duo de voleurs, le jeune Bury connaîtra une certaine embellie.

Parmi la population de Morlame, il faudrait encore citer le dentiste friqué Lionel Chaudrin, qui a sûrement quelques lourds secrets sur la conscience. Et puis la médecin-légiste célibataire Claire Pachins. Certains épisodes du passé lui reviennent en mémoire quand, parmi les morts récents, elle remarque le cadavre de Claudie Martel. Celle-ci avait un frère, avec qui Claire fut quelque peu intime. Par ailleurs, le nommé Achille Roux vient aussi chercher des explications à Morlame. Grâce à un détective privé, il a plusieurs pistes exploitables. Il y aurait tant d’autres "néfastes" à citer, parmi cette population. Ville natale d’un poète au destin tourmenté, il faut espérer que Morlame en finisse avec cette série de crimes…

Gilles Vidal : De sac et de corde (Les Presses Littéraires, 2017)

Après tout, c’était bien fait pour cette salope, elle n’avait que ce qu’elle méritait. Et elle, Aurélie, ne regrettait rien, elle avait bien fait d’agir ainsi de sang-froid. D’ailleurs, ça faisait un moment qu’elle rêvait de la voir disparaître de ce monde ; n’avait-elle même pas prié pour qu’il lui arrive un quelconque accident fatal ? Alors elle s’était résolue à devenir la ‘fatalité’. C’était beaucoup plus simple, beaucoup plus rapide, et même si ça avait été dégueulasse – le sang partout, les cris de goret de la malfaisante, ses supplications, les excréments jaillis de ses tripailles déversées – son vœu était exaucé. Elle n’avait aucun remord.
Il faut dire aussi qu’elle avait tout bien manigancé, de manière quasi machiavélique. Sans compter ce merveilleux cadavre champêtre tombé du ciel, qu’elle avait eu la chance de rencontrer sur son chemin – un bel alibi, non ?

Amateurs d’énigmes policières calibrées pour déterminer le nom de l’assassin et les motifs d’une affaire criminelle, il est probable que ce roman ne vous soit pas destiné. Non pas que l’intrigue manque de morts et de meurtres, de coups tordus, de personnages ambigus et malsains, ou même de tueurs et de tueuses. Au contraire, les péripéties se succèdent sur un rythme d’enfer. Ça bouge tous azimuts, dans la région de Morlame. Avant tout, cette histoire se distingue par sa construction scénaristique, plutôt insolite.

Cela rappelle le jeu du marabout (suite d'expressions ou de mots dont les premières syllabes correspondent aux dernières de l'expression précédente : Marabout, Bout de ficelle, Selle de cheval, etc.) Le récit passe d’un protagoniste à l’autre, progressant scène par scène, le tout constituant une sorte de puzzle. Il n’est pas exclu que l’on recroise tel ou telle, ce qui est cohérent puisque nous restons dans les mêmes décors. Fort peu parmi eux ont un comportement honnête et exemplaire, il faut l’avouer. Outre que cette structure originale permet un tempo vif, voilà une sacrée galerie de portraits aboutissant à former comme un tableau vivant. Un suspense mouvementé et surprenant, ça fait du bien.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 04:55

Divorcé, père de deux enfants, Jean Carré est inspecteur du travail. Le 3e arrondissement de Paris, ce n’est pas seulement son secteur professionnellement. C’est tout un quartier, des rues, des entreprises qu’il connaît parfaitement. Faire respecter le Droit du travail, une vraie passion, sa vocation. Au bénéfice des salariés, pas au détriment des employeurs, autant que possible. Dans un atelier de la rue Charlot, un Asiatique a eu le bras coupé. On peut supposer un accident du travail, mais le membre a été sectionné par un sabre. À cette occasion, Jean Carré rencontre pour la première fois le policier Dan Moïse. Il ne peut guère se créer d’affinités entre les deux hommes. Revendiquant farouchement l’indépendance de son activité, l’inspecteur du travail est réticent face à ce flic ironique.

Dan Moïse penche pour un règlement de comptes entre Chinois. Les médias étant friands de mafias, de triades et autres mystères asiatiques, c’est l’hypothèse vite retenue. Jean Carré n’ignore pas l’omniprésence des Chinois dans le quartier, ni que des clandestins sont souvent employés dans les ateliers. La joaillerie sous toutes ses formes est très présente dans ces rues. Le Comptoir, multinationale de la bijouterie et de l’or, compte bon nombre d’ouvriers et de sous-traitants, par exemple. Si Jean Carré apprécie peu les DRH, celle du Comptoir le débecte carrément, à cause de son hypocrisie et de sa servilité à ses patrons. Toutefois, ni le cas de l’homme au bras coupé, ni même le double meurtre d’une mère et de sa fille chinoises, ne le concernent à première vue. Ces crimes, c’est l’affaire des flics.

Une lettre anonyme a été largement diffusée dénonçant quarante-cinq entreprises du 3e arrondissement. Les détails sur leur non-respect des règlements sont précis. Du boulot en perspective pour le “clan des contrôleurs”, dont fait partie Jean Carré. Même si, faute d’être assez nombreux, ils risquent de laisser filer des infractions. L’inspecteur visite en série les boutiques chinoises, leurs ateliers. Contrairement à la loi, les documents sont toujours “chez le comptable”. Ce qui n’empêche pas Jean Carré de constater que, pour traiter les bijoux et l’or, sont utilisés des produits toxiques mal étiquetés, dont le cyanure. On peut également imaginer que les méfaits récents ont un lien avec le trafics de produits de luxe, incluant même du faux caviar, tout cela provenant évidemment de Chine.

Il y a de la restructuration en vue pour la société Le Comptoir, semble-t-il. Pourtant, la transformation et le négoce de métaux précieux se portent bien. C’est donc une opération financière, sans doute destinée à détourner des millions, qui motive les dirigeants de cette entreprise importante. Les inspecteurs du travail doivent gêner, car on cherche à piéger Jean Carré et un de ses collaborateurs. Leur hiérarchie les soutient mal dans un premier temps. Les adversaires risquent d’en arriver à des arguments plus violents. Un douanier apporte à Jean Carré des éléments sur l’impossibilité du contrôle des importations depuis la Chine. Sous l’œil d’un grand Chinois et, finalement, protégé par la police, l’inspecteur du travail n’a aucune intention de capituler…

Gérard Filoche – Patrick Raynal : Cérium (Cherche Midi Éd., 2017)

Cette fois-ci, la star serait la patronne, Mme Menton, fanatique de la dérégulation, militante acharnée de l’abolition des droits des salariés. Avec ses allures de grande bourgeoise bronzée en permanence, ses bagues, ses broches, ses colliers et ses bracelets, son ton hautain, ses brushings, ses liftings et ses peelings, elle exaspérait Jean Carré. Son mantra était : "Si ça ne fonctionne pas mieux, j’envoie tout en Tunisie". Ses téléconseillers gagnaient 20000 Euros en moyenne par an, leurs homologues tunisiens n’en toucheraient que 12250. Pourquoi se priver de faire coup double en virant un Français tout en volant un Tunisien. La délocalisation, c’était son truc. La moitié de ses centres d’appels étaient déjà tous du côté de Tunis […] Ce qui ne l’empêchait pas, à Paris même, de tenir littéralement en esclavage ses trois cent cinquante salariés, dont le débit téléphonique était calculé seconde par seconde…

Certes, il s’agit ici d’un roman. À vrai dire, c’est une fiction s’inspirant ouvertement de la réalité. Avant tout, c’est de la vie au quotidien d’un consciencieux inspecteur du travail dont il est question. Avec sa part administrative, entre réunions et dossiers à examiner, mais aussi de ses constations sur le terrain. Si les tractations face aux employeurs sont généralement sous tension, les faits relevés sur les lieux de travail s’avèrent éloquents. Entre l’approximation généralisée et le danger imminent pour les salariés, il n’y a parfois qu’un pas. Gérard Filoche, ex-inspecteur du travail, qui n’a jamais caché son appartenance politique, en profite pour retracer les difficultés et les réussites de ce métier.

Par ailleurs, ancré au cœur de Paris, le récit évoque quelques personnages et épisodes historiques de la lutte militante parisienne. Sur les pas de Jean Carré, on nous offre une balade dans le 3e arrondissement. Où les Chinois occupent une place conséquente, dans un domaine auquel on ne pense pas forcément: les bijoux, l’or, la joaillerie. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé d’un certain nombre d’employés, on le voit. Le charbon au 19e siècle, puis le pétrole au 20e, ont été les principales matières premières. Notre époque en utilise d’autres, ayant tout autant de potentiel. Et qui font l’objet d’enjeux financiers énormes, sujet spécifique dont on ne nous parle quasiment jamais.

Les auteurs incluent une bonne part d’intrigue criminelle. Comme dans la vraie vie, quand la "communauté chinoise" manifeste pour plus de sécurité, il n’est pas simple de dégager le vrai du faux, le légal de l’illégal. Nos compatriotes asiatiques semblent moins impliqués dans toute forme de banditisme, de délinquance. Discrets, ils préservent sans doute leurs "secrets" sur quelques problèmes — et sur certaines de leurs activités. Par nature, un roman noir digne de ce nom apporte un témoignage sociologique sur son temps : on peut donc placer “Cérium” dans cette catégorie.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 04:55

Physiquement, Estéban Lehydeux ressemble à Bruce Willis dans le rôle du baroudeur John McClane. Belle prestance pour un homme d’Église d’âge moyen comme lui. Qu’il soit curé, soit ! Par ailleurs, il est prêtre exorciste. Des activités qu’il n’exerce pas à temps plein. Car son approche de la religion n’est pas absolument catholique. Le vœu d’abstinence ne fait pas partie de ses préceptes de vie. Dès qu’une jolie femme se pointe sur son écran-radar, ça finit très bientôt par des galipettes sexuelles intenses. Même si la donzelle est aussi mal fringuée que la belle Sandy, une blogueuse havraise, dans cette affaire. En outre, Estéban est connu des initiés sous le nom de Requiem. Il lui arrive de mener certaines missions périlleuses, avec l’appui logistique d’un puissant organisme secret du Vatican.

C’est du côté du Havre que semble se nicher le Diable, ces temps-ci. Un employé de la société Ody-Art a été assassiné. C’est un de ses collègues, un syndicaliste réputé nerveux, qui est fortement suspect. Toutefois, en étudiant le dossier de cette entreprise, Requiem s’aperçoit que se posent pas mal de questions. Qu’Ody-Art commercialise des objets du genre militaria en import-export, pourquoi pas ? Mais le cursus du patron de la société est plutôt trouble. Ce Jean-François Roy adhère depuis sa jeunesse à des groupuscules ultra-nationalistes, des décomplexés de l’hitlérisme, des combattants pour la suprématie de la race blanche. Quand on sait qu’en deux ans, il y aurait eu trois suicides au sein de cette entreprise, plus quelques disparitions de stagiaires, ça mérite d’infiltrer ladite société.

Requiem bénéficie d’un contact au Havre, en la personne d’Elena. Grâce à elle, il contacte l’excitante Sandy, qui a de bonnes infos sur Ody-Art et ne rechigne pas sur la gaudriole. Amadouer un syndicaliste rouge pur prolétariat tel que Michel Vigneron, employé de Jean-François Roy, pas facile même si l’on est un curé de choc. Le bonhomme ne s’accommode-t-il pas trop aisément de l’ambiance facho qui règne dans cette entreprise, en fait ? Quant à la machine sophistiquée utilisée en toute discrétion par Ody-Art, ça doit cacher quelque chose de pas bien net. Quand on voit les gugusses autour du patron, on n’est pas étonnés que Jean-François Roy se prenne pour le nouveau gourou des nazillons. Avec références à la Bible, et tout le cérémonial qui fascinera une poignée d’allumés xénophobes.

En se concoctant un CV qui a tout pour plaire au patron de la société, Requiem va pouvoir identifier les adeptes de la nostalgie nazie, et surtout mieux cerner les activité de cette entreprise. Parce qu’il existe quand même, derrière la mise en scène confinant au ridicule, de la criminalité dans tout cela. Il y a un moment où il faut passer à l’action, et essayer de mettre hors d’état de nuire ces bons aryens…

Stanislas Petrosky : Dieu pardonne, lui pas ! (Éd.Lajouanie, 2017)

Je sais, je te dis que le type est con, on ne peut pas juger sur une phrase, mais je te jure qu’il le porte sur lui, écoute un peu ça : j’ai en face de moi un mastard qui frôle la cinquantaine, d’un bon mètre-quatre-vingt, d’au moins cent quarante kilos, le genre de mec qui met un futal taille cinquante-quatre, sauf que là il a dû s’enduire de beurre et en porte un de taille quarante-huit, c’est pareil pour le tee-shirt, il est quatre tailles trop petit. Un véritable Bibendum, un empilage de pneus, des avant-bras gros comme mes cuisses. Tu sens pourtant que ce mec-là a été beau dans sa jeunesse […] Bon maintenant, il a la gueule ravagée par la petite vérole et des cicatrices en tout genre. Je peux te dire que celui-là n’a jamais été enfant de chœur. S’il a fait partie d’une chorale, cela ne pouvait être que les petits chanteurs à la croix d’fer, je n’en vois pas d’autre. Bien sûr, une belle brosse paramilitaire du plus bel effet avec ses cheveux grisonnants et, comble du grand chic, une croix gammée sur ce qui lui sert de biceps. Je sens que je vais me faire un copain.

Le commissaire San-Antonio est toujours en activité, Patrice Dard poursuivant l’œuvre de son père, Frédéric Dard. Ce héros compte quantité d’admirateurs. Dont certains ont envie d’imaginer des personnages proches de leur idole. Ces auteurs ne font pas dans l’imitation mais plutôt dans l’hommage. Requiem n’est donc pas du tout une copie de San-Antonio, il est "dans le même esprit". Et dans celui de Michel Audiard aussi, ça va de soi. Il suffit de lire les titres de chapitres pour s’en convaincre. Ce sont de joyeuses contrepèteries ("ma mine inspire de l’amitié", par exemple). Comme San-Antonio, Requiem parle au lecteur-mon-ami, y ajoutant généreusement quelques notules amusées de bas de page.

Comédies à suspense, telle est la catégorie où classer ce type de romans. De la drôlerie non-stop, avec des passages gentiment grivois et un peu de pugilat pour animer l’histoire. L’auteur emprunte certains noms à des amis, plaisanterie entre-soi. Le titre lui-même fait penser au premier western-spaghetti réunissant Terence Hill et Bud Spencer (Dieu pardonne… moi pas !). Néanmoins, il n’est pas inutile de rappeler que l’humour n’a jamais empêché de servir une bonne intrigue. L’intrépide Requiem se trouve confronté à des nazillons bien tapés, des obsédés de la race supérieure. Caricaturaux ? Sans doute, mais pas plus que les guignols qui se revendiquent de ces mouvances identitaires. On ne reprochera pas au héros d’en éliminer quelques-uns, fut-ce par la fiction. Quand sourires et suspense vont de pair, ça donne ici un roman franchement sympathique.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 04:55

Dans l’agglomération nantaise, à Mauves-sur-Loire, le festival Mauves en Noir attire chaque printemps les lecteurs de polars et de romans noirs, à la rencontre des auteurs. Une belle brochette d’invités, ce dimanche 9 avril 2017.

Todd Robinson ("Une affaire d’hommes", Éd.Gallmeister).

Todd Robinson ("Une affaire d’hommes", Éd.Gallmeister).

Cloé Mehdi ("Rien ne se perd", Éd.Jigal) Prix Mystère de la critique

Cloé Mehdi ("Rien ne se perd", Éd.Jigal) Prix Mystère de la critique

Anne Bourrel ("Gran Madam's", "L'invention de la neige", Éd.La Manufacture de Livres)

Anne Bourrel ("Gran Madam's", "L'invention de la neige", Éd.La Manufacture de Livres)

Max Obione, Sébastien Gendron ("Révolution", Albin Michel) et Pascal Dessaint.

Max Obione, Sébastien Gendron ("Révolution", Albin Michel) et Pascal Dessaint.

Dominique Sylvain ("Kabukicho", Éd.Viviane Hamy)

Dominique Sylvain ("Kabukicho", Éd.Viviane Hamy)

Elena Piacentini, Marc Villard, Jean-Bernard Pouy, Marin Ledun

Elena Piacentini, Marc Villard, Jean-Bernard Pouy, Marin Ledun

Jeanne Guyon, des Éditions Rivages/noir (et le Boss du site Unwalkers).

Jeanne Guyon, des Éditions Rivages/noir (et le Boss du site Unwalkers).

[photos © Claude Le Nocher]

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 04:55

Belfast, à notre époque. Karl Kane est détective privé. Père de la jeune Katie, il est divorcé de Lynne, et ex-beau-frère de Wilson, le chef de la police. La séduisante Naomi Kilpatrick est davantage que l’assistante de Karl Kane : ils sont très intimes. Le détective essaie de venir en aide ponctuellement à Sharon McKeever – dite Lipstick – une prostituée d’une vingtaine d’années coutumière des problèmes. Il va encore la tirer des pattes de Graham Butler, un caïd londonien venu faire du bizness à Belfast. Une certaine brutalité s’avère indispensable face à un énergumène tel que Butler. L’altercation va être évoquée dans la presse locale, et le détective pourrait craindre que le caïd cherche à se venger. Karl prend des dispositions, mais quand Butler disparaît de la circulation, il n’y est pour rien.

Tommy Naughton et son épouse vivent dans un quartier modeste de la ville. Mal satisfait d’une enquête de police, Naughton contacte Karl Kane. La maison où habitait sa fille avec sa famille a explosé quelques jours plus tôt. Ce qui n’a rien de surprenant, car son gendre faisait du commerce illégal de bouteilles de gaz. Tous ont péri, on n’a même pas retrouvé les cadavres. Le détective se renseigne sur ce cas d’explosion, mais les investigations ont été correctes, et il ne peut pas glaner grand-chose de nouveau. Pourtant, la petite Dorothy a bien survécu. Elle est actuellement captive d’un monstre se faisant appeler Scarman. Est aussi séquestrée une certaine Tara, adolescente orpheline au caractère bien trempé. Son parcours à elle fut chaotique. Elle s’est même vengée cruellement d’un pédophile.

Karl Kane est loin d’avoir acquis une parfaite sérénité dans sa vie. Il lui arrive encore de cauchemarder au sujet d’un dramatique épisode de son enfance. Sa mère fut assassinée en sa présence, alors que son père était supposé être en mer. Le coupable était Walter Arnold, appartenant à une des familles très riches de Belfast. Grâce à la complaisance d’un juge l’estimant fou, il fut interné pendant seulement cinq ans en psychiatrie. Sorti depuis longtemps, il a commis d’autres terribles méfaits depuis.

Revenant dans le quartier de son enfance où leur maison décrépite a été vendue, Karl se remémore le drame en compagnie de Francis, un voisin âgé amical. Si celui-ci ne sait rien sur l’acheteur de la maison, il connaît des détails secrets concernant les parents de Karl. Le détective n’a aucune confiance dans la police, mais il s’entend à peu près avec le jeune flic Chambers. Ce dernier suit le dossier concernant le cas Lipstick et le caïd Butler. Par contre, si Karl Kane doit affronter Scarman, il devra se débrouiller seul…

Sam Millar : Au scalpel (Éd.Seuil, 2017)

En réglant le rétroviseur, il aperçut brièvement un homme qui semblait le fixer depuis l’autre côté de la rue. Grand. Costaud. Défiant. Karl démarra et fit demi-tour en passant lentement près de l’homme. Il portait un lourd vêtement de pluie noir boutonné jusqu’au menton. Le rabat du chapeau enfoncé sur sa tête couvrait la plus grande partie de son front et le haut de ses sourcils. Un objet noir pendait de sa main droite, et dans un moment de panique, Karl crut que c’était une arme, avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’un appareil photo.
Probablement un des durs locaux en train de surveiller en se donnant des faux airs d’Humphrey Bogart, se dit Karl.
Mais il y avait quelque chose de dérangeant dans le visage de l’homme. Il ne le cachait pas sous son chapeau au bord rabattu, comme Karl l’avait d’abord cru ; il le soulignait, se servant du chapeau pour contraindre le regard des gens à se concentrer sur cette partie de son visage, comme s’il voulait être sûr que Karl le voie. Un grand Z gravé sur sa figure.

Depuis Sam Spade et Philip Marlowe dans les années 1930, en passant par Mike Hammer ou Nestor Burma, les détectives privés figurent parmi les incontournables personnages de la littérature polar. On ne leur demande pas de ressembler à des "agents de recherches" conformes à la réalité. Beaucoup d’entre eux sont des types cabossés par la vie, qui ont tiré une certaine expérience de leur passé. C’est ainsi qu’ils sont devenus des durs à cuire, selon l’expression consacrée. Ils peuvent être dotés soit d’une froideur distante, soit d’un cynisme ravageur. Ou alors d’une part d’autodérision, comme dans le cas de Karl Kane. Ce dernier n’est animé d’aucune prétention, même s’il obtient de bons résultats. Pour lui, seule importe l’efficacité. S’il croise un malfaisant, un coup de pied dans les roubignoles sert d’avertissement. Si le fâcheux insiste malencontreusement, il utilise son flingue.

Certes, les enquêtes de Karl Kane ne se résument pas à des échanges frappants. Il est plus sûr de gagner de l’argent en jouant aux cartes ou en misant chez un bookmaker, qu’en menant des enquêtes. Pour le nirvana sexuel, il a trouvé la partenaire idéale. Côté ex-famille, c’est nettement moins équilibré, mais il s’en accommode. Quant aux méchants, truands avérés ou pervers cruels, il en rôde toujours autour de lui. Au risque de connaître quelques soucis de santé, mais ça fait partie de son job. Si l’on retrouve la jeune Lipstick avec plaisir, une autre marginale – Tara – lui vole la vedette, plus féroce encore, bien que prisonnière dans une sinistre maison. Malgré une normalisation de la situation en Ulster, la criminalité n’y est pas absente. Elle touche ici le détective lui-même, en lien avec sa propre histoire. Racontée avec fluidité, une aventure de Karl Kane très réussie.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 04:55

Jean-Édouard, qu’on appelle Jed, n’est pas un malfaiteur chevronné, plutôt un jeune type débrouillard quelque peu en marge des lois. Parti sur les chemins de Compostelle, son ami d’enfance Paul lui a lancé un appel de détresse. Mais pour le rejoindre, Jed a besoin d’un véhicule. Dans un parking souterrain, il trouve une voiture qui ne résistera pas longtemps. Une DS Pallas d’autrefois n’est pas équipée d’un système de sécurité sophistiqué. Il suffit de changer le contact-moteur dans une casse-auto, et le voilà parti. Lorsqu’il fait une halte sur une aire d’autoroute, mauvaise surprise. Dans le coffre de la DS, il y a un cadavre. Il s’agit du corps d’un prêtre. Dans un sac près de lui, Jed découvre un sacré pactole. Sans le savoir, il vient d’interférer dans une transaction plus que douteuse.

Député-maire, René d’Orval a l’habitude de détourner l’argent public, généralement à des fins électoralistes. Cette fois, c’est le nouvel évêque du diocèse qui a réclamé une grosse somme auprès de l’élu. Le prêtre mort servait d’intermédiaire, sauf qu’il comptait se servir de l’argent pour des œuvres humanitaires en Afrique. Gaspard et José, les hommes de main du Maire, ont fait un peu trop de zèle en zigouillant l’ecclésiastique. Entre-temps, la voiture garée en sous-sol, avec son cadavre et le le fric, a donc été "empruntée" par Jed. Il est impératif que le duo au service de René d’Orval retrouve la DS et le magot. Pas de GPS sur le véhicule, bien sûr. Mais sachant que le voleur est peu expérimenté, il existe des moyens assez simples pour détecter sa trace.

Jed prend à son bord une jeune et séduisante auto-stoppeuse, Lorelei. Elle ne doit pas son prénom à la mythologie germanique. (Elle a son propre parcours, que l’on pourra lire à la suite des mésaventures de Jed). Le couple fait un détour par Tours, pour se restaurer et explorer le Kama Sutra. Les deux affreux du Maire n’étant pas loin, il est préférable pour Jed de prendre la poudre d’escampette. Il gagne le village où Paul a trouvé refuge. Celui-ci n’est visiblement plus en danger. Femme mûre, Madeleine s’occupe (intimement) de lui dans sa ferme, la Pétaudière. Ex-soixante-huitarde, cette dame est cordialement détestée par les villageois, en particulier par les paroissiennes. Vu qu’on est le dimanche de Pâques, avec son cérémonial, ces dernières sont plus que jamais folles de la messe.

Gaspard et José sont toujours sur le sentier de la guerre. Dès qu’ils mettent les pieds au village, il faut s’attendre à ce qu’ils troublent fortement la quiétude locale. Dans un sens, ça pourrait favoriser un projet municipal, si l’hystérie allait jusqu’au lynchage. Toutefois, veuve d’un chasseur, Madeleine peut être en mesure de riposter. Au final, s’il s’en sort sans trop de dégâts, Jed sait à qui s’adresser pour que justice soit faite…

Nick Gardel : Fourbi étourdi (Éd.du Caïman, 2017)

José savait combien la fierté de son compagnon italien lui était chevillée au corps et il souffrait d’être la cause indirecte de sa déchéance. Ce Jed avait eu de la chance jusque-là, mais elle venait de tourner ! Le gamin avait joué au plus fin une fois de trop. Après avoir mis la main dessus, il ne serait plus question de Taser ou d’autres jouets pour gosses. Ils lui feraient payer chacune de ces humiliations, durement, avec application et patience. Ils officieraient en tandem, en couple presque. Et ce moment béni se rapprochait. Cet abruti, non content d’avoir laissé le téléphone en veille, avait été jusqu’à s’en servir. Une erreur de débutant… Il avait appelé le même numéro deux fois et, dans ce monde, il n’en fallait pas plus pour avoir une adresse. Le contact chez l’opérateur avait craché le morceau et maintenant les envoyés du Maire étaient sur sa piste. Une visite s’imposait. On pouvait l’imaginer bestiale et raffinée…

Quand on écrit un roman assez court, autant qu’il soit vif et percutant. Que la castagne et autres cruautés soient au rendez-vous. Que l’on y ajoute un petit peu d’érotisme. Que ça joue de l’Opinel ou du Taser. Que les malfaisants ne fassent pas dans la dentelle. Et que le héros en réchappe quasiment par miracle. L’influence du week-end de Pâques, peut-être ? Certes, des religieux ne sont pas à la fête dans cette affaire. Des politiciens locaux, non plus (avec des méthodes qui ne se pratiquent plus, promis-juré).

On l’aura compris, c’est une comédie à suspense qu’a concocté l’auteur. Avec son lot de personnages, centraux ou annexes, prêtant largement à sourire. La caricature réussie est toujours très plaisante. Sans oublier la star de ce récit, la DS Citroën, dessinée par le génial Flaminio Bertoni. Pour les générations ayant connu ce véhicule, et pour les nostalgiques de l’automobile, cette voiture est tout un symbole. Quand on est en cavale, c’est quand même plus classieux au volant d’une DS. Un roman d’action, impertinent et plein d’humour.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 04:55

À Madrid, Piedad de la Viuda aura cinquante ans d’ici quelques jours. Bien qu’ayant étudié les sciences économiques à un très bon niveau, la pieuse Piedad se maria et devint une épouse oisive et bigote. S’occuper de protection des animaux, présider la copropriété de leur résidence, rappeler à tous propos des citations de personnages célèbres, et aller se confesser, voilà ce qui occupe son temps. Avec la musique, car elle adore les boléros. Sa seule amie, c’est Juana Ramona Benavídez (dite JR), avec laquelle Piedad ne peut rivaliser pour la séduction. Les parents de Piedad étaient d’origine modeste et rurale. Ils surent faire fructifier un bel héritage. Antonio de la Viuda créa une grosse société, qu’il légua à sa fille. Elle en est la dirigeante en titre, mais c’est son mari Benito Casado qui s’en occupe.

Piedad est veuve depuis un mois, son époux étant mort dans un accident de voiture. C’est ainsi qu’elle découvre que sa société est quasiment en faillite. Ce que lui confirme Juan Ortega, ami de jeunesse du couple et actionnaire mis sur la touche par Benito. Il lui confie un dossier soulignant l’ampleur des dettes. Certes, Piedad touchera une assurance-vie, qui sera loin de renflouer l’entreprise. Ouvrant enfin les yeux, elle réalise que JR fut sûrement l’amante de Benito. Deux billets d’avion pour le Brésil témoignent que son mari avait programmé un départ imminent. Avec la jeune Svetlana, une blonde Ukrainienne étudiant le portugais en Espagne. Le commissaire Bermúdez et son séduisant adjoint Ricardo Amor révèlent à Piedad que la voiture de Benito a été sabotée, ce qui provoqua l’accident.

Une petite voix intérieure l’incite à réagir. Dans un crucifix creux, elle découvre une lettre posthume de Benito qui pourrait indiquer où il a caché le pactole qu’il détourna. Ou bien s’agit-il juste de venger son défunt époux ? Des obstacles se dressent sur son chemin : un tueur-à-gages au service d’un mafieux russe jouant au gourou para-religieux ; le gardien de la résidence qui veut exercer un chantage sexuel. Piedad ne tarde pas à les éliminer. Elle entre en contact avec Raúl Soldati, un drôle d’Argentin vivant à Madrid, qui s’avère plutôt habile quand il se prend pour un détective. En allant se frotter aux Russes, Soldati risque d’être malmené, mais ça ne le fera pas renoncer. Piedad va se trouver une autre alliée : la jeune et belle Nati, employée de sa société, n’est pas si potiche qu’elle paraît.

Grâce à la très compétente Nati et en réintégrant Ortega, Piedad commence à restructurer l’entreprise. Elle possède un atout supplémentaire : le policier Ricardo Amor devient son amant. Toutefois, Piedad peut se demander si cet Apollon n’est pas avant tout intéressé par les millions détournés de Benito. Quant à la jeune Svetlana, elle fait sa connaissance dans un ascenseur. Elles sont sous la menace d’un sbire russe, que Piedad supprime bien vite. Néanmoins, il vaut mieux essayer de mettre la jolie Slave à l’abri. Constatant la disparition de plusieurs protagonistes, le commissaire Bermúdez imagine cette affaire telle une sorte de match de football. Les indices laissés par Benito sont toujours obscurs, et le mafieux-gourou reste dangereux. La vérité n’est sans doute pas si évidente…

Carlos Salem : Attends-moi au ciel (Actes Noirs, 2017)

Je secoue la tête, me love dans la veste d’Amor, et demande à JR de me faire un café. Quand elle se dirige vers la cuisine, je sais que j’ai au moins un quart d’heure devant moi pour m’éclaircir les idées. JR est un génie des relations publiques et privées, mais elle est aussi capable de confondre une cafetière et une planche à repasser.
Pourquoi est-ce que je devrais lui faire confiance ? Après tout, elle a été la maîtresse de Benito et il se peut que, avant que mon défunt mari lui préfère les jeunes Russes, ils aient prévu de m’évincer de la même façon. D’un autre côté, elle sait se débrouiller dans le monde réel : avant d’enchaîner les mariages, elle a même fini ses études de droit. Et puis, c’est ma seule amie.
Je me rappelle quelque chose, et me lève lentement. Amor n’avait pas menti. Sur le meuble, derrière le sofa, il y a la bouteille. Je déchiffre la marque de la liqueur de bourbon et retourne m’asseoir avec elle. Pendant que JR arrive avec du café qui sent le pneu brûlé, j’effleure ma bouteille de Southern Comfort cachée sous les coussins. Maintenant, j’ai deux amies.

Si l’on a une préférence pour les intrigues froides, les investigations strictes, les enquêtes confiées à des experts pointilleux, il vaut mieux ne pas lire les suspenses de Carlos Salem. Ses romans sont placés sous le signe du sourire, de la fantaisie, avec un cynisme amusé et une délicieuse amoralité revendiquée. Pour autant, il serait absurde de croire que les scénarios sont bancals ou négligés. Bien au contraire, le mystère est omniprésent derrière l’humour affiché. À l’origine, dans “Attends-moi au ciel”, un meurtre entraîne une situation vraiment complexe, avec un fort aspect criminel. Les péripéties s’annoncent nombreuses.

Dénicher un énorme magot caché et retrouver un assassin, tout en affrontant des Russes malfaisants, pas si simple pour l’héroïne de cette histoire. Jusqu’à là, Piedad menait une vie éthérée, ignorante des plaisirs charnels et des sombres réalités de l’existence. Heureusement, une voix intérieure s’est réveillée en elle, qui l’autorise à se comporter de façon moins sage qu’à l’ordinaire. Écraser ce qui entrave son parcours, ça ne lui pose plus de problème. Une mise au point pleine de fermeté avec des proches, dont son amie JR, ça ne l’effraie pas non plus. Quant à exploiter son charme de presque-quinquagénaire, elle le fera désormais sans complexe. De bonnes rasades de Southern Comfort, ça motive.

Au cours de ses aventures, Piedad va croiser une galerie de savoureux personnages. Dont Raúl Soldati, un des singuliers héros de “Aller simple”, premier roman de Carlos Salem traduit en français (2009). L’employée sexy Natalie (dite Nati) est également étonnante à bien des égards. Grâce à une narration enjouée, on suit avec grand plaisir les tribulations de la combative Piedad. Carlos Salem ne déçoit jamais ses lecteurs !

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Polar_2017 Livres et auteurs
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 04:55
Bientôt sur France 3 “Tensions au Cap Corse” (le samedi 8 avril)

Un rendez-vous télé à noter dès maintenant : la romancière Elena Piacentini et Catherine Touzet sont les auteures du scénario d’un téléfilm policier de Stéphanie Murat “Tensions au Cap Corse”. Avec : Amira Casar, Richard Bohringer, Philippe Corti, Jean-Emmanuel Pagni, Florence Thomassin, Alain Fromager, Alysson Paradis, Véronique Volta. Cette fiction-télé sera diffusée sur France 3 le samedi 8 avril 2017.

Quelques mots sur l’intrigue : “Un homme d'affaires à la réputation sulfureuse a été retrouvé assassiné sur la jetée du port de Toga, à Bastia. Détail énigmatique et frappant : ses oreilles ont été tranchées. Pour le commandant Gabrielle Monti, dont c'est la première affaire depuis son retour au pays, c'est le début d'une enquête sur la corde raide.”

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Infos et évènements
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