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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 07:22

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Thierry Marignac (“Renegade Boxing Club”, “Le pays où la mort est moins chère”)MARIGNAC-1


Si vous étiez un assassin, quelle arme auriez-vous utilisé ?

Question difficile, on pense à ses ennemis, on s’échauffe, on se prend à rêver : pendaison par les pouces, écartèlement, pilonnage d’artillerie lourde… J’ai trouvé !

Un instrument contondant, genre, hum, le casse-tête chinois.

Si vous étiez le cauchemars des cauchemars ?

Je serais l’agent du NKVD en retraite qui répondit à la question:

Combien de temps faut-il pour briser le ressort d’un homme ?…

Et j’aurais comme lui l’œil torve devant la caméra pour lâcher dans un soupir:

Trois semaines.

Si vous étiez le rêve absolument inaccessible ?

Prince d’un empire indépendant et surarmé au Nord-Est de l’Europe où les femmes esseulées ont automatiquement droit à une carte de séjour, si l’on excepte une toute petite formalité d’épilage de mollets qui concerne spécifiquement les concierges lusitaniennes.

Si vous étiez le pire défaut humain ?

Le goût du lucre sans frein, sans filet ― la cupidité monopoliste morbide et planétaire. La mesquinerie érigée en volonté de puissance. Bref, tout ce qui passe de nos jours pour du professionnalisme.

MARIGNAC-2Si vous étiez un personnage historique (lequel), seriez-vous pire ou meilleur ?

Si j’étais Raspoutine, personne, je vous le garantis, n’aurait versé d’arsenic dans ma vodka.

Si j’étais Mémé Guérini, j’aurais sûrement été le premier à dire: ”L’ai-je bien descendu ?”

Si j’étais Frank Sinatra, je serais mort en beauté pour Ava Garner.

Si vous êtiez l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Isadora Duncan, soufflée à Sergueï Essenine au bar de la Coupole grâce aux vers hypnotiques de mes poésies dadaïstes, par un « Soir de Paris, ivre du gin … » ― au cours de leur tumultueux périple en Occident. Essenine aurait vivement souhaité avoir la chance de me dédier son tabouret en pleine tronche, mais je lui aurais refilé de la coco ― occupant ainsi le poète du peuple le temps nécessaire à ce qu’on s’arrache à l’anglaise, moi et la danseuse étoile, vers une représentation privée du "Lac des cygnes".

Si vous étiez un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

1)Un rat d’égout gros comme un chat de gouttière, deux fois plus teigneux et porteur de maladies infectieuses foudroyantes.

2) Un vautour de compagnie friand de foie d’alcoolique.

Si vous étiez une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

1)Désolé, les villes de France (et en particulier la mienne : Paris dans sa version post-moderne) me navrent. Je ne peux donc pas répondre à cette question sous peine d’un gros coup de cafard improductif.

2) Odessa, Ukraine.

MARIGNAC-EternelSi vous étiez un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Le lundi, parce que tout le monde est déprimé et ferme enfin sa gueule.

Assez banalement le crépuscule, parce que c’est l’heure de la métamorphose.

Si vous êtiez un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Traducteur-interprète. On devient un réceptacle d’informations, sans avoir besoin de prendre parti. On pige qu’une "opinion", personnelle ou collective, est formatée de bout en bout. Ce qui commence par la langue maternelle et ses paramètres de plus en plus bornés.

Si vous êtiez une catégorie musicale ?

Le rock ultra-moderne de Alan Vega, des Black Keys, et plus encore celui de Mamonov (popstar russe des années 1980, acteur du film de Pavel Lounguine “L’île”) qui sait simultanément retourner aux sources binaires et se projeter en avant, en travaillant sur la dissonance, une des voies impénétrables (aux tâcherons) de l’harmonie ― voie royale pour les artistes.

Si vous êtiez un sport ?

Le tir olympique. Ça peut servir.

D'autres infos sur Thierry Marignac ? Cliquer sur la chronique de "Renegade Boxing Club" - sur celle de "Le pays où la mort est moins chère" - sur celle de "Maudit soit l'Eternel !"

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 07:25

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Marin Ledun (ses prochains romans : “Un singe en Isère”, et “La guerre des vanités”)

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisée ?

La première idée qui me vient à l’esprit, c’est : la politique et la bureaucratie. C’est malheureusement la meilleure arme de destruction massive qui existe encore à ce jour et ce, depuis des siècles de « civilisation » humaine, que ce soit par son inertie ou, au contraire par son activisme idéologique économique, qu’il soit néolibéral ou colonialiste pour parler des plus récents. Mais j’ai aussi envie de te répondre : management à la menace et nouvelles formes d’organisation du travail. L’actualité française est lourde dans ce sens. Et du coup, difficile de ne pas citer toutes les munitions de cette nouvelle arme : mobilités forcées, entretiens individuels de progrès, pression managériale, réorganisations, primes au mérite, part variable, horaires merdiques, contrats précaires. Sans parler des dégâts qu’elles causent : alopécie, fybryomalgie, stress, pulsions homicides, maladies cardio-vasculaires, insomnies, irritabilité, nausées, eczémas, idéations suicidaires, culpabilité, peur…

LEDUN-1.jpgSi tu étais le cauchemar des cauchemars ?

Un programme viral de lobotomisation généralisé et irréversible. Ou pire : un virus pandémique mondial de lucidité forcée.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

L’antidote à ce virus : un idéal de vie où l’imagination créatrice et l’autonomie seraient les clefs de voûte d’une véritable démocratie humaine.

Si tu étais le pire défaut humain ?

La cupidité. A bientôt 35 ans, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi certains et certaines sont excités à la seule évocation du principe selon lequel tout ce qui est humain et vivant – eau, air, relations, plaisir, loisirs, plantes, etc. – peut être breveté, acheté, vendu, bref monnayable sur le marché économique de la connerie humaine.

Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

Adam ou Eve. Sans doute Eve. Ni pire ni meilleur : seulement pour comprendre où, dans l’un des principaux mythes fondateurs de notre civilisation judéo-chrétienne, ça a merdé.

Si tu étais l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

L’un(e) des amants ou maîtresses de Jésus. Mon côté mégalo…

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

Pour l’animal sauvage : un serpent (cf. réponse à la question sur le personnage historique). Pour le domestique, une poule bien sûr : pour connaître à quel point c’est douloureux et/ou jouissif de pondre un œuf…

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Bayonne, pour sa zone portuaire au taux de radioactivité démentiel en voie de reconversion en lotissements de pavillons individuels. Et Algerisas, en Espagne, à la condition que disparaisse toute la mécanique de sélection humaine qui préside à l’entrée dans l’union européenne.

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Un lundi matin, entre 6 et 9 heures, heure de pointe, sur la rocade sud de Grenoble, après qu’il ait neigé un bon trente centimètres pendant la nuit sur un sol parfaitement gelé.

Si tu étais un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

J’hésite vraiment entre terre-neuvas au début du siècle - parce que ce métier très dur de pêcheurs dans les eaux de la Mer du Nord m’a toujours fasciné : des campagnes de pêche de morue de plusieurs mois voire plusieurs années, une (sur)vie à plusieurs sur un bout de bois en plein milieu de la mer, une femme au port, tout ça… - et maître du monde – quitte à vivre sous un régime économique totalitaire, autant que ce soit moi qui en dicte les règles.

LEDUN-2Si tu étais une catégorie musicale ?

Je commence à sécher, là… Une catégorie musicale, dis-tu ? Disons : le natural storm-punk – c’est un courant musical à inventer. Ce serait un mélange entre la rage qui se dégage de la musique punk, l’énergie d’un orage, et le vacarme d’une tempête de type Klaus 2009 sur une forêt de pins en train de chuter sur le sol sous les assauts de rafales de vent de plus de 160 km/h.

Si tu étais un sport ?

J’aime assez l’idée d’une course perpétuelle, un truc un peu dingue où certains hommes et femmes seraient se lèveraient un matin et se mettraient à courir sans plus jamais s’arrêter, comme ça, pour rien. Surtout pour rien. J’aime les sports inutiles, ceux où il n’existe ni compétition, ni dépassement de quoi que ce soit, juste le plaisir de savoir que ça ne sert à rien, qu’il n’y a aucun enjeu de pouvoir, mais que ça ne prive personne non plus, comme fendre du bois pendant quatre heures, faire dix fois le tour du pâté de maison avec un ami, démonter et remonter une montre, plonger dans les vagues, se refaire le saut de Mike Powell en 1991 dans un bac à sable en s’imaginant qu’on saute aussi loin et aussi bien, faire un bras de fer avec son chien ou une course avec une taupe, une serfouette à la main... Une sociologie sportive de l’inutilité, en quelque sorte. Inutile mais festif et drôle.


Quelques mots sur les prochains romans de Marin Ledun :

"Un singe en Isère" (Le Poulpe, Éd. Baleine, février 2010)

« Qu’est devenue Mathilde, une jeune SDF que son amie Judith cherche partout depuis une semaine ? Que s’est-il passé pour que José, le fils unique d’un vieux copain du Poulpe, se retrouve accusé du meurtre de Judith ? Quel rapport y a-t-il avec la construction du stade de foot en plein coeur de Grenoble ? Et avec les « éco-citoyens » installés dans les arbres du parc Paul Mistral pour empêcher qu’ils soient abattus ? Ce qui est sûr néanmoins, c’est que tant que le Poulpe veillera, il n’y aura pas de répit pour la canaille. »

"La guerre des vanités" (Série Noire, mars 2010)

« Tournon, dix mille habitants, petite ville de la vallée du Rhône recroquevillée sur elle-même et balayée par le souffle glacial du Mistral. Immobile, presque éteinte. Jusqu’à ce qu’une série de suicides d’adolescents vienne perturber le fragile équilibre de la cité et libérer les vieux démons qui y sommeillent.
Le lieutenant Alexandre Korvine est dépêché sur place pour enquêter. Plus habitué à traquer les dealers et à pratiquer des autopsies qu’à fouiller les placards et feuilleter les albums de famille, il entame rapidement une descente aux enfers. Trois jours de chasse à l’homme qui voient la ville mourir à petit feu et entraîner ses enfants dans un processus autodestructeur. Trois jours de chaos au cours desquels Korvine, usé, hanté par son propre passé et au bord de l’explosion, se transforme en missionnaire pour tenter de percer le secret qui ronge les parents des suicidés.

Un secret en forme de nature morte, composé de portraits en trompe-l’œil. Mensonges par omission, suspects commis d’office, vidéos compromettantes et étranges résultats d’analyses médicales. Une guerre que Korvine doit mener seul sans jamais céder un pouce de terrain, quitte à se transformer en bombe humaine au service de la vérité. Là où précisément tout se complique… »

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 07:27

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Pierre Hanot ("Les clous du fakir" chez Fayard Noir, "Serial loser" coll.Polar Rock, Ed.Mare Nostrum)

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisé ?

Tant qu'à faire, s'il faut passer à l'acte, autant la jouer écolo : à mains nues!

HANOT-1Si tu étais le cauchemar des cauchemars ?

Réincarné en mulot dans un élevage de chats siamois.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

Etre immortel et décider de mourir quand même par grandeur d'âme.

Si tu étais le pire défaut humain ?

La concupiscence, parce qu'avec un nom pareil, ce doit être vraiment très vilain.

Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

Sans hésiter : Hitler. Je n'aurais jamais abandonné la peinture et dénué de tout talent, j'aurais crevé dans la misère.

Si tu étais l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Bernadette Soubirou, pour qu'elle m'explique pourquoi, à chaque fois que mes parents m'ont emmené à la grotte de Lourdes, je suis sorti du bain miraculeux avec une angine blanche.

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

1/ La hyène, fabuleux concentré de testostérone et pourvue d'un clitoris géant.

2/ Le morpion, animal de compagnie particulièrement attachant.

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

1/ Valparaiso, pour son climat méditerrannéen et ses neiges éternelles.

2/ Sydney, j'ai toujours beaucoup aimé la Suisse.

Ces réponses sont sans doute approximatives, non pas que la géographie ne soit pas mon fort, mais à cette heure-ci de la journée, vu mon imprégnation alcoolique, je me laisse parfois aller à des interprétations hasardeuses.

HANOT-2Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Le lundi, parce qu'on dit “ça va comme un lundi” et que si ça va, alors tout va.

Si tu étais un métier, lequel et pourquoi ?

Editeur littéraire chez Gallimard. Je publierais tous les romans de Pierre Hanot sans même les lire et les imposerais chaque année pour le Goncourt.

Si tu étais une catégorie musicale ?

La valse reggae sud-coréenne jouée par des tziganes aborigènes. (L'heure avance, les glaçons fondent et je suis incapable de fournir ici la moindre explication).

Si tu étais un sport ?

La boxe à genoux du cul de jatte, c'est le seul sport (et quel paradoxe!) qui se joue en une manche.


L'APAC (Association Plumes À Connaître) reçoit Pierre Hanot pour son roman ''Les Clous du Fakir'' (prix Erckmann-Chatrian 2009) lors d’un café littéraire exceptionnel. Il aura lieu le samedi 23 janvier dès 16h30 au grand comptoir brasserie de la gare de Metz, 3 place du Général de Gaulle à Metz (Moselle). Entrée libre. Café littéraire suivi d'une séance de dédicace et d'un repas en présence de l'auteur. Contact 06.77.75.75.04
On peut relire ma chronique sur "Les clous du fakir" en cliquant ici.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 07:21

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense.SYLVAIN-3.jpg Aujourd'hui : Dominique Sylvain ("La nuit de Geronimo", "Baka", "Passage du désir", "L'absence de l'ogre", "Manta corridor"…)

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisée ?

Un pistolet. Rapide voire instantanée comme méthode, si l’on vise bien. Le pneu enflammé, la machette ou le couteau de para, c’est tout de même un peu négligé.
Si tu étais le cauchemar des cauchemars ?

Un androïde à la vie éternelle. C’est long l’éternité.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

Être une fille dotée du don d’ubiquité, et de celui de se rendre invisible pendant que j’y suis. J’ai quelques scénarios en tête… ça devrait permettre de vivre plusieurs vies mais sans passer par la case éternité.

Si tu étais le pire défaut humain ?

L’égocentrisme survolté. Rien de pire que de ne pouvoir communiquer avec personne, tout ça parce qu’on n’en a rien à faire. On doit se sentir aussi seul que l’androïde précité.

SYLVAIN-1Si tu étais un personnage historique (lequel), serais-tu pire ou meilleur ?

Leonardo Da Vinci. Difficile d’être meilleur. Ça doit être sympa de penser le monde avec un cerveau pareil.

Si tu étais l'amante d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Steve McQueen. Mais Javier Bardem est très bien aussi.

Si tu étais un animal sauvage ?

Un babouin. D’ailleurs, il y a des moments où je fais le babouin. Ça détend.

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Paris et Barcelone.

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Le lundi, 6 heures du mat. On a du temps devant soi. Et la possibilité de trouver la solution pour ce fichu chapitre qui nous résiste tant…

Si tu étais un métier (autre qu’auteur), lequel et pourquoi ?

Musicienne voire chanteuse. Je crois que j’aurais aimé jouer de la guitare électrique et galvaniser les foules avec ma voix. La la laaaaaaaa….SYLVAIN-2

Si tu étais une catégorie musicale ?

Le funk, parce qu’il y en a des traces voire des hectolitres dans toutes les bonnes musiques, d’Alicia Keyes à Chic, Kool and the Gang, John Legend, Bobby Womack, R. Kelly et Red Hot Chili Pepper. C’est un courant qui a en a généré des tas d’autres, et notamment le R&B. Comment vivre sans le R&B ?

Si tu étais un sport ?

Un art martial. J’adore les galipettes, les petits cris et la plastique du grand Bruce Lee.

C'est Dominique Sylvain qui a, en quelque sorte, "inauguré" Action-Suspense mi-janvier 2008. En effet, le tout premier article publié lui était consacré. Déjà, elle répondait (en détails) à plusieurs questions. On peut relire cet article sur Dominique Sylvain en cliquant ici.

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Publié par Claude LE NOCHER - dans Interviews Express
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:02

 

Plusieurs auteurs ont accepté de répondre au “Portrait chinois” soumis par Action-Suspense. Aujourd'hui : Joseph Incardona (“Banana Spleen”, “Remington”, “Taxidermie”)Incardona-2.JPG

Si tu étais un assassin, quelle arme aurais-tu utilisé ?

Un fusil avec lunette de précision. Pour ne pas me salir. Travail de pro, une seule balle dans le chargeur et tant pis pour le cliché.

Si tu étais le cauchemar des cauchemars ?

Au choix : a) dans une caisse en sapin, six pieds sous terre, vivant, avec Bic pour faire un peu de lumière, b) dans un satellite monoplace en orbite autour de la terre et voir celle-ci exploser.

Si tu étais le rêve absolument inaccessible ?

Un roman noir remportant le Prix Goncourt.

Si tu étais le pire défaut humain ?

L’arrogance, la vanité. Ce que j’exècre le plus car elle est à l’opposé de l’intelligence et de la magnanimité. Donc de la générosité.

Si tu étais un personnage historique, lequel, serais-tu pire ou meilleur ?

Berlusconi (si tant est qu’on peut le définir « historique »). Pour me suicider au plus vite et débarrasser le plancher.

Si tu étais l’amant d’une star, vivante ou disparue, ce serait qui ?

Pauline Laffont ou Karine Viard. J’aime les seins voluptueux et/ou les gros nez. Bien entendu, c’est réducteur, mais c’est le Chinois qui veut ça (le questionnaire, j’entends). Incardona-3Mais ce que j’apprécie le plus, c’est l’humour avec un gros nez. Avantage Karine.

Si tu étais un animal 1/ sauvage, 2/ domestique ?

La baleine (pour son intelligence et pour rester dans le ton Noire) et le chat pour son indépendance (on sera deux avec Jean-Hugues Oppel).

Si tu étais une ville 1/ de France, 2/ d’Europe ?

Le Havre pour son côté « table rase » et on recommence. Lisbonne pour sa nostalgie. (J’ajoute le monde : New York pour le mythe.)

Si tu étais un jour de la semaine ou une heure de la journée ?

Le dimanche, 10h. En espérant une matinée de printemps claire et vivifiante. Sous la couette avec ma femme, au marché avec mon fils ou sur un terrain de foot avec les copains.

Si tu étais un métier, lequel et pourquoi ?

Architecte pour sa proximité avec le métier d’écrivain.

En option : menuisier. Transformer la matière, la polir, la toucher.

Incardona-1Si tu étais une catégorie musicale ?

Le jazz manouche pour sa poésie, sa joie et sa dextérité.

Si tu étais un sport ?

La voile pour le courage, le contact avec les éléments et la confrontation avec soi-même.

 

En décembre 2009, “Banana spleen” de Joseph Incardona a été réédité chez Pocket. Voici la présentation de ce roman : « Ça s'est passé sur une route près de Genève. Peut-être un chauffard, peut-être l'alcool. Peu importe. Gina est morte. Avec elle, André avait enfin trouvé un peu de stabilité. Un boulot, du temps pour écrire, moins de vodka et plus de tennis... Et puis le monde s'est effondré. De comportements irrationnels en plaisanteries douteuses, André a perdu son emploi, ses amis, ses repères. Mais entre une crise mystique carabinée et ses tribulations avec un encombrant monument funéraire, une improbable rencontre va l'aider à remonter la pente. Judith, la sévère formatrice d'un stage de réinsertion, se révèle tout aussi portée sur la bouteille et le sexe que lui. Et ça, c'est un bon point de départ...»

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