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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:15
 

Disponible chez Pocket, “Mortelle protection” de Robert Crais est une nouvelle aventure du détective Joe Pike et de son associé Elvis Cole. Rappelons que Joe Pike reste la bête noire de tous les flics de Los Angeles. Chez eux, personne n’a oublié son renvoi fracassant de la police, des années plus tôt, après la mort mystérieuse de son équipier lors d’une arrestation.

CRAIS-Mortelle_ptotection.JPGLos Angeles, en pleine nuit, Hollywood Boulevard est désert. Roulant à 160 km/h, la jeune héritière Larkin Conner Barkley (22 ans) ne se préoccupe pas des feux rouges. Soudain, c’est l’accident, son Aston Martin part en tête-à-queue. Dans la Mercedes gris métallisé qu’elle a heurté, une personne semble blessée. Malgré l’intervention de Larkin, les autres redémarrent et décampent rapidement. L’affaire aurait dû se terminer après son témoignage aux policiers. Mais dans les quarante-huit heures qui suivent, elle reçoit la visite d’agents du ministère de la Justice et des services du procureur. Quelques jours plus tard, elle est victime d’une première tentative de meurtre. Finie l’insouciance, quand elle réalise qu’elle est un témoin gênant.

Elle contacte le ténébreux Joe Pike, afin d’assurer sa protection. Ainsi naît un tandem forcé, bientôt confronté aux attaques d'un ennemi un peu trop bien informé. Tentatives de meurtre, courses poursuites et trahisons : Joe a trouvé des adversaires à sa taille. PLAQUE1.jpgIl ne peut compter que sur lui-même et son fidèle ami, Elvis Cole, pour mettre la fille à l'abri et sauver leurs peaux. La cavale infernale de ce couple improbable nous offre une plongée dans la jungle urbaine de la Cité des Anges. Un thriller musclé, nerveux.

Pike a parfois du mal à maîtriser sa protégée, comme dans cette scène où il la récupère dans un night-club arménien.

"La fille le repéra au moment où il atteignit le bar, et cessa de danser aussi soudainement qu’un enfant pris en flagrant délit de bêtise. Elle se releva et baissa les yeux sur lui, honteuse et effrayée. Pike s’immobilisa à ses pieds et, l’espace d’un instant, ils furent seuls dans la salle à ne pas être en transes. 
« Descendez, cria Pike entre deux pulsations de basses. »

Elle ne bougea pas. Ses traits exprimaient une tristesse qui le troubla. Il ne prit pas la peine de se répéter. Il n’était pas sur qu’elle l’ait entendu. Elle ne résista pas quand il la descendit du comptoir. Pike l’entraîna vers la sortie. Les clients ne savaient trop comment réagir, certains riaient, d’autres huaient ; mais tout à coup deux des cousins, les plus âgés, ainsi qu’un type massif à la bedaine saillante, s’interposèrent devant Pike…"

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 07:18


À l’occasion de la parution chez 10-18 de la troisième enquête du commissaire vénitien Alvise Tron, “
Gondoles de verre” (inédit), revenons sur les premiers titres de cette série écrite par Nicolas Remin.


L’Impératrice lève le masque” (2008)

Hiver 1862. L’indépendance et la souveraineté de Venise ne sont plus qu'un lointain souvenir. La ville est sous domination autrichienne, petite parcelle de l’Empire sur lequel règne l’empereur François-Joseph et une femme entrée dans la légende, Sissi. Lorsqu’un de ses conseillers est retrouvé mort en compagnie d’une prostituée, à bord d’un bateau reliant Trieste à Venise, une tempête s’annonce sur la lagune... Le commissaire Alvise Tron est l’héritier désargenté d’une des plus anciennes familles de l’aristocratie vénitienne. Il se voit retirer l’enquête qu’il vient de commencer, par les autorités militaires. On lui intime l'ordre d’oublier jusqu’à l’existence de ce double meurtre. C’est mal connaître cet incorrigible rêveur qui a sa propre conception du devoir. D’autant que l’Impératrice en personne lui demande de retrouver le coupable…

Les fiancés de Venise” (2008)

1863. En plein centre de Venise, une jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Responsable du secteur de Saint-Marc, le commissaire Alvise Tron est chargé de l’enquête. Ce qui le conduit jusqu’au cœur du pouvoir autrichien. La victime, Anna Slataper, n’est autre que la maîtresse de l’archiduc Maximilien, jeune frère de l’empereur François-Joseph. Crime passionnel ou politique ? Dans le brouillard de la lagune et les méandres des rios vénitiens, Alvise Tron se perd dans les vraies fausses pistes. Le meurtrier est-il un des résidents du majestueux hôtel Danieli, un des passants anonymes de la riva degli Schiavoni, un des invités des fastueux bals masqués de l’aristocratie vénitienne, ou un proche de l’archiduc ? L’assassin semble lui échapper. Pourtant une jeune fille a vu son visage…

Gondoles de verre” (2009)

En 1864, dans le palais vénitien de la famille Tron, les murs autrefois ornés de tableaux du Tintoret continuent de s’effriter et les repas demeurent frugaux. Occupé par le prochain numéro de sa revue L’Emporio della Poesia, Alvise Tron prépare aussi ses noces avec la riche princesse de Montalcino. Les réjouissances tournent court lorsqu’il apprend la mort mystérieuse du marchand d’art Geza Kostolany. Son seul indice : la disparition de la Sainte Madeleine du Titien. Marie-Sophie de Bourbon, sœur de l’impératrice Sissi, l’avait confiée à Kostonaly pour une expertise. Les suspects sont nombreux : le consul général de Russie, le restaurateur de tableaux Terenzio ou encore le colonel Orlov. Tous seraient-ils liés à ce meurtre ?

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:27
 

Paul Doherty figure probablement en tête des plus célèbres auteurs de polars historiques. Les amateurs ont forcément lu un ou plusieurs épisodes de sa série Hugh Corbett, de celle consacrée à frère Athelstan, d’une autre consacrée à Kathryn Swinbrooke, ou de la série Amerotkê qui se déroule dans l’Égypte ancienne. Avec “Le calice des esprits (inédit), Paul Doherty inaugure chez 10-18 une nouvelle série, ayant pour héroïne Mathilde de Westminster. Il nous entraîne dans un voyage au 14e siècle, entre la France et l’Angleterre.

En 1307, rien ne prédestinait la jeune Mathilde de Ferrers à servir les intérêts de la reine Isabelle de France, dite la Louve... Recueillie à la mort de son père par son oncle Réginald, un templier érudit, elle apprend l’art des potions et devient une physicienne accomplie. Quand le roi Philippe de France décide d’anéantir l’ordre du Temple, Mathilde n’a d’autre choix que de se cacher au cœur même de la maison royale. Devenue la demoiselle de chambre de la princesse Isabelle, promise à Edouard II d’Angleterre, elle découvre la dangereuse vie politique de la Cour. Entre les pourparlers du mariage et l’exil vers Londres, les meurtres et les intrigues se succèdent. Mais rien n’échappe à l’œil vigilant de Mathilde, qui devra maintes fois faire appel à son savoir et sa sagacité pour permettre à la future reine d’accomplir son destin.

Ambiance avec ce petit extrait, peu après que Mathilde soit entrée au service d’Isabelle de France, comme Dame de chambre. La Cour royale est réunie pour un banquet, auquel elle assiste, remarquant un des participants:

“C’était Sir John Casales, un bel homme vigoureux, l’air d’un soldat-né, dur et maigre, l’œil aux aguets, la bouche ferme, les cheveux grisonnants coupés courts (…) Immobile, j’observais et me souvenais. Les Écossais avaient tranché la main droite de Sir John Casales à la bataille de Falkirk. Il avait rendu visite à mon oncle, mais c’était bien des années auparavant. Je priai en silence la Vierge Marie qu’il ne me reconnaisse pas. Le regard de Casales, perçant comme celui d’un renard, glissa vers moi puis se détourna. Nous nous étions rencontrés voilà bien longtemps, et je restais alors dans l’ombre de mon oncle. Je me consolai en pensant que pour un homme comme Casales, je n’étais rien de plus qu’une quelconque servante.”

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:19
 

Parmi les titres récents publiés par Pocket, voici ceux de trois auteurs britanniques qui savent faire frissonner leurs lecteurs. Natif du Yorkshire, David Hewson a déjà publié trois romans en France. Son premier thriller, "Une saison pour les morts", est désormais disponible chez Pocket.

Un coup de feu déchire la tranquillité de Rome, écrasée sous la chaleur. Un homme qui s’était introduit, armé, dans l’enceinte sacrée de la bibliothèque du Vatican, vient d’être abattu par les gardes suisses. Il avait en sa possession une peau humaine soigneusement écorchée. Bientôt, le véritable propriétaire de cette étrange découverte, spécialiste des premiers écrits de la chrétienté, est retrouvé assassiné à son tour dans une église. Près du cadavre, une phrase écrite en lettre de sang : « Le sang des martyrs est la semence de l’Église. » Le tueur a visiblement le goût de la mise en scène. Il a aussi, comme va vite s’en apercevoir le jeune inspecteur Nic Costa, quelques amis haut placés au Vatican…

Sara Farnese émit un cri étrange, étouffé presque immédiatement par la surprise: c’était la première fois qu’elle exprimait vraiment une émotion depuis le carnage de la bibliothèque du Vatican, une heure et demie auparavant.

Bordel de merde ! jura Costa, en gravissant les marches deux à deux.

Il la trouva effondrée, adossée à un mur, les mains sur la bouche, ses yeux verts écarquillés d’horreur et de surprise. Costa suivit son regard jusqu’aux cadavres que la lumière crue dévoilait, et il dut lutter contre une irrépressible envie de vomir. Deux corps, une femme et un homme. La femme, vêtue d’une jupe noire et d’un chemisier rouge, était suspendue à un nœud coulant à une poutre…”

Susan Hill est également née dans le Yorkshire, à Scarborough. Après "Meurtres à Lafferton" et "Où rôdent les hommes", voici le troisième titre de sa série ayant pour héros Simon Serrailler, enquêteur romantique passionné par les arts: "Au risque des ténèbres".

Lafferton frissonne encore des récents événements qui ont soulevé un vent de panique. Seule l’affaire du petit David Angus, littéralement volatilisé depuis huit mois, n’a pas encore été classée. Un véritable supplice pour l’inspecteur Simon Serrailler, résolu à donner des réponses à sa mère, dévorée par l’angoisse. Bientôt, un deuxième enfant, puis un troisième, disparaissent dans des conditions similaires. Pas de corps, pas de mobile, pas de profil, pas le moindre indice. Les agressions et les morts brutales se suivent sans se ressembler. À Lafferton, le diable semble insaisissable.

“Le bar était désert (…) Simon prit une bière. Il se satisfaisait toujours de sa propre compagnie, mais la laideur de cet environnement et la sensation d’être loin de tout ce qu’il connaissait, de tout ce qu’il aimait le vidèrent soudain de toute énergie, de toute vie. Dans deux mois, il aurait trente-sept ans. Il se sentait plus vieux. Il avait toujours aimé être policier, mais quelque chose dans son existence commençait à lui peser (…) Ce qui lui manquait, comprit-il tout à coup, c’était l’excitation, la poussée d’adrénaline, comme lorsqu’il était pourchassé par ce tueur en série deux ans plus tôt, et qu’il avait presque toujours connue, au début de sa carrière…”

Natif de Glasgow (Écosse), Campbell Armstrong a créé le personnage de Lou Perlman, policier juif opérant dans sa ville natale. On le retrouve dans "L’ombre d’un frère".

Il est des cadavres auxquels même un flic aguerri préférerait échapper. Ainsi celui du notaire Lindsay, retrouvé pendu au pont de la gare Centrale, ou celui du très tourmenté Artie Wexley dont le corps sans tête flotte dans une piscine. Dans la nuit couleur suie du vieux Glasgow, la cigarette du sergent Lou Perlman peine à faire passer l’odeur du sang. « Va me chercher ça, p’tit Louie » : ces hommes, ses aînés, il les connaît. Pour eux, comme pour son frère Colin, il était « p’tit Louie ». Leur mort, brutale, aveugle, dit le temps passé depuis les rues du quartier juif, les chemins différents, les liens distendus… Et Colin, le fils préféré, l’homme d’affaires louche pour la femme duquel Lou nourrit une passion d’adolescent, ne semble pas étranger à ces meurtres. Du flic ou du frère, Lou devra choisir quel rôle endosser.

“Perlman déverrouilla la porte et, aidant la fille à se révéler il l’entraîna à l’intérieur, refermant derrière lui avec son pied. Longtemps, il avait songer à faire placer son téléphone sur liste rouge, et s’il ne l’avait pas fait, c’est parce qu’il considérait que le numéro d’un policier devait être accessible à la communauté. Joignable et responsable. Il n’avait rien à cacher. Et il avait donc suffit à Sadie de chercher dans l’annuaire pour découvrir où il habitait. Elle était trempée (…) « Il faut que tu changes de vêtements, lui dit-il, reconnaissant le vieux manteau qu’il lui avait donné.

Je ne savais pas où aller.

Ça va bien, mon petit. » Il connut soudain la panique d’un vieux célibataire confronté à la nécessité de changer les couches d’un bébé. Que faire en premier ?

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 18:21
 

Alain Bron nous présente son dernier roman : "Le Fruit du doute" (ODIN éditions)

Par un matin d’été, le commissaire Berthier est appelé pour enquêter sur la mort d’une fillette étranglée au bois de Vincennes. Acte d'un prédateur ou amour malade ? Le même jour, il trouve un carton dans le hall de son immeuble. Dans le carton, un bébé abandonné. Enfant sacrifié ou acte d'amour ?

Deux enquêtes sur le fil. Celle du meurtre, affaire officielle et médiatisée. Celle de l’abandon, affaire personnelle et clandestine. Berthier pourrait se contenter des apparences, d’autant que tout désigne un coupable. Il pourrait par ailleurs renoncer à l’énigme du bébé, d’autant que les pressions s’accumulent sur sa vie de flic et sa vie conjugale. Mais voilà…

L’auteur interroge le désir d’enfant avec un regard qui épingle la société bien droit, mais avec humour et tendresse. Il pourrait juger et faire la morale. Il pourrait se complaire dans la noirceur du monde. Mais voilà…

Pour les Parisiens, la première dédicace se fera le lundi 30 novembre au Théâtre Lucernaire (53 rue Notre-Dame des Champs - 75006), de 18h à 20h30

Plus de détails sur : http://alainbron.ublog.com/

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:21
 

C’est dans “Atlantis” que David Gibbins crée le personnage de l’archéologue Jack Howard, sorte d’Indiana Jones héroïque et séduisant. Dans cette aventure, assisté de sa collègue archéologue russe Katia, Jack tente de décrypter le message inscrit sur un papyrus que leur équipe a découvert en Égypte. Curieux texte rédigé dans une langue inconnue, peut-être celle de l’Atlantide, puisqu’il en question dans ce message. Dans leur quête de la cité perdue et d’un éventuel trésor, ils affrontent de nombreux dangers : hostilité des autorités locales, et surtout cupidité d'un groupe terroriste d'Asie centrale dirigé par le sanguinaire Aslan, qui compte bien s'approprier le trésor…

On retrouve Jack Howard et son équipe dans “Le chandelier d’or”, recherchant la menora, l’immense chandelier d’or à sept branches, l’un des objets les plus sacrés du peuple juif. Troisième aventure avec “Le dernier évangile”, ou c'est un document datant de l'empereur romain Claude, et apparaissant comme le "dernier évangile", que Jack Howard veulent retrouver. Parus aux Éditions First, ces trois premiers romans sont réédités chez Pocket.

Vient de paraître chez First la quatrième aventure de cette série de David Gibbins : “Tigres de Guerre”. Depuis qu’il a bravé le danger dans ses précédentes recherches couronnées de succès, la notoriété de Jack Howard est désormais internationale. Il continue à sillonner les zones les plus "chaudes" de la planète, assisté de son équipe de scientifiques de haut vol, ne rechignant pas à s'attaquer aux mythes... Cette fois, il va devoir se frayer un chemin à travers les jungles mystérieuses du Rajahstan, et mettre ses pas dans ceux d'une bande de légionnaires romains. En l’an 19 avant Jésus-Christ, au Turkménistan actuel, ces militaires (échappés de la forteresse parthe de Merv, où ils étaient prisonniers) rencontrèrent un marchand sur la Route de la Soie. Ils lui dérobèrent un mystérieux joyau, avant d’être pourchassés par un guerrier ayant l’apparence d’un tigre. De nos jours, Jack Howard entreprend de retrouver la trace de son aïeul John Howard, qui fut officier en Inde vers 1879. De lui, il a hérité d’une épée à gantelet en forme de tigre, ainsi que de son Journal. Jack va bientôt découvrir la tombe d’un soldat romain, où figure cette énigmatique inscription : « Ci-gît Lucinius, optio de la XVe Légion Apollinaris. Gardien du joyau céleste, dans les mines de sappheiros foncé. L’autre est avec le frater Fabius, au-delà du lac, vers le soleil levant. » Avec son équipe, voici Jack sur la piste de ce joyau, une relique peut-être capable d’avoir une incidence capitale sur notre civilisation moderne. Une fois encore, leur enquête sera mouvementée et riche en danger.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 07:28
 

Les admirateurs de sœur Fidelma, l’héroïne créée par Peter Tremayne, peuvent actuellement la retrouve dans deux inédits, le roman "La cloche du lépreux", et un recueil de nouvelles, "De la ciguë pour les vêpres". La nouvelle aventure racontée dans "La cloche du lépreux" constitue une pénible épreuve pour sœur Fidelma et frère Eadulf. En ce mois de novembre 667, de retour dans le château familial de Cashel, on leur annonce que le corps mutilé de Sárait (la nourrice du petit Alchú) a été retrouvé dans les bois. Personne ne sait où se trouve leur bébé. Rongée par la culpabilité, Fidelma se sent pour la première fois de sa vie incapable d’enquêter. Elle s’en remet complètement au sang-froid de son époux. À mesure que les indices s’amenuisent, l’angoisse augmente. C’est le mariage même du couple qui est remis en question. Sur la piste d’une troupe de baladins nains et d’un mystérieux lépreux Eadulf est persuadé que leur fils est vivant. Mais le temps presse…

Dans son introduction du recueil "De la ciguë pour les vêpres", également inédit, Peter Tremayne précise : « Ceux qui ont suivi les aventures de sœur Fidelma dans mes romans ignorent sûrement qu’elle a vu le jour dans des nouvelles. Quatre histoires différentes où [elle] figure ont paru séparées en octobre 1993, et c’est la réponse très positive qu’elles ont rencontrée auprès du public qui m’a poussé à poursuivre avec des romans et d’autres nouvelles. » Ce recueille rassemble quinze nouvelles qui, comme les romans de l’auteur, suivent une chronologie précise. La rousse et intrépide sœur Fidelma a su donner la preuve de ses talents d’enquêtrice dans des textes ici réunis. Chacune de ces histoires révèlent des aspects inconnus du passé et de la personnalité de la plus éclairée des avocates irlandaises du VIIe siècle. Ni la peste jaune, ni la protection d’un haut roi ou encore les tensions entre l’Eglise romaine et celtique ne peuvent empêcher Fidelma de lutter contre la noirceur de l’âme humaine et de rétablir la justice dès qu’elle le peut.

La collection Grands détectives dés éditions 10-18 propose encore deux autres inédits. D’abord, la suite des aventures de la mystérieuse Sarah Tanner, dans "L'ange de Leather Lane", de Lee Jackson. En ce milieu de XIXe siècle, une bande de jeune voyous vient troubler la tranquillité des commerçants du quartier londonien de Leather Lane : scandales à répétition, rumeurs infondées, menaces physiques. La jeune propriétaire des Dining and Coffee Rooms, Sarah Tanner, ne met pas longtemps à découvrir que ces intimidations visent en réalité le boucher Sanders. Alors qu’elle commence à enquêter sur cette dangereuse «Brass Band», un des fantômes de son passé refait surface. Son ancien amant, le vicomte Arthur DeSalle, sollicite son aide pour soustraire ses parents à l’emprise néfaste de deux praticiens du mesmérisme, nouvelle science basée sur l’hypnose et le magnétisme. Déguisements, tours de passe-passe et mensonges, Sarah va faire preuve d’ingéniosité et de courage pour démasquer ces charlatans, dont les agissements semblent étrangement liés aux incidents de Leather Lane…

Le suspense historique de R.N. Morris, "L’âme détournée", est également inédit. Un an et demi après l'affaire Raskolnikov, Porphiri Pétrovitch, le juge d'instruction qui a mené l'enquête du double meurtre de Crime et Châtiment, plonge à nouveau dans une mystérieuse affaire criminelle. Durant l'hiver 1866, on fait une étrange découverte sous la neige du Parc Pétrovski. Il s’agit d'un homme pendu, au pied duquel gît un nain au crâne ouvert, dissimulé dans une valise. Ce qui provoque la perplexité de la police de Saint-Petersbourg. Suicide dicté par le remords ou mise en scène macabre ? Obstiné, placide et perspicace, l'enquêteur plonge au cœur des sombres secrets de la cité impériale. Une ville moderne, mais où règne la misère pour toute une population.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 06:29


Trois nouveautés particulièrement fortes sont proposées cet automne chez Seuil, dans les collections Policiers et Thrillers. Voici une approche de ces trois titres d’auteurs confirmés, de valeurs sûres du suspense noir.  

Andrew Klavan : “Damnation Street”.

John Foy et Scott Weiss. L'un est un tueur psychopathe et l'autre un détective privé de grand renom. Tout les oppose, sauf une chose: ils recherchent Julie Wyant, une prostituée à visage d'ange dont ils sont tous les deux tombés follement amoureux. Sauf que Julie les fuit. John Foy parce que, cruel de nature, il lui a fait passer une nuit d'amour absolument horrible. Elle n'a aucune envie de le revoir. Scott Weiss, parce qu'elle sait que si jamais il la retrouve, John Foy sera juste derrière lui. Julie doute fort qu'aussi génial que soit le détective, il parvienne à la sauver des griffes du monstre. Malheureusement pour elle, Scott Weiss, qui ne peut plus se passer d'elle, part à sa recherche. Et ce qui devait arriver arrive : Foy, qui n'attendait que ça, se lance à la poursuite de Weiss.

« Il entra dans la pièce. Referma la porte derrière lui. Un geste de défi : au diable l’obscurité. Une obscurité qui s’épaissit encore. Les rideaux étaient tirés et seul un faible rayon venant d’un lampadaire s’infiltrait par la fente qui les séparait. Weiss passa d’une ombre à l’autre dans cet éclairage. Il gagna la salle de bains, sa main explora le mur. Quand il appuya sur l’interrupteur, l’ampoule s’alluma ; l’éclairage fonctionnait, ici, et se refléta sur les murs carrelés de blanc. Il revint dans la chambre, bénéficiant de la lumière diffusée à travers la porte, alluma la lampe de chevet et celle du bureau. La pièce était vide. Petite, lambrissée de bois, un lit et une table patinée par le temps suffisaient à l’encombrer. Weiss rangea son arme dans l’étui. Il alla s’asseoir sur le bord du lit et laissa échapper un soupir. Son cœur continua à battre fort pendant quelques secondes, puis se calma. Il sentait sa nuque humide contre le col de son manteau. »

Jonathan & Faye Kellerman : “Crimes d’amour et de haine”. Ce livre se compose de deux romans, “Un gardien pour ma sœur” et “Le blues de la déprime”.

(Un gardien pour ma sœur) Berkeley, Californie. Le député Davida Grayson avait des idées politiques et des mœurs que certains réprouvaient. Lorsqu’elle est retrouvée morte dans son bureau, les inspecteurs Will Barnes et Amanda Isis n’arrivent pas à croire qu’on ait pu la haïr au point de lui tirer une balle dans la tête, quasiment à bout portant.

« Davida gisait effondrée sur son bureau, la tête dans le creux des bras comme si elle avait dormi pendant ses derniers instants en ce bas monde. L’inspectrice Amanda Isis avait très envie de croire que le passage du somme temporaire au repos définitif s’était effectué sans douleur. La nuque avait été entièrement ouverte et déchiquetée par les chevrotines, au point que la colonne vertébrale était pratiquement sectionnée. À deux doigts de la décapitation. » La victime, député de gauche et lesbienne revendiquée, ne manquait pas d’ennemis. Son dernier projet de loi sur les cellules souches lui avait valu de nombreuses menaces de la part de l’extrême droite et des catholiques ultras. Proche de la retraite, le capitaine des services de police de Berkeley va devoir expliquer les faits à la communauté politique et à des électeurs vindicatifs. Comment comprendre que la représentante estimée et aimée de la circonscription ait été quasiment décapitée, sans motif affiché ? Pour Isis et Barnes, le compte à rebours a commencé.

(Le blues de la déprime) Nashville, Tennessee. Ancienne légende du rock, Jack Jeffries a réussi à se libérer de la drogue et s’apprêtait à donner un concert pour la liberté d’expression lorsqu’il est retrouvé mort dans un fossé près de la rivière Cumberland. Il ne saurait y avoir de meilleurs inspecteurs pour enquêter sur cet assassinat que Baker Southerby, un ancien prodige de la musique, et Lamar Van Gundy, qui certes, n’a jamais eu la classe de son partenaire, mais, qui comme lui, connaît tout du monde de la musique. Y compris, bien sûr, tout ce qu’il peut recéler d’ombres et de sinistres machinations…

George Pelecanos : “Un jour en mai

Washington, printemps 72. « Raymond avait relevé les incidents survenus ces derniers temps dans le quartier – des jeunes Blancs qui le traversaient en voiture, baissaient leur vitre et criaient « Nègre », passaient en trombe et regagnaient en vitesse le boulevard. C’était arrivé deux trois fois en un an. D’une certaine façon, ça durait depuis des générations. Leur mère avait été en butte à ce genre d’avanies quelques semaines plus tôt, James et Raymond en étaient malades qu’on puisse ainsi l’insulter. » Ivres et drogués, trois jeunes Blancs, Billy Cachoris, Peter Whitten et Alex Pappas, vont provoquer des Noirs dans leur quartier. L’affaire tourne mal lorsqu’ils font face aux frères Monroe et à Charles Baker. Peter s’enfuit, mais Billy est tué et Alex y perd presque un oeil. James Monroe sera condamné à dix ans de prison. Trente-cinq ans plus tard, Alex gère le restaurant hérité de son père. Son fils cadet est mort en Irak et son aîné se forme à la restauration. De son côté, Raymond Monroe, qui est inquiet pour son fils, soldat en Afghanistan, travaille à l’hôpital Walter Reed où l’on soigne les blessés de guerre. Alex et Raymond se retrouvent. Charles Baker, lui, a passé l’essentiel de sa vie en prison. Et n’a qu’une envie : se venger de 72. La confrontation semble inévitable... Si la musique est toujours très présente dans les romans de George Pelecanos, les portraits sont ici très nuancés entre supposés gentils et présumés méchants.

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