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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 06:11
 

L’inspecteur Pendergast, du FBI, est le héros d’une série de suspenses écrits par Douglas Preston et Lincoln Child. Cinq aventures de Pendergast sont désormais disponible en version poche, chez J’ai Lu (d’autres suivront). Voilà l’occasion de revenir sur les intrigues de ces romans.

"Les croassements de la nuit". Au milieu d'un champ de maïs, le shérif Hazen fait une macabre découverte : le corps mutilé d'une femme. Non seulement le cadavre a été scalpé, mais une vingtaine de corbeaux morts ont été empalés sur des flèches indiennes, et disposés en cercle tout autour. Quelques heures plus tard, l'inspecteur Pendergast, pose ses valises dans cette bourgade du Kansas, persuadé qu'un tueur en série vient de frapper. De fait, les crimes se succèdent, paralysant les habitants de Medicine Creek. Pourtant, si les mises en scène macabres sont toujours aussi élaborées, le mode opératoire diffère chaque fois, laissant augurer un scénario évolutif. Un tueur en série d'un nouveau genre, sans doute. Quel crédit accorder à la Légende des 45, selon laquelle le fantôme de Harry Beaumont, mort en 1865, hanterait encore les tumulus indiens pour se venger ?

"La chambre des curiosités". Le premier serial killer de l'histoire sévissait à Manhattan. En creusant les fondations d'un immeuble, les bulldozers d'une entreprise de construction mettent au jour les restes de trente-six adolescents, savamment mutilés. L’œuvre d'un certain Dr Enoch Leng, un tueur en série des années 1880. Peu après la découverte de ce charnier, de nouveaux meurtres surviennent, qui plongent New York dans l'angoisse. Pas de doute : le mode opératoire est bien celui du Dr Leng. L'assassin a-t-il découvert le secret de la jouvence éternelle ou, plutôt, a-t-il fait des émules ? C'est cette énigme que doivent résoudre l'inspecteur Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback. Rapidement. À moins qu'ils n'aient, à leur tour, envie de servir de cobayes.

"Danse de mort". Quand le chauffeur de l'inspecteur Pendergast du FBI, prie le sergent Vincent d'Agosta de le suivre, celui-ci s'attend à enfin retrouver son ami, dont il est sans nouvelles depuis leur aventure précédente (Le Violon du diable). Mais d'Agosta se voit remettre une lettre, dont les premiers mots le font frémir : « Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n'ai pas survécu ». La suite le fait pâlir. Pendergast lui confie la mission d'empêcher Diogène, son propre frère, de commettre un forfait dont il planifie l'exécution depuis des années : un crime parfait qui marquera l'apothéose de sa carrière criminelle.
Comment d'Agosta pourrait-il seul, et en sept jours seulement, déjouer un meurtre dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un tel adversaire, supérieurement intelligent mais dépourvu de toute conscience morale et vouant à l'humanité un profond mépris ? Heureusement, l'inspecteur Pendergast est prêt à revenir du pays des morts pour prêter main forte à son ami. Débute alors une valse effrénée entre Abel et Caïn, qui pourrait se révéler mortelle.

"Le violon du diable". Après avoir mis fin aux agissements d'un savant fou (La Chambre des curiosités), et un séjour dans une petite bourgade du Kansas afin de démasquer un étrange serial killer (Les Croassements de la nuit), Pendergast est de retour à New York. Il doit aussitôt enquêter sur quatre crimes aussi horribles qu'inexplicables, laissant supposer l'intervention du diable en personne. Pour comprendre l'origine de ces meurtres, et tenter d'y trouver une explication rationnelle, Pendergast, épaulé par le sergent d'Agosta, devra remonter quelque vingt ans en arrière. En 1974, au cours d'un voyage en Italie, quatre étudiants mettaient la main sur un Stradivarius rarissime que l'on croyait disparu. On sait que ces violons possèdent des propriétés aiguisant certains appétits. De New York à Florence, Pendergast et d'Agosta se lancent dans une aventure mêlant surnaturel, enquête policière et complot scientifique.

"Le livre des trépassés". Au Muséum d'Histoire naturelle de New York, Nora Kelly se prépare à présenter au public le sarcophage de la momie égyptienne Senef. C’est oublier la malédiction qui semble lui être attachée. En effet, plusieurs employés sombrent dans la folie et assassinent leurs collègues. Pendant ce temps, avec l'aide de ses amis D'Agosta et Constance, Pendergast parvient à s'échapper de prison. Très vite, il comprend que le responsable des meurtres n'est autre que Diogène, son propre frère. Le soir de l'ouverture de la tombe de Senef, Diogène réussit à enfermer les personnalités présentes dans la salle de la momie. Grâce à un stratagème technologique diabolique, il les oblige à s'entretuer. Pendergast parvient à déjouer son plan et à délivrer les prisonniers. Diogène prend la fuite. Débute alors une course-poursuite qui mène les deux frères en Italie, au sommet d'un volcan en éruption. Pendergast gagnera-t-il son combat contre son frère diabolique, et réussira-t-il à prouver son innocence ?

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 06:32

 

Le Prix SNCF du polar 2008 a été attribué à Karine Giebel pour “Les morsures de l’ombre”. Retour sur cette angoissante intrigue. Ce matin de décembre, lorsque le commandant Benoît Lorand se réveille, il ignore où il se trouve. Il découvre ce qui l’entoure. Des murs et des odeurs qu’il ne connaît pas. Une cave. Et surtout des barreaux. Il est prisonnier. Une femme, magnifique, lui rend visite. Sa tortionnaire. Les souvenirs reviennent : elle était en panne, il l’a aidée, l’a raccompagnée chez elle. Il avait envie de lui plaire. Et puis… le trou noir.

Qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-elle enfermé ? Il pense à son fils. À sa femme. Les reverra-t-il ? Car peu à peu, une réalité terrifiante s’impose à lui. Elle lui parle de sa sœur, violée et tuée des années plus tôt… par lui… Pour qu’il avoue ce crime, elle est prête à tout. À l’affamer, à le laisser dormir dans le froid, à lui faire mal.

Comment pourra-t-il la convaincre qu’il n’a rien à voir avec ce meurtre ?

Au commissariat, tous les hommes de Lorand sont mobilisés pour retrouver leur collègue, mystérieusement disparu. Mais après plusieurs jours, ils n’ont toujours aucune piste si ce n’est l’hypothèse de l’épouse ayant voulu se venger d’un mari infidèle…

Autre récompense, le Prix des Lecteurs «Goutte de Sang d’Encre» pour le roman “Le Magicien” de Jean-Marc Souvira.

Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d'une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu'il a tué trois de ses codétenus. Personne ne sait qu'il est le Magicien, ce tueur d'enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu'à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu'à ce que sa "collection" revienne le hanter. Jusqu'à ce que des enfants croisent sa route... L'agression d'un jeune garçon relance la piste du Magicien.

Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l'affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n'hésitera pas à s'exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu'il met en danger ce qu'il a de plus cher... Une immersion dans l'univers de la police criminelle qui nous fait vivre les deux versions de l'histoire - une plongée dans la tête du policier, mais aussi dans celle du prédateur.

Nouveauté majeure chez Pocket, “L’anneau de Moebius”. Pour se mettre dans l’ambiance d’un roman de Franck Thilliez, rien ne vaut un petit extrait.

« – Ce n’est qu’un rêve, Stéphane. Un stupide rêve comme tu en as déjà fait des milliers, sauf qu’avant, tu ne te souvenais jamais. Alors forcément, celui-là te paraît bizarre. C’est comme… comme une première fois.

– Non ! Dans les rêves, les décors autour de soi changent instantanément, on est incapable de se concentrer, de lire, d’écrire, de calculer. Les études le prouvent. Moi, je lisais les étiquettes, j’écrivais, tout était cohérent.

– À condition de considérer que hurler devant des bouteilles de vin puisse être cohérent. Bon, j’y vais. Et n’oublie pas tes cachets.

Stéphane se redressa.

– Je n’en prendrai plus, ça va mieux.

– Ça va mieux ? Tu trouves ? Ça n’a jamais été mieux. Je ne veux pas revivre l’enfer. Pas cette fois.

Stéphane se coiffa d’une reproduction du masque en latex de The Mask, se faufila devant sa femme et se mit à glousser, en imitant Jim Carrey :

– Ce soir, je te promets, on fera l’amour, ma poule ! L’Amoooour, avec plein de ho, de hi, de ha !

Puis il ôta son déguisement.

– J’ai l’air de ne pas aller bien ?

– Vachement, si.

Elle l’écarta du bras.

– Avant, tu m’aurais fait rire, parce que avant, tu ne te forçais pas, c’était naturel, tout le temps. Là, on dirait plutôt un acteur raté qui essaie de rattraper un coup foireux. À ce soir.

Stéphane resta là, plombé, le masque au bout des doigts. Derrière une fenêtre grise de crasse, il aperçut les jambes fuselées de sa femme, devant l’Audi. Alors que la portière claquait, il réalisa qu’il ne les regardait plus. Qu’il ne la regardait plus.

Dans cette semi-obscurité, ce calme de grotte, il balança le faciès vert sur des planches. Il alluma de puissants halogènes, déclencha la ventilation et caressa quelques-unes de ses œuvres funèbres.

– Ça va toi ? Et toi ? Et toi ?

Il parlait à Peperbrain, à Mabouloff, à Hauntedmouth. Ce dernier monstre, mi-humain, mi-bête, à la mâchoire démesurée – cent quatre-vingts dents acérées, une broutille –, avait servi pour le tournage d’un film de série B, Neuronal Attack. Bon nombre de ses moulages agonisaient dans des brouettes. Ainsi finissaient les créatures de cinéma, à l’identique de leurs créateurs : dans des caves anonymes.

Parmi ces mannequins, il y en avait un dont Stéphane prenait particulièrement soin. Une présence charismatique, exactement de sa taille : 1 m 79. Pour le fabriquer, il avait moulé son propre visage, seul, des pailles dans les narines pour respirer alors que le latex dégoulinait sur les bandes de plâtre. Le crâne ouvert du monstre laissait apparaître, à la place du cerveau, une autre reproduction réduite de lui-même. Un personnage jamais utilisé en tournage.

Il l’avait appelé Darkness. L’obscurité.

Son obscurité. » © Éditions Le Passage

Depuis toujours, Stéphane Kismet a des visions prémonitoires. Jusqu’à présent, ce n’étaient que de vagues sensations de déjà-vu. Néanmoins, elles avaient fait de sa vie un enfer, entre drames inexplicables et traitements psychiatriques. Aujourd’hui, ses rêves sont précis et s’enchaînent avec une indéchiffrable logique. Il possède une arme, il est recherché par la police. Une petite fille qu’il ne connaît pas est morte… Fraîchement diplômé de l’école de police, Vic Marchal débute à la Criminelle. L’assassinat d’Annabelle Leroy, ex-star du porno, torturée à mort dans une mise en scène macabre, est sa première affaire. Les trajectoires de Stéphane et de Vic vont bientôt se percuter…

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Boulevard du Polar
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 06:20
 

Basées à Fouesnant (29), les Éditions Yoran Embanner publient en 2009 deux suspenses. Petite présentation de ces romans.

"Noir dessein en verte Erinn", de Laurence Fontaine

À la suite d'une petite annonce, une jeune anglaise se rend en Irlande afin d'inventorier la bibliothèque d'un vieil excentrique décédé. Elle découvre que cet homme fut un scientifique raté, détesté des villageois. Peu à peu au coeur de la verte Irlande, le passé ressurgit, sous les traits d'un jeune homme, ancien employé du manoir. Il pourrait bien être  à l'origine de crimes et d'accidents inexpliqués, perpétrés dans la région. La musique semble être le lien entre passé et présent, entre instinct et érudition, seule échappatoire à la folie, seul langage capable d'exprimer l'inexplicable. Les paysages, la culture et l'histoire de l'Irlande servent de toile de fond à ce sombre roman. Née à Lille, Laurence Fontaine est passionnée de culture anglo-saxonne. Elle a souvent séjourné en Irlande et aux Etats-Unis. Après un premier roman, Bleu Eldorado (2002), évoquant une Amérique musicale et légendaire, voici son deuxième titre – où la verte Erinn côtoie les spectres d'un passé tourmenté.

"Ne m'appelle pas Lola", de Pierre-Emmanuel Marais

Nantes. Sud Bretagne. Un attentat terroriste. Une femme saute sur une bombe. Pour le lieutenant Moan l’enquête semble facile : une connection entre les activistes bretons d’Askolenn et des nationalistes basques. Commence alors pour Malo, l’étudiant nantais, une longue fuite pour échapper à l’implacable Jakez Moan. Mais que fuit vraiment Malo ? Qui cherche-t-il ? Quel jeu joue Youenn, son frère d’armes ? Et Lola qui ne répond pas… Rythme vif et écriture efficace, pour raconter les mésaventures d’un jeune breton perdu entre violence politique et manipulations policières. Le Nantais Pierre-Emmanuel Marais fait partie d’une nouvelle génération d’auteurs bretons qui écrivent aussi bien en breton qu’en français.

On peut contacter les Éditions Yoran Embanner ici : yoran.embanner@gmail.com

Ou leur diffuseur : Rando Diffusion 65420 IBOS - 05.62.90.09.96

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:43
 

Quatre thrillers figurent au programme du mois de septembre chez J'ai Lu. Petite présentation de ces nouveaux titres.

Après “La nuit interdite”, “Peur de Thierry Serfaty est le second volet d’un cycle de quatre romans, intitulé La pyramide mentale. Cette théorie élaborée par l’auteur conçoit "la personnalité humaine comme une pyramide, dont chaque face représente une composante de la personnalité : la peur, la douleur, le désir, trois énergies qui forgent notre personnalité." On retrouve ici le commissaire Erick Flamand, qui nous entraîne dans une enquête au cœur des méandres de la folie humaine, où chaque personnage affronter ses plus grandes phobies… Une théorie captivante pour un livre effrayant… “Peur” est le cinquième roman de Thierry Serfaty (le premier chez J’ai lu). Docteur en médecine, cet auteur a notamment reçu le Prix Polar du festival de Cognac en 2000 pour son roman Le sang des sirènes, actuellement en cours d’adaptation cinématographique.

Dans “Mortelle Écosse” de Stuart McBride, l’inspecteur chef Logan McRae n’a plus le vent en poupe. Son patron est dans le coma par sa faute. Ni ses brillants états de service, ni l’arrestation d’un pédophile quelques mois plus tôt, ne peuvent lui éviter d’intégrer l’équipe des Tocards où ses supérieurs l’ont relégué. Mais Logan McRae est déterminé à redorer son blason. Pour cela, il doit élucider simultanément deux affaires épineuses : l’incendie criminel d’un squat (six morts), et l’assassinat d'une prostituée bien connue des services, dont on a retrouvé le corps martyrisé sur les docks. L’été, à Aberdeen, quand il pleut des cadavres, c’est à verse. Découvert dans “Cold Granite”, Logan McRae fait face à une série d'incendies sur fond de prostitution et de corruption dans les plus hautes sphères du pays. Difficile de faire progresser une enquête dans un tel milieu, surtout avec un chef extrêmement lunatique.

Après “Mascarade”, “La spirale” de Gayle Lynds est la suite des aventures de Liz Sansborough. Agent de la CIA, Liz est la fille d'un célèbre assassin de la guerre froide surnommé le Carnivore. Elle enseigne la psychologie de la violence à l'université. Mais son passé la rattrape lorsqu'elle est agressée et que sa cousine est enlevée. Les agresseurs, connus sous le nom de la Spirale, réclament les dossiers détenus par le Carnivore. Liz doit alors raviver ses talents d'agent secret... Gayle Lynds a collaboré avec un maître du genre, Robert Ludlum.

Spécialiste du Moyen-Orient et expert en psychopathologie terroriste, Pierre Rehov est l’auteur de “Cellules blanches”, un thriller remarquablement documenté sur un thème toujours d'actualité... L'agent de la CIA Howard Beck et l'expert en informatique Théo, découvrent chacun de son côté, Cellules blanches, une opération couverte par la CIA. Le milliardaire Gregory Cheston est à la tête de ce projet américain qui vise à mener la lutte contre le terrorisme en employant ses méthodes et en organisant l'embrigadement des enfants. (Également réalisateur, Pierre Rehov a réalisé sept films sur le conflit israélo-arabe et il reste le premier à avoir filmé les suicide killers et leur entourage.)

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 07:35
 

Encore deux nouveautés qui ne manqueront pas de séduire les amateurs de suspenses intenses, chez Pocket. John Cardinal (en Otario) et Jimmy Paz (en Floride) sont confrontés à des affaires sanglantes, singulièrement troublantes.

La plupart des lecteurs de thrillers avaient découvert en 2003 le canadien Giles Blunt, scénariste et romancier né en 1952, à travers son grand succès “Quarante mots pour la neige”. On y faisait la connaissance de John Cardinal, de la brigade criminelle d’Algonquin Bay, dans l’Ontario. Il enquêtait sur un cruel serial killer dont les victimes étaient des adolescents. Personnage marqué par un épisode de son passé, John Cardinal s’inquiétait aussi de l’étrange comportement de sa coéquipière Lise Delorme, ancienne des Affaires internes… Le policier est de retour dans “Surgie de nulle part”. C'est la saison des mouches, à Algonquin Bay. Un pullulement d'insectes, bourdonnants, mordants, irritants, qui annonce la fin d'un trop court printemps. Avec son lot d'avanies pour la police locale : une jeune femme rousse, amnésique, qui court les bars avec une balle dans le crâne; un motard sauvagement démembré ; une guerre des cartels d'héroïne qui tourne à la lutte tribale. John Cardinal n'ignore pas que les mouches rendent fou. Psychologiquement fragile, sa propre femme Catherine frise la rechute. Et que penser de ces violences qui agitent la région, avec une barbarie nouvelle ? Faut-il y voir la main d'un mystérieux chaman indien, nouvellement débarqué ? Pour John Cardinal et Lise Delorme, une enquête mouvementée s'annonce.

En 2004, avec “Tropique de la nuit”, que Michael Gruber s'impose parmi les valeurs sûres du thriller. C'est à Miami que son héros, l'inspecteur Jimmy Paz, enquête sur des cas criminels particulièrement étranges. Dans ce premier roman, il traquait un assassin (baptisé par les médias L'avorteur fou), qui s'attaquait à des femmes enceintes, les éventrant, mutilant les fœtus. Il s'intéressait aussi à une archiviste médicale de l'hôpital de Miami, ayant changé d'identité, qui protégeait une fillette orpheline... Deuxième enquête de Jimmy Paz, “Les rivages de la nuit est désormais disponible chez Pocket. « Le flic regardait en l'air juste à ce moment-là, sinon il aurait raté ça. Pas l'empalement final, mais la chute. Le temps – une vertigineuse seconde – qu'il saisisse ce qu'était la masse sombre qu'il voyait grossir sur la façade de l'hôtel Trianon, c'était déjà fini (...) Il aurait pu s'agir d'un accident ou d'un suicide, mais quelque chose lui disait que ça sentait plutôt le crime. » Le cadavre qui vient de tomber sous les yeux d'un agent, c'est celui de l'homme d'affaires soudanais Jabir Akran al-Muwalid. Il a été préalablement abattu avant d'aller s'empaler, depuis le dixième étage, sur les grilles de l'hôtel Trianon. Quand Jimmy Paz pénètre dans la chambre du mort, il y trouve « une femme, agenouillée sur le faux tapis d'Aubusson, les mains jointes sur la poitrine, les yeux grands ouverts, le regard braqué droit devant elle. Paz entra dans son champ de vision, mais elle ne parut pas le voir. Il remarqua qu'elle murmurait quelque chose. Une prière? » En effet, sous le choc, la jeune Emmylou Dideroff, ânonne ses prières. L'inspecteur Jimmy Paz tient immédiatement sa coupable. Celle-ci invoque des voix de saintes qui lui parlent. Sur des cahiers d'écolier, elle confesse ses péchés hallucinés et nie le meurtre... Selon Lorna Wise, la psychologue, Emmylou est saine d'esprit. Quel crédit, alors, apporter à sa déposition ? Jimmy Paz va devoir chercher d'autres pistes, afin de comprendre une situation diaboliquement complexe.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 06:13
 

Parmi les nouveautés à signaler dans la collection Seuil Policier, voilà deux valeurs sûres. Les romans de Sue Grafton ont depuis longtemps convaincu les amateurs de polars. En quelques titres, Michael Koryta s’est imposé parmi les grands noms du genre.

Le nouvel opus de Sue Grafton utilise le thème de la maltraitance des personnes âgées, avec la tension que cet auteur qu’on ne présente plus sait inclure dans tous ses suspenses. Dans "T comme Traîtrise", on retrouve la détective Kinsey Milhone. Celle-ci mène des enquêtes de routine, sans grand enthousiasme, lorsqu’un de ses voisins âgés fait une chute et se retrouve hospitalisé. Après son opération, celui-ci est trop faible pour vivre seul. Privé de son autonomie, fait appel à une infirmière à domicile. Entre alors en scène la terrible Solana Rojas, une infirmière qui a usurpé son identité et les diplômes qui la qualifieraient entièrement. Elle soumet Gus, le voisin handicapé, à un traitement inhumain. Le but est de lui faire perdre la tête, afin d’accéder à toutes les demandes de l’infirmière indélicate. Kinsey Milhone qui s’en aperçoit un jour doit alors tout faire pour arracher le vieillard aux griffes du monstre. Sa monstrueuse adversaire ne maque pas de psychologie. La tâche s’avère vite bien plus compliquée et dangereuse que le pensait Kinsey Milhone.

Après "La Mort du privé" puis "Et que justice soit faite", voici la troisième aventure du privé Lincoln Perry, par Michael Koryta : "Une tombe accueillante". Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l’inspecteur Targent commence à s’intéresser à lui. L’avocat Alex Jefferson vient d’être assassiné. Or, trois ans plus tôt, Perry l’avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen. Perry s’était alors fait virer de la police. Temporairement hors de cause, Perry est contacté par la veuve de l’avocat. Elle veut retrouver Matthew, le fils d’Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars. Ce qui n’aurait dû être qu’une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar, aussi bien pour Perry que pour Matthew. Car, dans l’ombre, des gens qui font de grosses affaires côtoient des individus peu recommandables. Et ce petit monde suit de près l’enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:13
 

Eléna Piacentini est née en 1969 à Bastia. Passionnée de lecture et d’écriture, profondément attachée à son pays natal, elle concilie ses deux amours dans un premier roman policier qui lui vaut d’être finaliste du Prix du premier roman policier de la ville de Lens en 2009 avec "Un Corse à Lille". Admiratrice de Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, elle cherche avant tout à atteindre un idéal d’écriture dont les maîtres-mots sont fluidité et justesse. Elle avoue aimer les romans noirs, et ce qui l’intéresse ce sont les personnages et la façon dont ils s’incarnent. Retour sur la présentation de ses deux romans, publiés dans la collection Polars en Nord, aux Éditions Ravet-Anceau.

"Un corse à Lille". Pierre-Arsène Léoni vient d’intégrer la P.J. de Lille, après s’être forgé une réputation de dur à cuire à Marseille. A peine est-il installé qu’une drôle d’affaire se présente : Stanislas Bailleul, chef d’entreprise, a été retrouvé mort dans son bureau après avoir disparu pendant une dizaine de jours. Le tueur a tracé une croix sur le torse de sa victime et dessiné un sourire au marqueur rouge. Cette mise en scène laisse le commandant et ses adjoints perplexes. Stanislas Bailleul ne semblait pas très apprécié de ses employés. Mais quand d’autres chefs d’entreprises sont enlevés, torturés et assassinés, Léoni s’interroge : rackets, crimes mystiques ou règlements de compte ?

"Art Brut" (2009). Le pape qui hurle est un célèbre tableau de Francis Bacon représentant un homme en cage. Quand une représentation en trois dimensions de cette peinture est découverte devant le Palais des Beaux-Arts, le directeur pense à une simple manifestation artistique et la fait déplacer. Mais en manipulant l’objet, les employés découvrent qu’un cadavre est caché sous la glaise. Le commandant Léoni est dépêché sur place au côté d’une séduisante médecin légiste pour éclaircir l’affaire. Il ne tarde pas à apprendre que Denis Hennaut, le responsable du musée, est un spécialiste de l’œuvre de Francis Bacon et que ce qu’il prenait pour une simple coïncidence pourrait bien être un message personnel. Il décide donc de fouiller dans le passé du riche héritier où la présence d’une jeune femme d’une incroyable beauté va de pair avec tromperie et trahison.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 06:13
 

Depuis quelques semaines, les éditions 10-18 ont créé une nouvelle collection, Domaine Policier. Il s’agit de suspenses internationaux, dans des décors souvent insolites, évoquant des populations mal connues des Occidentaux. Parmi les premiers titres présentés dans la collection, en voici deux qui nous emmènent au cœur de l’Asie.

Eliot Pattison : "La prière du tueur". Autrefois membre honoré du Parti à Pékin, l’inspecteur Shan a été exilé dans un camp de travaux forcés, avant d'être rendu à une liberté précaire. Hébergé au Tibet dans un monastère clandestin à l’écart des tumultes du monde, il croit avoir enfin trouvé la paix. Quand sur la montagne du Dragon assoupi, une série de meurtres confronte Shan à ses vieux démons. Un assassin sectionne les mains de ses victimes, vivante ou mortes, et les emporte. Si Shan ne découvre pas très vite le responsable de ces crimes, la police chinoise risque de débarquer, menaçant la sécurité des lieux. Aidé par ses vieux complices, les sages Lokesh et Gendun, il a huit jours pour exhumer les secrets de la montagne et découvrir le criminel. À propos de ce roman, soulignons ce commentaire de Jean-Claude Perrier, de Livres Hebdo : “Pattison, à travers son héros, se livre à un exercice d'empathie et nous donne une leçon de solidarité politique.”

Après le Tibet, rendez-vous à Pékin avec le roman de Diane Wei Liang : "Le secret de Big Papa Wu". Nous sommes ici dans le Pékin moderne et consumériste, où seuls comptent les signes extérieurs de richesse, le pouvoir et les relations. La jeune Mei Wang n’y trouve pas sa place. Indépendante, idéaliste et intègre, Mei est une marginale dans cet univers sans foi ni loi. À vingt-neuf ans, elle plaque son travail de fonctionnaire pour devenir la première femme détective de Pékin. Des ruelles obscures de la vieille ville aux quartiers neufs des nouveaux riches, à la recherche d’une antique pièce de jade, Mei fouille le passé sombre de la cité millénaire hantée par les fantômes de la Révolution culturelle, à la poursuite de sa propre histoire. Mais ce qu’elle va découvrir est bien pire que tout ce qu’elle avait pu imaginer.

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