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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 06:38

 

INTERVIEWS-EXPRESSNos z’amis z’auteurs de polars ont accepté de répondre à l’interview express 2011 d’Action-Suspense, une nouvelle série dans l’esprit des Portraits Chinois. Ils nous donnent chacun leur version, amusée ou sérieuse, aux six questions décalées qui leur sont posées.

Aujourd’hui : David S.Khara

 

L’ambiance de vos romans, c’est plutôt : Soleil bruineux sur jungle urbaine, ou Grisaille radieuse sur cambrousse pittoresque ?

Soleil bruineux sur jungle urbaine. L’humour est la politesse du désespoir, et les héros de mes histoires en sont une illustration. Dans mes deux premiers romans, Manhattan jouait un rôle prépondérant, et s’il est bien une ville qui incarne à mes yeux la jungle urbaine, c’est bien New York. Et puis, au cœur des buildings se niche Central Park. J’aime plus que tout le calme au milieu de la ville.

Il est, du reste, amusant de constater que dans "Le Projet Shiro", une scène se déroule dans une véritable jungle industrielle, au sens le plus littéral du terme.

Vos héros sont plutôt : Beaujolais de comptoir, ou Double whisky sec ?

Cela dépend des héros (rires) ! Eytan Morg est plutôt Beaujolais au comptoir tandis que Werner von Lowinsky optera pour un double whisky sec dans un club pour gentlemen. Aucun d’eux ne me représente à ce niveau puisque je ne bois pas d’alcool (rires) ! Je suis plutôt du genre «déca en terrasse avec des potes».

KHARA-2010-pVos héros sont du genre : J’aime personne, ou Je me déteste ?

Là encore il n’y a pas de constante, et puis si mes héros se ressemblaient tous, cela deviendrait vite lassant, tant pour les lecteurs que pour moi. Ainsi Jeremy Corbin dans "Le Projet Bleiberg" se déteste et donne l’impression de n’aimer personne. Mais il va évoluer de façon radicale au fil du livre. Barry Donovan est du genre «j’aime tout le monde». Eytan et Werner possèdent des personnalités plus complexes.

Vos intrigues, c’est : J’ai tout inventé, ou Y a sûrement du vrai ?

Y sûrement du vrai ! Et pour cause, je fonde mes romans sur des éléments réels de l’Histoire dans laquelle j’intègre mes propres scénarios. J’ai besoin de cette accroche réaliste pour donner plus de poids à mes personnages, mais par-dessus tout, j’utilise les codes du thriller ou du polar, pour évoquer des événements historiques que nombre d’entre nous ignore. Ainsi, dans le Projet Shiro, je me base sur la réalité de l’Unité 731, et des répercussions de ses recherches durant la guerre froide.

Vos intrigues sont : Des torrents imprévisibles, ou Des fleuves canalisés?

Des torrents canalisés !

Je travaille beaucoup sur les émotions exacerbées, sur fond d’action débridée. Parfois je me laisse entraîner par les personnages et les situations. Quand j’entame un roman, je n’en connais pas la fin, mais seulement les idées que je souhaite développer. Après, l’écriture est du genre frénétique, au point qu’en ouvrant le livre imprimé, j’en lis certains passages en me disant : «j’ai raconté ça, moi ?».

Quel est votre propre état d’esprit : C’était mieux demain, ou Le futur c’est maintenant ?

Et si nous essayions plutôt de faire en sorte que ce soit mieux dès aujourd’hui ?

 

On peut lire ici le précedent entretien avec David S.Kara, où il évoque ses premiers romans: "Les vestiges de l'aube" (chez Michel Lafon, en version définitive) et "Le Projet Bleiberg" (désormais disponible en poche, chez 10-18). Ce roman a été chroniqué par Gridou (Les Gridouillis), par l'Oncle Paul (Mysère Jazz), par la librairie Soleil Vert, et bon nombre d'autres blogs de lecteurs.

 

KHARA-2011Quelques mots de présentation sur "Le Projet Shiro", disponible dès le 17 novembre, aux Éditions Critic : "1957. États-Unis, Maryland. Centre de recherches bactériologiques de l’armée américaine. Le professeur Jane Woodridge mène des expérimentations à haut risque. Soudain, l’alarme retentit… De nos jours, République tchèque. Fuyant ses problèmes conjugaux, Branislav Poborsky se rend chez ses parents. Sur la route, il découvre un village bouclé par la police et voit sa vie basculer…

Lorsque son mentor se fait enlever, l’agent du Mossad Eytan Morgenstern doit faire équipe avec sa rivale. Enrôlé de force dans un combat qui n’est pas le sien, il devra tout tenter pour mettre fin aux agissements d’un mystérieux groupuscule entré en possession d’armes de destruction massive. Quand vos ennemis d’hier deviennent vos meilleurs alliés, quand l’humanité semble prête à répéter les erreurs du passé, que peut bien faire un homme contre la folie qui ne va pas manquer de suivre. Le second opus des aventures d’Etan Morgenstern nous plonge une fois encore dans les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Que s’est-il passé dans les camps japonais basés en Chine ? Qu’est-ce qui se tramait dans la mystérieuse unité 731 ?"

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 06:31

 

INTERVIEWS-EXPRESSNos z’amis z’auteurs de polars ont accepté de répondre à l’interview express 2011 d’Action-Suspense, une nouvelle série dans l’esprit des Portraits Chinois. Ils nous donnent chacun leur version, amusée ou sérieuse, aux six questions décalées qui leur sont posées.

Aujourd’hui : Marin Ledun

 

L’ambiance de vos romans, c’est plutôt : Soleil bruineux sur jungle urbaine, ou Grisaille radieuse sur cambrousse pittoresque ?

Ce serait plutôt Mistral sur petite ville de la vallée du Rhône, quelque part entre milieu urbain et zone rurale mais, à l’avenir, je compte fermement m’étendre plus longuement sur les zones forestières rurales et touristiques du sud-ouest de la France.

Vos héros sont plutôt : Beaujolais de comptoir, ou Double whisky sec ?

Whisky et bière blonde, j’en ai peur. De préférence les deux en même temps et souvent bon marché. Mais il arrive à mes personnages de se retenir (pour les besoin d’une intrigue ou pour ne pas heurter la sensibilité de certains lecteurs qui estiment que le héros alcoolique est un cliché du genre), ce qui revient probablement au même.

Vos héros sont du genre : J’aime personne, ou Je me déteste ?

Ni l’un, ni l’autre (ce qui revient également au même, je crois). Ce sont plutôt des humains qui souffrent de trop d’empathie pour leurs semblables, envers et contre le flot de déni, d’individualisation et d’indifférence généralisés. Ce qui ne va pas sans quelques dégâts physiologiques et névrotiques…

PC-LEDUNVos intrigues, c’est : J’ai tout inventé, ou Y a sûrement du vrai ?

Je crois que mes romans parlent tous du réel, d’une manière ou d’une autre.

Vos intrigues sont : Des torrents imprévisibles, ou Des fleuves canalisés?

Tout dépend du point de vue. L’écriture ressemble étrangement à un fleuve impétueux en crue, mais j’espère que le résultat final donne une impression de tempête en plus.

Quel est votre propre état d’esprit : C’était mieux demain, ou Le futur c’est maintenant ?

Au risque de paraphraser un éminent collègue romancier, partant du principe que demain se construit maintenant et que, vu le désastre ambiant, on n’est pas rendus, je propose qu’on se retrousse les manches et qu’on s’y mette sur le champ.

 

Plusieurs articles ont été consacrés ici à Marin Ledun : des chroniques sur "Un singe en Isère" (Le Poulpe), sur "Zone Est", et sur "Les visages écrasés". Cet auteur a aussi répondu au "Portrait Chinois".

Dans la blogosphère, "Les visages écrasés" de Marin Ledun a été chroniqué par Pierre FaverollePatrick Galmel (Pol'Art Noir), la librairie Soleil Vert, et bien sûr chez Holden (Unwalkers), fan de cet auteur depuis longtemps. L'ami Bruno a également chroniqué "Fractale", du même auteur.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:55

 

INTERVIEWS-EXPRESSNos z’amis z’auteurs de polars ont accepté de répondre à l’interview express 2011 d’Action-Suspense, une nouvelle série dans l’esprit des Portraits Chinois. Ils nous donnent chacun leur version, amusée ou sérieuse, aux six questions décalées qui leur sont posées.

Aujourd’hui : Dominique Sylvain

 

L’ambiance de vos romans, c’est plutôt : Soleil bruineux sur jungle urbaine, ou Grisaille radieuse sur cambrousse pittoresque ?

C’est définitivement "soleil bruineux sur jungle urbaine". Il pleut beaucoup dans mes romans, entre deux coups de soleil. Et mes héros sont la plupart du temps des citadins. La pluie en ville, c’est très sensuel, et romantique. Voire mélancolique. Ça tombe bien, Victor Hugo disait que "la mélancolie c’est le bonheur d’être triste". Mes averses de papier sont quelquefois (presque) aussi violentes que celle que j’ai connues à Singapour. La plupart du temps, elles embellissent la ville, comme la pluie sublime Tokyo et ses néons la nuit venue (le jour aussi d’ailleurs, la pluie au Japon tombe comme nulle part ailleurs). Malheureusement, les dernières pluies japonaises sont délétères, mais je travaille sur le souvenir d’une pluie scintillante et fraîche. Dans le roman que je suis en train d’écrire, il pleut presque sans arrêt. La pluie s’arrêtera un peu lorsque les deux héros partiront brièvement à la campagne. Ils sont flics et vont se renseigner auprès de la gendarmerie locale au sujet d’un cadavre retrouvé dans un canal. Et ces deux héros (un homme, une femme) s’attachent très lentement l’un à l’autre. Au moment où ils s’en rendront compte, il sera trop tard pour faire marche arrière. Du moins, c’est comme cela que j’envisage les choses mais "rien n’est écrit". C’est le cas de le dire.

Vos héros sont plutôt : Beaujolais de comptoir, ou Double whisky sec ?

Je n’aime ni le beaujolais, ni le whisky. Mes héros sont vin et champagne. Ceci étant dit, je viens d’inventer un juge d’instruction qui aime le Laphroaig. C’est un hommage à Iain Banks, cet écrivain écossais que j’apprécie beaucoup et qui a écrit un guide sur le whisky. Mais les papilles gustatives de Lola Jost sont ouvertes à toutes les possibilités, un peu comme Maigret. J’ai écrit une scène où elle boit du résiné blanc. C’est un vin extraordinaire, je trouve.

PC-SYLVAINVos héros sont du genre : J’aime personne, ou Je me déteste ?

Ils sont empathiques, en général. Le "j’aime personne" ne fonctionne donc pas pour eux. Ils aiment parce qu’ils savent que c’est un excellent moyen de se sentir vivants. Le "je me déteste" est envisageable à petites doses. Mes héros se détestent cinq minutes par-ci par-là pour finir par mieux s’accepter. Et mes salopards ne sont jamais détestables à 100%.

Vos intrigues, c’est : J’ai tout inventé, ou Y a sûrement du vrai ?

"Y a sûrement du vrai". J’ai besoin du réel, et surtout des détails vrais, pour imaginer.

Vos intrigues sont : Des torrents imprévisibles, ou Des fleuves canalisés?

"Des fleuves canalisés" qui donnent l’impression d’être des "torrents imprévisibles".

Quel est votre propre état d’esprit : C’était mieux demain, ou Le futur c’est maintenant ?

"Le futur c’est maintenant". Mes héros se soignent un peu à la nostalgie mais à doses homéopathiques. Leur époque les passionne et ils n’en ont pas trop peur. La vieille Europe craque aux entournures et ça les intéresse. Ça les touche aussi, beaucoup, mais ils ne pleurnichent pas.

 

Plusieurs articles ont été consacrés ici à cette romancière. Elle a répondu à "Trois questions à Dominique Sylvain" ainsi qu'au "Portrait Chinois". Des chroniques évoquent "Manta Corridor" et "La nuit de Geronimo", tandis qu'un autre article parle de "Lola Jost et Ingrid Diesel".

Dans la blogosphère, "Guerre sale" de Dominique Sylvain a été chroniqué chez Pierre Faverolle, chez Hannibal le lecteur, chez l'ami québécois Richard, chez l'Oncle Paul, chez Rayon Polar, et sur bien d'autres sites et blogs.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:00

 

INTERVIEWS-EXPRESSNos z’amis z’auteurs de polars ont accepté de répondre à l’interview express 2011 d’Action-Suspense, une nouvelle série dans l’esprit des Portraits Chinois. Ils nous donnent chacun leur version, amusée ou sérieuse, aux six questions décalées qui leur sont posées.

 

Aujourd’hui : Jean-Bernard Pouy.

 

L’ambiance de vos romans, c’est plutôt : Soleil bruineux sur jungle urbaine, ou Grisaille radieuse sur cambrousse pittoresque ?

C'est bruine joyeuse sur cambrousse poisseuse. Mais pas que. Y a aussi des gares SNCF. Et du vent, surtout dans la tête.

 

Vos héros sont plutôt : Beaujolais de comptoir, ou Double whisky sec ?

Définitivement Beaujolpif. Bien que ça soit dégueulasse (à part le Morgon de Marcel Lapierre). Vaut mieux prendre un bon Quincy bien frais.PC-POUY

 

Vos héros sont du genre : J’aime personne, ou Je me déteste ?

Si je me déteste, j'aime personne... Moi, je m'aime, au point de lentement me détruire.

 

Vos intrigues, c’est : J’ai tout inventé, ou Y a sûrement du vrai ?

Y a sûrement du vrai. Rien ne se perd, rien ne se crée. Rien ne secret.

 

Vos intrigues sont : Des torrents imprévisibles, ou Des fleuves canalisés?

Des fleuves canalisés. Sinon, les péniches de la beauté, de la sagesse et de l'humour ne peuvent pas passer.

 

Quel est votre propre état d’esprit : C’était mieux demain, ou Le futur c’est maintenant ?

Le futur, c'est maintenant. Et bougez-vous le cul. Ça urge.

 

Plusieurs chroniques ont déjà été consacrées ici à Jean-Bernard Pouy. En particulier pour ses récents romans "Samedi 14" et "Colère du présent". On a aussi chroniqué "Holiday" et "Les compagnons du veau d'or", ainsi que "Train perdu wagon mort". Ont été évoqués ensemble ses romans "Cinq bières deux rhums" (Le Poulpe) et "Rosbif saignant" (Léo Tanguy). Un article recense également "Douze titres de J.B.Pouy". Et puis, il y a une petite Animation vidéo autour de ce romancier, sans oublier une chronique sur son livre "Une brève histoire du roman noir". Si vous ne connaissez pas encore Jean-Bernard Pouy, voilà un maximum d'infos pour découvrir sa vie, son oeuvre...

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 06:16

 

DOUNOVETZ-1Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense.

Aujourd'hui : Serguei Dounovetz.

 

En mai 2010, il publie une nouvelle aventure du Poulpe : Sarko et Vanzetti (Éd.Baleine). Vient aussi de paraître, aux éditions Six pieds sous terre, une BD de Paco Roca et Serguei Dounovetz : L’ange de la Retirada. Il est aussi l’auteur de Un ange sans elle (Moisson Noire, 2008), Spirit 59 (Le Rocher, 2006), Vipères au train (La Vie du Rail, 2004), Odyssée Odessa (Fleuve Noir, 1999), La vie est une marie-salope (Fleuve Noir, 1998), Moviola (Le Dilettante, 1994).

Chez Souris Noire (Éd. Syros), il a publié plusieurs romans-jeunesse : Plongée en eau trouble, Le marabout de Barbès, et Les gothiques du Père-Lachaise. Aux éditions Mare Nostrum, il a publié Fleur de bagne (coll.Polar Rock) et Born Toulouse forever.
 

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisé ?

 Des faux cils et un marteau.

DOUNOVETZ-4

Si tu étais le cauchemar des cauchemars ?

Un chanteur de rap.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

Boire un coup dans un boxon (j'ai bien écrit boire) avec dieu le père, son fils saint d’esprit et la mère de ce dernier, celle qu’est micheton.

 

Si tu étais le pire défaut humain ?

Tomber en religion. Parce que c’est la pire des maladies, elle a tué plus que la grippe Espagnole et le sida réunis. Et ce n’est pas fini !

Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

Pépin le bref. Je serais pire, plus bref encore.

Si tu étais l'amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Brigitte Bardot dans “Le mépris”.

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

1/ Un mustang 2/ Un mustang incrusté dans la calandre d’un coupé Ford Mustang décapotable.

DOUNOVETZ-3

 

 

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

1/ La commune de la Butte aux cailles pour repousser encore et encore les versaillais.

2/ Ménilmontant, parce que je suis un gars qui est né là.

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

La semaine des 4 jeudis. Pour rien foutre 4 jours et branler les 3 jours qui restent.

Si tu étais un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Rentier pour écrire que des conneries.

Si tu étais une catégorie musicale ?

Le Rock, parce qu’il adoucit les meurtres.

Si tu étais un sport ?

La boxe Française pour remonter les noix, à défaut des bretelles, de mes contradicteurs.

 

Cliquez ici sur le site de Serguei Dounovetz

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 06:18

 

STREIFF-02Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Gérard Streiff ("Le trésor de Staline", Éd.Krakoen – "Le cas GB", épisode du Poulpe – "Les yeux de Lénine", Éd.Le Passage – "Le Putsch", Éd.Le Toucan noir – "La collection", L'Écailler du sud)

 

Si vous étiez un assassin, quelle arme auriez-vous utilisé ?

Une hache.

Si vous étiez le cauchemar des cauchemars ?

Etre diplômé de HEC. Ou présentateur de JT.

Si vous étiez le rêve absolument inaccessible ?

Transformer Neuilly en cité populaire.

STREIFF-04

 

Si vous étiez le pire défaut humain ?

La bourgeoisie.

Si vous étiez un personnage historique (lequel), seriez-vous pire ou meilleur ?

Freud sans le cancer.

Si vous étiez l'amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Le palefrenier de Jeanne d’Arc

Si vous étiez un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

1) Un escargot 

2) ma chatte Zoé

Si vous étiez une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Paris... et Paris.STREIFF-2010

 

Si vous étiez un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Une heure de pointe, gare du Nord.

Si vous étiez un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Archéologue ; traqueur de nazis ; cheminot sur le transsibérien..

Si vous étiez une catégorie musicale ?

Musique sacrée

Si vous étiez un sport ?

Billard ; pourquoi ? Mystère.

 

Cliquez ici pour lire ou relire ma chronique consacrée au nouveau roman de Gérard Steiff "Le trésor de Staline"

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 06:01

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Michel Baglin ("La balade de l'escargot", Ed.Pascal Galodé "Chemin d'encre", Ed.Rhubarbe "L'alcool des vents", Ed.Rhubarbe)


Si vous étiez un assassin, quelle arme auriez-vous utilisée ?

Le stylo, pardi ! Pour se mettre un peu de sang d’encre sur les mains…

Si vous étiez le cauchemar des cauchemars ?

BAGLIN-3J’infligerais aux oreilles des connards, jusqu’à plus soif, du Claude François, du commentaire de match de foot, de la pub non-stop, du prêche religieux intégriste (au choix, de l’islamiste au créationniste en passant par les évangélistes de la 25eheure), du papotage sur les fringues, sur la mode, les bagnoles et toute autre forme de vertigineuses passions existentielles. Sans oublier quelques heures de propos diarrhéiques d’un quelconque animateur télé et quelques autres douceurs de ce style… A ajouter selon ses propres goûts et nausées…

Mais ils se les infligent déjà, alors…

Si vous étiez le rêve absolument inaccessible ?

Je remonterais et descendrais les histoires à volonté, pour m’en aller butiner «l’or du temps».

Si vous étiez le pire défaut humain ?

Je serais démago-hypocrite, c’est la meilleure cause de désastres.

Si vous étiez un personnage historique (lequel), seriez-vous pire ou meilleur ? BAGLIN-2

A me réincarner, je choisirais plutôt les personnages de romans, en passant des uns aux autres.

Si vous étiez l'amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Pourquoi une star ? A tout prendre, j’opterais plutôt pour un harem, une galaxie en somme… c’est possible ?

Si vous étiez un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

Un lion, pour bouffer du chasseur.

Un chat, pour ignorer superbement les emmerdeurs.

Si vous étiez une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Paris, pour la Seine et pour la nostalgie.

Un port du Nord ou du Sud, pour regarder la mer.

Si vous étiez un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Samedi. Pas de boulot, mais c’est moins triste qu’un dimanche : c’est vivant et libre…

Si vous étiez un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Conducteur de train, pour percer les horizons.

Si vous étiez une catégorie musicale ?

Le silence. Pour me reposer des avalanches de décibels chaotiques qu’on nous inflige un peu partout. Sinon, un peu de ce vent dans les fils télégraphiques pour faire chanter une route d’automne.

Si vous étiez un sport ?

Une partie de pétanque. Pour le pastaga.


Pour mémoire, petit résumé du suspense de Michel Baglin "La balade de l'escargot" :

Clément Faure est architecte, associé avec son collègue Diego. Marié à Élisabeth, ils ont une fille de vingt ans, Anna. Depuis que celle-ci a été violée, elle a fait une tentative de suicide, puis s’est enfermée dans un mutisme troublant. Ayant compris qu’Élisabeth le trompe avec Diego, Clément s’interroge sur sa vie. Une nuit, il traîne dans les quartiers mal famés du centre-ville, entre bars louches et putes de tous âges. Il est bientôt agressé par un jeune mec, qui lui dérobe sa sacoche. BAGLIN-1Cet élément déclencheur l’incite à changer d’existence, à s’éloigner de sa femme et de son associé, à s’installer dans son camping-car. Stationnant près du canal, au port de l’Embouchure, il ne tarde pas à avoir ses habitudes au bistrot de la serviable Marinette. De retour dans le quartier où il a été agressé, Clément retrouve son voleur, qu’il renverse accidentellement avec le camping-car. Il ramène le jeune blessé, nommé Floréal, au squat où il loge avec Mamadou, Rachid et quelques autres. Ils y côtoient d’inquiétants punks, avec leurs chiens violents. Mal en point, Floréal finit par accepter d’être soigné par un médecin. Clément l’accompagne, avant de lui offrir un dîner et un vrai lit au bistrot du canal. Si la vie de Clément a sans doute basculé depuis le viol de sa fille, celle de Floréal n’est pas simple non plus. Dans le studio d’Anna, déserté depuis qu’elle est suivie médicalement, Clément découvre des photos de classe. Il finit par identifier un des élèves. Quand il vient au commissariat récupérer sa sacoche retrouvée, Clément croise l’inspecteur Jauret. Celui-ci aurait voulu enquêter sur le viol d’Anna, mais la jeune fille refusait de porter plainte. Entre le policier et Clément, persiste une méfiance ambiguë. Clément passe la nuit avec une jeune prostituée, Sandrine, qu’il avait déjà remarquée. Entre son camping-car et le bistrot du canal, ce havre de paix ne déplait pas à Sandrine. Le lendemain, tous deux retournent au squat de Floréal...

Cliquez ici pour ma chronique complète sur ce roman

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 06:12

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui :Levavasseur-2 Jean-Noël Levavasseur ("Irish Confit", une aventure de Léo Tanguy, éd.Coop Breizh – "London Calling", recueil collectif, éd.Buchet-Chastel)

 

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisé ?

Le temps parce qu'à la fin, c'est toujours lui qui gagne.

Si tu étais le cauchemars des cauchemars ?

Passer sa vie à essayer de répondre de façon à la fois intelligente, drôle et spirituelle à cette question.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

Me souvenir d'un itinéraire une fois qu'on me l'a expliqué.

Si tu étais le pire défaut humain ?

Le carriérisme parce qu'il condense des tonnes de défauts humains… et inhumains.

Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

Stakhanov… sans tricher.

Si tu étais l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Lauren Bacall.

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

Le dahut parce qu'il est capable d'atteindre des sommets sans qu'on l'ait jamais vu.

Le rat de laboratoire pour multiplier les expériences.

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Granville, un jour de tempête et de festival des Visiteurs du Noir.

Belfast pour la chanson de Boney M bien sûr…

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Le réveil parce que c'est le seul instant de la journée où j'ai la naïveté de croire que je peux vaincre le poids du quotidien.

Si tu étais un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Routier pour être on the road again and again… ou pompeur d'air.

Levavasseur-2009Si tu étais une catégorie musicale ?

Le punk pour la révolte et le ska pour garder la foi.

Si tu étais un sport ?

Le tennis, un duel sans merci et sans arme offensive, et la course de fond.

 

 

Rock et polar appartiennent à la même famille. Publié aux éditions Buchet-Chastel, "London Calling" rend hommage au célèbre album (de 1979) du groupe The Clash. Trente ans plus tard, Jean-Noël Levavasseur a réuni ici les textes inédits de dix-neuf auteurs de polars. Ces nouvelles sont inspirées, non pas par le contenu des chansons, mais par chaque titre de l’album. Ensuite, chacun illustre à sa manière : de l'autofiction version Caryl Férey, au conflit de générations rocks selon Thierry Crifo, en passant par le drôle de couple imaginé par Jan Thirion, et bien d'autres inspirations.

Belle affiche pour ce recueil, avec des textes de : Jean-Hugues Oppel, Thierry Crifo, Pierre Mikaïloff, Max Obione, Olivier Mau, Annelise Roux, Jan Thirion, Marc Villard, José-Louis Bocquet, Mouloud Akkouche, Michel Leydier, Jean-Noël Levavasseur, Thierry Gatinet, Sylvie Rouch, Jean-Bernard Pouy, Frédéric Prilleux, Christian Roux, Caryl Férey, Jean-Luc Manet. Outre des nouvelles noires et variées, ce recueil est préfacé par Antoine de Caunes, avec une chronologie de la carrière des Clash. Les illustrations sont de Serge Clerc.

 

Cliquez sur ma chronique sur le roman de Jean-Noël Levavasseur, "Irish confit".

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